LES FOURRAGÈRES 

 

 

 – MINISTÈRE DE LA GUERRE – 
 LISTE DES RÉGIMENTS ET UNITÉS AYANT REÇU LA FOURRAGÈRE 
 AU TITRE DE LA GUERRE 1914-1918 

( Compilation non exhaustive )

Source :
Bibliothèque nationale de France

 

 

FOURRAGÈRE AUX COULEURS DU RUBAN
DE LA CROIX DE GUERRE

 

 

INFANTERIE

 

 

2e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 28 novembre 1918 - Page 10269

1° Le 4 septembre 1916, sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Pinault de la Touche, s'est porté brillamment à l'attaque, drapeau déployé. En moins d'une demi-heure, a enlevé trois lignes de tranchées et quatre boqueteaux fortement organisés, capturant un important matériel de guerre et plus de cinq cents prisonniers. Malgré tous les efforts de l'ennemi et un bombardement intense, a organisé et conservé dans son intégrité le terrain conquis. — ( Ordre du 4 novembre 1916. )

2° Sous le commandement du lieutenant-colonel Mouloise, a contenu le 15 juillet 1918, la ruée allemande sur la deuxième position. S'est ensuite porté à l'attaque dans un élan superbe, enlevant successivement deux villages, réalisant une avance de deux kilomètres, capturant plus de 150 prisonniers, 2 canons et plusieurs mitrailleuses. Soumis à de violentes contre-attaques, s'est maintenu énergiquement sur une position d'où il a facilité la reprise de l'attaque. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

3e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2592

1° Sous l'habile direction de son chef le lieutenant-colonel Petitjean-Roget, s'est emparé d'une position fortement organisée en profondeur, puis, poursuivant l'ennemi sans arrêt, l'a empêché, grâce à la rapidité et à l'activité manœuvrière déployées, de prolonger sa résistance sur des lignes préparées et largement pourvues de défenses de toutes sortes. A gagné en quatre jours 7 kilomètres de terrain en profondeur, fait près de trois cents prisonniers et capturé quatre canons, de nombreuses mitrailleuses et un important matériel de guerre. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 octobre 1918. )

2° Régiment dont la valeur et l'endurance ne se sont pas démenties au cours de la campagne de 1918. A donné, au cours de la poursuite de l'ennemi, au début de novembre 1918, de nouvelles preuves de l'initiative de ses cadres et de l'ardeur de la troupe. Sous les ordres du commandant Voituret, a réalisé en cinq jours une progression de plus de 60 kilomètres, surmontant tous les obstacles, bousculant les arrière-gardes allemandes et les empêchant d'effectuer d'importantes destructions préparées. Est entré le premier dans Vervins, puis continuant son énergique pression sur l'adversaire en retraite, s'est emparé d'un matériel immense et de nombreux prisonniers. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 13 janvier 1919. )

4e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 22 mai 1918 - Page 4466

1° Régiment d'élite, qui s'est distingué en Argonne, par sa bravoure et sa ténacité, en soutenant pendant de longs mois une lutte opiniâtre et de chaque jour contre un adversaire puissamment outillé, et en maintenant intégralement ses positions de la cote 285. A affirmé sa vigueur offensive en enlevant brillamment, le 16 avril 1917, les objectifs qui lui avaient été assignés, capturant 400 prisonniers, 37 mitrailleuses et un important matériel de guerre. A repoussé ensuite de violentes contre-attaques et infligé à l'ennemi les plus lourdes pertes. — ( Ordre du 5 mai 1918. )

2° Au cours de toute la journée du 24 mars 1918, le 4e régiment d'infanterie, sous les ordres du lieutenant-colonel Tissier, a combattu sur un front de 4 kilomètres contre un ennemi très supérieur en nombre. A tenu contre toutes les attaques de l'adversaire, ses éléments encerclés parvenant, à la nuit, à se frayer à la baïonnette, le chemin du retour. Le 25 au matin, a continué à tenir ferme pour permettre l'arrivée de troupes fraîches, a exécuté une nouvelle contre-attaque sous les ordres de son colonel, qui s'était placé à la tête du bataillon de réserve. A été ensuite, malgré la fatigue, maintenu au combat sans fléchir jusqu'au 30 mars. — ( Décision du général commandant en chef, du 5 mai 1918. )

5e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10881

1° Admirable régiment, aussi fougueux dans l'attaque qu'inébranlable dans la résistance. Sous le commandement du lieutenant-colonel Roustic, blessé le septième jour après le début de l'attaque, a, pendant les combats du 18 au 25 juillet 1918, en dépit de la résistance acharnée d'un ennemi supérieur en nombre et malgré les difficultés d'un débouché périlleux, enlevé dans un élan superbe toute une série de bois et de crêtes hérissées de mitrailleuses, un village opiniâtrement défendu et, le 25, après avoir repoussé une puissante contre-attaque, s'est emparé dans une ruée irrésistible d'une croupe boisée qui constituait le dernier réduit de la résistance ennemie. Malgré des pertes sévères, a conservé intacte sa valeur combative, faisant deux cent quarante prisonniers, capturant douze canons, de nombreuses mitrailleuses et un matériel important, avançant de douze kilomètres sur un terrain hérissé d'embûches et sous un orage de fer et de feu, méritant en même temps que les plus grands éloges pour son esprit de sacrifice et son mordant, son vieux nom de « Navarre-sans-peur ». — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

2° Admirable régiment, possédant au plus haut point les plus belles qualités offensives. Sous les ordres du lieutenant-colonel Boge, du 2 au 4 septembre 1918, enlevant de haute lutte un point d'appui puissamment organisé, a forcé le passage d'une rivière défendue avec opiniâtreté. Pendant deux jours, poursuivant ses succès, renversant tous les obstacles dans des assauts répétés et irrésistibles, s'est emparé de trois villages et de nombreux points d'appui âprement disputés. Alors qu'il semblait épuisé, dans un sursaut d'énergie, a bousculé l'ennemi, lui arrachant un nouveau village et de solides organisations. Grâce à la continuité de ses efforts, a progressé de douze kilomètres, faisant quatre cent cinquante prisonniers et capturant des canons et un nombreux matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 31 octobre 1918. )

6e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10726

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Meullé-Desjardins, s'est élancé avec impétuosité à l'attaque, le 20 août 1917. Malgré la violence des tirs de barrage allemands, les pertes subies et l'arrêt momentané de sa gauche devant des obstacles incomplètement détruits, a marché droit au but, enlevant successivement deux fortes positions, s'installant en fin d'attaque sur la cote 326 ( ouvrage du Buffle ). Violemment contre-attaqué à plusieurs reprises et sévèrement bombardé, a résisté pendant cinq jours, impassible et stoïque, à toutes les contre-attaques. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° Régiment d'élite. Du 10 au 21 août 1918 inclus, sous le commandement du lieutenant-colonel Sdilon, puis du colonel Boud'hors, a combattu sans interruption en première ligne avec un mordant et une ténacité au-dessus de tout éloge, exécutant une progression de dix kilomètres à travers un massif boisé extrêmement difficile, reprenant deux villages, faisant 263 prisonniers, enlevant 10 canons, 9 minenwerfer, 49 mitrailleuses et un matériel considérable. — ( Ordre du 3 octobre 1918. )

7e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 24 février 1919 - Page 2102

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Bouret, jeté en pleine bataille, le 29 mai 1918, au fur et à mesure du débarquement de ses unités, et chargé de tenir un large front, s'est cramponné au terrain avec une énergie farouche et a résisté pendant quatre jours aux attaques furieuses d'un ennemi très supérieur en nombre, sans jamais lâcher un pouce de terrain. Toujours en flèche, débordé à deux reprises de plus de deux kilomètres, est resté inébranlable sur ses positions, ne se repliant jamais que sur ordre formel, faisant preuve d'un héroïsme sublime et d'une abnégation sans borne. — ( Décision du général commandant en chef, du 14 juillet 1918. )

2° Le 24 avril 1918, chargé de la défense d'un point important, a réussi, sous l'habile direction du colonel Bouret, et grâce à l'héroïque défense du commandant Argueyrolles, à repousser pendant quinze heures des assauts répétés, menés par l'ennemi avec acharnement et des moyens puissants. A infligé aux assaillants de lourdes pertes et a résisté dans le plus bel esprit de sacrifice, jusqu'à la limite de ses forces. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 7 janvier 1919. )

9e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 23 décembre 1918 - Page 11028

1° Sous les ordres du colonel Leroux, puis du commandant Becker, a, au cours de l'offensive entre Aisne et Marne du 18 au 30 juillet 1918, mené la lutte sans arrêt, conquis plusieurs villages et positions dominantes fortement organisées, capturant plusieurs canons, de très nombreuses mitrailleuses, un énorme matériel de guerre, en infligeant à l'ennemi des pertes sévères. A toujours poussé de l'avant sans tenir aucun compte de l'alignement avec les éléments voisins et malgré les feux des mitrailleuses ennemies qui parfois l'ont assailli sur trois faces. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

2° Ayant reçu la mission, sous le commandement du commandant Biswang, de forcer le passage d'un canal, puis d'une rivière, a rempli sa tâche avec une ardeur remarquable et a, sans souci des pertes qu'il subissait, triomphé de tous les obstacles accumulés par l'ennemi. Puis, au cours de durs combats de bois, a refoulé pied à pied l'adversaire, durant quatre jours, sous des rafales incessantes de très nombreuses mitrailleuses et sous un violent bombardement de tous calibres. A atteint tous les objectifs qui lui avaient été assignés en poussant toujours de l'avant et sans s'inquiéter des progrès des unités voisines. A fait de nombreux prisonniers et capturé un grand nombre de mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

10e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 389

1° Régiment d'élite, qui s'est magnifiquement comporté dans de nombreux combats notamment au bois d'Ailly et à Verdun ( 1916 ). Du 18 au 23 août 1918, sous le commandement habile et énergique du colonel Poujal, a attaqué avec ardeur dans un terrain exceptionnellement difficile et solidement organisé, a enlevé tous les objectifs qui lui étaient assignés, capturant plus de deux cents prisonniers, quatre canons, de nombreuses mitrailleuses et un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

2° Dans les attaques répétées, exécutées entre le 11 et 19 octobre 1918, contre une position formidablement organisée à la possession de laquelle l'ennemi attachait une importance exceptionnelle et où il s'est furieusement défendu, le 10e régiment d'infanterie, sous l'habile et énergique commandement de son chef, le colonel Poujal, a fait preuve d'un entrain, d'un mordant et d'un courage admirables. Parvenu, par sa ténacité, à triompher de tous les obstacles, a fait cent quatorze prisonniers, dont cinq officiers, capturé huit canons, de nombreuses mitrailleuses et un important matériel. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

11e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 9 mai 1917 - Page 3683

1° Sous l'habile et énergique commandement de son chef, le lieutenant-colonel de Partouneaux, a, dans un élan magnifique, enlevé un point d'appui particulièrement important pour l'ennemi et une carrière qui, avec sa garnison, constituait un danger constant pour nos positions. A fait, tout entière, prisonnière la garnison de cette défense allemande et a contribué ainsi grandement au succès complet de l'opération du 24 octobre. — ( Ordre n° 477 du 13 novembre 1916. )

2° Régiment superbe d'élan et d'audace, aussi ardent à l'attaque qu'endurant et tenace dans la défensive. A, sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel de Douglas, donné une preuve nouvelle de ses solides qualités militaires pendant les journées du 17 au 21 avril s'est emparé des tranchées successives allemandes sur 3 kilomètres 500 de profondeur, et d'une hauteur importante de la deuxième position ennemie ; a su conserver avec une opiniâtreté remarquable la position conquise malgré la violence de trois contre-attaques ennemies et d'un écrasant bombardement d'artillerie lourde. A pris une batterie de 150, une pièce de 88, un canon-révolver et plusieurs mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 mai 1917. )

13e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 761

1° Très bon régiment qui s'est porté, le 9 août 1918, avec un élan remarquable, à l'attaque de fortes positions ennemies. Sous le commandement énergique de son chef, le colonel Trestournel, a réalisé de la façon la plus heureuse sa progression sur quatre kilomètres de profondeur, atteignant tous ses objectifs dans le délai prévu, faisant environ cinq cent cinquante prisonniers, dont un commandant de bataillon et plusieurs officiers, capturant dix-neuf canons, huit minenwerfer, cent cinquante mitrailleuses et un matériel considérable. Le lendemain, a poursuivi son offensive, réalisant au total, en moins de trente heures, une avance de douze kilomètres. Lors de l'offensive allemande du 19 juin 1918, avait résisté brillamment aux attaques ennemies et conservé intégralement une position principale de défense. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

2° Excellent régiment qui, depuis le début de la campagne, s'est signalé en toutes circonstances en 1914 et 1915 en forêt d'Apremont et au bois le Prêtre ; en 1917 aux attaques en Champagne du massif de Moronvillers, d'avril à août 1918, dans la région de Montdidier. Vient de faire preuve, pendant six mois, de la plus belle endurance en fournissant, du 30 mars au 12 octobre 1918, dans des conditions particulièrement pénibles, des efforts continus, montrant les meilleurs qualités offensives, sous les ordres de son chef, le colonel Trestournel. Le 16 août, au Cessier et aux Loges, a enlevé, sur 2 kilomètres 500 de profondeur, plusieurs positions fortifiées très solidement défendues, capturant 250 prisonniers de deux divisions différentes et un très nombreux matériel. Du 9 septembre au 12 octobre, a réalisé une avance de près de 30 kilomètres qui a exigé de nombreux combats parfois très durs. Les 29 et 30 septembre, dans la région d'Urvillers, a capturé près de 300 prisonniers, 12 minenwerfer, dont 6 de gros calibre, 90 mitrailleuses et 5 fusils antitanks. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 11 décembre 1918. )

14e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 5 septembre 1918 - Page 7780

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Allehaut, après avoir, le 18 avril 1918, au cours d'un brillant assaut, réalisé un gain appréciable de terrain, a repoussé victorieusement, les 24 et 26 avril, de puissantes attaques ennemies menées avec de gros effectifs et précédées d'une préparation d'artillerie d'une intensité inouïe, conservant intégralement tout le terrain précédemment conquis, capturant de nombreux prisonniers et un important matériel. — ( Ordre du 31 mai 1918. )

2° Amené précipitamment dans la bataille, après avoir déjà, dans les combats du ..., héroïquement tenu tête à la poussée de l'ennemi et défendu pied à pied le terrain qui lui était confié, est arrivé, sous la conduite du lieutenant-colonel Berenguier, après quatre jours de combats consécutifs, les ..., à briser l'offensive de l'ennemi, à le refouler de points d'appui fortement organisés et, par des attaques répétées, l'a contraint à repasser la rivière. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 août 1918. )

15e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 25 mai 1919 - Page 5393

1° Superbe régiment qui, sous les ordres des lieutenants-colonels Beuvelot, blessé à Rozelieures ; Rauch, tué au Bois-Sabot, et de Gallé, a donné des preuves de ses solides qualités guerrières à Rozelieures ( 25 août 1914 ), au Bois-Sabot ( mars 1915 ) et au Mont-Têtu ( septembre 1915 ). Chargé de défendre un secteur délicat et important, dans le bois de Vaux-Chapitre, a brisé du 16 au 30 août 1916, les assauts multipliés de l'ennemi et riposté par des contre-attaques vigoureuses, allant parfois jusqu'au corps à corps. Grâce à son esprit de sacrifice et à sa valeur offensive, a maintenu l'intégrité du front confié à sa garde et infligé des pertes sévères à l'ennemi. En 1917, a tenu, avec énergie, de janvier à juin, un des secteurs les plus difficiles du front de Verdun ; a concouru, par l'action d'un de ses bataillons, à l'attaque du 20 août, qui nous a rendus maître du Mort-Homme. — ( Ordre du 10 avril 1919. )

2° Régiment d'élite qui, sous les ordres du colonel de Gallé, du lieutenant-colonel Chépy, tombé glorieusement, et du lieutenant-colonel de Haldat, a fait preuve en 1918, dans les Flandres, sur l'Ailette, sur la Serre et pendant la poursuite, des plus remarquables qualités d'endurance, de ténacité et esprit de sacrifice. Au Kemmel, du 3 au 16 mai, a enrayé définitivement, au prix de pertes élevées, la poussée de l'ennemi et a exécuté, dans des conditions particulièrement dures, plusieurs attaques et contre-attaques couronnées de succès, qui nous ont valu de nombreux prisonniers. Sur l'Ailette et dans la traversée du massif de Saint-Gobain, puis sur la Serre et dans la poursuite, a livré, pendant 80 jours, des combats souvent opiniâtres qui ont amené une progression de 118 kilomètres et valu la capture de prisonniers nombreux et d'un matériel considérable. — ( Ordre du 10 avril 1919. )

16e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 8 septembre 1918 - Page 7877

1° Les 20 et 21 août 1917, sous les ordres du lieutenant-colonel Colombat, a enlevé brillamment et d'un seul élan les objectifs qui lui étaient assignés. Sans souci des pertes, des bombardements et des nappes de gaz, a réduit tous les nids de mitrailleuses, capturé 260 prisonniers dont 9 officiers, ramené 10 mitrailleuses et un canon de tranchée. A rejeté cinq contre-attaques en faisant encore des prisonniers et a maintenu toutes ses positions. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° Régiment qui s'est déjà maintes fois signalé au cours de la campagne. Le ..., sous les ordres du lieutenant-colonel Colombat, avec un magnifique esprit d'abnégation et une ardente foi patriotique, s'est porté, sous un bombardement d'une violence extrême, à l'attaque du village de ... dont il s'est emparé de haute lutte, après avoir bousculé l'ennemi sur une profondeur de plus de 2 kilomètres, capturant ou détruisant tous les nids de mitrailleuses et refoulant l'adversaire au-delà d'une ligne de tranchées et de réseaux fortement défendue. S'est maintenu sur ses positions, malgré de nombreuses et très violentes contre-attaques menées jusqu'à la nuit par des troupes de la garde dont il n'a pu briser l'élan que par des luttes corps à corps. Le ..., chargé de couvrir le flanc gauche de deux divisions, a réalisé sa mission avec succès, contribuant ainsi à la retraite de l'ennemi auquel une de ses patrouilles a enlevé toute une batterie de 77. Le ..., après avoir marché toute la nuit, a atteint les objectifs qui lui avaient été assignés, dans le minimum de temps et malgré de violents tirs de barrage. Au cours de ces opérations, a pris à l'ennemi 220 prisonniers, 40 mitrailleuses lourdes, 50 mitrailleuses légères, 4 canons de 77, 6 minenwerfer et 2 dépôts de munitions. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 août 1918. )

17e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 327

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Mareschal, placé en première ligne dans un secteur violemment attaqué par les Allemands, a subi, pendant plusieurs jours, un bombardement intense. Pendant trois jours consécutifs, a repoussé les attaques menées par l'ennemi avec de gros effectifs et précédées de jets de liquides enflammés. Sous l'impulsion et la direction du chef de corps, le lieutenant-colonel Mareschal, a résisté à tous les bombardements et repoussé toutes les attaques, malgré des pertes sensibles et a conservé toutes ses positions. — ( Ordre du 26 avril 1916. )

2° Vaillant régiment qui, après avoir, le 15 juillet 1918, brisé devant son front une très puissante attaque allemande, a, le 29 septembre 1918, sous les ordres du lieutenant-colonel Péan, ouvert la brèche dans la ligne de défense principale de l'ennemi, malgré sa résistance désespérée. Le 1er octobre 1918, repoussant de l'avant à travers les nids de mitrailleuses jusqu'aux positions d'artillerie, s'est emparé d'une batterie de 77, de deux canons de 105 et de plus de deux cents prisonniers, dont un état-major de régiment. Contre-attaqué très violemment, a contenu l'adversaire, malgré de très lourdes pertes, permettant ainsi le rassemblement de forces amies chargées d'élargir la brèche et de continuer la marche en avant. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 novembre 1918. )

20e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10727

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Amiot, a, pendant l'offensive du 18 au 30 juillet 1918, entre l'Aisne et la Marne, mené la lutte sans arrêt : bien que souvent placé en flèche et ayant dû exécuter plusieurs marches de flanc sous le feu de mitrailleuses ennemies, a toujours atteint ses objectifs, enlevé de vive force plusieurs villages et positions fortement défendus. A capturé plusieurs canons, de nombreuses mitrailleuses et un énorme matériel de guerre. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

2° Ayant reçu la mission, sous le commandement du lieutenant-colonel Amiot, de forcer le passage d'un canal, puis d'une rivière, a montré une fois de plus ses brillantes qualités offensives et son ardeur en triomphant d'un seul élan des obstacles accumulés par l'ennemi. Puis, au cours de durs combats de bois, a refoulé pied à pied l'adversaire, pendant six jours, sous des rafales incessantes de très nombreuses mitrailleuses et sous un violent bombardement de tous calibres. A talonné l'ennemi en retraite, poussant de l'avant sans s'inquiéter des progrès des unités voisines et a, le premier, réoccupé les anciennes tranchées françaises devant la ligne Siegfried. A fait de nombreux prisonniers, pris un canon, des engins de tranchées et un grand nombre de mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

24e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 24 mars 1919 - Page 3050

1° Régiment d'élite, sous l'impulsion énergique d'un chef vigoureux et brave, le lieutenant-colonel Henry, après avoir livré de durs combats victorieux devant Cany et Lassigny, du 18 au 28 août 1918, vient encore, dans les journées du 30 septembre et du 1er octobre, de montrer les plus brillantes qualités d'entrain et d'audace. Sans souci des difficultés du terrain, des tirs nourris de nombreuses mitrailleuses et d'une artillerie bien défilée, a, dans un admirable élan, surmontant toutes les résistances, progressé de plus de 6 kilomètres en profondeur, dépassant l'objectif qui lui était assigné, infligeant de lourdes pertes à l'ennemi et capturant plus de 120 prisonniers, une batterie de 150 avec ses servants et un important matériel de guerre. Du 10 au 25 octobre, a poursuivi inlassablement l'ennemi en retraite sur une profondeur de plus de 23 kilomètres, en réduisant par de hardies manœuvres tous les nids de résistance, et ramassant en outre plus de 112 prisonniers, 15 mitrailleuses et un important matériel. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 21 novembre 1918. )

2° Energiquement commandé par le lieutenant-colonel Henry, a inlassablement, pendant la période du 9 au 27 août 1918, contribué à refouler l'ennemi sur le Matz, sur une profondeur de 12 à 14 kilomètres, lui capturant 120 prisonniers et un nombreux matériel, malgré des pertes sensibles qui n'ont jamais ralenti son ardeur. — ( Ordre du 7 février 1919. )

26e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 13 janvier 1918 - Page 515

1° La ...e brigade comprenant ... et provisoirement le 26e régiment d'infanterie, s'engageant à fond, avec la plus belle vaillance que tous lui connaissaient a, par son intervention, rétabli une situation délicate méritant une fois de plus sa réputation de troupe brave et bien commandée. — ( Ordre n° 27 du 19 novembre 1914. — Décision du général commandant en chef, du 18 mai 1916. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 20e corps d'armée, comprenant le 26e régiment d'infanterie .... Pendant les journées des 26 et 27 septembre 1914, sur toutes les parties du front où il a été employé, le 20e corps a toujours su progresser et entraîner la progression de ses voisins. Le 28, il a résisté aux attaques les plus furieuses et il a trouvé dans son ardeur assez de ressources pour passer à son tour à l'offensive, le 29 au matin. Le général commandant l'armée est heureux de féliciter le 20e corps. Dans l'Ouest, comme précédemment dans l'Est, ce corps ne cesse de montrer les plus hautes qualités manœuvrières, une endurance qui ne se dément pas, une vigueur et un entrain que rien ne saurait abattre. — ( Ordre général n° 110 du 29 septembre 1914, complété par décision du général commandant en chef, du 30 décembre 1917. )

27e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 224

1° Le 27e régiment d'infanterie, attaqué de front et sur ses deux flancs dont un complètement découvert, sous un bombardement d'une violence inouïe par obus à gaz asphyxiants et presque entièrement privé de communications et de ravitaillement, est resté inébranlablement sur la position qu'il avait mission de garder et, après une lutte de quatre jours, du 1er au 5 août 1916, dans laquelle il a fait des pertes considérables, a refoulé finalement l'ennemi en lui faisant des prisonniers. — ( Ordre du 21 septembre 1916. )

2° Régiment d'élite qui vient de faire preuve, au cours des combats du 30 septembre au 8 octobre, des plus belle qualités manœuvrières. Progressant de plus de 13 kilomètres en profondeur, sous les ordres du lieutenant-colonel Santini, a établi, au nord de la Suippe, une solide tête de pont qu'il a maintenue, malgré des pertes sérieuses, sous un violent bombardement par obus de tous calibres et par ypérite. A fait 473 prisonniers, dont 7 officiers, enlevé une pièce de 15 centimètres, une batterie de 4 pièces de mortiers de tranchées et une quarantaine de mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 1er novembre 1918. )

28e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 14 janvier 1919 - Page 504

1° Régiment qui s'est distingué au cours de la campagne par son endurance, sa ténacité et son esprit de sacrifice. Le 10 août 1918, sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel de Gouvello, s'est porté à l'attaque d'une position ennemie fortement organisée et a enlevé d'un seul élan tous les objectifs qui lui avaient été assignés. Exploitant son succès, bousculant l'ennemi et réduisant au passage de nombreux nids de résistance, a réalisé une avance de 12 kilomètres. Poussant sa progression au cours de la nuit, s'est, par une manœuvre audacieuse, emparé d'un point important dont il a capturé la garnison. A continué, du 11 au 17 août, son avance hardie à travers les lignes ennemies puissamment garnies de mitrailleuses, faisant plus de 200 prisonniers, dont 6 officiers, et enlevant à l'ennemi 2 canons de 150 et un grand nombre de mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 28 septembre 1918.)

