LES FOURRAGÈRES 

 

 

 – MINISTÈRE DE LA GUERRE – 
 LISTE DES UNITÉS ET FORMATIONS AÉRIENNES AYANT REÇU LA FOURRAGÈRE 
 AU TITRE DE LA GUERRE 1914-1918 

( Compilation non exhaustive et classification selon ordre d'attribution )

Source :
Bibliothèque nationale de France

 

 

FOURRAGÈRE AUX COULEURS DU RUBAN
DE LA MÉDAILLE MILITAIRE

 

 

ESCADRILLE N. 65
J.O. du 5 décembre 1918 - Page 10470

1° Animée du plus bel esprit de dévouement et de sacrifice, a mené sans interruption pendant huit mois, sous le commandement du capitaine Gonnet-Thomas, puis du capitaine Féquant, une lutte ardente contre les avions ennemis. A abattu du 1er mars au 1er novembre 1916, 37 avions et 5 ballons ennemis. — ( Ordre n° 67 du 11 décembre 1916. )

2° Déjà célèbre par ses combats et ses succès antérieurs, a continué, sous les ordres du capitaine Plan, tué à sa tête, et du capitaine Lamy, son chef actuel, à combattre, sans trêve l'élite de l'aviation adverse. Toujours animée d'un joyeux entrain, joint à un esprit de dévouement absolu, a pris part à toutes les batailles les plus violentes des années 1916 et 1917. A abattu 68 avions et 5 ballons ennemis. — ( Ordre du 16 novembre 1917. )

3° Comprise dans la citation ci-après : Le groupe de combat n° 13 : Unité de combat particulièrement brillante, animée du plus pur esprit de sacrifice et du plus ardent enthousiasme. Depuis sa formation en novembre 1916, sous les ordres du commandant Fequant, a coopéré avec une bravoure et une abnégation constantes, à douze grandes batailles aériennes. Malgré des pertes cruelles, n'a cessé à aucun moment de donner un magnifique exemple par sa ténacité et sa foi en la victoire. Sous les ordres du capitaine d'Harcourt, les escadrilles 65 et ... ont pris la plus belle part aux batailles de mars à août 1918, se dépensant sans compter et portant à 166 le nombre de leurs victoires. — ( Ordre du 10 septembre 1918. )

4° Escadrille d'élite par les splendides traditions de courage et d'abnégation qu'ont su y maintenir tous les chefs qui la commandèrent et tous les pilotes qui en firent partie. Toujours au combat depuis trois ans, les pertes les plus cruelles et les efforts les plus durs n'ont fait qu'exalter sa volonté de vaincre, affirmée dans toutes les batailles dont les noms glorieux marquèrent pour l'histoire les étapes de cette guerre. Sous les ordres du capitaine Louis Sejourne, secondé par le lieutenant Verdier Fauvety, mort héroïquement, a continué de remporter victoires sur victoires, abattant le 14 août 1918 son 100e appareil ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 17 septembre 1918. )

ESCADRILLE N° 3
J.O. du 12 janvier 1919 - Page 420

1° Sous les ordres de son chef, le capitaine Brocard, a fait preuve d'un allant et d'un esprit de dévouement hors de pair, dans les opérations de Verdun et de la Somme, livrant du 19 mars au 19 août 1916, trois cent trente-huit combats, abattant trente-huit avions, trois drachens et obligeant trente-six avions fortement atteints, à atterrir. — ( Ordre général n° 391 du 13 septembre 1916. )

2° Toujours ardente, déployant dans le combat aérien des qualités d'adresse et d'audace exceptionnelles, est devenue, sous le commandement du capitaine Brocard, particulièrement redoutable à l'ennemi. A abattu, en trois mois, du 13 août au 19 novembre 1916, trente-six avions ennemis. — ( Ordre du 11 décembre 1916. )

3° Brillante escadrille de chasse, se bat sans répit sur tous les fronts depuis deux ans, montrant le plus magnifique entrain et le plus bel esprit de sacrifice. Sous les ordres du capitaine Heurteaux, blessé à l'ennemi, vient de prendre part aux opérations de Lorraine et de Champagne. Pendant cette période, a abattu 53 avions allemands, ce qui porte le nombre de ses victoires à 128 avions officiellement détruits et 132 autres désemparés. — ( Ordre du 5 août 1917. )

4° Consciente du sublime héritage d'abnégation et de sacrifice que lui a légué le capitaine Guynemer, glorieusement tombé au champ d'honneur, malgré les pertes douloureuses qu'elle a subies, au cours des opérations de 1917, maintient avec le plus bel entrain et la même ardeur sa réputation d'escadrille d'élite. Sous les ordres du capitaine Raymond, a continué d'affirmer son écrasante supériorité sur l'ennemi, allant journellement au combat avec une décision et une audace remarquables et portant le nombre de ses victoires à 175 avions officiellement détruits, 160 autres désemparés. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

ESCADRILLE SPA. 62
( ancienne escadrille N. 62 )
J.O. du 19 janvier 1919 - Page 730

1° Escadrille remarquable, spécialisée dans la prise des photographies de l'arrière-front, a pu renseigner continuellement le commandement, grâce à l'exécution brillante de cinquante-deux reconnaissances photographiques éloignées au cours desquelles elle a abattu quinze avions et six drachens ennemis. — ( Ordre n° 437 du 13 janvier 1917. )

2° Escadrille admirable de courage, de conscience et de dévouement : n'a cessé pendant quinze mois d'opérations actives de rendre les plus éminents services, grâce aux renseignements précis qu'elle a fournis. Au cours de affaires d'octobre 1917, sous le commandement du capitaine Coli, a, malgré les conditions atmosphériques les plus défavorables, volant à très faible altitude, entièrement assurer l'exécution de ses missions photographiques sur l'arrière-front adverse. Déjà cité à l'ordre de l'armée en janvier 1917, a, depuis cette date, abattu quinze avions ennemis. — ( Ordre du 16 novembre 1917. )

3° Escadrille animée d'un magnifique esprit de corps. Sous l'impulsion du capitaine Coli et du lieutenant observateur des Allées, a rempli avec la même joyeuse bravoure et un égal succès toutes les missions confiées par le commandant : photographies de l'arrière-front, vols à moins de 1,500 mètres, jusqu'à 30 kilomètres chez l'ennemi, missions à 100 kilomètres à l'intérieur des lignes allemandes. Depuis le 16 novembre 1917, a rapporté 2,300 clichés de la zone arrière ennemie. En moins de six mois, au prix de pertes douloureuses, a livré 66 combats, incendié un drachen et abattu officiellement vingt avions ennemis dont douze depuis le 20 mai. — ( Décision du général commandant en chef, du 16 juillet 1918. )

4° Escadrille d'élite, toujours plus allante, ayant une haute conception du devoir. Pendant les dernières offensives, suivant ses traditions d'enthousiaste bravoure et malgré des pertes particulièrement sévères, a accompli, sous le commandement successif des capitaines Coli et Blanoutier, les missions les plus périlleuses dans les conditions les plus pénibles. Forçant, à chaque sortie, de nombreux barrages d'avions ennemis, a exécuté journellement d'audacieuses reconnaissances éloignées, livrant en trois mois 63 combats et abattant officiellement 19 de ses adversaires. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 11 décembre 1918. )

ESCADRILLE M. F. 1
J.O. du 23 mars 1919 - Page 3007

1° Depuis plus de trois mois, sous l'impulsion de son chef, le capitaine Fuzier, travaille avec une hardiesse et un zèle tout à fait remarquables, ne se laissant arrêter ni par l'état de l'atmosphère ni par les tirs de l'ennemi. A fourni par la photographie ou par des rapports précis des renseignements aussi complets que précieux, qui ont permis de connaître tous les travaux de l'ennemi, de régler le tir de l'artillerie sur ces travaux et, finalement, de les détruire. — ( Ordre n° 70 du 31 mai 1915. )

2° Depuis les attaques de septembre, grâce à la direction et à l'exemple de son chef, le capitaine Fuzier, a assuré d'une façon remarquable le service de son corps d'armée : permanence de l'observation aérienne, connaissance exacte du secteur et des batteries ennemies, liaison constante avec l'artillerie. S'est particulièrement distinguée, au cours des attaques des 28 janvier et 8 février, en assurant tout son service à faible altitude et dans des conditions atmosphériques très défavorables. Depuis le 15 octobre, 581 heures de vol, deux blessés. A abattu un avion ennemi, nombreux appareils mis hors de service par le feu de l'ennemi. — ( Ordre n° 206 du 6 mars 1916. )

3° Sous le commandement du capitaine Routy, a pris, aux combats dans le secteur Vaux-Douaumont, la part la plus active et la plus directe. A contribué à la préparation, par l'étude du terrain, la recherche des batterie ennemies, la prise de photographies et la liaison la plus étroite avec l'artillerie, à l'exécution, par l'observation immédiate du combat par tous les temps, souvent à très basse altitude, la transmission instantanée de renseignements d'infanterie, d'artillerie ou photographiques et le déclenchement et le contrôle de tirs de contre-batteries. A exécuté fréquemment des reconnaissances et bombardement de nuit, livré de nombreux combats et assuré la permanence de l'observation aérienne. — ( Ordre n° 278 du 12 juillet 1916. )

4° Vieille escadrille d'élite, qui s'est distinguée brillamment depuis juillet 1916, sous l'énergique impulsion de ses chefs, le capitaine Meiffre, mort en combat aérien, et le capitaine Berlioz. En particulier, au Chemin-des-Dames ( 15 au 30 juillet 1917 ), dans l'affaire du Schonholz ( le 7 novembre 1917 ), pendant la bataille de l'Oise ( en avril 1918 ), à Verdun ( en octobre 1918 ), a pris une part glorieuse aux actions où fut engagé le 33e corps, assurant avec succès dans des conditions matérielles difficiles les préparations d'attaque et les liaisons d'infanterie. A constamment été pour celle-ci un précieux appui moral, en la soutenant par de nombreux avions mitrailleurs. — ( Ordre du 7 février 1919. )

ESCADRILLE BR. 29
J.O. du 23 mars 1919 - Page 3008

1° A exécuté, sous la direction de son chef, le capitaine Happe, de nombreux bombardement à longue distance au-dessus de l'ennemi, dans les circonstances les plus difficiles et les plus périlleuses, sans se laisser arrêter par les menaces de l'aviation ennemie qu'elle a toujours contre-battue victorieusement. — ( Ordre du 17 septembre 1915. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 4e groupe de bombardement ( composé des escadrilles 29 et ... ). A exécuté dans la journée du 18 mars 1916, sous le commandement de son chef, le capitaine Happe, un bombardement auquel ont pris part vingt-trois appareils. Au cours de l'expédition, le groupe a livré une suite de combats ininterrompus à une forte aviation ennemie. — ( Ordre du 20 mars 1916. )

3° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre de bombardement de jour, comprenant : l'escadrille Br. 29 et les .... Entraînée par l'exemple magnifique de son commandant, le chef d'escadron Vuillemin, et de ses chefs de groupe, les capitaines Petit, de La Morlais, de La Vergne, constitue par son entrain et son audace une unité d'aviation redoutable. A maintes fois fait sentir à l'ennemi la valeur de son esprit offensif en le mitraillant et le bombardant près du sol. Du 27 mars au 21 mai, est intervenue dans la bataille de Picardie, lançant 132 tonnes de projectiles. Du 29 mai au 9 juin, a participé aux opérations entre Aisne et Marne, lançant plus de 191 tonnes de projectiles. S'est distinguée particulièrement le 4 juin en arrêtant dans son germe une attaque allemande par le bombardement en masse des troupes ennemies rassemblées en vue de l'action dans le ravin de la Savière. Depuis le 15 juillet, a contribué puissamment à rendre très difficile à l'ennemi le passage de la Marne, lui coupant les passerelles par ses bombes ; a vigoureusement poursuivi les troupes allemandes dans leur repli, lançant 147 tonnes de projectiles. Au cours de ces diverses opérations a abattu 43 avions ennemis qui cherchaient à lui barrer la route de ses objectifs. — ( Ordre du 19 septembre 1918. )