2° Sous la direction du lieutenant-colonel Capitant, chef énergique et habile, qui a fait preuve des plus belles qualités de commandement, a, du 13 au 18 septembre 1914, glorieusement défendu Loivre ; malgré les violentes attaques répétées de l'ennemi, malgré d'intenses bombardements, malgré de lourdes pertes, ne s'est replié que sur l'ordre formel du commandement. Chargé ensuite de défendre Villers-Franqueux, a repoussé une très violente attaque, infligeant à l'ennemi de grosses pertes, en lui faisant une centaine de prisonniers. — ( Ordre du 26 novembre 1918. )

29e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 762

1° Très bon régiment qui, le 9 août 1918, sous le commandement éclairé de son chef, le colonel Lenfant, s'est porté avec une ardeur remarquable à l'attaque de fortes positions ennemies. Malgré des résistances très sérieuses ayant obligé à de nombreux corps à corps, a réalisé en deux heures une avance de quatre kilomètres, atteignant brillamment tous ses objectifs, faisant plus de cinq cents prisonniers, capturant plus de vingt canons ou minenwerfer et de cent mitrailleuses, ainsi qu'un matériel considérable. Le lendemain, a poursuivi son offensive, progressant au total de 12 kilomètres en moins de trente heures. Lors de l'offensive allemande du 9 juin 1918, avait su, par sa belle résistance, maintenir l'intégrité de sa position principale de défense. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

2° Excellent régiment qui, depuis le début de la campagne, s'est signalé en toutes circonstances : en 1914 et 1915, en forêt d'Apremont et Woëvre ; en 1916, aux Eparges ; en 1917, aux attaques en Champagne, du massif de Moronvillers ; enfin, d'avril à août 1918, dans la région de Montdidier, particulièrement les 9 juin, 29 juillet, 9 et 11 août. Vient de donner la preuve, pendant six mois, de la plus belle endurance, en fournissant, du 30 mars au 12 octobre 1918, dans des conditions spécialement pénibles, des efforts continus, montrant les meilleures qualités offensives, sous les ordres de son chef, le colonel Lenfant. Du 8 au 10 septembre, formant avant-garde de la division, dans la région sud de Saint-Quentin, a réalisé une progression de 9 kilomètres, en faisant tomber de forts points d'appui, dans des conditions parfois très dures, puis au cours d'une avance de 20 kilomètres effectuée par sa division jusqu'au 12 octobre, a exécuté de vigoureuses et brillantes attaques, particulièrement du 29 septembre au 2 octobre, où il a livré, à Urvillers, des combats acharnés qui lui ont valu, avec la prise de cette position très solidement fortifiée, la capture de 350 prisonniers environ ( de cinq régiments de deux divisions différentes ) et d'un matériel très important, dont 13 minenwerfer, 67 mitrailleuses, 18 mitraillettes et 21 fusils antitanks. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 11 décembre 1918. )

31e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 762

1° Le 31e régiment d'infanterie, sous le commandement de son chef, le lieutenant-colonel Cuny, a enlevé très brillamment les 16, 17 et 18 avril 1917, tous les objectifs qui lui avaient été assignés, et, par un combat opiniâtre, est parvenu à réaliser un gain de terrain de 3 kilomètres en profondeur, faisant à lui seul 1,500 prisonniers, dont 34 officiers et 170 sous-officiers, et capturant 6 canons, plusieurs minenwerfer, 50 mitrailleuses et un important matériel de toute nature. Régiment d'élite de la plus haute valeur offensive. — ( Ordre du 1er mai 1917. )

2° Vient, au cours des opérations entre Marne et Meuse, du 13 juillet au 11 novembre 1918, sous l'impulsion énergique de son chef, le colonel Mondange, de donner une nouvelle preuve de sa grande valeur offensive et de son endurance. A forcé très brillamment, le 30 septembre, le passage de la Vesle dont les abords étaient puissamment défendus, pénétrant dans la position ennemie sur une profondeur de plus de 6 kilomètres, enlevant deux batteries dont une de 210, de nombreuses mitrailleuses, et faisant plus de trois cents prisonniers. A ensuite successivement rejeté, après de durs combats, l'ennemi sur le Loivre, la Suippe et au-delà de l'Aisne, le poursuivant avec vigueur. A enfin glorieusement participé à l'enlèvement de la forte position Hunding et à la poursuite consécutive, faisant de nombreux prisonniers et capturant un important matériel. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 9 décembre 1918. )

33e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8693

1° Après avoir fait preuve à Verdun, dans la Somme et au plateau de Vauclerc, d'autant d'ardent courage que d'invincible ténacité, vient, le 31 juillet 1917, sous le commandement du lieutenant-colonel Partiot, de conquérir de haute lutte et d'un seul élan, la triple ligne de tranchées puissamment organisées qui formait son objectif. L'a dépassé, dans un mouvement irrésistible et s'est emparé du village fortifié de Bixschoote, constituant pour l'ennemi un point d'appui d'une importance considérable. — ( Ordre du 16 août 1917. )

2° Régiment d'élite dont les éléments, sous le commandement du lieutenant-colonel Wendling, ont rivalisé, du 31 mai au 4 juin 1918, d'esprit de sacrifice dans une lutte pied à pied, allant jusqu'au corps à corps, a réussi à briser les efforts désespérés de l'ennemi pour percer notre ligne et à l'arrêter dans sa progression. Engagé à nouveau, a tenu tête, le 12 juin, à une attaque des plus violentes, infligeant de lourdes pertes à un ennemi très supérieur en nombre et réussissant, dans un combat acharné, à l'empêcher d'aborder notre position principale. — ( Décision du général commandant en chef, du 31 août 1918. )

36e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 20 août 1918 - Page 7339

1° Magnifique régiment pour lequel tout nouvel engagement est l'occasion d'un nouveau succès et de faits d'armes glorieux. Déjà félicité par le général commandant la ...e armée pour la vigueur de son action et son esprit de sacrifice pendant les combats de septembre 1914, devant Reims, a pendant dix jours, au début de juin, poursuivi sans arrêt une lutte pied à pied qui nous a rendus maîtres maison par maison du village de Neuville-Saint-Wast et vient, d'un seul élan qui l'a amené au bois de la Folie, d'emporter, sous les ordres du colonel Jèze, le 25 septembre, plusieurs lignes de tranchées ennemies puissamment organisées et défendues. — ( Ordre n° 115 du 14 octobre 1915. )

2° Le ..., sous le commandement du lieutenant-colonel Ferrard, s'est porté d'un magnifique élan à l'attaque, a brisé de haute lutte la résistance ennemie dans un point d'appui énergiquement défendu, arrêté dans sa progression par un nid de résistance puissamment organisé, s'en est emparé en fin de journée au cours d'une deuxième attaque, faisant subir à l'ennemi de lourdes pertes et ramenant plus de 200 prisonniers, dont 6 officiers, 22 mitrailleuses et 4 minenwerfer. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 août 1918. )

37e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 13 janvier 1918 - Page 515

1° Comprise dans la citation collective ci-après : La ...e brigade, comprenant le 37e régiment d'infanterie et ..., s'engageant à fond, avec la plus belle vaillance que tous lui connaissaient a, par son intervention, rétabli une situation délicate méritant une fois de plus sa réputation de troupe brave et bien commandée. — ( Ordre n° 27 du 19 novembre 1914. — Décision du général commandant en chef, du 18 mai 1916. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 20e corps d'armée, comprenant le 37e régiment d'infanterie .... Pendant les journées des 26 et 27 septembre 1914, sur toutes les parties du front où il a été employé, le 20e corps a toujours su progresser et entraîner la progression de ses voisins. Le 28, il a résisté aux attaques les plus furieuses et il a trouvé dans son ardeur assez de ressources pour passer à son tour à l'offensive, le 29 au matin. Le général commandant l'armée est heureux de féliciter le 20e corps. Dans l'Ouest, comme précédemment dans l'Est, ce corps ne cesse de montrer les plus hautes qualités manœuvrières, une endurance qui ne se dément pas, une vigueur et un entrain que rien ne saurait abattre. — ( Ordre général n° 110 du 29 septembre 1914, complété par décision du général commandant en chef, du 30 décembre 1917. )

38e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 29 juillet 1918 - Page 6583

1° Le 38e régiment d'infanterie a fait preuve, depuis le début de la guerre, des plus belles qualités d'endurance et d'entrain. S'est distingué à Ancerviller et en Lorraine, en août 1914. Sous le commandement du colonel Augier, a enlevé brillamment le village fortement organisé de Vermandovillers ( 17 septembre 1916 ). A pris une part glorieuse à l'attaque d'Ablaincourt et coopéré à trois reprises à la défense de Verdun ( mars 1916, août 1917, novembre 1917 ). Tout récemment, s'est élancé dans un élan irrésistible jusque dans les lignes ennemies ; a fait, au cours de cette action, 80 prisonniers, pris 7 mitrailleuses, détruit de nombreux minens et incendié tous les abris. — ( Ordre du 7 avril 1918. )

2° Beau et brave régiment, qui, sous les ordres du commandant Pichon-Vendeuil, remplaçant le colonel absent, a réussi à force de bravoure et de ténacité, à briser une violente offensive ennemie. A fait face, pendant trois jours consécutifs, en manœuvrant sous le feu, à des assauts répétés, allant jusqu'au corps à corps et a fixé définitivement l'ennemi après lui avoir infligé des pertes élevées. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

39e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 29 juillet 1918 - Page 6582

1° Régiment dont la solidité s'est affirmée, dès le début de la campagne, en août et septembre 1914, puis en Artois, en juin, septembre et octobre 1915. En juin 1916, sous les ordres du colonel Gibon Guilhem, devant Verdun, sous un bombardement d'une extrême violence accompagné d'émission de gaz, malgré des pertes, s'est accroché au plateau de Fleury, a contenu pendant trois jours les furieuses attaques de l'ennemi, sans perdre un pouce de terrain. S'est à nouveau signalé en octobre 1916, sur le même terrain de lutte, par son acharnement au travail et sa belle tenue au feu. — ( Ordre du 14 août 1917. )

2° Excellent régiment qui, sous les ordres du colonel Gibon Guilhem, vient, une fois de plus, de se montrer digne de sa belle réputation. A, pendant les durs combats du ..., fait preuve des plus belles qualités militaires, se montrant aussi remarquable d'endurance dans la résistance que mordant dans les contre-attaques ; en particulier, avec deux seules compagnies d'infanterie et une compagnie de mitrailleuses, a capturé, le ..., 116 prisonniers, pris 6 mitrailleuses et 3 canons de 77. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 juillet 1918. )

41e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 1er août 1918 - Page 6671

1° S'est comporté très brillamment depuis le début de la campagne, notamment aux combats de Craonne et de Neuville-Vitasse. — ( Ordre du 1er novembre 1914. )

2° Débarqué le ... en plein combat, et mis immédiatement en ligne, a, sous les ordres du colonel Martinet, défendu, pendant six jours, pied à pied le terrain avec une ténacité et un courage admirables, brisant les attaques incessantes d'un ennemi supérieur en nombre, le refoulant à maintes prises par des contre-attaques menées avec la dernière énergie, maintenant pendant quatre jours un important point d'appui et contribuant puissamment, par son admirable sacrifice, à arrêter la progression de l'adversaire. — ( Décision du général commandant en chef, du 14 juillet 1918. )

43e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 7 novembre 1917 - Page 8874

1° Sous l'impulsion énergique et personnelle de son chef, le général Rauscher, la ...e brigade d'infanterie, comprenant le 43e régiment d'infanterie, sous le commandement du lieutenant-colonel Lapointe, après avoir soutenu pendant douze jours un bombardement incessant sur un terrain presque sans abris, a, le 3 septembre 1916, mené avec entrain et une énergie admirables une attaque qui a enfoncé les lignes allemandes sur deux kilomètres de profondeur ; s'est maintenu sur la position conquise malgré les violentes réactions de l'adversaire ; a infligé à l'ennemi des pertes cruelles, fait de nombreux prisonniers et enlevé un grand nombre de mitrailleuses. — ( Ordre général n° 397 du 29 septembre 1916, modifié par décision d'octobre 1917. )

2° Excellent régiment qui s'est brillamment comporté à Verdun, sur la Somme et sur l'Aisne. Vient, sous le commandement du lieutenant-colonel Carrot, de donner de nouvelles preuves de ses qualités offensives au cours des opérations dans les Flandres, en s'emparant, par des actions locales vigoureuses et bien conduites, de points d'appui fortement tenus par l'ennemi et qu'il a réduits successivement à force de ténacité et d'énergie. — ( Décision du général commandant en chef, du 5 octobre 1917. )

44e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 6 mai 1917 - Page 3608

1° Sous les ordres de son chef, le colonel Bouffez, s'est emparé, malgré de lourdes pertes, des trois lignes de tranchées de la première position ennemie. Poursuivant son effort, a atteint la deuxième position allemande devant laquelle son chef a trouvé une mort glorieuse. A résisté ensuite quatre jours entiers à d'incessantes contre-attaques et n'a pas cédé un pouce du terrain conquis. — ( Ordre n° 477 du 28 janvier 1916. )

2° Régiment d'élite, merveilleux instrument de combat, s'est toujours montré égal à sa tache dans toutes les circonstances où le commandement a fait appel à sa vaillance. Le 16 avril 1917, sous le commandement du lieutenant-colonel Niéger, a conquis de nouveaux titres de gloire, en pénétrant profondément dans les puissantes organisations allemandes, avec un enthousiasme et une impétuosité qui lui permirent d'enlever les positions sur une profondeur de 4 kilomètres. S'est maintenu sur le terrain conquis, bien que privé de son chef, grièvement blessé, et d'une grande partie de ses cadres et a repoussé victorieusement toutes les contre-attaques de l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 29 avril 1917. )

45e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 27 juin 1919 - Page 6599

1° Le 20e corps d'armée ( comprenant le 45e régiment d'infanterie et les ... ) : Pendant les journées des 26 et 27 septembre 1914, sur toutes les parties du front où il a été employé, le 20e corps a toujours su progresser et entraîner la progression de ses voisins. Le 28, il a résisté aux attaques les plus furieuses et il a trouvé, dans son ardeur, assez de ressources pour passer à son tour à l'offensive ; le 29, au matin, le général commandant l'armée est heureux de féliciter le 20e corps. Dans l'Ouest, comme précédemment dans l'Est, ce corps ne cesse de montrer les plus hautes qualités manœuvrières, une endurance qui ne se dément pas, une vigueur et un entrain que rien ne saurait abattre. — ( Ordre du 29 septembre 1914. )

2° Le 15 septembre 1918, chargé d'une attaque profonde, dans un terrain des plus difficiles, après une lutte pied à pied, ardente, acharnée, le 45e régiment d'infanterie, sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel Clément, a atteint tous ses objectifs, rompu le front ennemi, s'emparant de huit canons et faisant plus de 500 prisonniers. — ( Ordre du 29 septembre 1918. )

47e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 3 décembre 1918 - Page 10418

1° Occupant un secteur contre lequel l'ennemi porte tous ses efforts depuis notre attaque du 20 août, a su, sous les ordres du colonel Buhler, grâce à sa résistance acharnée et à la vigueur de ses contre-attaques, briser, les 9 septembre, 2 et 6 octobre 1917, les offensives acharnées de l'ennemi et maintenir intégralement ses positions. — ( Ordre du 22 novembre 1917. )

2° Superbe régiment qui, sous le commandement du colonel Buhler, blessé, puis du colonel Zopff, a brisé, le 15 juillet 1918, au sud de la Marne, les puissantes attaques de l'ennemi, puis, pendant trois semaines, a talonné les Allemands de la Marne à l'Ardre et de l'Ardre à la Vesle. Après avoir jeté de vive force une tête de pont, sur la rive droite de la Marne, s'y est cramponné sans que ni les bombardements intenses, ni les attaques de l'infanterie, ni les difficultés du ravitaillement aient pu ébranler un seul instant sa farouche volonté de tenir et de progresser. Toujours à l'avant-garde, entre Marne et Vesle, a précipité le recul de l'ennemi, lui arrachant à maintes reprises des prisonniers et un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 septembre 1918. )

48e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8693

1° Au cours des opérations qui se sont déroulées du 10 mai au 15 juin 1918, s'est brillamment comporté et a affirmé continuellement son ascendant sur l'ennemi. Le 17 juin, sous les ordres du lieutenant-colonel Imbert, a couronné cette série de succès, en enlevant les positions allemandes sur un front de 1,200 mètres et une profondeur de 800. A exécuté cette attaque d'un seul élan, capturant quatre officiers, 380 hommes et 22 mitrailleuses ; a maintenu le terrain conquis, malgré plusieurs violentes contre-attaques et sous un bombardement intense de tous calibres. — ( Décision du général commandant en chef, du 14 juillet 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : La ...e division d'infanterie, sous les ordres du général Trouchaud, comprenant le 48e régiment d'infanterie ( lieutenant-colonel Imbert ) et les ... : A fait preuve, pendant quatre mois de combats sans interruption, de qualités militaires hors de pair. Aussi solide dans la défense qu'acharnée dans l'attaque, a, du 29 mai au ..., arrêté les Allemands au nord de ... et a capturé sur ce champ de bataille près de quinze cents prisonniers et cent vingt mitrailleuses ; a pris, du ..., une part spécialement glorieuse à la dernière offensive, se battant sans arrêt pendant quinze jours et faisant preuve d'une ténacité admirable, s'est lancée, le ..., à la poursuite de l'ennemi en retraite et a atteint ... la première de l'armée. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 août 1918. )

50e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 14 janvier 1919 - Page 504

1° Le 8 mars 1917, sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel Larrieu, malgré une température des plus pénibles, une violente tourmente de neige au moment même de l'attaque et un terrain complètement bouleversé, a brillamment enlevé, sur une étendue de 1,500 mètres et une profondeur de 600 mètres, deux lignes de tranchées allemandes puissamment organisées, fait 167 prisonniers, pris 13 mitrailleuses. — ( Ordre du 24 novembre 1918. )

2° Régiment au passé glorieux qui, depuis le début de la guerre, a montré la plus belle ardeur combative, en Belgique ( août 1914 ) ; à la bataille de la Marne ( septembre 1914 ), en Artois ( 25 septembre 1915 ), puis sous le commandement du lieutenant-colonel Larrieu, dans les récents combats livrés dans la région d'Asiago, où il a rempli intégralement les missions confiées, notamment les 9 août, 31 octobre et 1er novembre 1918, faisant subir à l'ennemi des pertes sensibles et capturant plus de 500 prisonniers, des mitrailleuses et 13 canons. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les Armées de l'Est, du 27 novembre 1918. )

52e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 25 novembre 1917 - Page 9487

1° Le 25 septembre sous les ordres de son chef le lieutenant-colonel Poussel, a donné l'assaut drapeau déployé, tambour battant, a gagné d'un seul élan près de quatre kilomètres de terrain, pris des canons, fait des prisonniers et, après un combat de quatre jours et trois nuits, a maintenu définitivement les positions conquises. — ( Ordre n° 40 du 21 octobre 1915. )

2° Sous les ordres du lieutenant-colonel Picard, a enlevé avec un entrain admirable, le 23 octobre 1917, les positions très fortement organisées devant le Moulin-de-Laffaux. A repris le mouvement en avant le 25 octobre, bousculant les arrière-gardes ennemies, s'emparant de Pinon et d'un important matériel de guerre, et continuant la progression dans la forêt de Pinon, sans désemparer malgré le bombardement, les difficultés de la marche dans un terrain marécageux et une vraie tempête de vent et de pluie. A capturé 13 canons et plus de 800 prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1917. )

53e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 24 mars 1919 - Page 3050

1° Régiment solide qu'anime au plus haut degré l'esprit de devoir et de dévouement de ses chefs. Sous le commandement du colonel de Guillebon, vient de prendre une part brillante aux dernières opérations. Tout d'abord en entamant la poursuite, le 29 septembre 1918, par la prise d'Auberive, et en débouchant à Bétheniville, après trois jours de lutte acharnée, créant une tête de pont sur la Suippe, talonnant jusqu'à l'Aisne les arrière-gardes décimées. Une deuxième fois, en forçant à la Neuville et Day, sur la garde allemande, le passage du canal des Ardennes, lui arrachant dans la ténacité de la poursuite, canons, prisonniers, matériel, et la rejetant épuisée de l'autre côté la Meuse. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 30 décembre 1918. )

2° Régiment solide qui a fait preuve de brillantes qualités aussi bien dans l'offensive que dans la défensive : d'abord du 25 au 30 août 1914, pendant la bataille de Charmes, au cours de laquelle il a forcé de haute lutte le passage de la Mortagne et a pris pied dans les bois de Bareth et de la Reine ; puis dans la rude bataille de l'Yser, en novembre 1914, où il a donné des preuves de son héroïsme en barrant la route aux meilleures unités de l'armée allemande devant Ypres ; ensuite à Verdun, en mai 1916, où il fut engagé victorieusement, une première fois dans un combat défensif, une deuxième fois dans un retour offensif aux abords du fort de Vaux, enfin dans la conquête du Mont-Haut et du Commet. S'est signalé, une fois de plus, comme une unité de grande valeur, par sa vaillante abnégation et le sentiment du devoir le plus pur, en arrêtant net la ruée allemande du 15 juillet 1918, en Champagne. Sous le commandement du colonel de Guillebon, malgré des pertes sévères, se cramponnant sur un terrain bouleversé et sans cesse écrasé par l'artillerie ennemie, a conservé intact le front confié à sa garde et dont il avait lui-même organisé la défense, a terrassé l'assaillant devant ses fils de fer, permettant ainsi à l'armée de prendre une offensive victorieuse. — ( Ordre du 11 février 1919. )

54e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10881

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Guy : a fait preuve dans toutes les circonstances où il a combattu depuis le 26 décembre dernier, d'une vaillance et d'une énergie au-dessus de tout éloge ; s'est particulièrement distingué pendant les opérations dirigées les 25 et 27 mars, opérations au cours desquelles il a repris, un jour, dans un violent corps à corps à la baïonnette, une tranchée que l'ennemi venait d'enlever à un corps voisin. A chassé les Allemands le lendemain, dans un brillant élan, d'une partie de leurs tranchées très fortement organisées sur la crête. — ( Ordre du 15 avril 1918. )

2° Le 4 septembre 1918, après avoir franchi de vive force un cours d'eau défendu par des mitrailleuses nombreuses, s'est porté résolument à l'attaque dans un terrain particulièrement difficile et bien défendu. Sous l'impulsion énergique de son chef, le lieutenant-colonel Delacroix, a, dans une lutte opiniâtre et incessante, pendant douze jours consécutifs, partout refoulé l'ennemi, lui a fait de nombreux prisonniers et a toujours victorieusement résisté à ses contre-attaques. A fait preuve d'un entrain et d'une ténacité au-dessus de tout éloge. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 octobre 1918. )

56e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 854

1° Régiment d'élite qui a toujours fait preuve depuis le début de la campagne, de ténacité dans la défensive et d'élan dans l'attaque. Sous l'énergique impulsion du lieutenant-colonel Greiner, a, au cours des opérations du 18 au 22 août 1918, pris part à deux attaques ; a atteint tous ses objectifs en faisant des centaines de prisonniers et capturant 33 canons dont 27 lourds, de nombreuses mitrailleuses et un matériel considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

2° Régiment d'élite qui, en août 1916, sous Verdun, a fait preuve des plus belles vertus militaires dans l'attaque comme dans la défense. Tandis qu'une partie du régiment enlevait avec un élan admirable, les 2 et 3 août, la station de Fleury et les ouvrages au sud-ouest de Fleury, faisant plus de 600 prisonniers, l'autre partie chargée d'arrêter l'ennemi qui s'avançait sur le fort de Souville, le forçait le 3 août, à stopper, faisait face le 5 août, à une nouvelle et puissante offensive et maintenait intact, grâce à des contre-attaques vigoureuses et répétées, le terrain confié à sa garde. Après s'être particulièrement distingué dans l'offensive du 18 août au 3 septembre 1916, dans le Soissonnais, a repris la lutte du 9 au 20 octobre 1918, entre Saint-Quentin et Guise, réussissant notamment, le 18 octobre, par sa ténacité, à s'emparer du village d'Aisonville, malgré la résistance désespérée de l'ennemi. A fait 135 prisonniers, pris 3 canons, 7 mortiers et un matériel considérable. — ( Ordre du 15 décembre 1918. )

57e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 389

1° Régiment au moral superbe et plein d'allant. Jeté dans la bataille, le 25 mars 1918, au soir, et appelé à intervenir dans un combat qui a brusquement tourné en combat de rues, a, sous les ordres du lieutenant-colonel Bussy, lutté pied à pied, endiguant la ruée adverse et en imposant à l'ennemi à tel point qu'il arrêta son mouvement. Le 30 mars, chargé de la défense d'un point capital du front, a subi sans faiblir de fortes attaques appuyées par l'artillerie, a brillamment contre-attaqué et maintenu toutes ses positions en faisant des prisonniers. — ( Ordre du 15 mai 1918. )

2° Régiment d'élite qui, depuis le début de la campagne, fait preuve de superbes qualités combatives et d'un très haut moral. Vient, une fois de plus, sous l'impulsion du colonel Bussy, de donner, au cours des actions offensives du 30 août au 2 septembre 1918, le plus bel exemple d'allant et d'esprit de sacrifice. Après avoir enlevé de haute lutte sous un feu puissant de mitrailleuses et d'artillerie, par une manœuvre rapide, les deux seuls passages permettant le débouché de la division ; a continué, au cours des journées qui ont suivi, à fournir un effort remarquable et à progresser en dépit des résistances, faisant 400 prisonniers, capturant 50 mitrailleuses et abattant deux avions. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