4° Comprise dans la citation ci-après : L'escadre de bombardement n° 12, l'escadrille Br. 29 et les .... Sous les ordres du chef d'escadron Vuillemin : a été engagée sans arrêt depuis le 1er août 1918 dans toutes les phases de la bataille, y a puissamment fait sentir son action, a rempli ses missions avec un courage et une abnégation sans bornes. Jusqu'au dernier jour de la guerre, n'a cessé de poursuivre l'ennemi de ces coups, semant le désordre dans ses rangs et coopérant ainsi avec les autres armes à mettre l'ennemi en déroute. Notamment, le 19 août 1918, a jeté 37 tonnes de projectiles, abattu sûrement sept avions ennemis et probablement deux autres. Le 20 août, a fait deux expéditions à moins de 300 mètres d'altitude et jeté 27 tonnes d'explosifs. Le 12 septembre, malgré un temps absolument défavorable, a bombardé les cantonnements de la Woëvre, coopérant à l'attaque américaine sur Saint-Mihiel. Le 25 septembre, n'ayant pu être employée de jour, a bombardé de nuit des terrains d'aviation ennemis et attaqué des trains. Le 3 octobre, a effectué trois expéditions dans la journée et abattu trois avions ennemis. Le 10 novembre, dernier jour de la guerre, a bombardé et mitraillé les convois et les troupes embouteillées à Marienbourg, pénétrant ainsi à basse altitude à 25 kilomètres dans les lignes ennemies. Au cours de ces opérations, a jeté 611 tonnes de projectiles, tiré 218,000 cartouches, pris 797 clichés photographiques, livré 103 combats, abattu officiellement 41 avions ennemis et désemparé 25 autres. — ( Ordre du 4 février 1919. )

ESCADRILLE C. 46
J.O. du 23 mars 1919 - Page 3008

1° Suivant l'exemple de son chef, le capitaine Lecour-Grandmaison, s'est distingué au plus fort des attaques de Verdun, fin février 1916, faisant des réglages, des prises de photographies et la liaison d'infanterie dans des conditions particulièrement dures et aux prix de lourds sacrifices. Appelée à apporter son concours à la bataille de la Somme, s'est fait également remarquer, malgré de multiples difficultés de matériel, en accomplissant toujours ses missions au cours desquelles elle a abattu quinze avions ennemis. — ( Ordre du 13 janvier 1917. )

2° Escadrille d'élite qui, sous l'impulsion énergique et l'exemple entrainant de son chef, le capitaine Bloch, a rendu les plus signalés services dans toutes les missions qui lui ont été confiées, qu'elles soient photographiques, de guet, de patrouilles offensives, de reconnaissances à vue ou de protection, malgré les pertes souvent sévères qui n'ont jamais réussi à entamer le moral admirable de ses équipages. Depuis le 21 mars 1918, a été engagée sur tous les secteurs d'attaque, contraignant au respect un ennemi mordant et entreprenant. Plus spécialement employée à la protection des groupes de bombardement au cours des deux dernières offensives, a assuré, toute seule, plusieurs protections par jour, se dévouant jusqu'au sacrifice et donnant par sa présence auprès de ceux qu'elle avait mission d'escorter le sentiment de la plus grande sécurité. Compte jusqu'à ce jour trente-quatre victoires officielles. — ( Ordre du 3 septembre 1918. )

3° Comprise dans la citation ci-après : L'escadre n° 13, composée de l'escadrille de bombardement C. 46, commandée par le capitaine Bloch et les ... : Sous l'ardente impulsion de son chef, le chef d'escadron de La Morlais, n'a cessé, depuis sa formation récente, de se dépenser sans compter dans la bataille. Sur la Marne, en juillet 1918, a attaqué et bombardé sans répit les passerelles, les rassemblements et les convois ennemis. Sur la Somme et sur l'Aisne, en août, a semé journellement l'épouvante et le désordre parmi les formations ennemies. Au cours de l'offensive franco-américaine sur Saint-Mihiel, en septembre, vient encore de manifester son ardeur combative en intervenant dans la bataille et sur les points de concentration ennemis par ses bombardements et des mitraillages. — ( Ordre du 28 septembre 1918. )

4° Comprise dans la citation ci-après : L'escadre de bombardement n° 13, protégée par l'escadrille de triplaces de combat C. 46, commandée par le lieutenant Resal et les ... depuis le 25 septembre 1918, a brillamment pris part à toutes les opérations de nos armées en Champagne, sur l'Aisne et dans la Woëvre, faisant preuve du plus bel esprit offensif, conservant jusqu'au dernier jour son moral élevé et sa confiante ardeur ; a réussi à atteindre sévèrement l'ennemi dans ses cantonnements et dans ses formations de combat, coopérant ainsi avec les autres armes à mettre l'ennemi en déroute. Notamment, le 27 septembre 1918, a pris une part active aux opérations des armées françaises et américaines en Champagne ; le 28 septembre, a bombardé et mitraillé dans la grêle les troupes ennemies et les convois à deux cents mètres d'altitude ; le 6 octobre, a recommencé le même exploit ; le 10 octobre, après avoir, en plein jour, bombardé la gare de Vouziers, est retourné continuer de nuit son œuvre et a réussi à faire sauter des trains de munitions. Au cours de ces opérations, a jeté 166 tonnes de projectiles, tiré 80,000 cartouches, pris 378 clichés photographiques, livré 25 combats et abattu ou désemparé 10 avions ennemis. — ( Ordre du 4 février 1919. )

ESCADRILLE BR. 66
( ex-escadrille C. 66 )
J.O. du 23 mars 1919 - Page 3008

1° Sous le commandement du capitaine de Kerlis, l'escadrille C. 66 n'a cessé depuis sa formation de montrer de remarquables qualités d'allant et de cohésion. Le 22 juin 1916, a exécuté, au complet, une expédition de bombardement particulièrement réussie à 150 kilomètres au delà des lignes ; le 21 juillet, a bombardé en groupe à trois reprises différentes dans la même journée une gare importante et bien défendue, sur laquelle elle a lancé 110 obus. En dix mois, a pris part à 50 opérations de bombardement, livré 79 combats et détruit 10 avions ennemis. — ( Ordre du 8 octobre 1916. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 6e groupe de bombardement ( escadrille 66 et les ... ). Formé d'unités et équipages ayant le plus beau passé militaire, entraîné par l'allant de son chef, le capitaine de Prez de la Morlais, a exécuté de nombreuses opérations de jour dans les lignes ennemies, sur des objectifs éloignés. A donné récemment toute la mesure de son énergie en effectuant en groupe un bombardement à grande distance, rapportant une carte photographique très complète. A opéré, malgré une aviation ennemie très mordante, une canonnade très fournie et une température excessive. — ( Décision du général commandant en chef, du 17 mars 1918. )

3° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre de bombardement de jour, comprenant : le B. B. 6 ( escadrille Br. 66 et les ... ). Entraînée par l'exemple magnifique de son commandant, le chef d'escadron Vuillemin, et de ses chefs de groupe, les capitaines Petit, de La Morlais, de La Vergne, constitue par son entrain et son audace une unité d'aviation redoutable. A maintes fois fait sentir à l'ennemi la valeur de son esprit offensif en le mitraillant et le bombardant près du sol. Du 27 mars au 21 mai, est intervenue dans la bataille de Picardie, lançant 132 tonnes de projectiles. Du 29 mai au 9 juin, a participé aux opérations entre Aisne et Marne, lançant plus de 191 tonnes de projectiles. S'est distinguée particulièrement le 4 juin en arrêtant dans son germe une attaque allemande par le bombardement en masse des troupes ennemies rassemblées en vue de l'action dans le ravin de la Savière. Depuis le 15 juillet, a contribué puissamment à rendre très difficile à l'ennemi le passage de la Marne, lui coupant les passerelles par ses bombes ; a vigoureusement poursuivi les troupes allemandes dans leur repli, lançant 147 tonnes de projectiles. Au cours de ces diverses opérations a abattu 43 avions ennemis qui cherchaient à lui barrer la route de ses objectifs. — ( Ordre du 19 septembre 1918. )

4° Comprise dans la citation ci-après : L'escadre de bombardement n° 12, l'escadrille Br. 66 et les .... A été engagée sans arrêt depuis le 1er août 1918 dans toutes les phases de la bataille, y a puissamment fait sentir son action, a rempli ses missions avec un courage et une abnégation sans bornes. Jusqu'au dernier jour de la guerre, n'a cessé de poursuivre l'ennemi de ces coups, semant le désordre dans ses rangs et coopérant ainsi avec les autres armes à mettre l'ennemi en déroute. Notamment, le 19 août 1918, a jeté 37 tonnes de projectiles, abattu sûrement sept avions ennemis et probablement deux autres. Le 20 août, a fait deux expéditions à moins de 300 mètres d'altitude et jeté 27 tonnes d'explosifs. Le 12 septembre, malgré un temps absolument défavorable, a bombardé les cantonnements de la Woëvre, coopérant à l'attaque américaine sur Saint-Mihiel. Le 25 septembre, n'ayant pu être employée de jour, a bombardé de nuit des terrains d'aviation ennemis et attaqué des trains. Le 3 octobre, a effectué trois expéditions dans la journée et abattu trois avions ennemis. Le 10 novembre, dernier jour de la guerre, a bombardé et mitraillé les convois et les troupes embouteillées à Marienbourg, pénétrant ainsi à basse altitude à 25 kilomètres dans les lignes ennemies. Au cours de ces opérations, a jeté 611 tonnes de projectiles, tiré 218,000 cartouches, pris 797 clichés photographiques, livré 103 combats, abattu officiellement 41 avions ennemis et désemparé 25 autres. — ( Ordre du 4 février 1919. )

ESCADRILLE BR. 108
J.O. du 23 mars 1919 - Page 3008

1° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadrille Br. 108 et les .... Malgré les attaques des avions ennemis et malgré le feu d'une artillerie spéciale redoutable, sont intervenus sur le champ de bataille en liaison avec les autres armes. Ont opéré à plusieurs reprises sur les voies de communications de l'ennemi et sur ses réserves, causant un effet moral et matériel certain. — ( Ordre du 17 décembre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 6e groupe de bombardement ( escadrille 108 et les ... ). Formé d'unités et équipages ayant le plus beau passé militaire, entraîné par l'allant de son chef, le capitaine de Prez de la Morlais, a exécuté de nombreuses opérations de jour dans les lignes ennemies, sur des objectifs éloignés. A donné récemment toute la mesure de son énergie en effectuant en groupe un bombardement à grande distance, rapportant une carte photographique très complète. A opéré, malgré une aviation ennemie très mordante, une canonnade très fournie et une température excessive. — ( Décision du général commandant en chef, du 17 mars 1918. )

3° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre de bombardement de jour, comprenant : le B. B. 6 ( escadrille Br. 108 et les ... ). Entraînée par l'exemple magnifique de son commandant, le chef d'escadron Vuillemin, et de ses chefs de groupe, les capitaines Petit, de La Morlais, de La Vergne, constitue par son entrain et son audace une unité d'aviation redoutable. A maintes fois fait sentir à l'ennemi la valeur de son esprit offensif en le mitraillant et le bombardant près du sol. Du 27 mars au 21 mai, est intervenue dans la bataille de Picardie, lançant 132 tonnes de projectiles. Du 29 mai au 9 juin, a participé aux opérations entre Aisne et Marne, lançant plus de 191 tonnes de projectiles. S'est distinguée particulièrement le 4 juin en arrêtant dans son germe une attaque allemande par le bombardement en masse des troupes ennemies rassemblées en vue de l'action dans le ravin de la Savière. Depuis le 15 juillet, a contribué puissamment à rendre très difficile à l'ennemi le passage de la Marne, lui coupant les passerelles par ses bombes ; a vigoureusement poursuivi les troupes allemandes dans leur repli, lançant 147 tonnes de projectiles. Au cours de ces diverses opérations a abattu 43 avions ennemis qui cherchaient à lui barrer la route de ses objectifs. — ( Ordre du 19 septembre 1918. )

4° Comprise dans la citation ci-après : L'escadre de bombardement n° 12, l'escadrille Br. 108 et les .... A été engagée sans arrêt depuis le 1er août 1918 dans toutes les phases de la bataille, y a puissamment fait sentir son action, a rempli ses missions avec un courage et une abnégation sans bornes. Jusqu'au dernier jour de la guerre, n'a cessé de poursuivre l'ennemi de ces coups, semant le désordre dans ses rangs et coopérant ainsi avec les autres armes à mettre l'ennemi en déroute. Notamment, le 19 août 1918, a jeté 37 tonnes de projectiles, abattu sûrement sept avions ennemis et probablement deux autres. Le 20 août, a fait deux expéditions à moins de 300 mètres d'altitude et jeté 27 tonnes d'explosifs. Le 12 septembre, malgré un temps absolument défavorable, a bombardé les cantonnements de la Woëvre, coopérant à l'attaque américaine sur Saint-Mihiel. Le 25 septembre, n'ayant pu être employée de jour, a bombardé de nuit des terrains d'aviation ennemis et attaqué des trains. Le 3 octobre, a effectué trois expéditions dans la journée et abattu trois avions ennemis. Le 10 novembre, dernier jour de la guerre, a bombardé et mitraillé les convois et les troupes embouteillées à Marienbourg, pénétrant ainsi à basse altitude à 25 kilomètres dans les lignes ennemies. Au cours de ces opérations, a jeté 611 tonnes de projectiles, tiré 218,000 cartouches, pris 797 clichés photographiques, livré 103 combats, abattu officiellement 41 avions ennemis et désemparé 25 autres. — ( Ordre du 4 février 1919. )

ESCADRILLE BR. 111
J.O. du 23 mars 1919 - Page 3009

1° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadrille Br. 111 et les .... Malgré les attaques des avions ennemis et malgré le feu d'une artillerie spéciale redoutable, sont intervenus sur le champ de bataille en liaison avec les autres armes. Ont opéré à plusieurs reprises sur les voies de communications de l'ennemi et sur ses réserves, causant un effet moral et matériel certain. — ( Ordre du 17 décembre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 6e groupe de bombardement ( escadrille 111 et les ... ). Formé d'unités et équipages ayant le plus beau passé militaire, entraîné par l'allant de son chef, le capitaine de Prez de la Morlais, a exécuté de nombreuses opérations de jour dans les lignes ennemies, sur des objectifs éloignés. A donné récemment toute la mesure de son énergie en effectuant en groupe un bombardement à grande distance, rapportant une carte photographique très complète. A opéré, malgré une aviation ennemie très mordante, une canonnade très fournie et une température excessive. — ( Décision du général commandant en chef, du 17 mars 1918. )

3° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre de bombardement de jour, comprenant : le B. B. 6 ( escadrille Br. 111 et les ... ). Entraînée par l'exemple magnifique de son commandant, le chef d'escadron Vuillemin, et de ses chefs de groupe, les capitaines Petit, de La Morlais, de La Vergne, constitue par son entrain et son audace une unité d'aviation redoutable. A maintes fois fait sentir à l'ennemi la valeur de son esprit offensif en le mitraillant et le bombardant près du sol. Du 27 mars au 21 mai, est intervenue dans la bataille de Picardie, lançant 132 tonnes de projectiles. Du 29 mai au 9 juin, a participé aux opérations entre Aisne et Marne, lançant plus de 191 tonnes de projectiles. S'est distinguée particulièrement le 4 juin en arrêtant dans son germe une attaque allemande par le bombardement en masse des troupes ennemies rassemblées en vue de l'action dans le ravin de la Savière. Depuis le 15 juillet, a contribué puissamment à rendre très difficile à l'ennemi le passage de la Marne, lui coupant les passerelles par ses bombes ; a vigoureusement poursuivi les troupes allemandes dans leur repli, lançant 147 tonnes de projectiles. Au cours de ces diverses opérations a abattu 43 avions ennemis qui cherchaient à lui barrer la route de ses objectifs. — ( Ordre du 19 septembre 1918. )

4° Comprise dans la citation ci-après : L'escadre de bombardement n° 12, l'escadrille Br. 111 et les .... A été engagée sans arrêt depuis le 1er août 1918 dans toutes les phases de la bataille, y a puissamment fait sentir son action, a rempli ses missions avec un courage et une abnégation sans bornes. Jusqu'au dernier jour de la guerre, n'a cessé de poursuivre l'ennemi de ces coups, semant le désordre dans ses rangs et coopérant ainsi avec les autres armes à mettre l'ennemi en déroute. Notamment, le 19 août 1918, a jeté 37 tonnes de projectiles, abattu sûrement sept avions ennemis et probablement deux autres. Le 20 août, a fait deux expéditions à moins de 300 mètres d'altitude et jeté 27 tonnes d'explosifs. Le 12 septembre, malgré un temps absolument défavorable, a bombardé les cantonnements de la Woëvre, coopérant à l'attaque américaine sur Saint-Mihiel. Le 25 septembre, n'ayant pu être employée de jour, a bombardé de nuit des terrains d'aviation ennemis et attaqué des trains. Le 3 octobre, a effectué trois expéditions dans la journée et abattu trois avions ennemis. Le 10 novembre, dernier jour de la guerre, a bombardé et mitraillé les convois et les troupes embouteillées à Marienbourg, pénétrant ainsi à basse altitude à 25 kilomètres dans les lignes ennemies. Au cours de ces opérations, a jeté 611 tonnes de projectiles, tiré 218,000 cartouches, pris 797 clichés photographiques, livré 103 combats, abattu officiellement 41 avions ennemis et désemparé 25 autres. — ( Ordre du 4 février 1919. )

 

 

 

FOURRAGÈRE AUX COULEURS DU RUBAN
DE LA CROIX DE GUERRE

 

 

ESCADRILLE N° 67
J.O. du 5 août 1916 - Page 7014

1° A déployé, sous la direction du capitaine de Marmies, la plus remarquable activité et le plus brillant entrain dans une période où les circonstances atmosphériques étaient des plus défavorables et a contribué au succès des opérations de l'armée par les heureux résultats de ses reconnaissances : réglages, photographies, chasses et bombardements, notamment les 28 novembre, 29 décembre 1915 et 17 janvier 1916, malgré l'action de l'artillerie et des avions ennemis. — ( Ordre n° 48 du 25 janvier 1916. )

2° Chargée d'assurer, à elle seule, la chasse des avions ennemis et la protection de nos opérations aériennes sur un front étendu a, pendant plus de quatre mois, sous le commandement du capitaine de Saint-Sauveur, rempli sa mission sans une défaillance, malgré les pertes subies et la fatigue de ses pilotes. A livré, pendant cette période, 237 combats aériens et abattu, dans nos lignes, onze avions ennemis, poussant chaque jour en arrière du front d'audacieuses reconnaissances et conservant constamment sur l'aviation allemande une supériorité manifeste. — ( Ordre n° 278 du 12 juillet 1916. )

1er GROUPE DE BOMBARDEMENT
J.O. du 5 août 1916 - Page 7014

1° Les dix-huit avions, pilotes et bombardiers du 1er groupe de bombardement ont effectué avec succès un bombardement sur d'importantes usines, accomplissant un parcours de plus de 400 kilomètres au-dessus du territoire ennemi. — ( Ordre n° 995 « D » du 7 juin 1915. )

2° Depuis l'expédition de Ludwigshafen, sous l'énergique impulsion du lieutenant de vaisseau Cayla, son chef, et des capitaines Boucher, de La Morlaye, Féquant, chefs d'escadrilles, a exécuté des raids militaires à grande portée au-dessus de l'ennemi. — ( Ordre n° 1549 « D » du 17 septembre. )

ESCADRILLE M.F. 55
J.O. du 26 novembre 1916 - Page 10269

1° A rendu, pendant les opérations, des services tout à fait exceptionnels, grâce à la compétence et à l'énergique impulsion de son chef, le capitaine Lalanne, au courage, à l'audace et au dévouement absolu de son personnel. — ( Ordre général n° 406 du 25 octobre 1915. )

2° Depuis cinq mois sur le front de Verdun et sous la direction expérimentée du capitaine Amiot, a rendu les plus grands services à l'artillerie lourde d'un groupement, grâce à l'entrain, au courage, au travail et au dévouement le plus absolu de son personnel. A permis d'obtenir sur les batteries ennemies une supériorité marquée, grâce au repérage quotidien et aux périlleuses et importantes missions de réglages qui lui ont été confiées. — ( Décision du général commandant en chef, du 18 novembre 1916. )

ESCADRILLE C. 11
J.O. du 26 novembre 1916 - Page 10269

1° A déployé, sous la direction du capitaine de Marmies, la plus remarquable activité et le plus brillant entrain dans une période où les circonstances atmosphériques étaient des plus défavorables et a contribué au succès des opérations de l'armée par les heureux résultats de ses reconnaissances, réglages, photographies, chasses et bombardements, notamment les 28 novembre, 29 décembre 1915 et 17 janvier 1916, malgré l'action de l'artillerie et des avions ennemis. — ( Ordre général n° 48 du 30 janvier 1916. )

2° A rendu, depuis le début de la bataille de la Somme, les meilleurs services. Volant par tous les temps, donnant à tous l'exemple de la hardiesse, du coup d'œil et de l'habileté, a contribué très efficacement au succès par les renseignements précis fournis au commandement, et l'aide prêtée à l'artillerie pour les réglages. Les 11, 12 et 14 octobre 1916, malgré le temps très défavorable, volant parfois à moins de 200 mètres au-dessus des lignes, a permis de poursuivre la préparation dans les meilleures conditions puis, le 14 octobre, de renseigner sur toutes les péripéties de l'attaque. — ( Décision du général commandant en chef, du 18 novembre 1916. )

ESCADRILLE V.B. 101
J.O. du 2 février 1917 - Page 931

1° Escadrille ayant toujours donné les preuves d'un grand courage et d'un parfait esprit de devoir. Est parvenue en très peu de temps, sous l'impulsion énergique de son chef, le capitaine Laurens, à exécuter des bombardements de nuit collectifs et parfois dans des circonstances difficiles, en particulier dans la nuit du 18 janvier 1916, où six appareils ont pris leur vol. — ( Ordre n° 3366 D. du 4 février 1916. )

2° A fait preuve, dans l'exécution de ses opérations de bombardement de nuit, d'une haute conception du devoir et d'un entier dévouement. Vient d'exécuter, malgré des circonstances atmosphériques souvent très défavorables, tous effectifs au complet, sous le commandement du capitaine Laurens, chef d'une rare énergie et d'un courage exceptionnel, 76 expéditions de bombardement de nuit, au cours desquelles il a été lancé sur les organisations de l'ennemi près de 5,000 obus à grande puissance. — ( Décision du général commandant en chef, du 29 janvier 1917. )

ESCADRILLE F. 25
J.O. du 15 mai 1917 - Page 3886

1° L'escadrille F. 25 chargée, sous le commandement du capitaine Personne, de coopérer pendant la bataille de Verdun, aux reconnaissances, réglages de tir et prises de photographies dans un secteur particulièrement actif, a demandé à poursuivre, malgré cela, les bombardements de nuit dans lesquels elle était spécialisée. Ses pilotes volant nuit et jour et parfois à deux reprises la même nuit, a réussi à assurer les deux services, a mis à son actif plus de cent opérations de bombardement, dont certaines par des nuits défavorables et sur des objectifs extrêmement éloignés. — ( Ordre n° 278 du 12 juillet 1916. )

2° Rivalisant d'entrain et d'audace, sans jamais se laisser impressionner par les moyens de défense accumulés par l'ennemi, ni par les pertes qu'ils ont subies, les pilotes et bombardiers de l'escadrille F. 25 ont exécuté plus de 230 bombardements de jour et de nuit, et lancé plus de 50,000 kilogr. d'explosifs sur les objectifs désignés par le commandement. Se sont classés au premier rang par les résultats obtenus, dans une des régions les plus actives au point de vue des industries de guerre et causant ainsi à nos ennemis les plus graves préjudices. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 mai 1917. )

ESCADRILLE N° 57
J.O. du 3 juin 1917 - Page 4318

1° Au cours des attaques de septembre, a fourni avec un courage et un entrain qui ne se sont pas démentis, malgré les pertes, un service intensif de barrage, de chasse et de reconnaissances lointaines. A empêché, autant qu'il est possible, les avions ennemis de nuire à nos opérations. — ( Ordre n° 124 du 24 octobre 1915. )

2° Sous les ordres du capitaine Duseigneur, a rendu dans la bataille de Verdun des services particulièrement brillants. Sur la brèche pendant dix mois, ses pilotes ont attaqué avec un admirable esprit d'offensive, les avions et les ballons ennemis, sans jamais se laisser démoraliser par les pertes cruelles produites dans leurs rangs ; vingt avions ennemis, six drachen ont été abattus. L'escadrille entière a donné, dans toutes les circonstances, les plus beaux exemples d'un admirable sentiment du devoir et d'un esprit de sacrifice absolu au triomphe de nos armes. — ( Décision du général commandant en chef, du 24 mai 1917. )

ESCADRILLE AR. 8
( ancienne F. 8 )
J.O. du 25 novembre 1917 - Page 9488

1° A pris part à toutes les opérations sur le front de Verdun depuis six mois. Se dépensant sans compter ; a toujours exécuté, dans les circonstances les plus difficiles, ses missions de reconnaissances photographiques, réglages de tir, liaison d'infanterie. S'est spécialement signalée au cours des attaques d'octobre et de décembre 1916 où elle a toujours été un précieux auxiliaire pour le commandement, tant dans la préparation de l'attaque qu'au cours de son exécution. — ( Ordre n° 638 du 19 février 1917. )

2° Sans se laisser abattre par les lourdes pertes qu'elle a subies, a montré en avril et mai 1917 sur l'Aisne, en juillet et août à Saint-Quentin, les plus belles qualités d'esprit de sacrifice, d'énergie et de ténacité. Sous le commandement du capitaine Kraemer continue la série de ses brillants exploits. Vient de rendre au cours de ces attaques d'octobre 1917 les plus grands services aux unités auxquelles elle a été affectée. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1917. )

ESCADRILLE AR. 20
( ancienne MF. 20 )
J.O. du 25 novembre 1917 - Page 9489

1° Sous la conduite du capitaine Gignoux, a rendu pendant les journées de septembre et d'octobre des services exceptionnels, faisant preuve d'une audace, d'une habileté, d'un mépris du danger au-dessus de tout éloge. A exécuté des reconnaissances et des réglages de tir dans des conditions les plus défavorables, allant jusqu'à l'extrême limite des forces de ses pilotes et de ses observateurs dont plusieurs ont été tués ou blessés au cours de leurs missions. A contribué ainsi pour une grande part au succès du corps d'armée. — ( Ordre n° 92 du 22 novembre 1915. )