58e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 14 janvier 1919 - Page 504

1° Régiment d'élite sous les ordres du colonel Jauréguiberry, puis du commandant Roger, depuis plus de quinze mois dans la région de Verdun, a puissamment contribué en 1916 à la défense de la cote 304 et a pris une part active, en décembre 1916, aux attaques de la cote du Poivre. Placé ensuite dans le secteur extrêmement difficile et constamment bombardé de Douaumont, y a rendu, durant le premier semestre de 1917, les plus utiles et les plus précieux services. Le 20 août et les jours suivants, après une remarquable préparation, a brillamment accompagné l'attaque de sa division, lui permettant non seulement de gagner mais de tenir définitivement tous ses objectifs et d'y repousser toutes les contre-attaques, contribuant ainsi pour une large part au succès de l'ensemble. — ( Ordre du 20 septembre 1918. )

2° Régiment d'élite, qui vient d'affirmer de nouveau, pendant cinq mois de lutte sans répit, ses remarquables qualités combatives. S'est montré héroïquement opiniâtre dans la défensive en contribuant à arrêter net, malgré des pertes sévères, du 10 au 16 juin 1918, la ruée de l'ennemi vers Compiègne. A fait preuve des plus belles qualités manœuvrières en accompagnant avec efficacité les victorieuses offensives du massif de Thiescourt ( 10 au 24 août ), du canal de Saint-Quentin au canal de la Sambre à l'Oise ( 1er au 20 octobre ) et la rupture de cette dernière barrière opposée par l'ennemi ( 4 et 5 novembre ). — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 27 novembre 1918. )

59e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 389

1° Sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Nerlinger, a lutté sans arrêt, pendant cinq jours et cinq nuits contre un ennemi supérieur en nombre, malgré de très violents bombardements d'obus de gros calibre et d'obus toxiques. A réussi à maintenir la position confiée à sa garde et dont la conservation était d'une importance capitale pour l'ensemble des opérations. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 juillet 1918. )

2° Magnifique régiment qui a fait preuve au cours de la marche sur Saint-Quentin, des plus belles qualités d'endurance et d'ardeur. Sous les ordres du lieutenant-colonel Nerlinger, a chassé l'ennemi sur une profondeur de 30 kilomètres, sans lui laisser de repos. Dans la nuit du 5 au 6 septembre 1918, a réussi à franchir le canal de la Somme puis, poursuivant son avance, a enlevé les villages d'Etreillers et de Savy, en infligeant à l'ennemi de lourdes pertes et en lui capturant un matériel important. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

62e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 225

1° La 32e division d'infanterie, comprenant le 52e régiment d'infanterie, et les..., a, le 25 septembre 1915, sous la vigoureuse impulsion de son chef, le général Bouyssou, enlevé dans un superbe élan les positions ennemies fortement organisées sur une profondeur de 4 kilomètres, en s'emparant de plusieurs batteries. Pendant deux semaines, au prix d'efforts soutenus et énergiques, n'a cessé de lutter contre l'ennemi qui se défendait pied à pied, le refoulant sans cesse et faisant chaque jour de nombreux prisonniers. — ( Ordre du 25 octobre 1915. )

2° Sous le commandement énergique et l'âpre volonté de son chef, le lieutenant-colonel Javel, le 62e régiment d'infanterie a, le 26 septembre 1918, conquis de haute lutte les pentes ouest de la butte de Souain et, les jours suivants, les tranchées au nord-est de Sommepy, s'y maintenant en flèche malgré les violentes contre-attaques ennemies. Pendant quatre jours de durs combats où il a toujours été en avant et où il s'est fait remarquer autant par son ardeur guerrière que par l'intelligente initiative de tous, a progressé de près de 8 kilomètres, pris 5 canons, 7 minen, 40 mitrailleuses et fait plus de 303 prisonniers, dont 7 officiers. Jeté de nouveau quatre jours après dans la bataille, s'est emparé des organisations du bois de Sommepy, des pentes ouest du Blanc-Mont, puis de l'importante tête de pont de Saint-Etienne-à-Arnes, que l'ennemi, malgré ses contre-attaques répétées, n'a pu lui arracher. A, au cours de cette nouvelle période de cinq jours de lutte sans répit, réalisé une progression de 7 kilomètres, capturé 225 prisonniers, pris plus de 40 mitrailleuses, 7 canons, un parc de génie et un abondant matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

63e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 327

1° Régiment tenace et résolu, en secteur depuis quatre mois et demi sans trêve ni repos ; aux lisières d'une ville continuellement bombardée et incendiée. Déployé, depuis un mois sur un front très étendu, a mené sous les ordres du lieutenant-colonel Naugès une splendide défense contre un ennemi nombreux, résolu à passer et appuyé par une préparation massive d'artillerie de très gros calibre. A non seulement maintenu l'intégralité de son front, mais a même nettoyé à la baïonnette tous les points rapprochés où l'ennemi avait pu s'infiltrer. — ( Ordre du 17 juillet 1918. )

2° Régiment d'élite. Vient, sous le commandement impeccable d'un chef hors de pair, le lieutenant-colonel Naugès, de se couvrir de gloire devant Vouziers, du 18 au 24 octobre 1918, en franchissant l'Aisne de vive force sous le feu de l'ennemi, et conquérant de haute lutte une tête de pont sur la Brunhilde-Stellung ; puis assailli sans répit par un ennemi acharné à le rejeter à l'Aisne, de beaucoup supérieur en nombre et disposant d'une artillerie puissante qui l'écrasait jour et nuit de bombardements massifs, le plus souvent par obus toxiques, a brisé toutes les attaques par ses feux ou les a repoussées par de furieux corps à corps, est finalement demeuré maître du terrain conquis. A fait subir à l'ennemi, au cours de cette lutte héroïque, des pertes énormes en tués et blessés, lui prenant en outre 64 prisonniers, dont 1 officier, 7 mitrailleuses et du matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 novembre 1918. )

64e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 13 juillet 1918 - Page 6039

1° Comprise dans la citation collective ci-après : La e division d'infanterie, composée des 64e régiment d'infanterie et ... : Le 7 juin 1915, devant la ferme de Toutvent, s'est porté à l'attaque avec un entrain superbe. Grâce à l'héroïsme des officiers et de la troupe, a dépassé, avec un brio admirable et d'un seul élan, deux lignes de tranchées malgré un barrage terrible d'artillerie. — ( Ordre du 22 juin 1915. )

2° Superbe régiment qui a combattu dans la bataille récente avec un entrain, un courage et une abnégation remarquables. Réduit à quelques éléments après la première attaque, a continué à lutter avec acharnement pendant les jours suivants jusqu'à épuisement de ses effectifs. — ( Décision du général commandant en chef, du 21 juin 1918. )

68e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 854

1° Brillant régiment qui a donné depuis le début de la campagne, quantité de preuves d'esprit de discipline et de sacrifice le plus élevé et qui, partout où il a été engagé, a su se faire redouter de l'ennemi. Au cours des combats des 22, 23 et 24 août 1918, sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Rosset, a poursuivi vigoureusement l'ennemi, refoulant les éléments avancés ; malgré une résistance acharnée, s'est emparé d'une position importante que l'adversaire avait ordre de défendre à tout prix, l'a conservée en dépit des contre-attaques les plus violentes, faisant de nombreux prisonniers de trois régiments d'infanterie, quatre bataillons de chasseurs et un régiment de la garde. — ( Décision du général commandant en chef, du 28 septembre 1918. )

2° A réussi, le 25 octobre 1918, sous l'énergique commandement du lieutenant-colonel Burtschell, à franchir de vive force et sous un feu violent la Souche que l'ennemi voulait interdire à tout prix. A maintenu une solide tête de pont malgré les contre-attaques ; a séjourné toute une semaine sur un terrain inondé et, réparant sans arrêt les passerelles coupées constamment, a réussi, par un effort incessant, à déterminer la retraite de l'ennemi qu'il a suivi jusqu'au 9 novembre et bousculé au-delà de la Serre, de la Brune et du Thon, sans lui laisser le moindre répit et lui faisant de nombreux prisonniers. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 20 décembre 1918. )

70e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8693

1° Solide et rude régiment. Le 3 juin 1918, sous les ordres du colonel de Barbe de la Barthe, a barré la route à l'ennemi, puis, durant quinze jours d'incessants combats, l'a repoussé pied à pied, lui faisant de nombreux prisonniers, lui prenant du matériel, lui imposant sa volonté, affirmant ainsi, par l'ascendant incontestable qu'il a pris sur son adversaire, ses belles qualités militaires, vigueur, endurance, moral des plus élevés. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : La ...e division d'infanterie, sous les ordres du général Trouchaud, comprenant le 70e régiment d'infanterie ( lieutenant-colonel de Barbe ) et les ... : A fait preuve, pendant quatre mois de combats sans interruption, de qualités militaires hors de pair. Aussi solide dans la défense qu'acharnée dans l'attaque, a, du 29 mai au ..., arrêté les Allemands au nord de ... et a capturé sur ce champ de bataille près de 1,500 prisonniers et 120 mitrailleuses ; a pris, du ..., une part spécialement glorieuse à la dernière offensive, se battant sans arrêt pendant quinze jours et faisant preuve d'une ténacité admirable, s'est lancée, le ..., à la poursuite de l'ennemi en retraite et a atteint ... la première de l'armée. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 août 1918. )

71e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 1er août 1918 - Page 6671

1° A donné le ..., sous les ordres du lieutenant-colonel Nouvion, une splendide preuve d'énergie, d'esprit du devoir, en tenant tête à un ennemi bien supérieur en nombre, avec une froide bravoure et une ténacité qui n'a jamais faibli, a, non seulement repris ce que la brutalité de la première attaque lui avait fait perdre, mais a, dans un combat de douze heures, dépassé encore son occupation primitive, faisant plus de cent cinquante prisonniers, de quatre corps différents, et capturant trente mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 juillet 1918. )

2° Régiment d'élite qui a donné les preuves de sa vaillance en Belgique, à Arras, à Roclincourt, à Thiaumont et au Cornillet. Sous l'impulsion énergique du lieutenant-colonel Nouvion, a, le 4 mars 1918, malgré une violente tempête de neige, mené à la tranchée de Calonne, une attaque avec un entrain admirable, pénétrant profondément dans les lignes allemandes, faisant cent cinquante prisonniers, capturant de nombreuses mitrailleuses, et ramenant des documents importants qui ont permis d'identifier vingt-quatre divisions allemandes. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 juillet 1918. )

73e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 24 janvier 1919 - Page 923

1° Sous le commandement du colonel Truffert, vient à nouveau de faire preuve de l'invincible ténacité déployée à Verdun, dans la Somme et en Belgique. A tenu tête, du 31 mai au 4 juin 1918, à des attaques violentes et répétées, conservant la possession d'un village dont les troupes allemandes avaient reçu l'ordre de s'emparer à tout prix, brisant, dans une lutte corps à corps, leurs efforts désespérés. Rentré en ligne le 11 juin, a contribué à arrêter, le 12, une puissante attaque ennemie, maintenant inviolée notre ligne principale de résistance et infligeant à l'ennemi les plus lourdes pertes. — ( Décision du général commandant en chef, du 31 août 1918. )

2° Sous le commandement du lieutenant-colonel Truffert, après avoir donné à Verdun la preuve d'une ténacité invincible, et, dans la Somme, celle d'une ardeur irrésistible en entrant le premier dans Combles, s'est à nouveau signalé le 31 juillet 1917. S'est emparé de haute lutte de l'objectif qui lui était assigné. Poursuivant son élan, a plus que doublé l'avance prévue, s'emparant d'un important nœud de communications dont la possession importait essentiellement à l'ennemi. A, par suite, réalisé de nouveaux gains en occupant deux batteries à proximité de nos lignes.

74e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8693

1° Le 3 avril 1916, le 74e régiment d'infanterie, commandé par le lieutenant-colonel Brenot : arrivé sous le feu, la nuit, dans un secteur nouveau, où l'ennemi avait fait brèche la veille, a immédiatement rétabli la situation par une brillante contre-attaque ; a poursuivi vaillamment sa tâche pendant six jours consécutifs, arrachant morceau par morceau plusieurs tranchées à l'adversaire, malgré de violentes réactions de sa part et lui infligeant des pertes considérables. — ( Ordre du 1er mai 1916. )

2° Superbe régiment, d'une valeur combative au-dessus de tout éloge : sous le commandement du chef de bataillon Paul a, pendant les combats du ..., conquis de haute lutte tous les objectifs qui lui avaient été assignés, s'emparant, en dépit d'un ennemi supérieur en nombre, de nombreux bois âprement défendus par des mitrailleuses, de plusieurs crêtes et, par un assaut irrésistible, d'un village qui constituait le réduit de la résistance ennemie. Pendant ces combats, malgré les tirs incessants de l'artillerie ennemie qui cherchait à écraser les lignes de tirailleurs malgré la résistance opiniâtre, désespérée, de l'infanterie adverse, malgré les pertes qu'il subissait et bien que son chef de corps et de nombreux officiers aient été mis hors de combat, a enlevé 12 kilomètres de territoire, pris 21 canons, de nombreux prisonniers, ajoutant une admirable page à son histoire déjà glorieuse. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

75e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 25 novembre 1917 - Page 9487

1° Le 25 septembre, sous les ordres de son chef le lieutenant-colonel Écochard, a donné l'assaut drapeau déployé, tambour battant, a gagné d'un seul élan près de quatre kilomètres de terrain, pris des canons, fait des prisonniers et, après un combat de quatre jours et trois nuits, a maintenu définitivement les positions conquises. — ( Ordre n° 40 du 21 octobre 1915. )

2° Le 23 octobre 1917, sous les ordres du colonel Flye Sainte-Marie, a exécuté remarquablement une manœuvre d'encerclement très délicate ; a réussi à s'emparer de nombreux réduits et des carrières de Fruty où l'ennemi avait organisé et fait une résistance acharnée ; a capturé plus de 1,100 prisonniers et occupé les positions du mont de Laffaux malgré une défense désespérée. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1917. )

78e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 4 juillet 1919 - Page 6858

1° Sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel Campagne, s'est déjà couvert de gloire le 15 juin 1918, en brisant l'offensive autrichienne devant les lignes qu'il était chargé de défendre. Vient encore de se montrer régiment d'élite en effectuant, avec un calme admirable, le passage d'un fleuve sous un bombardement intense, en brisant les dernières résistances ennemies et en entamant, au prix des plus grands efforts, dans un pays montagneux et difficile, la poursuite de l'ennemi, faisant de nombreux prisonniers, capturant un grand nombre de canons et de mitrailleuses et faisant un butin considérable. — ( Ordre du 4 décembre 1918. )

2° Régiment de haute valeur militaire qui, depuis le début de la guerre, après avoir fait preuve sur la Meuse, à la bataille de la Marne, devant Reims et sur la Suippe, d'une vaillance de premier ordre, après avoir donné la mesure de qualités admirables d'énergie et d'offensive en Lorraine, à Regniéville et au bois de Mort-Mare, puis au Labyrinthe, où ses unités ont mérité séparément les félicitations les plus élogieuses, s'est signalé à nouveau, au cours de la période la plus violente de la lutte devant Verdun, avril-juin 1916 ; dans la bataille de la Somme, devant la Maisonnette et Biaches, en Champagne devant la butte de Souain, pendant huit mois en des combats incessants en Italie, sur l'Altipiano, par une résistance et une valeur de contre-offensive qui ont infligé à l'attaque massive de l'ennemi un échec sanglant et complet. A montré partout des qualités militaires de premier ordre, une discipline, un esprit de sacrifice, une confiance à toute épreuve qui lui ont valu, pendant tout le cours de la campagne, des témoignages d'admiration. — ( Ordre du 27 mai 1919. )

79e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 325

1° Compris dans la citation collective ci-après : Le 20e corps d'armée, comprenant le 79e régiment d'infanterie et les ... : Pendant les journées des 26 et 27 septembre 1914, sur toutes les parties du front où il a été employé, le 20e corps a toujours su progresser et entraîner la progression de ses voisins. Le 28, il a résisté aux attaques les plus furieuses et il a trouvé dans son ardeur assez de ressources pour passer à son tour à l'offensive le 29 au matin. Le Général commandant l'armée est heureux de féliciter le 20e corps. Dans l'Ouest, comme précédemment dans l'Est, ce corps ne cesse de montrer les plus hautes qualités manœuvrières, une endurance qui ne se dément pas, une vigueur et un entrain que rien ne saurait abattre. — ( Ordre du 29 septembre 1914. )

2° Unité de premier ordre. Sous l'énergique direction du lieutenant-colonel Margot, a montré une endurance remarquable pendant dix mois consécutifs, d'abord à Verdun, puis dans les Flandres ; a largement contribué, les 25, 26, 27 juillet 1918, au rétablissement de la situation à l'ouest de Reims, puis, le 25 octobre, à Villers-le-Sec, au succès de la journée. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1918. )

80e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10727

1° Régiment d'élite, commandé depuis près de trois ans par le colonel Plande. A tenu l'ennemi en échec pendant cinq mois à la cote 304, en exécutant de nombreux coups de main dont quelques-uns peuvent être cités comme des modèles d'audace et d'habileté. Vient de s'affirmer comme unité parfaitement instruite et d'une bravoure exceptionnelle, le 8 mai 1918, dans l'exécution, sous un bombardement des plus violents, d'une contre-attaque très délicate à travers un terrain particulièrement difficile, et le 11 mai en se portant à l'attaque d'un adversaire résolu, déjà en position et disposant de nombreuses mitrailleuses, qu'il a brillamment refoulé, lui faisant cent quinze prisonniers dont quatre officiers. — ( Décision du général commandant en chef, du 31 mai 1918. )

2° Régiment magnifique, qui vient de faire preuve une fois de plus de ses admirables qualités d'ardeur, d'opiniâtreté et d'esprit de sacrifice. Sous l'énergique impulsion du commandant Cros, puis du colonel Plande, a livré une série de combats acharnés, fait reculer pas à pas un ennemi tenace, et l'a finalement contraint à une retraite précipitée. A capturé plus de deux cent cinquante prisonniers et fait un énorme butin. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

82e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 22 mai 1918 - Page 4466

1° Sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel Leclère, qui n'a cessé de donner le plus bel exemple, a brillamment enlevé les positions qu'il avait pour objectifs, marchant à l'attaque avec un ordre aussi parfait que sur le terrain de manœuvre. S'est maintenu sur ses positions malgré les violents bombardements et les tirs meurtriers de mitrailleuses. A tenu ferme sous plusieurs contre-attaques. — ( Ordre du 8 mai 1917. )

2° Au cours de la journée du 24 mars 1918, le 82e régiment d'infanterie, sous les ordres du lieutenant-colonel Laucagne, étant en réserve et le flanc de sa division se trouvant à découvert sur une grande étendue, a été jeté en avant pour arrêter les progrès de l'ennemi. A résisté à toutes ses attaques et l'a contenu jusqu'au soir, permettant ainsi au reste de la division de tenir sur ses positions. Le 25 mars, a continué de combattre pour protéger l'aile droite de la division, et a conservé contre plusieurs attaques ennemies la possession d'une hauteur importante. A été ensuite, malgré les pertes et la fatigue, maintenu au combat sans fléchir, jusqu'au 30 mars. — ( Décision du général commandant en chef, du 5 mai 1918. )

83e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2591

1° A peine entré en secteur, sur des positions faiblement organisées, a subi des attaques successives très violentes pendant les journées des 23 et 24 avril et la nuit du 23 au 24. Malgré un bombardement presque continuel et des plus violents par obus de gros calibres ou toxiques, a résisté aux assauts les plus furieux. Grâce aux sages mesures, prises par le chef de corps, le colonel Périer d'Hauterive, à la vigueur et à l'à-propos des contre-attaques prescrites, a réussi à maintenir la position qui lui était confiée et dont la possession importait au développement des opérations des troupes voisines. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 juillet 1918. )

2° Beau régiment qui a fait preuve sous le commandement du colonel Périer d'Hauterive, de remarquables qualités d'endurance au cours de la marche sur Saint-Quentin, en 1918, de haute lutte, a franchi le premier la Somme et le canal à hauteur d'Épénancourt, puis a continué avec ténacité la poursuite, en dépit des pertes qu'il avait subies. — ( Ordre du 12 janvier 1919. )

84e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 23 avril 1919 - Page 4190

1° Le 15 septembre 1918, sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel de Langlade, dans un terrain particulièrement difficile, le 84e régiment d'infanterie s'est lancé avec une admirable vaillance, à l'assaut d'une position puissamment fortifiée ; a enlevé tous ses objectifs et rompu le front ennemi, s'emparant de quatre cents prisonniers et d'un important matériel. Se montre toujours digne de sa belle devise conquise en 1809 : « Un contre dix ». — ( Ordre du 29 septembre 1918. )

2° Régiment d'une bravoure éprouvée. Le 10 mai 1917, a enlevé de la façon la plus brillante les avancées du Skra di Legen, et sous le commandement du lieutenant-colonel Bidoz ( Prosper-Auguste ), ayant organisé la position, a, le 30 août 1917, malgré les effectifs très réduits, contenu pendant trente-six heures de violentes attaques bulgares menées par des forces supérieures soutenues par une très nombreuse artillerie et a finalement forcé l'ennemi à se replier. — ( Ordre du 19 février 1919. )

85e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 762

1° Compris dans la citation suivante : 31e brigade d'infanterie : Energiquement conduite par son chef, le général Reibell, s'est engagée brusquement dans la lutte après une marche forcée et s'y est trouvée dans une situation difficile. A force de ténacité, est parvenue à se maintenir et à arrêter l'offensive de l'ennemi. — ( Ordre du 1er avril 1916. )

2° Sous le commandement de son chef, le lieutenant-colonel Sallé, vient d'affirmer une fois de plus, dans la poursuite de l'ennemi, de la Vesle au nord de l'Aisne, les plus belles qualités de mordant, de courage et d'habileté manœuvrière. A notamment, dans la période comprise entre le 23 et le 26 octobre 1918, fait 104 prisonniers, capturé 22 mitrailleuses, 2 minenwerfer, un fusil antitank et un matériel considérable, et dans une brillante contre-attaque rétabli complètement une situation délicate. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

86e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 325

1° Jeté dans une violente bataille en travers d'un ennemi très supérieur en nombre, a, sous la vigoureuse impulsion du lieutenant-colonel Sautel, réussi, après trois jours de combats ininterrompus, avec une rivière à dos, grâce à sa bravoure, à sa ténacité et son esprit de sacrifice, à arrêter les forces allemandes et à les fixer, en leur infligeant des pertes très élevées. — ( Ordre du 10 juillet 1918.)