2° Escadrille d'élite qui, sous les ordres du capitaine Gignoux et du capitaine Fayet, a pris part depuis trois ans, à toutes les batailles du corps d'armée auquel elle a été affectée. A contribué pour une large part, par le courage, l'audace, le travail de ses observateurs et pilotes, à l'efficacité de la préparation dans la bataille de l'Aisne ( 23-25 octobre 1917 ). Le 23 octobre, a suivi, par un temps épouvantable, à quelques mètres de hauteur, l'avance de nos troupes ; par son obstination, a réussi à renseigner constamment le commandement sur la situation malgré le tir violent de l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 11 novembre 1917. )

ESCADRILLE C. 27
J.O. du 25 novembre 1917 - Page 9489

1° Pendant la préparation et au cours des attaques de septembre, a fourni un effort continu et considérable sans se laisser arrêter par le mauvais temps qui obligeait à survoler les lignes ennemies à portée de fusil. Par la continuité de ses observations, la précision de ses réglages de tir, l'intelligente initiative de son chef, de ses observateurs et de ses pilotes, a puissamment contribué aux succès remportés par l'armée. — ( Ordre n° 144 du 4 décembre 1915. )

2° Depuis le début de la guerre, a pris part à toutes les opérations du corps d'armée auquel elle était affectée. Animée par un esprit de corps très développé, s'est toujours signalée par son activité et son audace et a rendu au commandement des services inappréciables. Pendant les mois de juin, juillet, août, septembre 1917, malgré les pertes très sensibles, a conservé le moral le plus élevé et exécuté, en dehors de son service normal, à faible hauteur, de nombreux tirs de représailles sur les tranchées ennemies, ramenant chaque fois des avions atteints par des balles tirées de terre. Sous le commandement éclairé et énergique du lieutenant Gaudin, s'est signalée au cours de l'offensive des 23 et 25 octobre 1917, par ses reconnaissances photographiques, par le nombre et la précision de ses réglages d'artillerie prenant ainsi une part des plus brillantes aux succès du C. A. — ( Décision du général commandant en chef, du 11 novembre 1917. )

ESCADRILLE C. 228
J.O. du 14 décembre 1917 - Page 10150

1° Unité de premier ordre qui a pris part, pendant plus de dix mois et dans des conditions très difficiles, à la bataille de Verdun. Lors de l'offensive sur l'Aisne, en avril-mai 1917, a maintenu, sous le commandement du lieutenant-colonel Verdier, ses traditions de dévouement et de sacrifice. Quoique très éprouvée, a toujours assuré avec courage et entrain l'exécution parfaite de toutes les missions qui lui ont été confiées, grâce à l'expérience de ses observateurs et à l'habileté de ses pilotes, portant à son maximum le rendement d'une artillerie d'armée chargée de la destruction de batteries lointaines. — ( Décision du général commandant en chef, du 11 juin 1917. )

2° L'aéronautique du ...e corps comprenant les escadrilles ...e et 228 : Sous les ordres du capitaine Wateau, a fait preuve, pendant toute la durée de l'offensive des Flandres, de la plus grande activité et de la plus grande audace dans l'accomplissement des missions qui lui ont été confiées, contribuant ainsi pour une grande part au succès des opérations. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 décembre 1917. )

ESCADRILLE BR. 218
( ancienne section MF. 218 )
J.O. du 22 janvier 1918 - Page 811

1° L'escadrille ..., sous le commandement du ... et la section M.F. 218, sous le commandement du lieutenant Munj, ont pris, aux combats dans le secteur Vaux-Douaumont, la part la plus active et la plus directe. Ont contribué à la préparation, par l'étude du terrain, la recherche des batteries ennemies, la prise de photographies et la liaison la plus étroite avec l'artillerie, à l'exécution, par l'observation immédiate du combat par tous les temps, souvent à très basse altitude, la transmission instantanée des renseignements d'infanterie, d'artillerie ou photographies et le déclenchement et le contrôle de tirs de contre-batteries. Ont exécuté fréquemment des reconnaissances et bombardements de nuit, livré de nombreux combats et assuré la permanence de l'observation aérienne. — ( Ordre général n° 78 du 12 juillet 1916. )

2° L'aéronautique du 1er corps d'armée, comprenant les escadrilles 218 et les ... : Sous les ordres du capitaine Wateau, a fait preuve, pendant toute la durée de l'offensive des Flandres, de la plus grande activité et de la plus grande audace dans l'accomplissement des missions qui lui ont été confiées, contribuant ainsi pour une grande part au succès des opérations. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 décembre 1917. )

ESCADRILLE SPA. 38
( ancienne escadrille N. 38 )
J.O. du 31 janvier 1918 - Page 1109

1° Escadrille d'armée admirable de dévouement. Sous le commandement du capitaine Colcomb, s'est prodiguée sans compter dans la reconnaissance, la protection et la chasse, abattant en dix mois 28 avions ennemis. Au cours des attaques d'avril 1917, en Champagne, s'est encore distinguée hautement dans la protection immédiate des avions de corps d'armée. — ( Ordre n° 900, du 14 juin 1917. )

2° Sous le commandement du capitaine Colcomb, chef énergique d'une haute valeur militaire et morale, a exécuté avec hardiesse et précision toutes les missions photographiques qui lui ont été confiées, souvent très en arrière des lignes ennemies. A abattu en six mois 29 avions, ce qui porte à 51 le nombre des appareils ennemis détruits par cette escadrille. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 janvier 1918. )

ESCADRILLE SPA. 23
( ancienne escadrille N. 23 )
J.O. du 12 avril 1918 - Page 3149

1° Sous les ordres d'un chef hors de pair, le capitaine Robert de Beauchamp, a rendu des services exceptionnels à l'armée, assurant sans arrêt pendant sept mois devant Verdun un service particulièrement pénible. Ses pilotes et observateurs de reconnaissance sont allés chercher des renseignements précieux pour le commandement jusqu'à des distances ayant atteint 100 kilomètres dans les lignes ennemies, obligés le plus souvent de s'ouvrir de vive force le passage au travers des barrages de l'aviation allemande. Ses pilotes de chasse se sont dépensés sans compter : 17 avions, 4 drachens ont été abattus par eux. L'escadrille entière a donné partout et toujours les plus beaux exemples de l'esprit du devoir et du sentiment de sacrifice pour la patrie. — ( Ordre du 5 novembre 1916. )

2° Sous le commandement du capitaine de Langle de Cary, puis du capitaine Pinsard, l'escadrille S.P.A. 23, toujours sur la brèche, est restée digne de son glorieux passé. Ni les conditions de la lutte devenue en 1917 de plus en plus sévère, ni les pertes les plus cruelles subies avec un ardent désir de vengeance, n'ont pu influer sur son endurance et son mordant hors de pair. Ses pilotes et observateurs ont livré journellement de durs combats, le plus souvent loin dans les lignes allemandes, abattu vingt-trois avions depuis novembre 1916 et ont, par un très grand nombre de reconnaissances photographiques profondes, tenu le commandement au courant des projets de l'ennemi. Ils ont donné, en toutes circonstances, l'exemple d'un sentiment complet du devoir et d'un esprit de sacrifice absolu. — ( Ordre du 19 mars 1918. ) — ( Décision du général commandant en chef du, 19 mars 1918. )

ESCADRILLE SPA. 15
J.O. du 13 mai 1918 - Page 4158

1° Au cours des attaques de septembre, a fourni, avec un courage et un entrain qui ne s'est pas démenti, malgré les pertes, un service intensif de barrage, de chasse et de reconnaissances lointaines. A empêché, autant qu'il est possible, les avions ennemis de nuire à nos opérations. — ( Ordre du 24 octobre 1915. )

2° S'est créé, depuis le début de la campagne, sur tous les fronts de bataille aériens, des traditions d'abnégation et d'inlassable entrain. Sous l'énergique impulsion du capitaine Chevillon, secondé par l'entraînante audace et la science hors de pair du sous-lieutenant Guerin, s'est dépensée avec une ardeur magnifique dans la bataille de Picardie, se classant au cours des derniers combats, dans l'élite des escadrilles de chasse. 47 avions abattu, 4 ballons incendiés. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 avril 1918. )

ESCADRILLE N° 10
J.O. du 16 août 1918 - Page 7261

1° Escadrille de corps d'armée de premier ordre. S'est dépensée sans compter pendant la bataille de la Somme et la retraite allemande en mars 1917. Entraînée à fond par l'exemple de son chef, le capitaine Pene, a su prendre sur l'ennemi, dans son secteur, durant les derniers mois, une supériorité nettement marquée, grâce à son ardeur combative, provoquant l'admiration des troupes amies. Acceptant toujours le combat, a abattu, en moins de six semaines, au cours de ses missions, quatre avions ennemis. — ( Ordre du 9 mai 1918. )

2° Unité d'élite. Sous le commandement du capitaine Pene, a exécuté journellement des reconnaissances de l'arrière-front et rapporté des renseignements précieux sur les indices d'attaque. Pendant les attaques des ..., a exécuté de nombreuses liaisons d'infanterie à basse altitude, malgré les pertes et une aviation de chasse adverse, momentanément supérieure. — ( Décision du général commandant en chef, du 24 juillet 1918. )

ESCADRILLE 109
J.O. du 19 septembre 1918 - Page 8172

1° Escadrille d'élite : au cours de l'offensive des Flandres de 1917, et le plus souvent dans des conditions atmosphériques très difficiles, a réussi à lancer sur l'arrière front ennemi plus de 40 tonnes de projectiles. Par ce bombardement systématique des points sensibles de l'adversaire, a exercé chez l'ennemi une action de désorganisation qui a largement contribué au succès des opérations. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 décembre 1917. )

2° Sous l'énergique commandement de son chef le capitaine Mesoniat, s'est brillamment distinguée au cours des deux récentes offensives, notamment les ... où elle a lancé, tous effectifs au complet, plus de 25 tonnes de projectiles sur les importants centres de communications ennemies, faisant preuve dans l'exécution de ces opérations d'une haute conception du devoir et d'une bravoure exemplaire. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

ESCADRILLE BR. 219
( ancienne V. 21 )
J.O. du 3 décembre 1918 - Page 10418

1° A rendu, pendant les opérations, des services tout à fait exceptionnels, grâce à la compétence et à l'énergique impulsion de son chef le capitaine Guichard, au courage, à l'audace et au dévouement absolu de son personnel. — ( Ordre du 25 octobre 1915. )

2° Unité d'élite qui, sous le commandement du capitaine Tastevin, témoigne journellement des plus belles traditions de dévouement et de bravoure. Première en date des escadrilles d'A.L.G.P. en est restée le modèle. Assumant en même temps l'exécution des reconnaissances à grande portée, travaille en permanence profondément dans les lignes ennemies. Avec une ténacité admirable, au prix de durs combats et malgré des pertes cruelles a, dans toutes circonstances, donné pleine satisfaction aux demandes du commandement au cours de toutes les opérations où elle a été engagée ( Somme, Chemin-des-Dames, Flandre, Aisne et Marne ). Depuis octobre 1915, compte 4,822 heures de vol sur l'ennemi, au cours desquelles elle a officiellement abattu quatre avions ennemis, exécuté quatre-vingt et une missions photographiques éloignées, cinquante-trois reconnaissances de l'arrière-front, dont la plupart à faible altitude et fait 760 réglages au profit de l'A.L.G.P. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 septembre 1918. )

ESCADRILLE BR. 227
( ancienne C. 227 )
J.O. du 3 décembre 1918 - Page 10418

1° Sous le commandement et grâce à l'exemple du capitaine Roux, a accompli, au cours des dernières attaques, un travail d'artillerie d'un rendement exceptionnel. A assuré, en avril et en mai, l'exécution de plus de 150 tirs de destruction et 12 reconnaissances photographiques lointaines, malgré de lourdes pertes causées par le feu et les combats livrés aux avions ennemis. — ( Ordre du 27 juillet 1917. )

2° Sons les ordres du capitaine Pourcher, a rempli toutes ses missions au prix de pertes sensibles et de combats quotidiens. Par ses réglages et ses contrôles de tirs lointains, ses reconnaissances à grande distance de jour et de nuit, son esprit offensif, a contribué brillamment au succès des opérations. Par son initiative heureuse, a réalisé d'importantes améliorations de matériel qui rendent de grands services ; 1,743 heures de vols, 7 avions ennemis abattus. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 septembre 1918. )