2° Régiment d'une solidité à toute épreuve. Malgré les pertes et les fatigues endurées au cours de dures marches d'approche, est entré dans la bataille, sous le commandement du lieutenant-colonel Sautel, avec un entrain admirable. Après avoir repoussé les contre-attaques de l'ennemi, est passé à l'offensive, chassant devant lui les arrière-gardes allemandes, capturant un matériel considérable. Est entré le premier à Vouziers. le 12 octobre 1918 et a immédiatement jeté une tête de pont sur la rive droite de l'Aisne, en dépit des obstacles et sous un feu meurtrier, gardant après quinze jours de bataille, un moral et un esprit offensif remarquables. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

87e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8693

1° Sous l'énergique commandement de son chef, le lieutenant-colonel Triboullier, a témoigné en de multiples et de glorieux combats, d'une inlassable ardeur offensive et d'un superbe esprit de sacrifice. S'est particulièrement distingué à la tranchée de Calonne en 1915, sous Verdun et sur la Somme, en 1916. Les 7, 8 et 9 mai 1917, a conquis, en Champagne, avec une ardeur irrésistible, un système de tranchées puissamment fortifiées et énergiquement défendues où il a capturé près de 300 prisonniers et de nombreux trophées. Le 17 juillet, en Argonne, s'est porté à l'attaque avec un entrain et un ordre admirables, rompant sur un front de 1,100 mètres et une profondeur de 1,000 mètres toutes les organisations allemandes, capturant plus de 260 prisonniers, des mitrailleuses et des minenwerfer. A dépassé les objectifs assignés et résisté à toutes les contre-attaques malgré un violent bombardement. — ( Ordre du 9 août 1917. )

2° Après un séjour de trois mois dans un secteur qu'il a dû entièrement organiser, et malgré les difficultés d'une attaque qui se heurtait, dès son début, à un village puissamment fortifié a, sous le commandement du lieutenant-colonel Cour, enlevé son premier objectif avec le plus grand élan. Bien qu'au-delà son flanc droit fut en prise au tir direct des mitrailleuses et des canons ennemis, a contribué, grâce à des dispositions judicieuses, à progresser rapidement ; a enlevé successivement deux bois et porté son front à plus de trois kilomètres de sa base de départ, faisant plus de 250 prisonniers dont six officiers, prenant deux canons de 77, sept minenwerfer et quarante et une mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 septembre 1918. )

89e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 4 mai 1919 - Page 4604

1° Du 30 septembre au 11 novembre 1918, avec le concours du 51e bataillon de tirailleurs sénégalais et sous l'impulsion énergique de son chef, le colonel Eggenspieler, a forcé le passage de la Vesle, malgré un barrage intense d'artillerie et de mitrailleuses, enfoncé la position allemande sur une profondeur de plus de six kilomètres, enlevant deux batteries, dont une de 105, de nombreuses mitrailleuses et faisant trois cent vingt prisonniers. A rejeté l'ennemi au-delà de la Suippe et de l'Aisne, pris pied l'un des premiers, après de durs combats, dans la forte position Hunding, et enfin glorieusement participé à la poursuite, faisant de nouveaux prisonniers et capturant un matériel important dont un train complet de munitions. — ( Ordre du 13 décembre 1918. )

2° Unité de combat de premier ordre ; dans les journées du 28 février et 1er mars 1915, s'est installé définitivement sur le plateau de Vauquois, après quatre assauts successifs et acharnés. En septembre et octobre 1916, a pris une part des plus actives à la bataille de la Somme : le 25 septembre, au fort de Bouchavesnes, a pénétré de 500 mètres dans la position ennemie. Le 27, a enlevé un nid de mitrailleuses et la tranchée Sanoch. Les 16, 17 et 18 avril 1917, sous les ordres du colonel Mouveaux, chef de corps d'une haute valeur, s'est porté résolument à l'attaque dans un ordre parfait, enlevant deux kilomètres de terrain, faisant trois cent soixante prisonniers, capturant un matériel important. A conservé le terrain conquis, malgré la violence du feu d'artillerie et de mitrailleuses et, par des offensives répétées et vigoureusement exécutées, repoussé toutes les contre-attaques de l'ennemi. Le 5 août 1918, a franchi brillamment la Vesle, sur les talons de l'ennemi au cours d'une reconnaissance. — ( Ordre du 21 mars 1919. )

90e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10879

1° Brillant régiment qui a donné, depuis le début de la campagne, quantité de preuves de l'esprit de discipline et de sacrifice le plus élevé et qui, partout où il a été engagé, a su se faire redouter de l'ennemi. Au cours des combats des 22, 23 et 24 août 1918, sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Détanger, a poursuivi vigoureusement l'ennemi, refoulant les éléments avancés ; malgré une résistance acharnée, s'est emparé d'une position importante que l'adversaire avait ordre de défendre à tout prix, l'a conservée en dépit des contre-attaques les plus violentes, faisant de nombreux prisonniers de 3 régiments d'infanterie, 4 bataillons de chasseurs et 1 régiment de la garde. — ( Décision du général commandant en chef, du 28 septembre 1918. )

2° Superbe régiment, dont la valeur s'est maintes fois affirmée sur les champs de batailles de l'Yser, de Verdun, de la Somme et du Chemin-des-Dames. Vient de prendre, pendant cinquante jours consécutifs, une part glorieuse à la poursuite, sur la Vesle d'abord, puis sur l'Ailette. Arrivé à l'extrême limite de la fatigue, réduit à six cents combattants, privé de presque tous ses cadres, n'en a pas moins tenu à honneur de prolonger son effort dans l'esprit de précipiter la retraite de l'ennemi et a attaqué résolument une forte position ennemie, progressant malgré les feux venant sur la droite d'une hauteur dont une division voisine ne réussissait pas à s'emparer ; a atteint tous ses objectifs, faisant des prisonniers, capturant des mitrailleuses qu'il a conservées en dépit de deux contre-attaques à l'exécution desquelles l'ennemi mit un tel acharnement qu'il y eut une furieuse lutte corps à corps. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 octobre 1918. )

91e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2591

1° A défendu de septembre 1914 à janvier 1915, avec une superbe opiniâtreté, en Argonne, le bois de la Gruerie opposant un mur infranchissable, au prix de pertes sanglantes, à un ennemi disposant de moyens très supérieurs. Après une participation vigoureuse aux opérations de Champagne, en février-mars 1915, a fait preuve d'un magnifique élan en se ruant par deux fois, les 5 et 6 avril, à l'attaque de Maizeray où il laissait devant les réseaux ennemis plus du tiers de son effectif. A montré la même ardeur héroïque en octobre 1916, au bois de Saint-Waast et, en octobre 1917, au Chemin-des-Dames en enlevant et gardant l'éperon de Vaumaires, âprement défendu par l'ennemi. — ( Ordre du 20 janvier 1919. )

2° Engagé dans des circonstances difficiles, a contribué pour une grande part à arrêter les attaques de l'ennemi pendant les combats des 4, 5 et 12 juin devant Villers-Cotterêts. S'est montré ensuite, grâce à l'exemple des cadres, à la ténacité et à l'esprit de sacrifice de tous, aussi ardent dans l'offensive et dans la poursuite que solide dans la défensive, notamment du 23 juillet au 1er août, à Buzancy, capturant plus de 300 prisonniers, des canons et un important matériel. — ( Ordre du 20 janvier 1919. )

92e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 5 novembre 1916 - Page 9570

1° Sous les ordres de son vaillant chef, le lieutenant-colonel Macker, le 92e régiment d'infanterie a enlevé, d'un élan magnifique, une importante position ennemie. S'y est maintenu malgré un violent bombardement et a résisté à une très violente attaque de l'ennemi. — ( Ordre n° 80 du 4 avril 1916. )

2° Chargé, le 6 septembre 1916, sous le commandement du lieutenant-colonel Lejeune, de l'attaque d'une position importante dominant la plaine et très solidement organisée, s'est élancé à l'assaut dans un élan irrésistible, franchissant le terrain complètement découvert qui le séparait de ses objectifs, sous les feux violents de front et d'enfilade de batteries ennemies de tous calibres. Après une lutte corps à corps acharnée, a enlevé la position et réussi, grâce à sa ténacité inlassable à s'installer définitivement sur le terrain conquis, après avoir rejeté dans leurs lignes plusieurs contre-attaques appuyées de mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 octobre 1916. )

93e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 5 janvier 1918 - Page 220

1° Le 5 mai 1917, sous les ordres du lieutenant-colonel Lafouge, s'est emparé, en moins de deux heures, en un superbe élan, d'une série de tranchées opiniâtrement défendues, y capturant 750 prisonniers dont 11 officiers, 9 mitrailleuses et 3 lance-bombes. Poursuivant rapidement ses succès, a ensuite pris pied dans un village fortement organisé, point sensible de la ligne ennemie, et ne l'a abandonné que parce que son ardeur offensive l'avait isolé des corps voisins, retardés dans leur progression. A conservé les premières positions conquises, malgré des contre-attaques réitérées, menées avec un acharnement jusqu'alors rarement dépassé. — ( Ordre n° 42 du 16 mai 1917. )

2° La ...e division d'infanterie, composée des ...e et 93e régiments d'infanterie, le 7 juin 1915, devant la ferme de Toutvent, s'est portée à l'attaque avec un entrain superbe. Grâce à l'héroïsme des officiers et de la troupe, a dépassé, avec un brio admirable et d'un seul élan, deux lignes de tranchées, malgré un barrage terrible d'artillerie. — ( Citation à l'ordre n° 492, du 22 mai 1915, modifiée par décision du général commandant en chef, le 27 décembre 1917. )

95e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 762

1° Compris dans la citation suivante : 31e brigade d'infanterie : Energiquement conduite par son chef, le général Reibell, s'est engagée brusquement dans la lutte après une marche forcée et s'y est trouvée dans une situation difficile. A force de ténacité, est parvenue à se maintenir et à arrêter l'offensive de l'ennemi. — ( Ordre du 1er avril 1916. )

2° Vient une fois de plus d'affirmer, sous le commandement du lieutenant-colonel Andréa, ses qualités de courage, d'énergie, d'habileté manœuvrière, en enlevant d'assaut, le 25 octobre 1918, la position Hunding, opiniâtrement défendue par l'ennemi, faisant 450 prisonniers, dont 6 officiers, capturant plusieurs canons, de nombreux minenwerfer, plus de 60 mitrailleuses et un matériel considérable. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef des armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

96e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 29 septembre 1917 - Page 7689

1° Régiment qui, sous le commandement du lieutenant-colonel Pouget, s'est constamment distingué depuis le début de la campagne par son allant et sa belle tenue en toutes circonstances. A fait preuve pendant la période du 2 au 4 août 1916 d'un mordant irrésistible et d'une ardeur persévérante en enlevant à la baïonnette deux positions successives bien organisées et fortement défendues, gagnant, sur un front de 800 mètres, une profondeur de 1,000 mètres de terrain, faisant, en deux jours, 500 prisonniers et prenant 8 mitrailleuses. — ( Ordre général n° 358 du 25 août 1916. )

2° Le 20 août 1917, sous les ordres de son vaillant chef, le lieutenant-colonel Caré, a enlevé dans un élan irrésistible tous les objectifs qui lui étaient assignés sur une profondeur de deux kilomètres, emportant de haute lutte des positions extrêmement fortes et s'emparant d'un important tunnel, qui servait de places d'armes à l'adversaire, a brisé, le soir, sur les positions conquises, deux violentes contre-attaques de l'ennemi. A fait, au cours de cette opération, près de 900 prisonniers, dont 13 officiers, pris 7 minenwerfer, 28 mitrailleuses et un matériel de guerre considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 18 septembre 1917. )

97e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 5 septembre 1918 - Page 7780

1° Régiment alpin qui, sous le commandement du lieutenant-colonel de Combarieu, a fait continuellement preuve d'une solidité et d'un dévouement à toute épreuve. S'est dépensé sans compter, soit dans les débuts de la campagne, soit dans les attaques du 9 mai, du 16 juin, du 25 septembre et jours suivants pour faire brèche dans les lignes ennemies, y a réussi pleinement en s'emparant de plusieurs tranchées puissamment défendues et en progressant sur un terrain difficile et minutieusement défendu par l'ennemi. — ( Ordre du 24 octobre 1915. )

2° Régiment aux fières traditions, qui, sur tous les champs de bataille, a affirmé les mêmes vertus d'abnégation et de bravoure. Après avoir manifesté par sa mâle résistance au Plessis-de-Roye son esprit de sacrifice, vient de faire preuve à nouveau, sous les ordres du lieutenant-colonel Tron de Bouchony, des plus belles qualités offensives. Transporté après huit jours de combats, sur un terrain difficile et âprement défendu, a enlevé d'un seul bond un massif boisé hérissé de mitrailleuses ; a progressé de deux kilomètres, enlevé quatre canons en action, cent vingt mitrailleuses et capturé deux cents prisonniers. Sans perdre haleine, s'est acharné pendant sept jours à pousser de l'avant, pied à pied, avec un mordant remarquable, par une série d'attaques meurtrières et couronnées de succès. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 août 1918. )

99e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 25 novembre 1917 - Page 9487

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Rousselon, s'est affirmé dans sa brillante offensive du 25 septembre, au cours de l'assaut puis d'une manœuvre d'encerclement, comme une troupe valeureuse, disciplinée et parfaitement instruite. — ( Ordre n° 40 du 21 octobre 1915. )

2° Le 23 octobre 1917, sous les ordres du lieutenant-colonel Borne, a enlevé devant son front toutes les lignes allemandes, attaqué et réduit les creutes organisées servant d'abris à l'ennemi. Le 25 octobre, a successivement enlevé une ligne de tranchées, encerclé un village, réduit plusieurs centres de résistance et conquis tout le terrain jusqu'à l'Ailette, réalisant une avance de plus de cinq kilomètres dans les organisations ennemies. A fait, au cours de ces deux journées, plus de 1,400 prisonniers et pris un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1917. )

100e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 12 septembre 1918 - Page 8012

1° Régiment qui s'est fait remarquer en Belgique, à la bataille de la Marne, en Champagne, à Verdun, pour sa solidité, son esprit de dévouement et de sacrifice. Vient, sous le commandement énergique du beau soldat qu'est le lieutenant-colonel Beaulieu, de donner une preuve éclatante de son opiniâtreté et de son endurance. Menacé sur son front, un moment débordé sur sa gauche, a lutté pendant cinq jours avec un entrain merveilleux, repoussant quatre attaques, contre-attaquant à plusieurs reprises pour chasser à la baïonnette et à la grenade, dans de furieux corps à corps l'ennemi, des positions où il avait réussi à prendre pied. A maintenu l'intégralité du secteur qui lui était confié, interdisant ainsi l'accès d'une place depuis longtemps convoitée. A fait de nombreux prisonniers, pris huit mitrailleuses et détruit plusieurs tanks ennemis. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

2° Régiment d'élite, sous le commandement du lieutenant-colonel Beaulieu, au sixième mois de son séjour dans un secteur très dur, après avoir le ..., vaillamment brisé, puis rejeté sur tout son front, une violente attaque ennemie, vient, dans une série de combats acharnés et meurtriers, du 18 au 25 juillet, puis du ... au ..., d'arracher de haute lutte à l'adversaire toutes ses premières lignes, sur un front de quatre kilomètres. A enlevé un gros village et de nombreux centres de résistance, tenacement défendus, et conservé toutes les positions conquises en dépit de furieuses contre-attaques, renouvelées jusqu'à neuf fois. A réalisé, dans cette lutte opiniâtre, l'usure complète de deux régiments ennemis et conquis un butin important : deux minenwerfers, six mitrailleuses, un tank de grand modèle, un stock considérable de fusils et de munitions, deux cent cinquante havresacs et équipements, et fait de nombreux prisonniers appartenant à trois régiments. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 août 1918. )

101e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 327

1° Unité d'élite, qui a fait l'admiration de l'ennemi lui-même en Champagne et devant Verdun. A affirmé une fois de plus sa valeur, au cours de récents et durs combats, sous le commandement du lieutenant-colonel de Benoist, a opposé une résistance acharnée à la puissante poussée de l'ennemi qui avait concentré sur son front le maximum de son effort afin de percer coûte que coûte et d'atteindre rapidement les objectifs éloignés qu'il avait choisis ; avec une abnégation et un courage magnifiques, a brisé net la progression de l'ennemi, en le fixant sur les positions qu'il avait reçu l'ordre de maintenir à tout prix et en lui infligeant de très lourdes pertes. — ( Ordre du 8 août 1918. )

2° Jeté brusquement dans la bataille, sous les ordres du lieutenant-colonel de Benoist, a justifié à nouveau sa réputation d'unité d'élite. Fier de son glorieux passé et pénétré de l'importance de la lutte engagée, du 4 au 14 octobre 1918, s'est magnifiquement porté, par deux fois, à l'attaque de la position d'Orfeuil formidablement organisée et âprement défendue ; puis oubliant ses fatigues, s'est élancé à la poursuite de l'ennemi au cours de son repli sur l'Aisne, repoussant ses violentes contre-attaques et précipitant sa retraite désordonnée ; a contribué par son énergie et sa ténacité farouches, et en dépit des pertes sévères qu'il avait subies, à libérer une notable partie du territoire, des civils retenus prisonniers par l'ennemi, et à capturer une certaine quantité de matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 novembre 1918. )

102e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 327

1° Du 16 au 30 juillet 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Lepetit, a contre-attaqué l'ennemi pour arrêter son avance, l'a fixé, l'a attaqué énergiquement pour le forcer à la retraite et, le poursuivant pendant 12 kilomètres, a achevé glorieusement sa tâche en enlevant, par une brillante manœuvre, un village et une position fortement occupée. A fait plus de 159 prisonniers, dont 4 officiers, et a capturé un matériel de guerre considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 septembre 1918. )

2° Très beau régiment qui, sous le commandement énergique et l'habileté manœuvrière du lieutenant-colonel Lepetit, a montré pendant les combats qu'il a livrés, du 26 septembre au 20 octobre 1918, dans deux secteurs différents, ses brillantes qualités offensives et son endurance. Le 8 octobre, a réussi à faire un bond de 300 mètres sur un glacis battu par les mitrailleuses ennemies et soumis à de violents tirs d'artillerie. Du 9 au 20 octobre, après avoir travaillé sans relâche dans un terrain très difficile, à réduire l'ennemi par la manœuvre, a rompu sa ligne, l'a poursuivi sans trêve pendant 20 kilomètres et, grâce à son initiative, l'a empêché de s'établir entre le canal des Ardennes et l'Aisne, permettant ainsi les opérations de nettoyage de cette région. A fait plus de 100 prisonniers et a capturé un matériel de guerre considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 novembre 1918. )

103e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 327

1° Du 16 au 30 juillet 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Villemin, a contre-attaqué l'ennemi pour arrêter son avance, l'a fixé, l'a forcé à la retraite et, le poursuivant pendant 12 kilomètres, a achevé glorieusement sa tâche en enlevant une position fortement occupée. A fait des prisonniers dont deux officiers et a capturé un matériel de guerre considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 septembre 1918. )

2° Très beau régiment qui, sous le commandement plein d'entrain du lieutenant-colonel Villemin, a montré, pendant les combats qu'il a livrés, du 26 septembre au 20 octobre 1918, dans deux secteurs différents, ses brillantes qualités offensives et son énergie à briser les contre-attaques allemandes. Le 8 octobre, dans un élan superbe, a progressé d'un bond de 2,600 mètres sans attendre les unités voisines, dans un terrain très couvert, s'est ainsi maintenu en flèche pendant plus de trois jours, repoussant toutes les contre-attaques. Du 9 au 20 octobre, a rompu la ligne allemande, a résisté, bien que dans une position critique, à de violentes contre-attaques, a poursuivi l'ennemi sans répit pendant 20 kilomètres et a terminé sa tâche par un brillant coup de main. A fait plus de 150 prisonniers et a capturé un matériel de guerre considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 novembre 1918. )

104e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 327

1° Régiment d'élite qui, pendant dix jours consécutifs, sous l'impulsion énergique et éclairée du lieutenant-colonel Beringer, a mené avec succès de très rudes opérations. Après avoir endigué l'avance ennemie par des mesures judicieuses et une contre-attaque déclenchée au bon moment, a mené pendant deux jours une vigoureuse action offensive qui a permis de reprendre deux villages, un grand bois, de faire de nombreux prisonniers et d'arracher à l'ennemi l'initiative de la manœuvre. Malgré la fatigue et de violentes réactions ennemies, a maintenu encore pendant une semaine l'occupation du terrain conquis. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 août 1918. )

2° Très beau régiment qui, sous l'habile commandement du lieutenant-colonel Beringer, a montré, pendant la période du 26 septembre au 20 octobre 1918, dans deux secteurs différents, son endurance remarquable, ses brillantes qualités offensives et son énergie à briser les contre-attaques allemandes. Le 8 octobre, a gagné d'un bond 2,000 mètres de terrain et s'est maintenu dans cette situation avancée malgré plusieurs contre-attaques repoussées vigoureusement. Du 9 au 20 octobre, a, dans un vigoureux élan, rompu la ligne ennemie, a résisté sur le terrain conquis, malgré sa situation critique, à toutes les contre-attaques allemandes, a forcé l'ennemi à la retraite et l'a poursuivi sans répit pendant 12 kilomètres capturant un matériel considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 novembre 1918. )

105e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 8 septembre 1918 - Page 7878

1° Les 20 et 21 août 1917, sous les ordres du colonel Camors, a conquis la partie du bois d'Avocourt qui lui était assignée, enlevant de haute lutte les nids de mitrailleuses, ramenant 250 prisonniers, dont 3 officiers, 8 mitrailleuses et 4 canons de tranchée. S'est maintenu sur les positions conquises après avoir repoussé une violente contre-attaque et fait de nouveaux prisonniers. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° Régiment qui s'était déjà fait remarquer au cours de la campagne. Les ..., sous les ordres du chef d'escadrons de Lastic, remplaçant le lieutenant-colonel blessé au début de l'action, a enlevé de haute lutte, avec un merveilleux entrain, une magnifique bravoure, une complète insouciance du danger, les objectifs qui lui étaient assignés, repoussant pendant trois jours, malgré les tirs de mitrailleuses et de violents bombardements, toutes les contre-attaques de la garde prussienne. A capturé 450 prisonniers, 7 canons, 64 mitrailleuses. Les ... en poursuivant l'ennemi, s'est emparé ... a franchi ... et maintenu intégralement ses positions. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 août 1918. )

107e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 24 mars 1919 - Page 3050

1° Sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel Bertaux, a effectué dans des conditions particulièrement difficiles le passage de vive force d'un fleuve, a abordé une falaise presque verticale garnie de fils de fer et de mitrailleuses, en a culbuté les défenseurs, faisant à l'ennemi de nombreux prisonniers, prenant des canons, des mitrailleuses et un matériel important. Maître de la position, s'y est accroché pendant plus de vingt-quatre heures, sous un bombardement intense et malgré de lourdes pertes, privé de toute communication avec l'arrière, les ponts ayant été détruits, a permis par son héroïque ténacité le rétablissement des passages et l'intervention de troupes fraîches qui, élargissant ses gains, ont provoqué la déroute de l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 novembre 1918. )

2° Le 4 septembre 1916, sous l'énergique et habile direction de son chef, le colonel Bonet, s'est lancé à l'attaque du village de Chilly très fortement organisé et précédé de deux lignes de tranchées. D'un seul élan irrésistible a atteint en moins d'une demi-heure, de haute lutte, tous les objectifs qui lui étaient fixés, infligeant de lourdes pertes à l'adversaire. Malgré un bombardement des plus violents, a mis rapidement en état de défense le terrain conquis, et a brisé victorieusement tous les retours offensifs tentés par l'ennemi. — ( Ordre du 7 février 1919. )

108e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 24 mars 1919 - Page 3050

1° Régiment qui, depuis le début de la guerre, a eu les journées les plus glorieuses, notamment à Châtel-Raould ( septembre 1914 ), en Champagne ( mars et avril 1917 ), et qui dans les récents combats livrés dans la région d'Asiago, a montré la plus belle ardeur et a rempli intégralement les missions confiées, en infligeant à l'ennemi des pertes sensibles, capturant ou détruisant, le 11 octobre 1918, deux bataillons austro-hongrois ; ouvrant, le 1er novembre 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Tonnet, et de concert avec les régiments de la division, au centre de l'Altipiano, la porte par laquelle a pu se faire l'exploitation du succès qui nous a valu près de 300 prisonniers et une centaine de canons. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 27 novembre 1918. )

2° Régiment d'élite qui depuis le début de la guerre après avoir donné d'abord en Belgique, dans la Meuse, sur la Marne, la mesure de qualités admirables, après s'être signalé en Lorraine et au Labyrinthe, dans les attaques d'Artois, où la plupart de ses unités ont été citées séparément. A montré à nouveau au cours de la période la plus violente de la lutte devant Verdun ( avril-juin 1916 ), dans la bataille de la Somme, devant la Maisonnette et Biaches en Champagne, à Navarin ( 1917 ), pendant huit mois durant, en des combats incessants, en Italie, sur l'Altipiano, par une résistance et des attaques ininterrompues, des qualités morales de premier ordre, une discipline et une confiance à toute épreuve, une bravoure, un mordant et un esprit de sacrifice qui n'ont cessé de lui valoir partout des éloges et des témoignages d'admiration. — ( Ordre du 7 février 1919. )

113e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 325

1° Régiment solide qui s'est déjà particulièrement distingué dans des luttes ininterrompues de l'Argonne, devant Verdun et dans les combats de l'Aisne. Désigné pour barrer la route à l'ennemi et le rejeter dans une brusque contre-attaque, a, sous les ordres de son chef le lieutenant-colonel Roullet, rempli glorieusement sa mission. S'est lancé à l'attaque avec entrain dans des circonstances particulièrement difficiles et a abordé tous ses objectifs avec mépris du danger. Après avoir résisté à plusieurs poussées d'un ennemi supérieur en nombre, s'est cramponné au terrain qu'il a défendu pied à pied avec opiniâtreté, combattant pendant trois journées sans le moindre répit, avec un moral qui n'a jamais été entamé. — ( Ordre du 8 juin 1918. )

2° Sous le commandement du lieutenant-colonel Roullet, a remporté un brillant succès au cours des dernières opérations sur l'Aisne. Les 15 et 17 octobre 1918, s'est élancé avec entrain à l'assaut des positions ennemies puissamment fortifiées, garnies d'ouvrages bétonnés et de nombreuses mitrailleuses, a progressé de trois kilomètres sur des pentes abruptes et boisées, sous des tirs de barrage d'une violence exceptionnelle et, malgré la résistance d'un adversaire résolu, s'est emparé de haute lutte du village d'Olizy et des crêtes voisines ; a maintenu ses gains malgré de vigoureuses contre-attaques. A fait plus de 400 prisonniers et capturé de nombreuses mitrailleuses et un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

114e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 27 août 1918 - Page 7548

1° Engagé, le 5 mai 1916, dans les conditions les plus difficiles, sur une position particulièrement importante, sous les ordres du lieutenant-colonel de La Lande d'Olce, et en dépit d'un bombardement prolongé d'une violence inouïe, a rejeté, les 7 et 8 mai, de fortes attaques de l'ennemi, en exécutant de vigoureuses contre-attaques, ne cédant pas un pouce de terrain et laissant même aux troupes qui l'ont relevé une situation très améliorée. — ( Ordre du 18 juin 1918. )

2° Le 114e régiment d'infanterie, sous le commandement du colonel Bertrand : s'est porté à l'assaut des positions ennemies avec un élan admirable ; trouvant devant lui un village presque entièrement occupé par l'ennemi, l'a pris à la suite d'un combat opiniâtre, enlevant maison par maison, faisant plus de 200 prisonniers et capturant un nombreux matériel de guerre, dont plus de 50 mitrailleuses et 5 canons de tranchées ; a ensuite enlevé un bois, faisant encore de nombreux prisonniers, capturant 15 mitrailleuses, et s'est maintenu sur les positions conquises, malgré une formidable concentration d'artillerie de tous calibres, et six violentes contre-attaques qui ont été anéanties. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 août 1918. )

115e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 16 janvier 1919 - Page 598