ESCADRILLE BR. 117
J.O. du 7 décembre 1918 - Page 10549

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Les escadrilles Br. 117 et ..., du 5e groupe de bombardement : Sous la vigoureuse impulsion du capitaine Vuillemin, commandant le groupe, et du capitaine Petit, commandant les escadrilles de jour de ce groupe, des lieutenants Richet, Lemaitre et Abadie, chefs des escadrilles, se sont fait remarquer par leur allant, leur audace et les grandes pertes qu'elles ont infligées à l'ennemi, lançant en plein jour près de cent tonnes d'explosifs sur des objectifs souvent très éloignés des lignes. Au cours d'une expédition en Allemagne, ont supporté victorieusement le choc de nombreux avions de chasse ennemis et en ont abattu trois, dont un en flammes. — ( Ordre du 21 avril 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre de bombardement de jour, comprenant : le G. B. 5 ( escadrille Br. 117 et ... ) et les ... : Entraînée par l'exemple magnifique de son commandant, le chef d'escadron Vuillemin, et de ses chefs de groupe, les capitaines Petit, de La Morlais, de La Vergne, constitue par son entrain et son audace une unité d'aviation redoutable. A maintes fois fait sentir à l'ennemi la valeur de son esprit offensif en le mitraillant et le bombardant près du sol. Du 27 mars au 21 mai, est intervenue dans la bataille de Picardie, lançant 132 tonnes de projectiles. Du 29 mai au 9 juin, a participé aux opérations entre Aisne et Marne, lançant plus de 191 tonnes de projectiles. S'est distinguée particulièrement le 4 juin en arrêtant dans son germe une attaque allemande par le bombardement en masse des troupes ennemies rassemblées en vue de l'action dans le ravin de la Savière. Depuis le 15 juillet, a contribué puissamment à rendre très difficile à l'ennemi le passage de la Marne, lui coupant les passerelles par ses bombes ; a vigoureusement poursuivi les troupes allemandes dans leur repli, lançant 147 tonnes de projectiles. Au cours de ces diverses opérations a abattu 43 avions ennemis qui cherchaient à lui barrer la route de ses objectifs. — ( Ordre du 19 septembre 1918. )

ESCADRILLE BR. 120
J.O. du 7 décembre 1918 - Page 10549

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Les escadrilles Br. 120 et ..., du 5e groupe de bombardement : Sous la vigoureuse impulsion du capitaine Vuillemin, commandant le groupe, et du capitaine Petit, commandant les escadrilles de jour de ce groupe, des lieutenants Richet, Lemaitre et Abadie, chefs des escadrilles, se sont fait remarquer par leur allant, leur audace et les grandes pertes qu'elles ont infligées à l'ennemi, lançant en plein jour près de cent tonnes d'explosifs sur des objectifs souvent très éloignés des lignes. Au cours d'une expédition en Allemagne, ont supporté victorieusement le choc de nombreux avions de chasse ennemis et en ont abattu trois, dont un en flammes. — ( Ordre du 21 avril 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre de bombardement de jour, comprenant : le G. B. 5 ( escadrille Br. 120 et ... ) et les ... : Entraînée par l'exemple magnifique de son commandant, le chef d'escadron Vuillemin, et de ses chefs de groupe, les capitaines Petit, de La Morlais, de La Vergne, constitue par son entrain et son audace une unité d'aviation redoutable. A maintes fois fait sentir à l'ennemi la valeur de son esprit offensif en le mitraillant et le bombardant près du sol. Du 27 mars au 21 mai, est intervenue dans la bataille de Picardie, lançant 132 tonnes de projectiles. Du 29 mai au 9 juin, a participé aux opérations entre Aisne et Marne, lançant plus de 191 tonnes de projectiles. S'est distinguée particulièrement le 4 juin en arrêtant dans son germe une attaque allemande par le bombardement en masse des troupes ennemies rassemblées en vue de l'action dans le ravin de la Savière. Depuis le 15 juillet, a contribué puissamment à rendre très difficile à l'ennemi le passage de la Marne, lui coupant les passerelles par ses bombes ; a vigoureusement poursuivi les troupes allemandes dans leur repli, lançant 147 tonnes de projectiles. Au cours de ces diverses opérations a abattu 43 avions ennemis qui cherchaient à lui barrer la route de ses objectifs. — ( Ordre du 19 septembre 1918. )

ESCADRILLE BR. 127
J.O. du 7 décembre 1918 - Page 10549

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Les escadrilles Br. 127 et ..., du 5e groupe de bombardement : Sous la vigoureuse impulsion du capitaine Vuillemin, commandant le groupe, et du capitaine Petit, commandant les escadrilles de jour de ce groupe, des lieutenants Richet, Lemaitre et Abadie, chefs des escadrilles, se sont fait remarquer par leur allant, leur audace et les grandes pertes qu'elles ont infligées à l'ennemi, lançant en plein jour près de cent tonnes d'explosifs sur des objectifs souvent très éloignés des lignes. Au cours d'une expédition en Allemagne, ont supporté victorieusement le choc de nombreux avions de chasse ennemis et en ont abattu trois, dont un en flammes. — ( Ordre du 21 avril 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre de bombardement de jour, comprenant : le G. B. 5 ( escadrille Br. 127 et ... ) et les ... : Entraînée par l'exemple magnifique de son commandant, le chef d'escadron Vuillemin, et de ses chefs de groupe, les capitaines Petit, de La Morlais, de La Vergne, constitue par son entrain et son audace une unité d'aviation redoutable. A maintes fois fait sentir à l'ennemi la valeur de son esprit offensif en le mitraillant et le bombardant près du sol. Du 27 mars au 21 mai, est intervenue dans la bataille de Picardie, lançant 132 tonnes de projectiles. Du 29 mai au 9 juin, a participé aux opérations entre Aisne et Marne, lançant plus de 191 tonnes de projectiles. S'est distinguée particulièrement le 4 juin en arrêtant dans son germe une attaque allemande par le bombardement en masse des troupes ennemies rassemblées en vue de l'action dans le ravin de la Savière. Depuis le 15 juillet, a contribué puissamment à rendre très difficile à l'ennemi le passage de la Marne, lui coupant les passerelles par ses bombes ; a vigoureusement poursuivi les troupes allemandes dans leur repli, lançant 147 tonnes de projectiles. Au cours de ces diverses opérations a abattu 43 avions ennemis qui cherchaient à lui barrer la route de ses objectifs. — ( Ordre du 19 septembre 1918. )

ESCADRILLE 18
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10726

1° A déployé, sous la direction du capitaine de Marmies, la plus remarquable activité et le plus brillant entrain dans une période où les circonstances atmosphériques étaient des plus défavorables et a contribué au succès des opérations de l'armée par les heureux résultats de ses reconnaissances, réglages, photographies, chasses et bombardements ( notamment les 28 novembre, 29 décembre 1915 et 17 janvier 1916 ), malgré l'action de l'artillerie et des avions ennemis. — ( Ordre du 25 janvier 1916. )

2° Unité remarquable par son entrain, son allant, sa bravoure, sa haute conception du devoir. Sous le commandement du capitaine Collet, a participé brillamment, depuis janvier 1916, aux opérations importantes faites sur le front de Verdun, Somme, Champagne. Au cours de l'offensive ennemie de mai à juin 1918, a donné de nouvelles preuves de son esprit de sacrifice en exécutant, malgré des moyens réduits, toutes les missions demandées. De juillet à août 1918, a été de tous les combats, affirmant encore ses belles qualités militaires, son absolu mépris du danger et sa foi patriotique. Malgré de lourdes pertes, n'ayant jamais connu le repos, elle est toujours aussi fraîche, toujours animée du plus superbe esprit offensif. Compte 346 missions photographiques, 113 reconnaissances, 245 réglages ; 6 avions abattus. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

ESCADRILLE 69
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10727

1° Modèle de solidarité, d'allant et de courage. Conserve les traditions acquises au cours des batailles où elle est sans arrêt depuis vingt mois : unité remarquable, tant par son mordant ( 20 appareils ennemis abattus ) que par son entrain aux reconnaissances lointaines. Dans le seul dernier mois, sous le commandement du lieutenant Malavialle, a couvert, par photographies aériennes, l'arrière-front de plusieurs armées ennemies, sur une profondeur de 30 kilomètres. — ( Ordre du 13 juin 1917. )

2° Escadrille d'élite. Remarquable autant par son ardeur au combat ( trente-quatre appareils ennemis abattus ), que par son entrain aux reconnaissances éloignées et le dévouement qu'elle apporte à protéger le travail des escadrilles de corps d'armée. Toujours sur la brèche, appelée aux points les plus exposés du champ de bataille, a développé depuis deux ans, sous le commandement de son chef, le capitaine Malavialle, les magnifiques traditions de solidarité, d'entrain et de courage qui en font une de nos plus belles escadrilles de chasse. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

ESCADRILLE 48
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10881

1° Sous les ordres du capitaine Matton, tombé glorieusement à l'ennemi, puis du capitaine Sabattier, a participé de la manière la plus brillante, aux batailles de Verdun ( 1916 ), de l'Aisne et des Flandres ( 1917 ). A montré en toutes circonstances les plus belles qualités d'enthousiasme, de mordant, de cohésion et de discipline, sans que les pertes les plus cruelles aient jamais ralenti son ardeur. Au cours de plus de six cents combats, a abattu vingt-sept avions et un drachen ennemis. — ( Ordre du 16 janvier 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre de combat n° 1, composée de l'escadrille 48 et des ... : Unité admirable, d'une puissance de combat et d'une valeur morale de premier ordre. Formée et commandée par le chef de bataillon Ménard, dont l'autorité et le magnifique exemple ont fait de cette formation un instrument de combat redoutable. Engagée dans toutes les grandes actions les plus violentes de l'année, a contribué au résultat final en apportant dans la lutte le concours de sa puissante intervention. Volant par tous les temps, a sans cesse dominé l'ennemi en incendiant ses ballons d'observation, en détruisant ses appareils ou en les rejetant très loin dans ses lignes, permettant ainsi à nos avions d'observation et de bombardement d'effectuer leurs missions. Par son intervention énergique, en mitraillant sans cesse à basse altitude et jusqu'à quinze kilomètres dans les lignes les formations ennemies, a pris largement sa part de succès dans la bataille. Pendant ces sept derniers mois de lutte ardente, a abattu cent six avions, incendié quarante-deux drachens, tiré sur des objectifs des quantités considérables de munitions. — ( Ordre du 4 octobre 1918. )

ESCADRILLE 81
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10881

1° Unité d'élite, dont les pilotes, entraînés par l'exemple de leur chef, le capitaine Bailly, rivalisant de courage et d'adresse. Quoique de formation récente, a eu un rendement remarquable ; affirme sa supériorité sur l'ennemi et obtient la maîtrise chaque fois qu'elle tient l'air ; en huit mois, a abattu vingt-six avions ennemis. — ( Ordre du 31 janvier 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre de combat n° 1, composée de l'escadrille 81 et des ... : Unité admirable, d'une puissance de combat et d'une valeur morale de premier ordre. Formée et commandée par le chef de bataillon Ménard, dont l'autorité et le magnifique exemple ont fait de cette formation un instrument de combat redoutable. Engagée dans toutes les grandes actions les plus violentes de l'année, a contribué au résultat final en apportant dans la lutte le concours de sa puissante intervention. Volant par tous les temps, a sans cesse dominé l'ennemi en incendiant ses ballons d'observation, en détruisant ses appareils ou en les rejetant très loin dans ses lignes, permettant ainsi à nos avions d'observation et de bombardement d'effectuer leurs missions. Par son intervention énergique, en mitraillant sans cesse à basse altitude et jusqu'à quinze kilomètres dans les lignes les formations ennemies, a pris largement sa part de succès dans la bataille. Pendant ces sept derniers mois de lutte ardente, a abattu cent six avions, incendié quarante-deux drachens, tiré sur des objectifs des quantités considérables de munitions. — ( Ordre du 4 octobre 1918. )

ESCADRILLE 17
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10880

1° L'aéronautique du 1er corps d'armée, comprenant les escadrilles 17 et les ... : Sous les ordres du capitaine Wateau, a fait preuve, pendant toute la durée de l'offensive des Flandres, de la plus grande activité et de la plus grande audace dans l'accomplissement des missions qui lui ont été confiées, contribuant ainsi pour une grande part au succès des opérations. — ( Ordre du 5 décembre 1917. )

2° Comprise dans la citation ci-après : Escadrilles 17 et les ... : Engagées sans interruption dans la bataille du 29 mai au 25 septembre 1918, sous l'impulsion brillante du capitaine de Peyrecave, elles ont tenu à honneur, malgré la fatigue, les bombardements continuels de leurs terrains et leurs lourdes pertes, de remplir toujours plus que les missions qui leur incombaient. Ont conservé, après cent dix jours de lutte, une conception du devoir et un esprit de sacrifice aussi élevés qu'au premier jour. — ( Décision du général commandant en chef, du 12 octobre 1918. )

ESCADRILLE 52
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10880

1° A rendu depuis le début de la bataille de la Somme les meilleurs services. Volant par tous les temps, faisant sans cesse preuve de hardiesse, de coup d'œil et d'habileté, a contribué très efficacement aux succès par les renseignements précis fournis au commandement et l'aide prêtée à l'artillerie pour les réglages. A permis, en particulier, les 11, 12 et 14 octobre, malgré le temps très défavorable, de poursuivre la préparation dans les meilleures conditions. — ( Ordre du 10 novembre 1916. )