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Letondot, attaqué sur des positions encore incomplètement organisées par un ennemi trois fois supérieur en nombre et pris à revers sur sa gauche, a résisté avec énergie, luttant pied à pied pour conserver la position qui lui était confiée. Rejeté sur un village important de sa ligne formant réduit, s'y est cramponné autour de son chef, forçant l'ennemi à conquérir ce réduit maison par maison, en lui infligeant de fortes pertes. Ne s'est replié que par ordre, ayant arrêté l'ennemi pendant plus de dix heures d'un combat acharné. — ( Décision du général commandant en chef, du 2 novembre 1918. )

2° Sous les ordres du lieutenant-colonel Laurent, lancé à la poursuite de l'ennemi, le 26 septembre 1918, n'a plus lâché sa proie. Traversant des terrains bouleversés, forçant les passages de la Suippe et de l'Aisne, âprement défendus par l'adversaire, marchant sans répit malgré les mitrailleuses et l'artillerie adverse qui lui ont causé des pertes sérieuses, peinant dans la boue, sous la pluie, irrégulièrement ravitaillé par suite des destructions opérées par l'adversaire, a donné un splendide exemple d'endurance, de ténacité et d'allant. A libéré, sur le territoire national, une profondeur de plus de 70 kilomètres, s'emparant de nombreux villages, dont certains sérieusement défendus, et délivrant de nombreux habitants. A fait des prisonniers, pris des canons, des mitrailleuses et un matériel considérable. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 30 novembre 1918. )

117e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 16 janvier 1919 - Page 599

1° Unité remarquable par sa cohésion, sa discipline, sa tenue. Attaqué sur des organisations à peine ébauchées par un ennemi trois fois supérieur en nombre et enfoncé sur sa droite, s'est raccroché avec une énergie farouche, électrisé par la bravoure de son chef, le lieutenant-colonel Vérignon, au réduit qui lui était confié, contre-attaquant avec vigueur pour reprendre sa ligne. Ne s'est replié que sur ordre, couvrant le repli des troupes voisines, arrêtant l'ennemi pendant plus de quatorze heures de combats acharnés. Lui a infligé de fortes pertes et lui a fait des prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 2 novembre 1918. )

2° Sous les ordres du lieutenant-colonel Vérignon, lancé à l'attaque, le 26 septembre 1918, a poursuivi l'ennemi en combattant pendant plus de quarante jours, libérant sur le territoire national une profondeur de plus de 70 kilomètres, pénétrant le premier dans Rethel et dans Mézières-Charleville. A fourni dans les derniers jours de la poursuite un effort considérable, marchant jour et nuit sans repos, sans abri, sous une pluie battante, irrégulièrement ravitaillé par suite des destructions des routes, arrêté à tout instant par des mitrailleuses ennemies, battu sans cesse par l'artillerie adverse. A foncé malgré tout en avant, précipitant le repli d'un adversaire tenace, lui infligeant des pertes sérieuses, lui faisant des prisonniers et capturant un matériel considérable. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 30 novembre 1918. )

118e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 225

1° La 22e division d'infanterie, comprenant le 118e régiment d'infanterie, et les..., a, le 25 septembre 1915, sous la vigoureuse impulsion de son chef, le général Bouyssou, enlevé dans un superbe élan les positions ennemies fortement organisées sur une profondeur de 4 kilomètres, en s'emparant de plusieurs batteries. Pendant deux semaines, au prix d'efforts soutenus et énergiques, n'a cessé de lutter contre l'ennemi qui se défendait pied à pied, le refoulant sans cesse et faisant chaque jour de nombreux prisonniers. — ( Ordre du 25 octobre 1915. )

2° Remarquablement mis au point par son chef, le lieutenant-colonel Deschamps, est parti à l'attaque, le 26 septembre 1918, avec autant de calme que s'il allait à la manœuvre ; a conquis de haute lutte les positions exceptionnellement fortes de la ferme de Navarin, puis, les jours suivants, au nord de la Py, des tranchées où il s'est maintenu malgré les vives contre-attaques ennemies. Pendant quatre jours de durs combats, a réalisé une progression de 7 kilomètres. Jeté de nouveau dans la bataille quatre jours après, a progressé de 7 kilomètres malgré l'opiniâtre résistance adverse, puis s'est emparé des solides organisations ennemies au nord de l'Arnes. Au cours de ces deux périodes de lutte sans répit, a capturé 200 prisonniers, 11 canons, de nombreuses mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

119e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10726

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Husband, a exécuté trois jours de suite des attaques violemment contrebattues par l'ennemi. A réussi, par la persistance de son élan et sa ténacité, à franchir trois lignes de défense et à se maintenir sur la position conquise, pendant neuf autres jours, sous un bombardement incessant, gardant l'ennemi sous la menace de son attaque. — ( Ordre du 14 octobre 1915. )

2° Régiment d'élite. Le 10 août 1918, sous les ordres du lieutenant-colonel Malvy, a enlevé d'un seul élan tous les objectifs qui lui étaient assignés, les a dépassés, progressant de plus de 10 kilomètres dans la même journée, s'emparant successivement de six villages fortement organisés. Du 11 au 22 août, a encore progressé de 5 kilomètres, enlevant, dans une lutte acharnée, trois localités et une position très fortement défendue. A capturé 262 prisonniers, des canons, de nombreuses mitrailleuses et un important matériel. — ( Ordre du 3 octobre 1918. )

120e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 4 mai 1919 - Page 4604

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Girard, a fait preuve de la plus magnifique bravoure dans les journées du 28 février et du 1er mars. A brillamment enlevé une forte position allemande, dont il a poursuivi les défenseurs, la baïonnette dans les reins. A résisté pendant trois jours à des contre-attaques incessantes, fait de nombreux prisonniers et infligé aux meilleures troupes ennemies, des pertes considérables. — ( Ordre du 16 mars 1915. )

2° Superbe régiment qui a déjà fait preuve de son mordant dans l'attaque et de sa ténacité dans la défense, au combat de Bellefontaine, le 22 août 1914. Sous le commandement du lieutenant-colonel Salles, s'est de nouveau distingué d'abord au cours de l'offensive de juillet-août 1918, sur la Marne, en progressant sur 35 kilomètres de profondeur et en capturant huit mitrailleuses, cinquante prisonniers et un nombreux matériel, puis au cours de l'offensive de septembre-octobre 1918, en Champagne, en pénétrant sur 15 kilomètres de profondeur dans les organisations ennemies, en enlevant de haute lutte, quinze mitrailleuses et une batterie de 77 toute attelée et en s'emparant de cent prisonniers et d'un butin considérable. — ( Ordre du 14 mars 1919. )

121e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 10 février 1918 - Page 1462

1° Au cours des attaques des 4 et 6 septembre 1916 a, grâce à une parfaite coordination des efforts de tous, enlevé tous les objectifs qui lui étaient assignés, faisant preuve d'autant d'ardeur et de bravoure que d'ordre et de cohésion. Pendant une période consécutive de dix jours, sous un bombardement continu, a témoigné des plus solides qualités d'endurance et de fermeté, rejetant les contre-attaques de l'ennemi et maintenant intégralement ses conquêtes. — ( Ordre n° 1916 du 18 novembre 1916 du ...e C. A., transformé en citation à l'ordre de l'armée par décision du général commandant en chef, du 28 janvier 1918. )

2° Le 20 août 1917, sous le commandement du lieutenant-colonel Bourg, a enlevé le plateau de Pommerieux, à l'ouest de la cote 304 et progressé jusqu'au bois Camard, subissant des pertes élevées sur un espace balayé par l'artillerie ennemie et pris de flanc par les mitrailleuses. S'est cramponné au terrain conquis, s'y est organisé malgré les plus violentes contre-attaques et a continué a progresser en enserrant de plus en plus les défenseurs de la position ennemie. A participé, le 24 août, à l'enlèvement de la cote 304 et a atteint ses objectifs définitifs. Est resté sur le champ de bataille du 17 au 30 août, faisant preuve d'une endurance remarquable. — ( Ordre n° 900 du 20 septembre 1917. )

122e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 854

1° Chargé d'enlever deux importantes positions ennemies sur un front de 900 mètres et une profondeur de 2 kilomètres, habilement dirigé par son chef, le lieutenant-colonel Gracy, s'est porté vaillamment à l'attaque et, d'un seul bond, a enlevé tous ses objectifs malgré la résistance acharnée de mitrailleuses ennemies. Sous un violent bombardement, s'est immédiatement organisé sur la position conquise, brisant les contre-attaques répétées de l'adversaire et s'emparant de 400 prisonniers dont 6 officiers, de 21 mitrailleuses, 8 minenwerfer et d'un important matériel. — ( Ordre du 20 septembre 1918. )

2° Beau régiment. Sous l'impulsion ardente de son chef, le colonel Gracy, n'a cessé de faire preuve du plus bel allant et de l'esprit offensif le plus accentué. Le 4 mai 1918, au cours de la bataille des Flandres, a brillamment enlevé un point d'appui important, qu'il a conservé pendant quatorze jours avec une superbe ténacité, dans les conditions les plus dures, en améliorant constamment sa position malgré de nombreuses contre-attaques. A donné de nouvelles preuves de sa valeur, du 3 septembre au 3 novembre 1918, au cours de la bataille sur l'Ailette, en enlevant par une série de vifs combats, un hameau et un ensemble de bois fortement défendus ; puis, en talonnant sans répit jusqu'à la Serre, les arrière-gardes ennemies, malgré les difficultés d'un terrain sur lequel l'adversaire avait accumulé les obstacles et qu'il défendait âprement. A fait dans cette période plus de 250 prisonniers, capturant 40 mitrailleuses et 15 canons de tranchée. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 18 décembre 1918. )

124e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 328

1° Sous le commandement du colonel Birot, chef accompli doué des plus réelles vertus militaires, a affirmé une fois de plus ses belles qualités combatives, au cours de dures journées. Soumis à un bombardement d'artillerie de longue durée et d'une violence inouïe, puis attaqué sans aucun répit par des forces puissantes plusieurs fois supérieures en nombre, et résolues à percer coûte que coûte, a résisté avec un acharnement et une abnégation héroïques à la poussée de l'ennemi et, par une brillante défense et de furieuses contre-attaques, maintenu dans leur intégrité les positions qu'il avait reçu l'ordre de conserver à tout prix. Déjà cité à l'ordre de la division. — ( Ordre du 8 août 1918. )

2° Jeté brusquement dans la bataille, sous les ordres du colonel Birot, du 4 au 14 octobre 1918, a magnifiquement attaqué par deux fois l'ennemi sur la position importante d'Orfeuil, particulièrement organisée et fortement défendue ; puis, sans aucun répit et avec un splendide enthousiasme, l'a contraint, malgré ses violentes contre-attaques, à précipiter en désordre sa retraite sur l'Aisne, contribuant ainsi, par son courage et son acharnement, à libérer plusieurs villages et de nombreux Français, capturant en outre un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 novembre 1918. )

126e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 387

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Labourdette, le 17 avril 1917, d'un seul élan, en vingt minutes, a enlevé la totalité de ses objectifs, cinq à six lignes de tranchées organisées et fortement occupées, faisant plus de 600 prisonniers, dont 5 officiers et 50 sous-officiers, s'emparant d'un matériel important dont un canon de campagne, 13 mitrailleuses, 8 granatenwerfer et 2 minenwerfer ; a ensuite supporté sans faiblir plusieurs contre-attaques précédées de violents bombardements. — ( Ordre du 7 mai 1917. )

2° Régiment au passé glorieux, ardent dans l'attaque, opiniâtre dans la défense. Dans les combats livrés dans la région d'Asiago, a montré la plus belle bravoure et a rempli intégralement les missions confiées en infligeant à l'ennemi des pertes sensibles, capturant ou détruisant, le 24 octobre 1918, deux bataillons austro-hongrois, ouvrant le 1er novembre 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Cholet, et de concert avec les régiments de la division, au centre de l'Altipiano, la porte par laquelle a pu se faire l'exploitation du succès qui nous a valu près de 300 prisonniers, dont un colonel et un lieutenant-colonel, et une centaine de canons. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 27 novembre 1918. )

127e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 7 novembre 1917 - Page 8874

1° Sous l'impulsion énergique et personnelle de son chef, le général Rauscher, la ...e brigade d'infanterie, comprenant le 127e régiment d'infanterie, sous le commandement du lieutenant-colonel Pravaz, après avoir soutenu pendant douze jours un bombardement incessant sur un terrain presque sans abris, a, le 3 septembre 1916, mené avec entrain et une énergie admirables une attaque qui a enfoncé les lignes allemandes sur deux kilomètres de profondeur ; s'est maintenu sur la position conquise malgré les violentes réactions de l'adversaire ; a infligé à l'ennemi des pertes cruelles, fait de nombreux prisonniers et enlevé un grand nombre de mitrailleuses. — ( Ordre général n° 397 du 29 septembre 1916, modifié par décision d'octobre 1917. )

2° Très bon régiment qui s'est brillamment comporté à Verdun, sur la Somme et sur l'Aisne. Vient, sous le commandement du lieutenant-colonel Pravaz, de donner la mesure de sa ténacité et de son esprit offensif au cours des opérations dans les Flandres, s'emparant, malgré la résistance de l'ennemi, dans des organisations bétonnées, d'une zone de terrain profonde de 1,500 mètres, sur une largeur de la même importance. — ( Décision du général commandant en chef, du 5 octobre 1917. )

129e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 29 juillet 1918 - Page 6583

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Valzy, s'est montré une véritable troupe d'élite ; chargé de la défense d'une portion du front sur laquelle l'ennemi, après avoir réalisé quelques progrès, s'acharnait avec opiniâtreté, a, du ..., non seulement supporté sans aucune défaillance des bombardements intenses, résisté avec succès à de multiples attaques en masse accompagnées de jets de flammes et a infligé à l'adversaire des pertes sévères, mais encore a réussi à rectifier son front en refoulant l'ennemi d'éléments de tranchées dans lesquels il avait pris pied depuis le .... — ( Ordre du 16 mai 1916. )

2° Régiment de premier ordre qui a combattu sous l'énergique et habile impulsion du colonel Weiller, avec une bravoure, un ordre, une précision dans ses manœuvres au-dessus de tout éloge. Par sa résistance acharnée, a infligé à l'ennemi de très lourdes pertes et l'a arrêté net en l'empêchant d'atteindre les objectifs qu'il s'était assigné. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 juillet 1918. )

130e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 226

1° Unité de tout premier ordre, sous le commandement du lieutenant-colonel Rousseau, digne chef d'une telle troupe, a affirmé, une fois de plus, ses belles qualités combatives, au cours de dures journées. Soumis à un bombardement d'artillerie de longue durée et d'une violence inouïe, puis attaqué, sans aucun répit, par des forces puissantes plusieurs fois supérieures en nombre et résolues à percer coûte que coûte, a résisté avec un acharnement et une abnégation héroïques à la poussée de l'ennemi et, par une brillante défense et de furieuses contre-attaques, maintenu dans leur intégralité les positions qu'il avait reçu l'ordre de conserver à tout prix. Déjà cité à l'ordre du corps d'armée. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 août 1918. )

2° Unité d'élite qui vient sous le commandement du lieutenant-colonel Rousseau, de justifier sa valeur éprouvée durant toute la campagne. Jeté brusquement dans la bataille, du 4 au 14 octobre 1918, a attaqué, par deux fois, avec une énergie et une abnégation admirables, la position d'Orfeuil, formidablement organisée et défendue par de nombreuses mitrailleuses, et s'est maintenu sur les positions conquises malgré les pertes sévères en officiers et soldats que subissaient ses différentes unités ; oubliant ses fatigues, s'est élancé brillamment ensuite à la poursuite de l'ennemi, l'obligeant, en dépit de sa résistance et malgré de violentes contre-attaques, à précipiter en désordre son repli sur l'Aisne, libérant, en deux journées de combats ininterrompus, une notable partie du territoire et capturant des prisonniers et un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

131e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 22 mai 1918 - Page 4466

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Ardouin, s'est distingué partout où il a été engagé, particulièrement en Argonne, le 13 juillet 1915, en Champagne en 1915, dans la Somme en 1916, puis sur l'Aisne en avril 1917. Le 21 novembre 1917, s'est brillamment emparé, sur un front de 1,500 mètres, d'organisations puissamment défendues, conquérant d'un seul élan tous ses objectifs, faisant 450 prisonniers et repoussant toutes les contre-attaques ennemies. — ( Ordre du 12 décembre 1917. )

2° Régiment d'élite qui, sous l'habile direction de son chef, le colonel Ardouin, vient de se couvrir de gloire. Ayant reçu l'ordre d'enrayer à tout prix la progression des masses allemandes, s'est élancé à l'attaque, le 22 mars 1918, avec une superbe crânerie et a défendu ensuite le terrain conquis avec une rare opiniâtreté. Pendant les jours suivants, a continué à combattre contre des forces supérieures poussant la résistance jusqu'à l'extrême limite. A accompli ainsi noblement et avec un plein succès la mission périlleuse et délicate qui lui avait été confiée. — ( Décision du général commandant en chef, du 5 mai 1918. )

132e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 8 décembre 1918 - Page 10567

1° Engagé du 26 mars au 1er avril dans des circonstances particulièrement difficiles, le 132e régiment d'infanterie sous le commandement du lieutenant-colonel Perret, a réussi, grâce à une résistance tenace et à de brillantes contre-attaques, à contenir et refouler un ennemi très supérieur en nombre, lui reprenant deux villages et lui enlevant des prisonniers et des mitrailleuses. — ( Ordre du 26 avril 1918. )

2° Sous la conduite et l'impulsion de son chef, le lieutenant-colonel de cavalerie Perret, s'est accroché du 11 au 27 août 1918 aux régiments ennemis retraitant devant lui, en attaquant sans répit, sous le feu le plus violent de leurs mitrailleuses, leurs positions de barrage successives. A notamment enlevé le 16 août, par ses propres moyens, un bois, une position retranchée et deux villages fortement organisés, et mené brillamment, le 26 août, l'attaque d'un village qui avait résisté à cinq assauts antérieurs et dont la chute a entraîné la perte par l'ennemi d'une de ses plus importantes communications. Au cours de ces actions, et sans souci de ses pertes, a fait 520 prisonniers dont 24 officiers et a enlevé de haute lutte 92 mitrailleuses, un canon de tranchée, 9 minenwerfer et un matériel considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

135e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10727

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Régnier-Vigouroux, dont l'action personnelle fut pour une large part dans le succès du 23 juillet 1918, a enlevé en moins de trois heures, sur une profondeur de trois kilomètres, toutes les organisations ennemies couronnées par le village fortifié d'Aubvillers, s'y est maintenu malgré les violents efforts de l'ennemi, faisant trois cent quatre-vingts prisonniers dont douze officiers et capturant un important matériel de guerre dont cinq canons de 77, trois canons lance-bombes, dix minenwerfer légers et trente-neuf mitrailleuses. Avait déjà pris une part glorieuse à la contre-offensive des 11, 12 et 13 juin 1918, en enlevant les positions ennemies au nord de Méry et en s'y maintenant malgré les terribles contre-attaques du 13 juin. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 septembre 1918. )

2° Sous le commandement du lieutenant-colonel Régnier-Vigouroux, après avoir, les 8 et 9 août 1918, rompu la résistance acharnée de l'ennemi, s'est emparé de plusieurs positions fortifiées et de villages, a réalisé une avance de douze kilomètres et capturé près de deux cents prisonniers, cent cinquante mitrailleuses et un très important matériel, n'a cessé jusqu'au 23 août, de combattre, donnant ainsi les preuves d'un magnifique entrain et de la plus grande vaillance. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

136e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 24 mars 1919 - Page 3050

1° Engagé au début de juin 1918, dans des conditions difficiles, a supporté sans faiblir plusieurs attaques grâce à son moral élevé et à une attitude toujours agressive, faisant des prisonniers et capturant des mitrailleuses. Après plusieurs semaines d'un service très dur, habilement dirigé par son chef, le lieutenant-colonel Monet, entrainé par les chefs de bataillon Lavenir et Cazeban, a donné dans les journées des 8, 9 et 10 juillet, de nouvelles preuves de son allant et de son esprit de sacrifice en livrant un combat victorieux à l'ennemi auquel il a enlevé 250 prisonniers, 15 mitrailleuses et du matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 31 août 1918. )

2° A fait preuve, au cours de la bataille de la Marne, du 5 au 10 septembre 1914, d'une ténacité, d'une vigueur et d'un esprit offensif remarquables, en contenant d'abord l'ennemi à Châtelraould et à Courdemanges, puis en le contre-attaquant et en le poursuivant vigoureusement. A montré les mêmes brillantes qualités aux affaires de Maison-de-Champagne, du 8 au 16 mars 1917, en maintenant, malgré les furieuses contre-attaques de l'ennemi, la possession d'une partie importante des positions conquises. Engagé, sans répit, dans l'offensive de Champagne d'avril 1917, a emporté Aubérive au prix des plus grands efforts et de pertes sévères, des objectifs opiniâtrement défendus par des troupes de choix, sur lesquelles il a affirmé sa maîtrise dans une lutte pied à pied continue pendant plusieurs jours. — ( Ordre du 7 février 1919. )

137e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 12 juin 1917 - Page 4566

1° A pris un drapeau à l'ennemi le 27 août 1914.

2° Sous l'impulsion énergique de son chef, le lieutenant-colonel Gauthier, a mené une attaque difficile avec un élan superbe ; a fait preuve des plus belles qualités manœuvrières. A conquis ses objectifs malgré une résistance très opiniâtre et bien que durement éprouvé pendant son séjour en tranchées avant l'attaque. A fait de nombreux prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 juin 1917. )

138e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 4 juillet 1919 - Page 6858

1° Sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel Bayle, a effectué le passage d'un fleuve sous un bombardement intense, a enfoncé les lignes ennemies avec un entrain admirable et entamé, au prix des plus grands efforts, dans, un pays montagneux et particulièrement difficile, une poursuite qui a duré plusieurs jours. Au cours de ces opérations, a fait plus de deux mille prisonniers, dont de nombreux officiers, pris de nombreux canons, des mitrailleuses et un matériel considérable. — ( Ordre du 4 décembre 1918. )

2° Régiment d'élite. Après avoir fait les preuves de sa haute valeur en 1914, en Belgique, sur la Meuse et sur la Marne, repris à l'ennemi le fort de la Pompelle et arrêté ses retours offensifs à l'est de Reims, pris une part active et heureuse aux combats de Lorraine et d'Artois en 1915, tenu âprement devant Verdun du 11 avril au 23 juin 1916, a montré à Biaches et à la Maisonnette, en fin 1916, puis en Champagne, à la butte de Souain et devant Sainte-Marie-à-Py en 1917, et enfin, en Italie, en 1918, devant les attaques massives de l'ennemi sur l'Altipiano, les plus solides vertus guerrières : discipline sans reproche, confiance ardente, ténacité, endurance infatigable, mordant et esprit de sacrifice exemplaires qui lui ont valu partout des éloges et des témoignages d'admiration. — ( Ordre du 27 mai 1919. )

139e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 10 février 1918 - Page 1462

1° Le 4 septembre 1916, sous le commandement du colonel Mienville, s'est porté à l'assaut dans un ordre parfait. A enlevé dans un élan irrésistible, malgré un violent bombardement, six lignes successives de tranchées sur lesquelles il s'est installé définitivement, après avoir réduit brillamment plusieurs ilots, fait plus de 250 prisonniers et s'être emparé d'un matériel de guerre important, dont plusieurs mitrailleuses et une dizaine de canons de tranchées. — ( Ordre n° 196 du 19 novembre 1916 du ...e C. A., transformé en citation à l'ordre de l'armée par décision du général commandant en chef, du 28 janvier 1918. )

2° A participé de la façon la plus brillante, sous le commandement du lieutenant-colonel de Certain, à l'enlèvement de la cote 304, le 20 août 1917, en appuyant de la région du Paigne l'encerclement progressif réalisé malgré la violence des bombardements et en exerçant une action de refoulement sur le front ennemi ; le 24 août, en enlevant l'ouvrage de Peyrou et ses avancées jusqu'au village d'Haucourt dépassant ses objectifs, tandis qu'un de ses bataillons étayait la droite du dispositif de la division et contribuait à la progression vers l'ouvrage de Lorraine. A montré ainsi au même degré les qualités de ténacité et d'allant qui caractérisent une troupe d'élite et assurent le succès final. — ( Ordre n° 900 du 20 septembre 1917. )

140e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 25 novembre 1917 - Page 9487

1° Le 25 septembre, sous les ordres de son chef le lieutenant-colonel Goubeau, a donné l'assaut drapeau déployé, tambour battant, a gagné d'un seul élan près de quatre kilomètres de terrain, pris des canons, fait des prisonniers et, après un combat de quatre jours et trois nuits, a maintenu définitivement les positions conquises. — ( Ordre n° 40 du 21 octobre 1915. )

2° Sous les ordres du lieutenant-colonel Destezet, a assumé la plus grosse part de l'opération confiée à sa division au cours des combats du 23 octobre 1917, prononçant un mouvement très audacieux dans un terrain boisé très défavorable à la marche et où abondaient les îlots de résistance ; a progressé sans arrêt et atteint tous ses objectifs malgré les feux violents des nids de mitrailleuses. A pris un important matériel et fait plus de huit cents prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1917. )

141e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10881

1° Grâce à l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Martin, a, pendant quinze jours sans interruption, malgré les pires intempéries et un bombardement intense, brillamment assuré la défense d'un secteur particulièrement difficile et important. A brisé toutes les attaques de l'adversaire et réussi toutes les siennes. En particulier, dans les journées des 5 et 12 avril et dans la nuit du 13 au 14, a mené des contre-attaques qui lui ont permis, après de durs combats, de déloger l'ennemi d'un village âprement disputé, de ramener de nombreux prisonniers et un important matériel. — ( Ordre du 19 mai 1918. )