2° Au cours du printemps et de l'été 1918, a été partout où l'on s'est battu. Sous l'énergique commandement successif du lieutenant de Monredon et du lieutenant Redon, s'est toujours montrée unité d'élite à qui on pouvait tout demander et de qui on pouvait tout attendre. Au cours de maints combats contre l'aviation ennemie, et en particulier pendant d'audacieuses liaisons d'infanterie, ses équipages n'ont cessé de manifester les plus belles qualités d'allant et de dévouement au pays. — ( Décision du général commandant en chef, du 12 octobre 1918. )

ESCADRILLE 53
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10880

1° L'aéronautique du 1er corps d'armée, comprenant les escadrilles 53 et les ... : Sous les ordres du capitaine Wateau, a fait preuve, pendant toute la durée de l'offensive des Flandres, de la plus grande activité et de la plus grande audace dans l'accomplissement des missions qui lui ont été confiées, contribuant ainsi pour une grande part au succès des opérations. — ( Ordre du 5 décembre 1917. )

2° Comprise dans la citation ci-après : Escadrilles 53 et les ... : Engagées sans interruption dans la bataille du 29 mai au 25 septembre 1918, sous l'impulsion brillante du capitaine de Peyrecave, elles ont tenu à honneur, malgré la fatigue, les bombardements continuels de leurs terrains et leurs lourdes pertes, de remplir toujours plus que les missions qui leur incombaient. Ont conservé, après cent dix jours de lutte, une conception du devoir et un esprit de sacrifice aussi élevés qu'au premier jour. — ( Décision du général commandant en chef, du 12 octobre 1918. )

ESCADRILLE 77
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10879

1° Unité d'élite, qui s'est classée, dès sa formation, parmi les mieux entrainées et les plus redoutables pour l'ennemi. Remarquablement commandée par le capitaine de l'Hermite, qui l'a formée et lui a communiqué son enthousiasme ardent, puis par le capitaine Mouronval, tombé dans les lignes ennemies en la menant au combat, a abattu vingt-deux avions ennemis, incendié treize drachens, rapporté plus de mille photographies de l'arrière-front allemand, exécuté en monoplace, quatre opérations de bombardement de jour, à basse altitude, avec plein succès. — ( Ordre du 18 juillet 1918. )

2° Escadrille animée d'une magnifique ardeur combative, du plus pur patriotisme et d'une foi inébranlable, dans la victoire. Sous le commandement remarquable et l'impulsion vigoureuse du lieutenant Decoin, entraînée par l'héroïsme sublime du sous-lieutenant Boyau, a apporté au groupe de combat, qu'elle illustre de ses exploits, les plus nobles traditions d'honneur et d'esprit de sacrifice. En dépit des pertes les plus douloureuses, a pris dans les dernières batailles aériennes une des parts les plus belles et les plus actives et porté à cinquante-neuf le nombre de ses victoires, trente-quatre avions abattus, vingt-cinq drachens incendiés, mille six clichés photographiques, quatre bombardements. — ( Ordre du 8 octobre 1918. )

ESCADRILLE SPA. 88
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 387

1° Comprise dans la citation ci-après : L'escadrille Spa 88 et le ... : Unité de combat particulièrement brillante, animée du plus pur esprit de sacrifice et du plus ardent enthousiasme. Depuis sa formation, en novembre 1916, sous les ordres du commandant Fequant, a coopéré avec une bravoure et une abnégation constantes, à douze grandes batailles aériennes. Maigre des pertes cruelles, n'a cessé à aucun moment de donner un magnifique exemple par sa ténacité et sa foi en la victoire. Sous les ordres du capitaine d'Harcourt, l'escadrille 88 et les ... ont pris la plus belle part aux batailles de mars à août 1918, se dépensant sans compter et portant à 166 le nombre de leurs victoires. — ( Ordre du 10 septembre 1918. )

2° Unité d'élite, animée par un magnifique enthousiasme et le plus pur esprit de sacrifice. Formée par le capitaine d'Astier de la Vigerie, blessé en la menant au combat, a été successivement entraînée par le capitaine Doumer et le lieutenant Guerin, tués, et le capitaine Rozoy, blessé à la tête. Sous leur ardente impulsion et à leur exemple, a pris part à toutes les grandes batailles qui ont assuré le salut et la victoire de la France, et y a fait preuve, malgré de lourdes pertes, du même esprit de bravoure et de complet mépris du danger. — ( Ordre du 19 novembre 1918. )

ESCADRILLE SAL. 203
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 388

1° L'aéronautique du 1er corps d'armée, comprenant l'escadrille 203 et les ... sous les ordres du capitaine Vateau, a fait preuve pendant toute la durée de l'offensive des Flandres de la plus grande activité et de la plus grande audace dans l'accomplissement des missions qui lui ont été confiées, contribuant ainsi pour une grande part au succès des opérations. — ( Ordre du 5 décembre 1917. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadrille 203 et le ... Superbe régiment où les qualités manœuvrière les plus brillantes s'allient à une profonde instruction technique développée par un chef d'une compétence exceptionnelle et qui est complété par une escadrille organique de premier ordre ( SAL 203 ), constitue un outil remarquablement souple et puissant dans la main du commandement. Constamment engagé du 27 mai au 24 septembre 1918, le ..., sous le commandement du lieutenant-colonel Mussel, a pris une part brillante à toutes les actions offensives puis défensives de la 10e armée. Grâce aux qualités d'initiative de ses chefs, au courage de tout son personnel, a réussi, au cours de la retraite comme de la progression, à maintenir ou à porter son matériel en batterie jusqu'à la ligne d'artillerie de campagne et à obtenir, de ce fait, à grande distance, dans les lignes ennemies, des effets remarquables de destruction et d'interdiction. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 23 novembre 1918. )

ESCADRILLE BR. 104
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 852

1° Comprise dans la citation suivante : Groupe de bombardement 102 : malgré les attaques des avions ennemis et malgré le feu d'une artillerie spéciale redoutable, sont intervenus sur le champ de bataille en liaison avec les autres armes. Ont opéré à plusieurs reprises sur les vois de communications de l'ennemi et sur ses réserves, causant un effet moral et matériel certain. — ( Ordre du 7 juillet 1915. )

2° Escadrille qui, sous les ordres du capitaine Aron, n'a cessé pendant la période du 23 mai au 20 juin 1918, devant Soissons, d'apporter constamment au commandement, au prix de sérieuses pertes en personnel et en matériel, les renseignements les plus précieux sur l'ennemi, exécutant journellement des reconnaissances audacieuses au-dessus des lignes, rapportant photographies et renseignements, exécutant les réglages d'artillerie et engageant audacieusement le combat, souvent contre un ennemi supérieur en nombre. — ( Décision du général commandant en chef, du 24 juillet 1918. )

ESCADRILLE BR. 105
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 852

1° Comprise dans la citation suivante : Groupe de bombardement 102 : malgré les attaques des avions ennemis et malgré le feu d'une artillerie spéciale redoutable, sont intervenus sur le champ de bataille en liaison avec les autres armes. Ont opéré à plusieurs reprises sur les vois de communications de l'ennemi et sur ses réserves, causant un effet moral et matériel certain. — ( Ordre du 7 juillet 1915. )

2° Sous le commandement du capitaine Rosenfeld, a, pendant plus de quatre mois de bataille ininterrompue ( mars-août 1918 ), rendu au corps d'armée les services les plus précieux ; s'est montrée toujours superbe de bravoure et de crânerie et animé d'un brillant esprit de devoir et de sacrifice que n'ont jamais fait qu'exalter les pertes subies. — ( Décision du général commandant en chef, du 28 septembre 1918. )

ESCADRILLE BR. 106
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 852

1° Comprise dans la citation suivante : Groupe de bombardement 102 : malgré les attaques des avions ennemis et malgré le feu d'une artillerie spéciale redoutable, sont intervenus sur le champ de bataille en liaison avec les autres armes. Ont opéré à plusieurs reprises sur les vois de communications de l'ennemi et sur ses réserves, causant un effet moral et matériel certain. — ( Ordre du 7 juillet 1915. )

2° A pris part aux opérations de la Malmaison où elle a rendu des services remarquables qui ont contribué aux succès de sa division. Du 28 mai au 2 juin 1918, sous le commandement énergique du capitaine Robert, a déployé une activité et une audace qui ont fait l'admiration du commandement et de la troupe. A exécuté pendant cette période, en dehors des missions d'artillerie et de photographie, cinquante-trois missions de liaison d'infanterie qui ont fourni au commandement des renseignements de la plus haute importance. Volant à moins de 100 mètres pour préciser la situation, attaquant continuellement les formations de l'ennemi à coups de mitrailleuses, a subi, du fait du feu de l'ennemi, des pertes sévères, mais n'a jamais cessé d'assurer ses missions avec le même entrain et la même confiance — ( Décision du général commandant en chef, du 20 juillet 1918. )

ESCADRILLE BR. 107
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 852

1° Comprise dans la citation suivante : Groupe de bombardement 102 : malgré les attaques des avions ennemis et malgré le feu d'une artillerie spéciale redoutable, sont intervenus sur le champ de bataille en liaison avec les autres armes. Ont opéré à plusieurs reprises sur les vois de communications de l'ennemi et sur ses réserves, causant un effet moral et matériel certain. — ( Ordre du 7 juillet 1915. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre n° 13, composée : du groupe de bombardement n° 3 ( escadrille Br. 107 ... ), commandée par le chef d'escadron Rocard, tombé glorieusement dans les lignes ennemies en se portant au secours d'un de ses équipages attaqués. Sous l'ardente impulsion de son chef, le chef d'escadron de la Morlais, n'a cessé, depuis sa formation récente, de se dépenser sans compter dans la bataille. Sur la Marne, en juillet 1918, a attaqué et bombardé sans répit les passerelles, les rassemblements et les convois ennemis. Sur la Somme et sur l'Aisne, en août, a semé journellement l'épouvante et le désordre parmi les formations ennemies. Au cours de l'offensive franco-américaine sur Saint-Mihiel, en septembre, vient encore de manifester son ardeur combative en intervenant dans la bataille et sur les points de concentration ennemis par ses bombardements et ses mitraillades. — ( Ordre du 28 septembre 1918. )

ESCADRILLE BR. 123
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 853

1° Comprise dans la citation suivante : 4e groupe de bombardement : a exécuté dans la journée du 10 mars 1916, sous le commandement de son chef, le capitaine Happe, un bombardement auquel ont pris part vingt-trois appareils. Au cours de l'expédition, le groupe a livré une série de combats ininterrompus à une forte aviation ennemie. — ( Ordre du 20 mars 1916. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre de bombardement de jour comprenant le groupe de bombardement 9 ( escadrille Br. 123 ) : entraînée par l'exemple magnifique de son commandant, le chef d'escadron Vuillemin, et de ses chefs de groupe, les capitaines Petit, de la Morlais, de la Vergne, constitue par son entrain et son audace une unité d'aviation redoutable. A maintes fois fait sentir à l'ennemi la valeur de son esprit offensif en le mitraillant et en le bombardant près du sol. Du 27 mars au 27 mai, est intervenue dans la bataille de Picardie, lançant 132 tonnes de projectiles. Du 29 mai au 9 juin, a participé aux opérations entre Aisne et Marne, lançant plus de 191 tonnes de projectiles. S'est distinguée, particulièrement le 4 juin, en arrêtant dans son germe une attaque allemande, par le bombardement en masse des troupes ennemies rassemblées en vue de l'action dans le ravin de la Savière. Depuis le 15 juillet, a contribué puissamment à rendre très difficile à l'ennemi le passage de la Marne, lui coupant les passerelles par ses bombes ; a vigoureusement poursuivi les troupes allemandes dans leur repli, lançant 147 tonnes de projectiles. Au cours de ces diverses opérations, a abattu quarante-trois avions ennemis qui cherchaient à lui barrer la route de ses objectifs. — ( Ordre du 19 septembre 1918. )

ESCADRILLE F. 19
J.O. du 24 janvier 1919 - Page 925

1° Escadrille d'élite. A montré, sous la direction du capitaine Mutel, modèle de toutes les vertus militaires, mort au champ d'honneur, les plus hauts exemples de vaillance et d'abnégation. A réussi plus de 1,000 réglages, 350 reconnaissances photographiques, 125 missions d'infanterie et livré plus de 100 combats. A toujours travaillé en liaison complète avec l'infanterie et l'artillerie, malgré le mauvais temps et un vent violent. Descendant à faible altitude pour renseigner le commandement, a puissamment aidé à la préparation et à l'exécution de l'attaque d'août 1917. A abattu quatre avions ennemis. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° Commandée par le capitaine Tetu, a montré les plus beaux exemples de courage, d'énergie et de dévouement en accomplissant, à basse altitude, des missions de champ de bataille pendant les dernières opérations sur la Vesle et sur l'Aisne, a toujours triomphé des avions ennemis par son haut moral et sa cohésion. Comme escadrille d'observation, a réussi en une année 300 réglages, 110 reconnaissances photographiques, 90 liaisons d'infanterie et livré plus de 100 combats, abattant 7 avions ennemis ; plus de 120 de ses avions ont été atteints par le feu de l'ennemi. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 25 décembre 1918. )

ESCADRILLE BR. 226
J.O. du 24 février 1919 - Page 2104

1° Sous les ordres du capitaine Wateau, a fait preuve, pendant toute la durée de l'offensive des Flandres, de la plus grande activité et de la plus grande audace dans l'accomplissement des missions qui lui ont été confiées, contribuant ainsi pour une grande part au succès des opérations. — ( Ordre du 5 décembre 1917. )

2° Unité d'élite, animée du plus grand brillant esprit d'offensive. Sous le commandement énergique de son chef, le lieutenant Ducos de la Haille, a fourni un travail d'artillerie excellent d'un rendement remarquable, au cours de ces trois opérations, accomplissant, en outre, toutes les missions de reconnaissances qui lui étaient demandées, livrant quatorze combats et assurant plusieurs fois, dans d'excellentes conditions, le ravitaillement en vivres et en munitions d'unités d'infanterie en première ligne. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 3 janvier 1919. )

ESCADRILLE BR. 110
J.O. du 1er mars 1919 - Page 2317

1° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadrille Br. 110, ancienne V. B. 110, et les ..., commandées par le chef d'escadron de Rose : malgré les attaques des avions ennemis et malgré le feu d'une artillerie spéciale redoutable, sont intervenus sur le champ de bataille en liaison avec les autres armes. Ont opéré à plusieurs reprises sur les voies de communication de l'ennemi et sur ses réserves, causant un effet moral et matériel certain. — ( Ordre du 7 juillet 1915. )

2° Comprise dans la citation ci-après : Le 1er groupe de bombardement : Sous l'impulsion énergique de son commandant, le chef d'escadron Bouchet, le 1er groupe de bombardement, composé des escadrilles 110 et ..., a pris part aux batailles de Picardie et de Champagne de 1918. En sept mois, du 27 mars au 9 novembre, il a exécuté, en 106 nuits de travail, 2,134 expéditions d'avions, attaqué 749 objectifs militaires, accompli 103 reconnaissances de nuit, lancé près de 330 tonnes de projectiles, réalisé 113 destructions ( incendies, voies coupées, trains sautés, dépôts de munitions explosés, terrains d'aviation brûlés, etc. ), contribué puissamment à l'arrêt de l'ennemi et à son recul consécutif en lui infligeant des pertes qui ont affecté profondément son moral et diminué sensiblement sa valeur combative ; n'a cessé de procurer à notre haut commandement des renseignements du plus grand intérêt. — ( Ordre du 6 janvier 1919. )

ESCADRILLE SAL. 33
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3104

1° Unité d'élite qui n'a cessé depuis le début de la guerre de rendre les plus grands services au commandement. Vient encore de se signaler sous le commandement du capitaine Picot de Vauloge au cours des dernières opérations de la Somme et de Champagne auxquelles a pris part le 9e corps d'armée. Par l'énergie de son chef et le bel exemple qu'il donnait, par l'audace et l'activité de ses observateurs, par le courage et l'habileté de ses pilotes, a toujours mené à bien toutes les missions qui lui étaient confiées : reconnaissances, missions photographiques, réglages ou missions de commandement, ne se laissant arrêter ni par ses pertes, ni par une aviation ennemie particulièrement active et à laquelle elle a dû livrer de durs combats. A abattu trois avions pendant cette période. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 décembre 1918. )

2° Au front depuis trente-quatre mois, a pris part à toutes les opérations du corps d'armée auquel elle est rattachée depuis décembre 1914. S'est particulièrement distinguée à Verdun, sur la Somme et sur l'Aisne, par l'activité et l'audace de ses observateurs et de ses pilotes ; possède la confiance des fantassins et des artilleurs qui l'ont vue à l'œuvre et du commandement qui sait pouvoir compter sur elle dans toutes les circonstances. — ( Ordre du 7 février 1919. )

ESCADRILLE C. 56
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3104

1° Sous la direction du capitaine Péralda, chef d'escadrille, résultats remarquables et toujours en progrès obtenus, non seulement dans l'observation des tirs et la photographie, mais dans la chasse et le bombardement. Malgré un service incessant, des déplacements fréquents, est arrivée à maintenir ses appareils en forme parfaite. — ( Ordre du 6 mars 1915. )

2° Unité animée des plus beaux sentiments de dévouement et de courage. Sous l'impulsion de ses chefs, le capitaine Vignon, puis le capitaine Gama, n'a cessé de se prodiguer au cours des opérations de Champagne 1917, et de Verdun 1917-1918. Par ses reconnaissances photographiques, ses liaisons d'infanterie, ses missions d'artillerie toujours exécutées avec la plus belle hardiesse, a rendu au commandement et aux autres armes les plus signalés services ; malgré des pertes sévères, a toujours montré le moral le plus élevé. — ( Ordre du 7 février 1919. )

ESCADRILLE BR. 126
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3104

1° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre n° 13, composée de l'escadrille Br. 126 et les ... ( chef d'escadron Rocard ) : Sous l'ardente impulsion de son chef, le chef d'escadron de La Morlais, n'a cessé depuis sa formation récente, de se dépenser sans compter dans la bataille. Sur la Marne, en juillet 1918, a attaqué et bombardé sans répit les passerelles, les rassemblements et les convois ennemis. Sur la Somme et sur l'Aisne, en août, a semé journellement l'épouvante et le désordre parmi les formations ennemies. Au cours de l'offensive franco-américaine sur Saint-Mihiel, en septembre, vient encore de manifester son ardeur combative en intervenant dans la bataille et sur les points de concentration ennemis par ses bombardements et ses mitraillages. — ( Ordre du 28 septembre 1918. )

2° Comprise dans la citation ci-après : L'escadre de bombardement n° 13, comprenant l'escadrille Br. 126 et les ..., ( capitaine de Geffrier ) : Depuis le 25 septembre 1918, a brillamment pris part à toutes les opérations de nos armées en Champagne, sur l'Aisne et dans la Woëvre, faisant preuve du plus bel esprit offensif, conservant jusqu'au dernier jour son moral élevé et sa confiante ardeur, a réussi à atteindre sévèrement l'ennemi dans ses cantonnements et dans ses formations de combat, coopérant ainsi avec les autres armes à mettre l'ennemi en déroute, notamment le 27 septembre 1918 ; a pris une part active aux opérations des armées françaises et américaines en Champagne. Le 28 septembre, a bombardé et mitraillé dans la grêle les troupes ennemies et les convois à 200 mètres d'altitude ; le 6 octobre, a recommencé le même exploit ; le 10 octobre, après avoir, en plein jour, bombardé la gare de Vouziers, est retourné continuer de nuit son œuvre et a réussi à faire sauter des trains de munitions. Au cours de ces opérations, a jeté 166 tonnes de projectiles, tiré 80,000 cartouches, pris 378 clichés photographiques, livré 25 combats et abattu ou désemparé 10 avions ennemis. — ( Ordre du 4 février 1919. )

ESCADRILLE BR. 128
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3104

1° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre n° 13, composée de l'escadrille Br. 128 et les ... ( chef d'escadron Rocard ) : Sous l'ardente impulsion de son chef, le chef d'escadron de La Morlais, n'a cessé depuis sa formation récente, de se dépenser sans compter dans la bataille. Sur la Marne, en juillet 1918, a attaqué et bombardé sans répit les passerelles, les rassemblements et les convois ennemis. Sur la Somme et sur l'Aisne, en août, a semé journellement l'épouvante et le désordre parmi les formations ennemies. Au cours de l'offensive franco-américaine sur Saint-Mihiel, en septembre, vient encore de manifester son ardeur combative ou intervenant dans la bataille et sur les points de concentration ennemis par ses bombardements et ses mitraillages. — ( Ordre du 28 septembre 1918. )

2° Comprise dans la citation ci-après : L'escadre de bombardement n° 13, composée de l'escadrille Br. 128 et les ..., ( capitaine de Geffrier ) : Depuis le 25 septembre 1918, a brillamment pris part à toutes les opérations de nos armées en Champagne, sur l'Aisne et dans la Woëvre, faisant preuve du plus bel esprit offensif, conservant jusqu'au dernier jour son moral élevé et sa confiante ardeur, a réussi à atteindre sévèrement l'ennemi dans ses cantonnements et dans ses formations de combat, coopérant ainsi avec les autres armes à mettre l'ennemi en déroute, notamment le 27 septembre 1918 ; a pris une part active aux opérations des armées françaises et américaines en Champagne ; le 28 septembre, a bombardé et mitraillé dans la grêle les troupes ennemies et les convois à 200 mètres d'altitude ; le 6 octobre, a recommencé le même exploit ; le 10 octobre, après avoir, en plein jour, bombardé la gare de Vouziers, est retourné continuer de nuit son œuvre et a réussi à faire sauter des trains de munitions. Au cours de ces opérations, a jeté 166 tonnes de projectiles, tiré 80,000 cartouches, pris 378 clichés photographiques, livré 25 combats et abattu ou désemparé 10 avions ennemis. — ( Ordre du 4 février 1919. )

ESCADRILLE BR. 129
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3104

1° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre de bombardement de jour, comprenant l'escadrille Br. 129 et les ... : Entraînée par l'exemple magnifique de son commandant, le chef d'escadron Vuillemin, et de ses chefs de groupe, les capitaines Petit, de la Morlais, de la Vergne, constitue par son entrain et son audace une unité d'aviation redoutable. A maintes fois fait sentir à l'ennemi la valeur de son esprit offensif en le mitraillant et en le bombardant près du sol. Du 27 mars au 27 mai, est intervenue dans la bataille de Picardie, lançant 132 tonnes de projectiles. Du 29 mai au 9 juin, a participé aux opérations entre Aisne et Marne, lançant plus de 191 tonnes de projectiles. S'est distinguée, particulièrement le 4 juin, en arrêtant dans son germe une attaque allemande, par le bombardement en masse des troupes ennemies rassemblées en vue de l'action dans le ravin de la Savière. Depuis le 15 juillet, a contribué puissamment à rendre très difficile à l'ennemi le passage de la Marne, lui coupant les passerelles par ses bombes ; a vigoureusement poursuivi les troupes allemandes dans leur repli, lançant 147 tonnes de projectiles. Au cours de ces diverses opérations, a abattu 43 avions ennemis qui cherchaient à lui barrer la route de ses objectifs. — ( Ordre du 19 septembre 1918. )

2° Comprise dans la citation ci-après : L'escadre de bombardement n° 12 ( escadrille Br. 129 et les ... ) ( capitaine de Lavergne ) : A été engagée sans arrêt depuis le 1er août 1918 dans toutes les phases de la bataille, y a puissamment fait sentir son action, a rempli ses missions avec un courage et une abnégation sans bornes. Jusqu'au dernier jour de la guerre, n'a cessé de poursuivre l'ennemi de ces coups, semant le désordre dans ses rangs et coopérant ainsi avec les autres armes à mettre l'ennemi en déroute, notamment, le 19 août 1918 ; a jeté 37 tonnes de projectiles, abattu sûrement sept avions ennemis et probablement deux autres, le 20 août, a fait deux expéditions à moins de 300 mètres d'altitude et jeté 27 tonnes d'explosifs. Le 12 septembre, malgré un temps absolument défavorable, a bombardé les cantonnements de la Woëvre, coopérant à l'attaque américaine sur Saint-Mihiel. Le 25 septembre, n'ayant pu être employée de jour, a bombardé de nuit des terrains d'aviation ennemis et attaqué des trains. Le 3 octobre, a effectué trois expéditions dans la journée et abattu trois avions ennemis ; le 10 novembre, dernier jour de la guerre, a bombardé et mitraillé les convois et les troupes embouteillées à Marienbourg, pénétrant ainsi à basse altitude à 25 kilomètres dans les lignes ennemies. Au cours de ces opérations, a jeté 611 tonnes de projectiles, tiré 218,000 cartouches, pris 797 clichés photographiques, livré 103 combats, abattu officiellement 41 avions ennemis et désemparé 25 autres. — ( Ordre du 4 février 1919. )

ESCADRILLE BR. 131
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3105

1° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre n° 13, composée de l'escadrille Br. 131 et des ... : Sous l'ardente impulsion de son chef, le chef d'escadron de La Morlais, n'a cessé, depuis sa formation récente de se dépenser sans compter dans la bataille. Sur la Marne, en juillet 1918, a attaqué et bombardé sans répit les passerelles, les rassemblements et les convois ennemis. Sur la Somme et sur l'Aisne, en août, a semé journellement l'épouvante et le désordre parmi les formations ennemies. Au cours de l'offensive franco-américaine sur Saint-Mihiel, en septembre, vient encore de manifester son ardeur combative, en intervenant dans la bataille et sur les points de concentration ennemis par ses bombardements et ses mitrailleuses. — ( Ordre du 28 septembre 1918. )