2° Sous l'habile direction de son chef, le lieutenant-colonel Jumelle, s'est emparé d'une position fortement organisée et âprement défendue par l'ennemi. Puis, dans une série de combats très durs poursuivis sans arrêt, de jour et de nuit, a réussi, grâce aux judicieuses dispositions prises, à faire tomber une à une les lignes de défense successives de l'ennemi. A gagné, en quatre jours, sept kilomètres de terrain en profondeur, fait plus de deux cents prisonniers, capturé trois canons, de très nombreuses mitrailleuses et un important matériel de guerre. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 octobre 1918. )

142e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 24 mars 1919 - Page 3050

1° Régiment de premier ordre, toujours au fort de la bataille sous les ordres de son chef le lieutenant-colonel Devincet. Chargé de s'emparer d'un bastion avancé de la ligne allemande, l'a enlevé sans coup férir, maîtrisant la résistance de l'ennemi, brisant des contre-attaques deux fois supérieures en nombre. Lancé à sa poursuite, força à Pontfaverger en ruine le passage de la Suippe, après de durs combats, puis celui de la Retourne, et parvenu jusqu'à l'Aisne, arrachant à l'adversaire sa tête de pont de Sault. Réengagé le 4 novembre, a franchi le canal des Ardennes et Semuy et mené l'ennemi jusqu'à la Meuse, prenant dans son avance canons, mitrailleuses, matériel, délivrant des villages. Enfin, dans un effort suprême, franchissant la Meuse, sur des radeaux, a pris pied sur la rive droite sous le feu des mitrailleuses et gardé le terrain conquis de haute lutte, malgré l'infériorité de la position, malgré ses pertes, malgré la résistance acharnée et les contre-attaques de l'adversaire, lui imposant jusqu'au bout sa volonté. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 30 décembre 1918. )

2° Régiment brave et sûr, dévoué à son devoir, animé au plus haut point de la volonté de vaincre. Sous le commandement de son chef, le lieutenant-colonel Devincet, a brisé nettement, à deux reprises différentes, l'élan puissant de l'ennemi sur deux points décisifs, d'abord, du 30 mars au 5 avril, devant Morisel, ferme Anchin, où le régiment a largement contribué à barrer la route d'Amiens à un ennemi d'une supériorité numérique écrasante. Puis, le 15 juillet 1918, en Champagne, où il a arrêté complètement, par la puissance et la précision de ses feux, grâce au dévouement, au devoir et à l'esprit de sacrifice de ses cadres et de ses soldats, la progression d'un ennemi mordant, décidé à percer coûte que coûte. Enfin, les 18 et 19 juillet 1918, passant résolument à l'offensive malgré ses pertes, a conquis et conservé du terrain, au cours de durs combats où son chef de corps a été blessé, faisant des prisonniers à l'ennemi et lui capturant de nombreuses mitrailleuses. — ( Ordre du 11 février 1919. )

143e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 25 mai 1919 - Page 5393

1° Sous le commandement du colonel Henry, tué à l'ennemi à la tête de son régiment, a vigoureusement combattu, en mai 1918, dans les Flandres, où, malgré de puissants assauts de l'ennemi, il a su conserver le secteur qui lui avait été confié. Puis en août et septembre sur le canal de l'Ailette, a enlevé, de haute lutte, des positions puissamment fortifiées. A continué ensuite, sous la vigoureuse impulsion du lieutenant-colonel Braquet, sa marche victorieuse avec un mordant hors de pair, serrant l'ennemi de près jusqu'à la Serre, qu'il franchit de vive force, enlevant le village de Crécy-sur-Serre, attaquant avec succès les hauteurs Nord de Verdun, et poussant jusqu'à la frontière belge. A fait de nombreux prisonniers et a capturé des canons et un grand nombre de mitrailleuses. — ( Ordre du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 11 décembre 1918. )

2° Excellent régiment qui, sous les ordres du lieutenant-colonel Bertrand et du colonel Henry, a donné, en toutes circonstances, des preuves d'audace, d'énergie et du plus pur esprit de sacrifice. Après avoir enlevé de haute lutte, le village de Rozelieures et refoulé l'ennemi bien au-delà, le 25 août 1914, a continué, en 1915, à affirmer ses qualités guerrières en s'emparant, au prix de pertes sanglantes, du bois Sabot ( mars 1915 ) et du mont Têtu ( septembre 1915 ). En 1916, après avoir tenu plusieurs jours, sous un bombardement terrible, la position particulièrement délicate et importante de la Haie-Renard, au bois de Vaux-Chapitre, a attaqué, le 18 août 1916, dans un superbe élan et s'est emparé d'une partie des tranchées ennemies. Au prix de pertes élevées, a maintenu le terrain conquis et repoussé les contre-attaques ennemies violentes et répétées. En 1917, malgré les bombardements extrêmement violents et des pertes sévères, a organisé et défendu le secteur d'Avocourt, de janvier à fin juin 1917, puis le nouveau secteur du Mort-Homme, du 26 août au 6 octobre, dans des conditions particulièrement pénibles et difficiles. — ( Ordre du 10 avril 1919. )

144e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 27 juin 1919 - Page 6599

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Boudon, a pris part aux opérations offensives qui ont préparé la prise de Saint-Quentin. Dans les combats journaliers et victorieusement soutenus, a fait preuve de beaucoup d'allant et d'un haut esprit de sacrifice. A pris à l'ennemi 200 prisonniers et un nombreux matériel. Les 4 et 5 septembre, a enlevé de haute lutte les villages de Voyennes et de Courtemanche, et forcé le passage de la Somme. — ( Ordre du 8 décembre 1918. )

2° Le 144e régiment d'infanterie a, sous l'énergique impulsion du lieutenant-colonel Tribalet, combattu avec vigueur et succès sur les plateaux d'Hurtebise et de Vauclerc, en particulier les 16 avril, 6 et 7 mai, 6 juin 1917, faisant chaque fois preuve d'une endurance et d'un courage remarquables et enlevant à l'ennemi de nombreux prisonniers. — ( Ordre du 28 avril 1919. )

147e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 8 septembre 1918 - Page 7878

1° Les 4 et 6 septembre 1916, sous la vigoureuse impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Bourgeois, a enlevé brillamment les positions ennemies qu'il avait mission d'attaquer, progressant de près de deux kilomètres et faisant de nombreux prisonniers. Superbe au feu, le 147e a fait preuve au cours de ces journées d'une splendide bravoure et de qualités manœuvrières remarquables. — ( Ordre du 25 octobre 1916. )

2° Superbe régiment, plein d'entrain et d'allant. Le ..., sous les ordres du lieutenant-colonel Lanusse, s'est emparé d'un bois puissamment défendu par de nombreux nids de mitrailleuses. Sans souci de ses pertes, a progressé de trois kilomètres, capturant plus de 300 prisonniers, 63 mitrailleuses et 4 canons d'accompagnement, déterminant, par son audacieuse marche en avant celle de tous les éléments des unités voisines. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 août 1918. )

148e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 23 avril 1919 - Page 4190

1° Le 16 septembre 1914, le 148e régiment d'infanterie et les ... ont enlevé de nuit Berry-au-Bac occupé par trois bataillons allemands ( 2 bataillons du 16e régiment d'infanterie allemand et 1 bataillon du 4e régiment de la garde ). Ils ont fait environ 200 prisonniers. — ( Ordre du 24 septembre 1914. )

2° Régiment dont l'ardeur ne s'est jamais démentie pendant quatre ans de guerre, sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel Curie ( Charles ), s'est signalé d'une façon particulière le 15 septembre 1918, en enlevant, après toute une journée de lutte ardente, de fortes positions ennemies énergiquement défendues, a fait plus de 400 prisonniers et s'est emparé d'un matériel important de toute nature. — ( Ordre du 19 février 1919. )

153e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 13 janvier 1918 - Page 515

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 20e corps d'armée comprenant le 153e régiment d'infanterie. Pendant les journées des 26 et 27 septembre 1914, sur toutes les parties du front où il a été employé, le 20e corps a toujours su progresser et entraîner la progression de ses voisins. Le 28, il a résisté aux attaques les plus furieuses et il a trouvé dans son ardeur assez de ressources pour passer à son tour à l'offensive, le 29 au matin. Le général commandant l'armée est heureux de féliciter le 20e corps. Dans l'Ouest, comme précédemment dans l'Est, ce corps ne cesse de montrer les plus hautes qualités manœuvrières, une endurance qui ne se dément pas, une vigueur et un entrain que rien ne saurait abattre. — ( Ordre général n° 110 du 29 septembre 1914, complété par décision du général commandant en chef, du 30 décembre 1917. )

2° La e division d'infanterie, 153e régiment d'infanterie : Après s'être distinguée dans toutes les grandes opérations de la campagne, s'est très brillamment comportée en mai et septembre 1915, vient de se montrer, à nouveau, sous le commandement de son chef, le général Nourrisson, digne de son passé, en contribuant à arrêter l'offensive allemande du 25 février au 12 mars, et cela sous un effroyable bombardement. A cédé aux troupes qui l'ont relevée une situation nettement définie. — ( Ordre général n° 89 du 4 avril 1916, complété par décision du général commandant en chef, du 30 décembre 1917. )

154e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 854

1° Brave régiment qui s'est déjà distingué aux attaques de Champagne, à Fleury-sous-Verdun, à la butte du Mesnil. Sous le commandement du lieutenant-colonel des Essarts, a combattu sans arrêt du 18 au 23 août 1918, atteignant tous ses objectifs, faisant 250 prisonniers et prenant un nombreux matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

2° Très beau régiment, qui a toujours attaqué et résisté avec un superbe allant et une parfaite endurance : du 3 au 9 août 1916, malgré les plus violents bombardements, les réactions énergiques de l'infanterie ennemie, a attaqué et enlevé les avancées du village de Fleury, puis par une lutte ardente et continue contre un adversaire nombreux et tenace, a pris pied dans le village et en a conquis la majeure partie. S'est distingué à nouveau dans le Soissonnais, en mai 1918, et au cours des attaques d'août et septembre 1918. A repris la lutte du 9 au 20 octobre 1918, entre Saint-Quentin et Guise. Chargé de l'attaque de Bernoville, puissamment organisé et défendu, a fourni pendant dix jours un effort considérable et à la suite d'une lutte meurtrière de maison à maison, a finalement chassé l'ennemi de la position, faisant plus de 100 prisonniers, s'emparant de trois mortiers et d'une cinquantaine de mitrailleuses. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 15 décembre 1918. )

159e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 22 mai 1918 - Page 4466

1° Régiment alpin qui a fait preuve des plus solides qualités, tant au début de la campagne qu'au cours des combats livrés autour d'Arras en octobre 1914 et pendant les mois de mai et de juin suivants. S'est de nouveau distingué, sous les ordres du lieutenant-colonel Roussel, le 14 juillet 1915 où, malgré le mauvais temps et de réelles difficultés, il a repris une ligne de tranchées précédemment perdue, et le 25 septembre et jours suivants où il s'est emparé d'un point d'appui puissamment défendu, au-delà duquel il a continué sa progression avec une ténacité remarquable. — ( Ordre du 24 octobre 1915. )

2° Régiment d'élite que son chef, le lieutenant-colonel Rat, a su animer du plus bel esprit du devoir. Le 30 mars 1918, chargé de défendre une position très importante, a résisté à tous les assauts menés par trois régiments ennemis. Menacé d'être tourné, s'est cramponné au terrain et, par l'énergie de ses contre-attaques, a finalement repoussé l'ennemi, lui infligeant des pertes extrêmement élevées et lui faisant de nombreux prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 5 mai 1918. )

160e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 13 janvier 1918 - Page 515

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 20e corps d'armée comprenant le 160e régiment d'infanterie. Pendant les journées des 26 et 27 septembre 1914, sur toutes les parties du front où il a été employé, le 20e corps a toujours su progresser et entraîner la progression de ses voisins. Le 28, il a résisté aux attaques les plus furieuses et il a trouvé dans son ardeur assez de ressources pour passer à son tour à l'offensive, le 29 au matin. Le général commandant l'armée est heureux de féliciter le 20e corps. Dans l'Ouest, comme précédemment dans l'Est, ce corps ne cesse de montrer les plus hautes qualités manœuvrières, une endurance qui ne se dément pas, une vigueur et un entrain que rien ne saurait abattre. — ( Ordre général n° 110 du 29 septembre 1914, complété par décision du général commandant en chef, du 30 décembre 1917. )

2° La e division d'infanterie ( 160e régiment d'infanterie ) : Après s'être distinguée dans toutes les grandes opérations de la campagne, s'est très brillamment comportée en mai et septembre 1915, vient de se montrer, à nouveau, sous le commandement de son chef, le général Nourrisson, digne de son passé, en contribuant à arrêter l'offensive allemande du 25 février au 12 mars, et cela sous un effroyable bombardement. A cédé aux troupes qui l'ont relevée une situation nettement définie. — ( Ordre général n° 89 du 4 avril 1916, complété par décision du général commandant en chef, du 30 décembre 1917. )

165e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 5 juin 1918 - Page 4852

1° Admirablement entraîné par son chef, le colonel Vaulet, tué glorieusement, a résisté, au prix de pertes énormes, pendant trois jours, au bombardement le plus violent et aux attaques d'un ennemi très supérieur en nombre ; a sans cesse contre-attaqué dans un esprit de sacrifice absolu. — ( Ordre du 25 mars 1916. )

2° Régiment d'élite qui, pendant deux semaines de durs combats, a, sous le commandement du lieutenant-colonel Prunier, résisté victorieusement à des attaques sans cesse renouvelées sous un bombardement intense, recevant sans faiblir les chocs les plus violents et contre-attaquant à fond, donnant ainsi l'exemple d'une inlassable ténacité et du plus magnifique esprit de sacrifice. A repris deux fois par contre-attaque un point d'appui particulièrement important. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 mai 1918. )

166e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 762

1° Très beau régiment qui s'est fait remarquer pendant la bataille de la Somme : a lutté pendant plusieurs semaines difficiles à la cote 304, à Verdun ; en fin de bataille, au mont Cornillet et au mont Blond, a tenu, dans une situation périlleuse et commencée sous des bombardements violents, pendant trois semaines, l'organisation actuelle du secteur du Cornillet. Depuis plus de huit mois, s'est fait remarquer dans différents secteurs de Champagne, par sa ténacité, repoussant de nombreuses contre-attaques, et par ses coups de main. Enfin, dans la dernière bataille, ayant reçu la mission de laisser dans les premières lignes des groupes chargés de prévenir du déclenchement de l'attaque allemande, et de tenir jusqu'à la dernière extrémité, sans idée de repli, les avances importantes de la position de combat, a rempli toute sa mission avec un magnifique esprit de sacrifice, conservant intacte, sous un bombardement intense, la ligne de résistance fixée par le commandement. En remplissant cette mission, sous le commandement énergique de son chef le lieutenant-colonel Soula, le 166e régiment d'infanterie a donné un bel exemple de sacrifice dans l'accomplissement du devoir, d'énergie et d'entrain pour repousser toutes les attaques ennemies. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 août 1918. )

2° Régiment qui s'est de nouveau distingué, en octobre 1918, dans les Flandres par l'énergie, la bravoure et la persévérance déployées au cours d'une lutte pied à pied de quinze jours, contre un adversaire opiniâtre qu'appuyaient de nombreuses mitrailleuses et une puissante artillerie. Malgré la faiblesse de ses effectifs, a réussi, grâce à sa ténacité, à refouler l'adversaire sur plus de quinze kilomètres de profondeur. En dépit des pertes sensibles et de violentes contre-attaques, a franchi de vive force une rivière large, profonde et vigoureusement défendue. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 11 décembre 1918. )

167e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 8 décembre 1918 - Page 10567

1° Régiment superbe de résistance morale. Héritier de glorieuses traditions qui l'avaient déjà distingué dans les combats journaliers du bois le Prêtre en 1915, en Champagne et à Verdun, vient de s'en montrer digne au cours des journées critiques du début de juin 1918. Violemment attaqué par une division ennemie, l'a contenue pendant trois jours. Puis sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Regard, a, par d'incessantes contre-attaques, arraché à l'adversaire, un à un, tous les points de la ligne française qu'il avait un instant conquis et l'a définitivement rejeté. — ( Décision du général commandant en chef, du 2 juillet 1918. )

2° Régiment superbe de bravoure, d'endurance et d'entrain. Le 18 juillet 1918, s'est élancé bravement à l'attaque de positions fortement organisées, a lutté toute la journée, avec une inlassable énergie et a réussi à triompher de son adversaire, capturant des canons, des mitrailleuses, et un important matériel. Pendant les journées des 18, 20, 21 et 22 août, sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Regard, a repris à l'ennemi plus de 15 kilomètres de terrain et cinq villages en dépit de la chaleur accablante et des difficultés du terrain, faisant plus de 403 prisonniers et capturant 12 canons, plus de 100 mitrailleuses et un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 28 septembre 1918. )

171e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 23 juin 1918 - Page 5407

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Marquet, a montré une admirable ténacité en conservant, pendant sept jours de bombardements et de combats ininterrompus, toutes les positions qui lui avaient été confiées et en faisant échouer, le ..., l'attaque violente d'une division allemande qui subit les pertes les plus sanglantes. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juin 1918. )

2° Sous le commandement de son chef, le lieutenant-colonel Mechet, le ..., s'est porté, d'un superbe élan, sur les positions ennemies très fortement organisées, et a défendu courageusement, sous de violents bombardements, les positions conquises ; a fait, en deux jours, 450 prisonniers et pris 6 mitrailleuses. — ( Ordre du 6 juin 1918. )

174e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 226

1° Sous l'impulsion du lieutenant-colonel Dubois, chef énergique, brave et d'un remarquable sang-froid. Au lendemain d'une attaque qui lui avait permis de prendre pied dans un fortin puissamment défendu, a résisté sans perdre un pouce de terrain à plusieurs assauts successifs et violents, précédés d'une formidable préparation d'artillerie qui avait détruit ses défenses accessoires et nivelé ses tranchées, a fait subir à l'ennemi des pertes sérieuses. S'est toujours distingué par son endurance et sa grande bravoure dans les nombreuses affaires auxquelles il a pris part. — ( Ordre du 28 mai 1916. )

2° Régiment valeureux, aussi persévérant que mordant. Appelé à participer à l'offensive, après quarante-deux jours consécutifs d'occupation de secteur, a, sous la direction énergique et féconde de son chef, le lieutenant-colonel de Miscault, mené à deux reprises un combat acharné où il a déployé toutes ses qualités d'audace et de ténacité. Du 26 au 29 septembre 1918, malgré les défenses accessoires accumulées et le terrain bouleversé par le bombardement depuis quatre ans, a brisé la résistance désespérée de l'ennemi, s'emparant des organisations formidables de la butte de Souain et de la deuxième position. Ramené au combat dans la nuit du 2 au 3 octobre, a attaqué le lendemain au jour avec la même ardeur, refoulant l'adversaire à travers un terrain boisé, raviné, parsemé de réseaux, littéralement farci de mitrailleuses, et est parvenu à prendre pied sur la crête d'Orfeuil, à la ferme de Médéah. Au cours de ces quatre journées de bataille acharnée, a progressé de douze kilomètres, s'est emparé de 750 prisonniers, de 21 canons ( dont 8 lourds ), de nombreux minenwerfer, dont un de 240, de plus de 300 mitrailleuses et de 6 fusils contre tanks. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

205e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2591

1° Le général commandant la 5e armée cite à l'ordre de l'armée le 205e régiment d'infanterie de réserve et son chef le lieutenant-colonel Garçon, pour leur brillante conduite au feu. Le 205e régiment d'infanterie, sous le commandement du lieutenant-colonel Garçon, a fait preuve de la plus grande bravoure pendant les combats des 14, 15, 16 et 17 septembre pour la défense du canal et des ponts de Sapigneul. — ( Ordre du 21 septembre 1914. )

2° Régiment d'élite qui a fait preuve des plus belles qualités de courage et de ténacité au Labyrinthe, à Tahure, dans la Somme, et qui s'est distingué au cours de la bataille du 9 au 13 juin sur le Matz, en s'opposant à la poussée violente d'un ennemi très supérieur en nombre et en l'arrêtant au prix des plus nobles sacrifices. S'est fait remarquer à nouveau, sous le commandement du lieutenant-colonel Renard, pendant les journées du 20 au 23 octobre sur l'Aisne où, après une violente contre-attaque ennemie, il a repris avec une remarquable énergie une partie du terrain perdu et l'a ensuite conservé avec une belle ténacité, assurant à l'armée une précieuse tête de pont. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 31 janvier 1919. )

219e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 224

1° Compris dans la citation collective ci-après : La 61e division d'infanterie comprenant le 219e régiment d'infanterie et les ... : Entrée dans son secteur d'attaque le 4 juin 1916, sous le commandement de son chef, le général Vandenberg, la 61e division a remarquablement organisé les travaux d'approche. Placée au pivot et à la droite des attaques, elle a enlevé, le 1er juillet 1916, d'un admirable élan, malgré le feu violent de l'ennemi, les objectifs qui lui étaient assignés, faisant plus de 1,000 prisonniers ; capturant de nombreux canons et des mitrailleuses. Rentrées dans le secteur après quelques jours de repos, les troupes de cette belle division ont réalisé dans des conditions très difficiles, des gains importants en une série d'opérations très bien conduites. — ( Ordre du 27 août 1916. )

2° Régiment modèle de discipline, de superbe bravoure et de dévouement. Lors de la ruée allemande du 27 mai 1918, placé à la garde des lignes avancées, sous le commandement du lieutenant-colonel Le Gallois, s'est cramponné au terrain avec une obstination héroïque, s'est laissé cerner plutôt que de reculer et, entouré de toutes parts depuis quatorze heures, ayant brûlé toutes ses munitions, a résumé sa résolution inébranlable dans le colombogramme suivant : « Tout le monde fait son devoir de la façon la plus entière, officiers et soldats. Il ne reste plus que le quart de l'effectif. Vous pouvez venir nous chercher, nous tiendrons encore une demi-journée. » — ( Décision du général commandant en chef, du 31 juillet 1918. )

225e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 28 novembre 1918 - Page 10269

1° Sous les ordres du colonel Roob, au cours d'un séjour de vingt jours dans un secteur particulièrement pénible, malgré les fatigues et les pertes éprouvées, n'a cessé de repousser les attaques ennemies. Dans la journée du 9 novembre 1917, attaqué par des troupes fraîches supérieures en nombre avec lance-flammes, appuyées par un bombardement d'une intensité inouïe, a réussi à maintenir ses positions, grâce à un esprit de sacrifice absolu, à sa discipline, à ses contre-attaques instantanées et acharnées, à sa cohésion et à un moral digne de la plus grande admiration. — ( Ordre du 25 décembre 1917. )

2° Après un séjour de plus de trois mois en secteur, a pris part sous le commandement du colonel Roob, sans entraînement préalable, à une opération offensive de grande importance. A lutté sans discontinuer, pendant la période du 3 au 9 août 1918, contre un ennemi particulièrement tenace et après une lutte opiniâtre, au cours de laquelle il a fait preuve des plus remarquables qualités militaires, a conquis tous ses objectifs, réalisant un gain de terrain considérable, s'emparant de plus de 200 prisonniers valides, de 150 mitrailleuses, 30 engins de tranchée, 3 canons et du matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

226e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 14 janvier 1919 - Page 502

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Durand ( Henri-Gustave ), a donné deux fois l'assaut avec un élan superbe ; est resté cramponné aux réseaux de fils de fer et s'est maintenu sur le terrain conquis, malgré un bombardement intense et des feux de mitrailleuses de revers. — ( Ordre du 11 octobre 1915. )

2° Régiment d'élite. Sous l'habile et énergique commandement du colonel Moillard, a, pendant une période d'un mois, soutenu sans arrêt une série de combats très durs, au cours desquels il a montré les plus belles qualités de bravoure, d'opiniâtreté dans la lutte et de souplesse manœuvrière. Ayant enlevé à l'ennemi, de haute lutte, dans un élan superbe, une position de la plus haute importance, n'a cessé de poursuivre l'adversaire, brisant toutes ses résistances et le contraignant à la retraite à quatre reprises, lui prenant au total 370 prisonniers, 50 mitrailleuses, des canons de campagne et de tranchée et un matériel considérable de toute nature. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

230e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 226

1° Depuis plus de quatre mois, au cours de nombreux combats entre Soissons et la forêt de Villers-Cotterêts, ainsi que dans le massif de Thiescourt, a fait preuve tour à tour d'opiniâtreté calme dans la défensive et d'ardeur dans l'offensive. Pendant la période du 26 septembre au 9 octobre 1918, sous les ordres du lieutenant-colonel Lourdel, a enlevé de haute lutte et sans arrêt l'ouvrage de la Défaite ( main de Massiges ), l'ouvrage Rond et l'ouvrage du Calvaire ( lignes de Bouconville ), le bois de la Malmaison, le Frankfurter Berg et Vaux-lès-Mouron ( position Brunhilde ). Donnant droit devant lui, a bousculé l'ennemi, débordé les positions qu'il a contournées et fait tomber. Dans cette progression où il a eu la chance de délivrer de l'occupation de l'ennemi le premier village des Ardennes, a pénétré de plus de 12 kilomètres dans les lignes ennemies, faisant 500 prisonniers, capturant 64 mitrailleuses, 3 canons, 4 minenwerfer et un matériel considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 octobre 1918. )

2° Unité homogène, assouplie, remarquable d'endurance et de ténacité. Le 14 octobre 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Lourdel, après dix-huit jours de combats incessants, a forcé de haute lutte le passage de l'Aisne en tête de sa division, sous les feux concentrés de l'artillerie et des mitrailleuses ennemies. Le même jour et le jour suivant, s'est portée à quatre kilomètres et demi de la rivière, assurant les gains obtenus et permettant aux unités voisines de faire leurs mouvements et d'achever le succès. S'est heurtée dans cette opération aux troupes les plus réputées de l'adversaire ( 1er, 2e, 4e régiments de la garde, 3e bataillon de chasseurs ), les a bousculées, leur capturant 581 prisonniers, 8 minenwerfer et 108 mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

232e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 854

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Lugand, engagé dans de durs combats, du 28 août au 3 septembre 1918, a fait preuve d'un mordant, d'un entrain et d'une endurance de premier ordre, progressant de 4 kilomètres malgré la résistance acharnée de l'ennemi, lui enlevant 3 canons, des minen et un grand nombre de mitrailleuses et lui faisant 500 prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 octobre 1918. )

2° Pendant la période du 5 au 11 novembre 1918, sous les ordres du lieutenant-colonel Lugand, a poursuivi l'ennemi sur une profondeur de 60 kilomètres, franchi trois rivières sous son feu, sans attendre que les passages soient rétablis, triomphant, par son élan, de la résistance meurtrière des arrière-gardes allemandes. A délivré plusieurs villages de haute lutte, fait des prisonniers, capturé plusieurs canons, des minenwerfer, des mitrailleuses et des dépôts considérables de matériel et de munitions. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 17 décembre 1918. )

233e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 3 décembre 1918 - Page 10418

1° Régiment qui, après s'être acquis de nombreux titres de gloire à Verdun, sur la Somme et sur l'Aisne, vient, sous l'ardente impulsion du lieutenant-colonel Lequeux, de faire preuve des plus belles qualités militaires dans l'attaque du 31 juillet 1917. A brillamment pénétré dans les organisations allemandes, jusqu'à trois kilomètres de profondeur, atteignant ainsi et dépassant même tous les objectifs qui lui étaient assignés, se maintenant ensuite pendant plusieurs jours sous un bombardement intense, dans des trous remplis d'eau, a, malgré ses rudes fatigues et un temps des plus pénibles, organisé le terrain conquis et réalisé chaque jour l'occupation de nouveaux points d'appui, facilitant la tâche de ses voisins et témoignant ainsi de son inébranlable ténacité et de son infatigable ardeur. — ( Ordre du 16 août 1917. )

2° Du 28 mai au 3 juin 1910, pendant sept jours de durs et incessants combats, s'est dépensé sans compter, faisant payer cher à un ennemi supérieur en nombre ses moindres avances ; il a fait preuve des plus belles qualités militaires : ténacité, cohésion, bravoure, esprit de dévouement et de sacrifice. Après s'être emparé, le 8 juillet, dans une brillante attaque, de la ferme de Chavigny, ramenant plus de 300 prisonniers et un nombreux matériel, il prend part du 18 au 26 juillet à la contre-offensive du Tardenois, atteignant, dans de durs combats et malgré de fortes pertes, tous les objectifs qui lui étaient fixés, pénétrant de près de 8 kilomètres dans les lignes ennemies et affirmant ainsi de nouveau ses brillantes qualités offensives. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 septembre 1918. )

234e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2591

1° Régiment sans peur, égal des meilleurs. Au cours de l'offensive de juillet-août 1918, qui a rejeté l'ennemi au-delà de la Vesle, a, sous le commandement du colonel Vincent, triomphé d'une résistance opiniâtre, qui s'accrochait à un terrain hérissé de mitrailleuses, enlevé pour sa part plusieurs villages défendus avec acharnement, fait des prisonniers en grand nombre, pris un canon, des mitrailleuses, un butin énorme, poursuivi sans trêve et sans merci les Allemands en déroute et franchi 20 kilomètres d'obstacles. — ( Décision du général commandant en chef, du 29 septembre 1918. )

2° Au cours de l'offensive de Champagne, en septembre-octobre 1918, a, sous le commandement du colonel Vincent, donné un mouvement irrésistible à l'attaque puis à la poursuite. En terrain inextricable ou en terrain libre, s'est jeté à l'assaut avec une méthode et une fougue qui ont fini par triompher de l'ennemi sûr de vaincre. A conquis, maison par maison, le village de Hauviné, franchi, sous le feu, deux rivières, assuré par deux fois de précieuses têtes de ponts, et ne s'est arrêté qu'après avoir dépassé de loin tous ses objectifs, 122 prisonniers dont 4 officiers, 6 canons, dont 2 lourds, 2 tanks détruits, 8 dépôts de munitions et 2 parcs du génie, 143 mitrailleuses sont les trophées de ces journées glorieuses. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 31 janvier 1919. )

248e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 325

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Marchand, s'est remarquablement conduit pendant la période de combat du 28 juin au 9 juillet 1916, enlevant, dans un superbe élan, une position ennemie puissamment défendue, conservant jusqu'au dernier jour un moral élevé, malgré ses pertes et le violent bombardement auquel il était soumis d'une façon continue. — ( Ordre du 25 août 1916. )

2° Régiment d'élite, admirable d'héroïsme, de mordant et d'entrain. Sous l'énergique et brillante impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Marchand, a repoussé, le 9 juin 1918, devant Mesnil-Saint-Georges, l'offensive allemande ; a enlevé, le 9 août, la crête du Monchel ; a, du 11 au 18 août, rejeté pied à pied l'ennemi sur la ligne de Tilloloy, prenant, au cours de cette avance, 230 prisonniers, six canons, cinquante mitrailleuses ; du 11 au 14 octobre, sous le feu d'un ennemi supérieur en nombre, dans des conditions matérielles extrêmement dures, a montré une ténacité héroïque et forcé le passage de l'Oise. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1918. )

264e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2591

1° Comprise dans la citation collective ci-après : La 61e division d'infanterie, comprenant le 264e régiment d'infanterie et les ... : Entrée dans son secteur d'attaque, le 4 juin 1916, sous le commandement de son chef le général Vandenberg, la 61e division a remarquablement organisé les travaux d'approche. Placée au pivot et à la droite des attaques, elle a enlevé, le 1er juillet 1916, d'un admirable élan, malgré le feu violent de l'ennemi, les objectifs qui lui étaient assignés, faisant plus de 1,000 prisonniers, capturant de nombreux canons et des mitrailleuses. Rentrées dans le secteur après quelques jours de repos, les troupes de cette belle division ont réalisé, dans des conditions très difficiles, des gains importants en une série d'opérations très bien conduites. — ( Ordre du 27 août 1916. )

2° Régiment aux traditions glorieuses, possédant au plus haut point le sentiment du devoir et du dévouement patriotique. En septembre et octobre 1918, dans les combats de Champagne, près des rivières de la Py et de l'Arnes, sous les ordres du colonel Roux, a, par des assauts répétés et héroïques, contribué puissamment à rejeter l'ennemi de très fortes positions, lui capturant du matériel, des armes et de nombreuses munitions. En novembre, à l'avant-garde de la division, a poursuivi avec ténacité l'ennemi en retraite, le chassant par l'assaut et la manœuvre, de chacune de ses positions de repli et finalement passant la Meuse à sa suite, à Mézières, après lui avoir fait des prisonniers. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 31 janvier 1919. )

265e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 224

1° Compris dans la citation collective ci-après : La 61e division d'infanterie, comprenant le 265e régiment d'infanterie et les ... : Entrée dans son secteur d'attaque, le 4 juin 1916, sous le commandement de son chef, le général Vandenberg, la 61e division a remarquablement organisé les travaux d'approche. Placée au pivot et à la droite des attaques, elle a enlevé, le 1er juillet 1916, d'un admirable élan, malgré le feu violent de l'ennemi. les objectifs qui lui étaient assignés, faisant plus de 1,000 prisonniers, capturant de nombreux canons et des mitrailleuses. Rentrées dans le secteur après quelques jours de repos, les troupes de cette belle division ont réalisé, dans des conditions très difficiles, des gains importants en une série d'opérations très bien conduites. — ( Ordre du 27 août 1916. )

2° Régiment animé d'une ardeur extrême et du plus haut sentiment du devoir. Le 27 mai 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Rose, placé en pivot des lignes françaises attaquées, s'est d'abord maintenu avec une solidité inébranlable, en flèche, à plusieurs kilomètres en avant. Forcé au repli par suite du recul général des lignes, ne l'a fait qu'avec une lenteur et une ténacité implacables, continuant à barrer imperturbablement une grande route à la poussée ennemie ; grâce à son attitude héroïque et à son esprit de sacrifice sans limites, les premiers éléments ennemis ne purent pénétrer que le lendemain dans la ville convoitée. A, ensuite, en prolongeant son effort jusqu'à la fin de la troisième journée de lutte, contenu l'extension des gains ennemis. Ne s'est retiré que par ordre après avoir été relevé, malgré les pertes subies. — ( Décision du général commandant en chef, du 31 juillet 1918. )

279e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10881

1° Régiment au moral splendide ; modèle d'entrain et de mordant. Après s'être distingué tout particulièrement au début de la campagne, dans les opérations du Grand-Couronné dit Nancy. A combattu avec succès en Artois ( Souchez, Carency, mars 1915 ), à Verdun ( bois de la Caillette, avril 1916 ), dans la Somme ( région de Cléry, août 1916 ), puis dans les secteurs de Moulin-sous-Touvent, de Vauxaillon, d'Itancourt. Vient à nouveau, au cours des combats d'août 1918, de mettre en relief ses brillantes qualités offensives en s'emparant, après trois jours de rudes combats, de positions fortement organisées ; a repoussé, cinq jours plus tard, trois contre-attaques et une tentative d'encerclement de l'ennemi, maintenant intégralement ses positions et infligeant à l'ennemi de lourdes pertes. Au cours de ces deux dernières opérations, a capturé de nombreux prisonniers et un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 septembre 1918. )

2° Régiment d'un allant splendide et d'un moral très élevé. Sous le commandement du lieutenant-colonel Boisselet, a attaqué, le 14 septembre 1918, avec des effectifs réduits par des combats antérieurs, un village et un plateau solidement organisés et opiniâtrement défendus et a atteint son objectif. Contre-attaqué par des forces supérieures en nombre, a lutté pied à pied, tenant l'adversaire en respect et lui infligeant de fortes pertes. S'est rétabli au sud du village où il a repoussé deux nouvelles contre-attaques en trente heures, maintenant ses nouvelles positions. A capturé en ces trente heures de durs combats un officier et cent cinquante-trois hommes et pris un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 octobre 1918. )

283e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10882

1° Le 23 octobre 1917, sous le commandement du colonel Lévy, après avoir subi deux journées de bombardement intense et un très violent tir de contre-préparation de plusieurs heures, s'est élancé à l'assaut à l'heure fixée, sans se préoccuper de ses lourdes pertes, et s'est emparé de deux lignes de tranchées ennemies sur lesquelles il s'est maintenu, repoussant les violentes contre-attaques des troupes de la garde prussienne. — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

2° Régiment animé au plus haut point de l'esprit de devoir. Sous le commandement énergique du lieutenant-colonel Roman, s'est distingué, au cours des combats de 1918, de la manière la plus brillante, malgré le feu, la grippe, l'ypérite, sur les positions d'arrêt de Lataule, aux contre-attaques de Béthancourt et de Mélicocq, à l'assaut d'Antoval, à la prise de Ribécourt, sur les borts du Matz et de la Divette. S'est partout dépensé sans compter. A, dans les derniers combats, repris quatre villages, capturé soixante-quinze prisonniers, deux canons et un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 octobre 1918. )

298e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 28 novembre 1918 - Page 10269

1° Légion d'honneur conférée au drapeau du 298e régiment d'infanterie. — ( Décret présidentiel du 1er novembre 1914. )

2° Engagé, le 21 juillet 1918, dans la bataille, dans des conditions très difficiles, le 298e régiment d'infanterie, sous les ordres du lieutenant-colonel Gendre, est entré résolument dans la lutte, a mené le combat en première ligne pendant douze journées très dures, avec un entrain et une ténacité croissant avec les obstacles rencontrés ; a progressé pendant 20 kilomètres, a fait 123 prisonniers, pris 14 canons et 80 mitrailleuses et ainsi montré, dans les premières opérations offensives auxquelles il prenait part, qu'il était dans l'attaque un régiment d'élite. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

307e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2592

1° Régiment d'une endurance et d'une ténacité au-dessus de tout éloge. Sous le commandement du lieutenant-colonel Lemaitre, a, pendant quatre jours de durs combats et avec des effectifs réduits, mordu dans une puissante position ennemie, au prix d'efforts répétés et malgré des pertes élevées, poursuivant ensuite un ennemi qui s'efforçait de retarder notre progression, a réduit toutes les résistances rencontrées, réalisé chaque jour une avance d'une dizaine de kilomètres, capturé une cinquantaine de prisonniers et du matériel et libéré avec leurs habitants une quinzaine de localités. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 9 décembre 1918. )

2° Le 16 mai 1917 à Laffaux, attaqué violemment à l'improviste par des forces considérables, massées à la faveur de la nuit à proximité de ses lignes, a soutenu le choc avec une admirable ténacité. Refoulé un instant d'une partie de ses premières lignes après de lourdes pertes, sous l'énergique impulsion du chef de bataillon de Montenon, commandant provisoirement le régiment, a rétabli intégralement sa situation en dépit d'un violent bombardement. — ( Ordre du 21 janvier 1919. )

319e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2729

1° Vaillant régiment, dont les brillantes qualités d'élan et de ténacité, déjà affirmées maintes fois au cours de la campagne, et particulièrement en mars et avril 1918, devant Noyon, en juin 1918 sur le Matz, viennent de se manifester une fois de plus dans la région de Vouziers. Le 18 octobre 1918, sous l'énergique commandement du colonel Chenouard, a traversé par surprise l'Aisne débordée et le canal latéral, s'emparant du village de Vandy et des hauteurs à l'Est, progressant le lendemain à travers un terrain boisé, raviné et organisé défensivement, et réalisant en même temps que tous ses objectifs la capture de nombreux prisonniers, de canons et de mitrailleuses. Les jours suivants, adossé à une rivière débordée, à des passages précaires et battus par l'ennemi, subissant de puissantes contre-attaques, a non seulement maintenu tous ses gains, mais encore conquis le village de Terron et contribué à conserver à l'armée, dans les conditions les plus méritoires, une précieuse tête de pont. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 11 décembre 1918. )

2° Régiment déjà remarqué par sa crânerie et son énergie, dans les batailles des années précédentes. Les 30 et 31 mars 1918, sous le commandement du colonel Vincent, appelé dans des circonstances particulièrement difficiles, à arrêter devant Rollot, Hainvillers et Orvillers-Sorel une puissante attaque ennemie, s'est sacrifié jusqu'aux extrêmes limites, gardant la majeure partie de ses cadres et réussissant à contenir l'ennemi devant son front. A occupé et organisé ensuite sans désemparer, sous le commandement du lieutenant-colonel Chenouard, le secteur voisin de Chevincourt, y réussissant de vigoureux coups de main et y faisant preuve d'une très belle endurance. — ( Ordre du 1er février 1919. )

320e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8694

1° Sous les ordres du colonel Malapert, chef de corps animé des plus beaux sentiments de justice, de bravoure et de devoir, a brillamment repoussé, le 24 septembre 1917, une violente attaque d'un ennemi de beaucoup supérieur en nombre. A fait subir des pertes importantes à l'adversaire, a fait des prisonniers et, avec une élite de braves a, dans des conditions particulièrement difficiles, maintenu intégralement ses positions. — ( Ordre du 27 octobre 1917. )

2° Sous la direction sage et éclairée du colonel Malapert, chef adoré de ses hommes ; a pris une part glorieuse aux opérations victorieuses des journées du ..., au sud de ..., a réalisé une avance de treize kilomètres, enlevant un village et des bois fortement organisés et énergiquement défendus. A facilité la progression des unités voisines opérant à sa droite, a fait des prisonniers, pris deux canons, soixante-sept mitrailleuses et un matériel important. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 septembre 1918. )

325e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 854

1° Dans les combats du 28 août au 3 septembre 1918, a montré, sous les ordres du colonel Pernin, un esprit offensif et une ténacité de premier ordre. Chargé d'enlever le village de Chavigny, puissamment fortifié et défendu par une nombreuse garnison, a réussi complètement son opération, en prenant à l'ennemi près de 400 prisonniers, 10 minen et une centaine de mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 octobre 1918. )

2° Du 5 au 11 novembre 1918, malgré le mauvais temps, la fatigue extrême des hommes et la résistance désespérée de l'ennemi, sous les ordres du colonel Pernin, a franchi à gué trois rivières, délivré dix-huit villages et chassé les Allemands sur une profondeur de plus de 60 kilomètres, s'emparant de trois canons, de mitrailleuses et d'un matériel considérable. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 17 décembre 1918. )

327e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 8 décembre 1918 - Page 10567

1° Superbe et solide régiment, animé par l'énergie, le caractère, la valeur personnelle et la belle humeur de son chef, le lieutenant-colonel Dauvergne. S'était déjà distingué à : Verdun, en 1916 ; au Chemin-des-Dames et dans les Flandres en 1917 ; devant Montdidier, en avril 1918. Durant les durs combats livrés par sa division au cours des opérations du 29 mai au 2 juin 1918, a été l'âme de la défense, en mettant au profit de tous la valeur le courage de ses chefs et de ses hommes infligeant partout à l'ennemi des pertes cruelles sans perdre un pouce de terrain. — ( Décision du général commandant en chef, du 2 juillet 1918. )

2° Excellent régiment, remarquable par son entrain et sa solidité. Au cours des récentes opérations offensives, d'abord sous les ordres du lieutenant-colonel Sée, puis sous le commandement provisoire du commandant Chaumont, s'est emparé de positions et d'un village puissamment fortifiés. A conquis quatre canons et plus de quatre cents prisonniers appartenant à trois divisions ennemies différentes. — ( Décision du général commandant en chef, du 28 septembre 1918. )

328e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8694

1° Sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel Vallier, pendant les journées des 30 et 31 octobre 1915, soumis à un bombardement d'une violence inouïe par obus de tous calibres et gaz asphyxiants, bombardement qui bouleversa entièrement, tranchées, boyaux de communication et abris, et qui décima ses effectifs en but à des attaques violentes et répétées, menacé sur son flanc gauche le 328e régiment d'infanterie, non seulement a maintenu dans son intégrité absolue, le front confié à sa garde, mais encore, par des contre-attaques remarquables d'entrain et de vigueur, a rétabli la situation compromise à sa gauche et a fait subir à l'ennemi des pertes énormes. Le 328e vient d'ajouter une page glorieuse à son historique. — ( Ordre du 12 novembre 1915. )

2° Sous le commandement du colonel Barès, a pris une part brillante aux opérations du sud de ... du ... : a aidé aux succès de ces journées en s'emparant de différents villages et de positions boisées énergiquement défendus ; a déployé, dans cette lutte pied à pied, les plus hautes qualités guerrières, a fait des prisonniers, pris trois canons, cinquante-cinq mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 septembre 1918. )

330e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 854

1° Régiment plein d'allant et de haute valeur morale. A réalisé, au cours d'une bataille d'une durée de huit jours, une progression importante et continue, malgré la résistance acharnée de l'ennemi ; lui a fait de nombreux prisonniers, enlevé plusieurs canons et un grand nombre de mitrailleuses. Enfin, bien qu'épuisé par une lutte incessante de plusieurs jours, a arrêté net, sous la direction personnelle du lieutenant-colonel Madamet, une contre-attaque ennemie forte de trois bataillons, lui a fait subir, dans un sanglant corps à corps, un échec complet, lui enlevant ses mitrailleuses et faisant de nouveaux prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 1er novembre 1918. )

2° Le 27 mai 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Madamet, a, pendant sept heures, soutenu le choc de plusieurs divisions allemandes, maintenant ses positions par une résistance allant jusqu'au corps à corps et par des contre-attaques, donnant ainsi un superbe exemple d'opiniâtreté et de bravoure. Submergé par le nombre, menacé d'encerclement, s'est, avec quelques groupes de survivants, frayé un chemin à la baïonnette et a lutté jusqu'au soir. Le 28 mai, réduit à quelques centaines d'hommes groupés autour du commandant du régiment, a continué à faire face à l'ennemi, luttant sur ses nouveaux emplacements jusqu'au moment où il a été dégagé par une contre-attaque de troupes amenées de l'arrière. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 12 décembre 1918. )

335e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 764

1° Le 29 août 1918, sous les ordres du lieutenant-colonel Keller, s'est vaillamment élancé à l'assaut d'un village fortement organisé et défendu à outrance par un régiment de la garde prussienne. Menacé par une contre-attaque d'être séparé des unités à sa gauche et ayant ses vagues d'assaut fauchées par des barrages d'artillerie, a défendu avec intrépidité ses gains de terrain et a fait preuve, malgré de lourdes pertes, d'un dévouement, d'un sang-froid et d'une ténacité remarquables. — ( Décision du général commandant en chef, du 28 septembre 1918. )

2° Solide régiment, n'ayant pendant quatre ans de guerre jamais connu un seul instant de défaillance et qui, au contraire, grâce à son esprit de discipline, à son dévouement, son courage et sa ténacité n'a cessé de donner au commandement les plus hautes satisfactions. Les 26, 27 et 28 octobre 1918, sous l'habile et énergique direction de son chef, le lieutenant-colonel Keller, a prononcé trois attaques sur une des lignes de la Hunding-Stellung à laquelle l'ennemi espérait se raccrocher, ayant atteint le 27 la ferme d'Attencourt qui constituait son objectif, s'y est trouvé en pointe par suite de la difficulté rencontrée par les régiments voisins dans leur progression, s'est replié par ordre sur sa base de départ et a fait demander par l'intermédiaire de son colonel à reprendre l'attaque le 28 ; est parvenu à cette date à réoccuper la position ennemie et à s'y maintenir en dépit de pertes sévères. A fait pendant ces opérations, plus de cent cinquante prisonniers et a capturé de nombreuses mitrailleuses. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 20 décembre 1918. )

338e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 762

1° Régiment d'élite. Après avoir dans la défensive, fait preuve en toutes circonstances, d'une énergie inlassable, notamment à Pressoire ( novembre 1916 ), au moulin de Laffaux ( mai 1917 ), au mont des Singes ( juin 1917 ) et tout récemment encore au cours de l'offensive allemande de mars 1918, vient sous l'ardente impulsion de son chef, le colonel Blavier, de démontrer dans l'offensive, les plus belles qualités manœuvrières, l'entrain le plus endiablé et un ardent désir de vaincre l'Allemand. A, sous un feu violent d'artillerie et de mitrailleuses ennemies, franchi une rivière dont les ponts étaient coupés, enlevé et gardé, malgré plusieurs contre-attaques, une position importante, capturant une centaine de prisonniers, un canon de campagne, de nombreuses mitrailleuses et un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 septembre 1918. )

2° Régiment d'un allant magnifique et d'une endurance à toute épreuve. Sous l'ardente impulsion de son chef, le colonel Blavier, les 29 et 30 octobre 1918, a largement entamé une position ennemie solidement organisée et opiniâtrement défendue, et maintenu intégralement ses gains, repoussant, en deux jours, quatre contre-attaques. Poursuivant ensuite l'ennemi en retraite, mais luttant encore, a fait preuve des plus belles qualités de souplesse manœuvrière, réduisant toutes les résistances, marchant sans relâche dans un terrain défavorable et difficilement ravitaillé, a libéré avec leurs habitants une quinzaine de villages, bousculant l'ennemi sans répit, lui capturant des prisonniers, des mitrailleuses et des canons. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 9 décembre 1918. )

344e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 226

1° Régiment de braves. A été sous le commandement du lieutenant-colonel Carron, l'avant-garde de la victoire, au cours de l'offensive qui, en juillet-août 1918, a rejeté l'ennemi au-delà de la Vesle. Est monté à l'assaut de positions redoutables qu'il a, par la manœuvre et par l'élan, arrachées à un adversaire résolu. Sans souffler, a harcelé le repli des Allemands, talonné leur déroute, franchi 20 kilomètres d'obstacles, et passé la Vesle, le premier. Les prisonniers, les mitrailleuses ainsi que les minenwerfer ont jalonné sa marche. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

2° Au cours de l'offensive de Champagne, en septembre-octobre 1918, a, sous le commandement du lieutenant-colonel Carron, marché une fois de plus sur le chemin de la victoire ; en a été le pionnier, franchissant, dans vingt combats, des organisations qui passaient pour inexpugnables, et rejetant pied à pied l'ennemi d'une conquête qu'il tenait depuis quatre ans ; s'est emparé de deux villages, a fait deux cents prisonniers, pris un canon, trente mitrailleuses ; a ouvert la brèche par où des troupes nouvelles ont pu s'élancer victorieusement. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