2° Comprise dans la citation ci-après : L'escadre de bombardement n° 13 ( escadrille Br. 131 et les ... ) : Depuis le 25 septembre 1918, a brillamment pris part à toutes les opérations de nos armées en Champagne, sur l'Aisne et dans la Woëvre, faisant preuve du plus bel esprit offensif, conservant jusqu'au dernier jour son moral élevé et sa confiante ardeur, a réussi à atteindre sévèrement l'ennemi dans ses cantonnements et dans ses formations de combat, coopérant ainsi avec les autres armes à mettre l'ennemi en déroute, notamment le 27 septembre 1918 ; a pris une part active aux opérations des armées françaises et américaines en Champagne. Le 28 septembre, a bombardé et mitraillé dans la grêle les troupes ennemies et les convois à 200 mètres d'altitude ; le 6 octobre, a recommencé le même exploit ; le 10 octobre, après avoir en plein jour bombardé la gare de Vouziers, est retourné continuer de nuit son œuvre et a réussi à faire sauter des trains de munitions. Au cours de ces opérations, a jeté 166 tonnes de projectiles, tiré 80,000 cartouches, pris 378 clichés photographiques, livré 25 combats et abattu ou désemparé 10 avions ennemis. — ( Ordre du 4 février 1919. )

ESCADRILLE BR. 132
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3105

1° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre n° 13, composée de l'escadrille Br. 132 et des ... : Sous l'ardente impulsion de son chef, le chef d'escadron de La Morlais, n'a cessé, depuis sa formation récente de se dépenser sans compter dans la bataille. Sur la Marne, en juillet 1918, a attaqué et bombardé sans répit les passerelles, les rassemblements et les convois ennemis. Sur la Somme et sur l'Aisne, en août, a semé journellement l'épouvante et le désordre parmi les formations ennemies. Au cours de l'offensive franco-américaine sur Saint-Mihiel, en septembre, vient encore de manifester son ardeur combative, en intervenant dans la bataille et sur les points de concentration ennemis par ses bombardements et ses mitraillages. — ( Ordre du 28 septembre 1918. )

2° Comprise dans la citation ci-après : L'escadre de bombardement n° 13 ( escadrille Br. 132 et les ... ) : Depuis le 25 septembre 1918, a brillamment pris part à toutes les opérations de nos armées en Champagne, sur l'Aisne et dans la Woëvre, faisant preuve du plus bel esprit offensif, conservant jusqu'au dernier jour son moral élevé et sa confiante ardeur, a réussi à atteindre sévèrement l'ennemi dans ses cantonnements et dans ses formations de combat, coopérant ainsi avec les autres armes à mettre l'ennemi en déroute, notamment le 27 septembre 1918, a pris une part active aux opérations des armées françaises et américaines en Champagne. Le 28 septembre, a bombardé et mitraillé dans la grêle les troupes ennemies et les convois à 200 mètres d'altitude ; le 6 octobre, a recommencé le même exploit. Le 10 octobre, après avoir, en plein jour, bombardé la gare de Vouziers, est retourné continuer de nuit son œuvre et a réussi à faire sauter des trains de munitions. Au cours de ces opérations, a jeté 166 tonnes de projectiles, tiré 80,000 cartouches, pris 378 clichés photographiques, livré 25 combats et abattu ou désemparé 10 avions ennemis. — ( Ordre du 4 février 1919. )

ESCADRILLE BR. 134
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3105

1° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre n° 13, composée de l'escadrille Br. 134 et des ... : Sous l'ardente impulsion de son chef, le chef d'escadron de La Morlais, n'a cessé, depuis sa formation récente de se dépenser sans compter dans la bataille. Sur la Marne, en juillet 1918, a attaqué et bombardé sans répit les passerelles, les rassemblements et les convois ennemis ; sur la Somme et sur l'Aisne, en août, a semé journellement l'épouvante et le désordre parmi les formations ennemies. Au cours de l'offensive franco-américaine sur Saint-Mihiel, en septembre, vient encore de manifester son ardeur combative, en intervenant dans la bataille et sur les points de concentration ennemis par ses bombardements et ses mitraillades. — ( Ordre du 28 septembre 1918. )

2° Comprise dans la citation ci-après : L'escadre de bombardement n° 13, escadrille Br. 134 et les ... : Depuis le 25 septembre 1918, a brillamment pris part à toutes les opérations de nos armées en Champagne, sur l'Aisne et dans la Woëvre, faisant preuve du plus bel esprit offensif, conservant jusqu'au dernier jour son moral élevé et sa confiante ardeur, a réussi à atteindre sévèrement l'ennemi dans ses cantonnements et dans ses formations de combat, coopérant ainsi avec les autres armes à mettre l'ennemi en déroute, notamment le 27 septembre 1918, a pris une part active aux opérations des armées françaises et américaines en Champagne. Le 28 septembre, a bombardé et mitraillé dans la grêle les troupes ennemies et les convois à 200 mètres d'altitude ; le 6 octobre, a recommencé le même exploit. Le 10 octobre, après avoir, en plein jour, bombardé la gare de Vouziers, est retourné continuer de nuit son œuvre et a réussi à faire sauter des trains de munitions. Au cours de ces opérations, a jeté 166 tonnes de projectiles, tiré 80,000 cartouches, pris 378 clichés photographiques, livré 25 combats et abattu ou désemparé 10 avions ennemis. — ( Ordre du 4 février 1919. )

ESCADRILLE R. 239
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3105

1° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre de bombardement de jour comprenant l'escadrille R. 239 et les ... : Entraînée par l'exemple magnifique de son commandant, le chef d'escadron Vuillemin, et de ses chefs de groupe, les capitaines Petit, de la Morlais, de la Vergne, constitue par son entrain et son audace une unité d'aviation redoutable. A maintes fois fait sentir à l'ennemi la valeur de son esprit offensif en le mitraillant et en le bombardant près du sol. Du 27 mars au 27 mai, est intervenue dans la bataille de Picardie, lançant 132 tonnes de projectiles. Du 29 mai au 9 juin, a participé aux opérations entre Aisne et Marne, lançant plus de 191 tonnes de projectiles. S'est distinguée, particulièrement, le 4 juin, en arrêtant dans son germe une attaque allemande, par le bombardement en masse des troupes ennemies rassemblées en vue de l'action dans le ravin de la Savière. Puis le 15 juillet, a contribué puissamment à rendre très difficile à l'ennemi le passage de la Marne, lui coupant les passerelles par ses bombes ; a vigoureusement poursuivi les troupes allemandes dans leur repli, lançant 147 tonnes de projectiles. Au cours de ces diverses opérations, a abattu 43 avions ennemis qui cherchaient à lui barrer la route de ses objectifs. — ( Ordre du 19 septembre 1918. )

2° Comprise dans la citation ci-après : L'escadre de bombardement n° 12, comprenant l'escadrille R. 239 ( capitaine de Verchere ) et les ... : A été engagée sans arrêt depuis le 1er août 1918 dans toutes les phases de la bataille, y a puissamment fait sentir son action, a rempli ses missions avec un courage et une abnégation sans bornes. Jusqu'au dernier jour de la guerre, n'a cessé de poursuivre l'ennemi de ces coups, semant le désordre dans ses rangs et coopérant ainsi avec les autres armes à mettre l'ennemi en déroute. Notamment, le 19 août 1918, a jeté trente-sept tonnes de projectiles, abattu sûrement sept avions ennemis et probablement deux autres ; le 20 août, a fait deux expéditions à moins de 300 mètres d'altitude et jeté 27 tonnes d'explosifs. Le 12 septembre, malgré un temps absolument défavorable, a bombardé les cantonnements de la Woëvre, coopérant à l'attaque américaine sur Saint-Mihiel ; le 25 septembre, n'ayant pu être employée de jour, a bombardé de nuit des terrains d'aviation ennemis et attaqué des trains ; le 3 octobre, a effectué trois expéditions dans la journée et abattu trois avions ennemis ; le 10 novembre, dernier jour de la guerre, a bombardé et mitraillé les convois et les troupes embouteillées à Marienbourg, pénétrant ainsi à basse altitude à 25 kilomètres dans les lignes ennemies. Au cours de ces opérations, a jeté 611 tonnes de projectiles, tiré 218,000 cartouches, pris 797 clichés photographiques, livré 103 combats, abattu officiellement 41 avions ennemis et désemparé 25 autres. — ( Ordre du 4 février 1919. )

ESCADRILLE R. 240
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3105

1° Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre de bombardement de jour comprenant l'escadrille R. 240 et les ... : Entraînée par l'exemple magnifique de son commandant, le chef d'escadron Vuillemin, et de ses chefs de groupe, les capitaines Petit, de la Morlais, de la Vergne, constitue par son entrain et son audace une unité d'aviation redoutable. A maintes fois fait sentir à l'ennemi la valeur de son esprit offensif en le mitraillant et en le bombardant près du sol. Du 27 mars au 27 mai, est intervenue dans la bataille de Picardie, lançant 132 tonnes de projectiles. Du 29 mai au 9 juin, a participé aux opérations entre Aisne et Marne, lançant plus de 191 tonnes de projectiles. S'est distinguée, particulièrement, le 4 juin, en arrêtant dans son germe une attaque allemande, par le bombardement en masse des troupes ennemies rassemblées en vue de l'action dans le ravin de la Savière. Depuis le 15 juillet, a contribué puissamment à rendre très difficile à l'ennemi le passage de la Marne, lui coupant les passerelles par ses bombes, a vigoureusement poursuivi les troupes allemandes dans leur repli, lançant 147 tonnes de projectiles. Au cours de ces diverses opérations, a abattu 43 avions ennemis qui cherchaient à lui barrer la route de ses objectifs. — ( Ordre du 19 septembre 1918. )

2° Comprise dans la citation ci-après : L'escadre de bombardement n° 12 ( escadrille R. 240 et les ... ) ( capitaine Durat ) : A été engagée sans arrêt depuis le 1er août 1918 dans toutes les phases de la bataille, y a puissamment fait sentir son action, a rempli ses missions avec un courage et une abnégation sans bornes. Jusqu'au dernier jour de la guerre, n'a cessé de poursuivre l'ennemi de ces coups, semant le désordre dans ses rangs et coopérant ainsi avec les autres armes à mettre l'ennemi en déroute, notamment. Le 19 août 1918, a jeté 37 tonnes de projectiles, abattu sûrement sept avions ennemis et probablement deux autres. Le 20 août, a fait deux expéditions à moins de 300 mètres d'altitude et jeté 27 tonnes d'explosifs. Le 12 septembre, malgré un temps absolument défavorable, a bombardé les cantonnements de la Woëvre, coopérant à l'attaque américaine sur Saint-Mihiel ; le 25 septembre, n'ayant pu être employée de jour, a bombardé de nuit des terrains d'aviation ennemis et attaqué des trains ; le 3 octobre, a effectué trois expéditions dans la journée et abattu trois avions ennemis ; le 10 novembre, dernier jour de la guerre, a bombardé et mitraillé les convois et les troupes embouteillées à Marienbourg, pénétrant ainsi à basse altitude à 25 kilomètres dans les lignes ennemies, au cours de ces opérations, a jeté 611 tonnes de projectiles, tiré 218,000 cartouches, pris 797 clichés photographiques, livré 103 combats, abattu officiellement 41 avions ennemis et désemparé 25 autres. — ( Ordre du 4 février 1919. )

ESCADRILLE SPA. 103
( Ancienne escadrille SPA. 124. — Escadrille Lafayette. )
J.O. du 4 mai 1919 - Page 4604

1° Escadrille composée de volontaires américains, venus se battre pour la France avec le plus pur esprit de sacrifice. A mené, sans cesse, sous le commandement du capitaine Thenault, qui l'a formée, une lutte ardente contre nos ennemis. Dans les combats très durs, et au prix de pertes graves qui, loin de l'affaiblir, exaltaient son moral, a abattu vingt-huit avions adverses. A excité l'admiration profonde des chefs qui l'ont eue sous leurs ordres et des escadrilles françaises, qui, combattant à ses côtés, ont voulu rivaliser de valeur avec elle. — ( Ordre du 11 septembre 1918. )

2° Sous les ordres du capitaine d'Harcourt, puis du capitaine Battle, et brillamment entraînée par le lieutenant Fonck, est devenue une unité de grande valeur. A, sans cesse, depuis vingt-trois mois, livré bataille sur tous les fronts. Attaquant l'ennemi très loin dans ses lignes, elle a su infliger de lourdes pertes : 85 victoires officielles, 69 avions désemparés. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 septembre 1918. )

 

 

 

 

 

 

 

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