346e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 328

1° Jeté dans la bataille à peine débarqué, sous les ordres du lieutenant-colonel Rozier, au moment où les Allemands refoulaient nos lignes au sud de l'Aisne, les a arrêtés, le 2 juin 1918, en avant d'une position des plus importantes et a repoussé, pendant trois jours consécutifs huit attaques successives et fait trente-trois prisonniers et pris neuf mitrailleuses. Du 15 au 20 juillet a de nouveau enrayé par des contre-attaques répétées l'avance de l'ennemi au sud de la Marne et est parvenu au cours d'une lutte incessante et opiniâtre à le refouler. Après un passage de vive force de la Marne, s'est emparé de haute lutte de deux villages et d'une partie de forêt énergiquement défendus. A capturé quarante-trois prisonniers, vingt-sept mitrailleuses et contribué à la prise d'un matériel considérable. Malgré des fatigues incessantes résultant d'opérations et de combats des plus pénibles a, pendant deux mois, fait preuve d'une ténacité, d'une endurance et d'un entrain qui ont eu raison d'un adversaire opiniâtre et puissamment armé. — ( Ordre du 19 août 1918. )

2° Pendant la période du 4 au 12 octobre 1918, a fait preuve, sous les ordres du lieutenant-colonel Rozier, d'une ardeur combative, d'une ténacité et d'un moral remarquables qui ont eu raison d'un adversaire armé d'un nombre de mitrailleuses considérable, et chargé, après avoir reçu des renforts, de défendre à tout prix une position très importante, fortement organisée. Après six jours de combats opiniâtres, au cours desquels il n'a cessé de progresser, a refoulé définitivement l'ennemi au-delà de ses derniers retranchements, réalisant ainsi une avance de plus d'un kilomètre. S'est élancé ensuite à sa poursuite en le talonnant sans désemparer et en progressant de 16 kilomètres. A fait 210 prisonniers et capturé cinq canons de 77, dont une batterie enlevée d'assaut, alors qu'elle était encore en action, cinquante-neuf mitrailleuses dont seize lourdes, trois fusils antitanks et un matériel de guerre important. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 novembre 1918. )

350e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 13 mai 1918 - Page 4158

1° Le 5 mai 1917, sous l'impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Lagarde, a pris d'assaut une position extrêmement forte, y a capturé environ six cents prisonniers avec vingt-deux mitrailleuses. Pendant trois jours de combats ininterrompus et jusqu'à sa relève, s'est maintenu sur le terrain conquis malgré sept contre-attaques très violentes et un bombardement intense, en faisant subir à l'ennemi des pertes considérables. — ( Décision du général commandant en chef, du 11 octobre 1917. )

2° Sous le commandement énergique du lieutenant-colonel Lagarde, a repoussé le 30 mars 1918, cinq assauts furieux de la garde allemande et a soutenu victorieusement, le 31 mars, le choc d'une nouvelle attaque d'une violence extrême. Submergé sous le nombre, cerné dans un village que les vagues d'assaut ennemies avaient complètement dépassé, le 350e régiment a lutté héroïquement pendant plus d'une heure, permettant le déclenchement des contre-attaques que son chef avait préparé d'avance et qui ont permis de reprendre, après une lutte des plus âpres, la position qu'il avait reçu l'ordre de tenir coûte que coûte. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 avril 1918. )

355e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 16 janvier 1919 - Page 599

1° Beau régiment, qui avait déjà, au cours des attaques d'avril 1917, magnifiquement enlevé les objectifs qui lui étaient assignés. Le 31 mars 1918, au moment où l'ennemi venait de s'emparer d'un point important de nos lignes, a brillamment contre-attaqué et repris le terrain perdu ; le 4 avril, sous le commandement du colonel Carrère, a héroïquement résisté à sept assauts de la garde allemande, maintenant intégralement nos positions et faisant subir à l'ennemi des pertes exceptionnellement fortes. — ( Ordre du 31 mai 1918. )

2° Dans la période du 18 septembre au 28 octobre 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Gagnier, le 355e régiment d'infanterie, plein d'ardeur et d'entrain, a bousculé l'ennemi sur plus de 20 kilomètres, l'obligeant à laisser entre nos mains un important matériel. Après son entrée dans Laon, le 13 octobre, en tête de nos troupes, a attaqué de nouveau l'ennemi sur la Souche. Du 23 au 28 octobre, s'emparant, en dépit d'une résistance acharnée, d'une position indispensable à la reprise de la progression, faisant des prisonniers, capturant quatorze mitrailleuses et abattant un avion. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 30 novembre 1918. )

356e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 328

1° Pendant la période du 31 mai au 7 juin 1918, a fait preuve, sous les ordres du lieutenant-colonel Lamboley, des plus belles qualités d'énergie et de ténacité devant les agressions multipliées de l'ennemi. Le 7 juin, s'est emparé d'une position fortement défendue et a progressé de plus de 2 kilomètres. A fait subir aux allemands des pertes importantes et a capturé 75 prisonniers, 9 mitrailleuses et 2 minenwerfer de 17 cm. Du 15 au 20 juillet a enrayé, par des contre-attaques répétées, l'avance de l'ennemi qui avait franchi la Marne. A franchi, de vive force cette rivière le 22 juillet, et enlevé un village, puis, gravissant des pentes très dures, s'est emparé de positions puissamment organisées, poursuivant ensuite sa marche sur une distance de 3 kilomètres dans une forêt semée d'obstacles. A capturé 78 prisonniers, 6 canons de 150, 2 canons de 105, de nombreux dépôt de munitions et un matériel considérable, dont environ 80 mitrailleuses. A fait preuve, pendant deux mois de combats et de fatigues incessants, d'une endurance, d'une énergie et d'un moral merveilleux. — ( Ordre du 19 août 1918. )

2° Pendant la période du 4 au 13 octobre 1918, a fait preuve, sous les ordres du colonel Lamboley, d'un mordant, d'une ténacité et d'une endurance qui ont eu raison d'un adversaire opiniâtre et puissamment armé de mitrailleuses. A réussi, après huit jours de combats incessants, à refouler les Allemands sur 3 kilomètres de profondeur au-delà de leurs derniers retranchements sur lesquels ils avaient offert, après avoir été renforcés, une résistance acharnée. S'est élancé ensuite à leur poursuite jusqu'aux rives de l'Aisne et a réalisé au total une progression de 20 kilomètres. A fait 150 prisonniers et capturé un canon de 88, 93 mitrailleuses dont 31 lourdes et un matériel de guerre important. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 novembre 1918. )

363e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 4 janvier 1918 - Page 164

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Dauphin, le 3 septembre 1916, après avoir franchi, sous de violents barrages d'artillerie et de mitrailleuses, un glacis de 1,200 mètres en terrain découvert, a brillamment enlevé une très puissante organisation ennemie ; a fait à l'ennemi 300 prisonniers, lui enlevant 7 mitrailleuses et 1 lance-bombes. Bien que durement éprouvé par un bombardement intense, a conservé opiniâtrement la position arrachée à l'adversaire. — ( Ordre n° 399 du 9 octobre 1916. )

2° Pendant vingt jours consécutifs a fourni, sous des bombardements intenses, un effort surhumain, trouvant dans le beau moral de ses hommes et de ses cadres, et dans l'indomptable ténacité de son chef, le lieutenant-colonel Dauphin, les ressources d'énergie nécessaires pour partir trois fois, dans un élan magnifique, à l'attaque de positions fortement organisées. A su, le 4 mai 1917, devant Berméricourt, hausser son héroïsme jusqu'au sacrifice. — ( Citation à l'ordre n° 183, du 24 mai 1917, transformée en citation à l'ordre de l'armée, par décision du général commandant en chef, le 22 décembre 1917. )

365e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 762

1° N'a cessé, depuis le début de la campagne, de faire preuve de superbes qualités d'allant, de vigueur et de ténacité. A Verdun, à Biaches, sur les monts de Champagne à Soissons, s'est partout signalé comme un régiment d'élite. Sous l'énergique commandement du lieutenant-colonel Heurtel, s'est particulièrement distingué pendant les combats du 19 au 29 août 1918, en se lançant à l'attaque des lignes ennemies fortement organisées ; a conquis 7 kilomètres de terrain, pris quatre villages, fait 1,200 prisonniers dont 16 officiers et capturé en outre, un matériel considérable. A maintenu jusqu'au bout le terrain conquis malgré de violentes contre-attaques de l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 octobre 1918. )

2° Héroïque régiment, d'un entrain admirable et d'une ténacité à toute épreuve. En cinq semaines de durs combats, du 21 septembre au 27 octobre 1918, affirmant chaque jour, par des attaques répétées, son moral merveilleux et son énergie farouche, a enlevé de haute lutte une série de positions, dont deux villages âprement défendus et garnis de mitrailleuses. Bousculant l'ennemi, l'a poursuivi avec acharnement sur une profondeur de 18 kilomètres, faisant près de 300 prisonniers, capturant 30 mitrailleuses et du matériel. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 9 décembre 1918. )

366e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 8 décembre 1918 - Page 10567

1° Magnifique régiment, qui s'est déjà fait remarquer au cours de la bataille de la Somme ; a lutté pendant plusieurs semaines difficiles, à la cote 304, à Verdun ; en fin de bataille au Cornillet et au Mont-Blond, a tenu, dans des conditions particulièrement périlleuses, et commencé pendant trois semaines, sous des bombardements violents et en repoussant toutes les attaques de l'ennemi, l'organisation actuelle du secteur du Cornillet. Depuis plus de huit mois, s'est fait remarquer, dans divers secteurs de Champagne, par sa ténacité, en repoussant de nombreuses attaques ennemies et par ses coups de main. A notamment réussi récemment un coup de main particulièrement audacieux, rapportant les renseignements les plus précieux pour le commandement, permettant ainsi de déterminer l'heure exacte de l'attaque allemande. Au cours de la dernière bataille, a donné un bel exemple de sacrifice. Des éléments laissés dans les avancées de la position de résistance ont tenu, environnés de toutes parts, pendant toute une journée, refusant de se rendre, et ne rentrant dans nos lignes qu'après en avoir reçu l'ordre se frayant un passage au milieu des assaillants et ramenant des prisonniers. Sous les ordres du colonel Dresch, qui a su communiquer à son régiment l'esprit de devoir et l'élan qui l'animent, le 366e régiment d'infanterie a pleinement rempli la mission qu'il avait reçue, disloquant toutes les attaques ennemies et conservant intacte sa ligne de résistance. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 août 1918. )

2° Superbe régiment, qui s'est distingué pendant la bataille du 20 août 1918. Sous le commandement du colonel Dresch, a enlevé brillamment la formidable position de Cuts et de ses creutes, faisant 700 prisonniers et enlevant à l'ennemi 29 canons et 110 mitrailleuses, ainsi qu'une quantité énorme de matériel de toute nature. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

367e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2591

1° Le 367e régiment d'infanterie, sous les ordres du lieutenant-colonel Vesque, après avoir, le 7 juin 1918, progressé de 1,500 mètres et enlevé de haute lutte un village fortement défendu, s'est emparé de nouveau, le 30, d'une position importante sur un front de 1,700 mètres et s'y est maintenu, capturant dans les deux actions cent cinquante prisonniers et quinze mitrailleuses. Du 17 au 25 juillet, a attaqué l'ennemi au moment où il venait lui-même de contre-attaquer et l'a refoulé par des attaques successives ; après avoir passé la Marne, s'est emparé de deux villages et a coopéré à l'enlèvement d'une partie de forêt puissamment organisée, capturant à nouveau trente-deux prisonniers et dix-sept mitrailleuses, contribuant à la prise d'un matériel considérable. Pendant deux mois de luttes et de fatigues incessantes, a fait preuve d'une endurance, d'une énergie et d'un entrain remarquables. — ( Ordre du 19 août 1918. )

2° Pendant la période du 4 au 12 octobre 1918, sous l'impulsion énergique de son chef, le lieutenant-colonel Vesque, s'est emparé pied à pied de positions successives puissamment organisées, et est parvenu, par une lutte opiniâtre et incessante, à vaincre un adversaire tenace, qui, après avoir été renforcé, offrit une résistance acharnée, à le refouler sur plus de trois kilomètres de profondeur et à le poursuivre jusqu'aux rives de l'Aisne. A réalisé une avance de plus de seize kilomètres, fait 180 prisonniers et capturé 2 canons, 155 mitrailleuses dont 36 lourdes, des dépôts de munitions et un matériel de guerre considérable. A fait preuve, pendant ces neuf jours de combats ininterrompus, d'une endurance et d'un allant merveilleux. — ( Ordre du 15 janvier 1919. )

369e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10882

1° Sous le commandement du colonel Bérard, s'est porté à l'attaque le 23 octobre 1917, avec une fougue irrésistible et un élan admirable ; s'est emparé d'un bond de son objectif, malgré la résistance acharnée des fantassins ennemis, a fait 305 prisonniers, dont 3 officiers et s'est emparé d'un matériel nombreux et important dont 40 mitrailleuses. — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

2° Régiment animé des traditions les plus pures ; façonné et conduit par un entraîneur de premier ordre, le colonel Bérard, vient de montrer à nouveau sa solidité et son entrain. De mars à mai 1918, engagé brusquement dans la lutte contre la ruée allemande, est parvenu à arrêter l'ennemi et à le dominer. En juin, dans des circonstances analogues, jeté seul contre l'ennemi en marche, il assure, par un vigoureux coup de boutoir, le rétablissement d'une division voisine. Enfin, au cours de l'offensive récente de juillet-août 1918, dans des journées de poursuite inoubliables, malgré des pertes déjà sérieuses, a repris et gardé contre de furieuses contre-attaques, sur un terrain difficultueux, des positions importantes, capturant à lui seul près de trois cents prisonniers, des canons, des mitrailleuses, un matériel important. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 octobre 1918. )

372e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 21 juillet 1918 - Page 6286

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Lauth, dans un admirable élan, malgré un violent barrage d'artillerie de tous calibres, a enlevé brillamment des positions dominantes puissamment organisées, repoussé de violentes contre-attaques, poursuivi le lendemain, dans la neige, le froid et le brouillard, l'exploitation de son succès, et s'est emparé d'un seul bond de nouvelles positions ennemies sur un front de 500 mètres, capturant plus de 400 prisonniers dont un lieutenant-colonel, et ramenant des minenwerfer, des mitrailleuses, des fusils et un important matériel. — ( Ordre du 31 mars 1917. )

2° Régiment d'élite. Vient de se surpasser dans une opération de grande envergure en enlevant à l'ennemi des positions où il se croyait inexpugnable. Partant de régions à 900 mètres d'altitude, a gravi une crête de 2,300 mètres, a attaqué l'ennemi à la baïonnette avec un brio splendide, l'a bousculé, l'a démoralisé par la violence et la soudaineté de l'attaque, lui faisant subir de graves pertes ; l'a poursuivi sans trêve pendant deux jours, le forçant par la rapidité de son avance, à brûler des approvisionnements accumulés à grand'peine dans ses centres de l'arrière. A pris 250 prisonniers valides, six canons dont deux lourds, neuf mitrailleuses et une quantité considérable de munitions et matériel de toutes sortes. — ( Ordre du 24 juin 1918. )

403e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8694

1° Chargé, le 31 août 1917, sur le Chemin-des-Dames, d'attaquer les positions du monument d'Hurtebise, a, sous le commandement du lieutenant-colonel Collet, brillamment rempli cette mission, que la conformation du terrain et les organisations ennemies rendaient tout particulièrement difficile. A gagné d'un superbe élan tous ses objectifs, faisant 180 prisonniers, dont 7 officiers, prenant 8 mitrailleuses et résistant, pendant quatre jours et quatre nuits consécutives, à sept contre-attaques ennemies des plus violentes. S'est maintenu sur les positions conquises sous les bombardements intenses et continus. A fait preuve à nouveau, dans ces circonstances, des belles qualités qu'il avait montrées depuis sa formation, à la bataille de Champagne en septembre 1915, à la bataille de Verdun en 1916, ainsi que le 17 avril 1917, dans le secteur de Reims, où il a enlevé tous ses objectifs et fait plus de deux cents prisonniers et huit mitrailleuses. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° Du 27 mai au 12 juin 1918, sous les ordres du commandant Venel, puis du lieutenant-colonel Collet, le 403e régiment d'infanterie, sans cesse en première ligne, a résisté héroïquement à la pression de plus en plus accentuée de l'ennemi, rétablissant inlassablement ses positions par une série de contre-attaques énergiques et brillantes, sur un terrain battu d'obus toxiques et de projectiles de très gros calibre. Le 3 juin, malgré la fatigue et les pertes de huit jours de lutte ininterrompue, réengagé brusquement pour combler un vide dans la ligne de bataille, se porte franchement à l'attaque, déconcerte l'ennemi par son intrépidité, l'arrête, le force à reculer et maintient intactes, jusqu'à la relève, les positions dont la défense lui a été confiée. — ( Décision du général commandant en chef, du 31 août 1918. )

404e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 5 décembre 1918 - Page 10470

1° Superbe régiment qui s'est illustré par des succès renouvelés sur la Somme en 1916, sur l'Oise et au Chemin-des-Dames en 1917, au Kemmel en 1918. Le 9 juillet 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Grosjean, a conquis, d'un seul élan, tous ses objectifs, progressant de deux kilomètres, infligeant de lourdes pertes à l'ennemi et lui capturant 251 prisonniers ( dont 10 officiers ), 25 mitrailleuses, 10 minenwerfer. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 août 1918. )

2° Régiment d'élite animé du plus pur esprit de sacrifice et de la volonté de vaincre. Vient de faire preuve, pendant les combats du 10 au 21 août, sous l'énergique impulsion du colonel Schneider, d'une ténacité inlassable et d'un mordant héroïque qui lui ont permis de briser la résistance acharnée de l'ennemi et de le refouler définitivement le 21, après avoir réalisé une avance de huit kilomètres dans un combat continu. A fait des prisonniers, pris de nombreuses mitrailleuses et un butin considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 septembre 1918. )

407e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8694

1° Régiment composé en majeure partie de jeunes soldats de la classe 1915, s'est rapidement élevé à la hauteur de ses ainés sous l'impulsion de son chef, le colonel Allain. A pris part à l'attaque d'une position très fortement organisée devant laquelle plusieurs attaques avaient échoué ; a montré, dans cette circonstance, un entrain admirable qui lui a permis d'enlever trois lignes successives de tranchées en faisant de nombreux prisonniers. Relevé après plusieurs jours de combat, le 407e régiment d'infanterie a donné à tous, par son attitude crâne et décidée, l'impression d'une troupe de premier ordre et prête à reprendre la lutte. — ( Ordre du 14 octobre 1915. )

2° Après avoir fourni, pendant deux mois, un travail considérable d'organisation de secteur, et opposé à l'ennemi une résistance héroïque le 8 avril 1918, à Coucy-le-Château, le 407e régiment d'infanterie, sous les ordres du commandant Courrech du Pont, puis du commandant Forzy, jeté dans la bataille de l'Aisne ; a combattu sans relâche, du 28 mai au 12 juin, maîtrisant partout les attaques ennemies, malgré l'intensité des préparations et la supériorité numérique de l'assaillant. Pendant quinze jours, a supporté sans fléchir la pression formidable de l'ennemi, n'acceptant le repli que lorsqu'il fut ordonné, et ramenant de la bataille plus de mitrailleuses qu'il n'en possédait avant l'attaque. — ( Décision du général commandant en chef, du 31 août 1918. )

408e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 20 août 1918 - Page 7338

1° Troupe d'élite qui, sous les ordres de son chef, le colonel Morand, a réussi, malgré l'étendue du front à tenir, à ralentir pendant deux jours consécutifs la progression d'un ennemi supérieur en nombre, en lui disputant le terrain pas à pas, en manœuvrant sous le feu et en lui faisant subir les pertes les plus sévères. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

2° Régiment plein d'entrain qui vient de supporter héroïquement le premier choc d'une puissante offensive ennemie. Engagé dans la bataille, sous les ordres du colonel Morand, en sortant d'une dure période de combats précédents, a, par son son esprit de devoir et de sacrifice ainsi que par sa ténacité, assuré la base de notre contre-offensive en permettant, par sa résistance, le rétablissement de notre ligne. — ( Décision du général commandant en chef, du 2 août 1918. )

410e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8694

1° Chargé, le 16 avril 1917, d'attaquer « les cavaliers de Courcy », opération que la puissance des organisations allemandes et sa situation de régiment isolé rendaient particulièrement difficile et délicate, a, sous le commandement du lieutenant-colonel Voiriot, avec un entrain superbe, enlevé cette position, enfonçant trois lignes successives de défenses ennemies et réalisant ainsi une première progression de plus de 1,500 mètres. Les 17 et 18 avril, n'a pas hésité, malgré les pertes, à sortir de sa zone d'action pour réaliser la liaison avec les troupes établies à sa droite, venir à sa gauche au secours d'une brigade dont la situation devenait critique et lui permettre de reprendre le mouvement en avant. A tenu pendant huit jours le terrain conquis, augmentant sans cesse ses gains, avec une opiniâtreté admirable, repoussant avec succès toutes les contre-attaques, réalisant ainsi une progression totale de 2,500 mètres en profondeur, faisant à l'ennemi plus de 400 prisonniers, lui prenant un canon, 11 lance-bombes, 12 mitrailleuses, ainsi qu'un matériel considérable et reconquérant trois kilomètres carrés de terrain, dont la moitié hors de sa zone d'action. — ( Ordre du 12 juillet 1917. )

2° Attaqué le 27 mai 1918 au matin, par un ennemi très supérieur en nombre, a, sous le commandement du lieutenant-colonel Beaujan, puis du chef d'escadron Brugère, pendant quatre jours et quatre nuits, sans le moindre répit, disputé pied à pied le terrain. A bout de munitions, sans vivres frais, du 27 au 31 mai, disloqué en diverses fractions par la puissance et la brutalité de la ruée allemande, s'est constamment porté à la contre-attaque spontanée et, malgré les pertes, n'a jamais exécuté un repli qui ne lui ait pas été prescrit. Sans avoir eu le temps de se reformer a, du 3 au 11 juin inclus, tenu superbement tête à l'ennemi qui n'a pu progresser d'un seul pas malgré sa supériorité numérique, la violence et le grand nombre de ses attaques. — ( Décision du général commandant en chef, du 31 août 1918. )

412e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 389

1° Le 20 août 1917, commandé par le lieutenant-colonel de Gourlet, a vigoureusement pris part à l'attaque de la cote 344, atteignant tous ses objectifs le jour même et le lendemain matin. A maintenu et consolidé ses positions pendant cinq jours, malgré des contre-attaques violentes et répétées, des bombardements incessants et des pertes sévères. A fait des prisonniers et pris des mitrailleuses. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° Superbe régiment donnant partout où il est engagé, le plus bel exemple d'endurance, de discipline et d'héroïsme, sous les ordres de son chef énergique, le lieutenant-colonel Thibault, a fait preuve, du 28 septembre au 18 octobre 1918, d'une ténacité et d'un esprit offensif admirables. A forcé le passage de l'Oise, enlevant à l'ennemi une position que celui-ci jugeait inexpugnable. Du 19 au 27 octobre 1918, animé de la volonté de vaincre, a livré sans répit une série de combats acharnés, repoussant chaque jour l'ennemi, crevant la Hermann Stellung, et s'emparant de haute lutte des glacis du plateau de Ferrière. A capturé près de 200 prisonniers dont plusieurs officiers, une centaine de mitrailleuses, un minenwerfer. En combattant sans arrêt, a réalisé une progression de 20 kilomètres. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

413e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 325

1° Régiment qui a montré les plus belles qualités d'endurance et d'allant devant Verdun et sur le plateau de Californie. Engagé, sous le commandement du colonel Despierres, dans de durs combats qui ont duré cinq jours, du 25 au 29 avril 1918, a largement contribué, tant par son héroïque résistance que par ses contre-attaques nombreuses, à arrêter les attaques réitérées de l'ennemi visant à la conquête des monts des Flandres. — ( Ordre du 18 juin 1918. )

2° Beau régiment, animé d'un magnifique esprit offensif, qui a su montrer, le 26 septembre 1918, pendant la bataille de Champagne, ses habituelles qualités de mordant et d'initiative. Conduit par son chef, le lieutenant-colonel Brun, s'est emparé, après une progression ininterrompue, sur 4 kilomètres de profondeur, à travers des lignes solidement défendues, des objectifs qui lui avaient été assignés. A capturé au cours de cette attaque près de 300 prisonniers, 3 canons et plus de 60 mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

414e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 325

1° Régiment ayant déjà montré de solides qualités devant Verdun et sur les plateaux de Craonne. Du 26 au 29 avril 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Fray, engagé dans une lutte inégale, sur un point du champ de bataille où l'ennemi portait son principal effort, a supporté sans faiblir, les chocs les plus violents, a réussi à diverses reprises à regagner du terrain par des contre-attaques. A ainsi largement contribué à arrêter les attaques de l'ennemi sur les monts des Flandres. — ( Ordre du 16 juin 1918. )

2° Sous le commandement du lieutenant-colonel Fray, qui l'avait déjà conduit avec un plein succès à la contre-attaque de Bligny, le 6 juin 1918, a montré pendant les combats opiniâtres du 27 septembre au 3 octobre 1918, au sud de la Py, son ardeur combative habituelle et ses belles qualités de résistance. Est parvenu, dans une lutte menée pied à pied, à coup de grenades, de fusils et de mitrailleuses, à s'emparer de très importantes positions ennemies. Au cours de ces actions et pendant la poursuite de l'ennemi, a capturé plus de 200 prisonniers valides, 4 canons, 77 mitrailleuses et 15 minenwerfer. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

415e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 23 août 1918 - Page 7420

1° Le 25 septembre, sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel Strudel, a donné l'assaut, drapeau déployé, tambour battant, a gagné d'un seul élan près de 4 kilomètres de terrain, pris des canons, fait des prisonniers et, après un combat de quatre jours et de trois nuits, a maintenu définitivement les positions conquises. A perdu son chef, tombé face à l'ennemi, après être sorti des tranchées en tête de son régiment. — ( Ordre du 21 octobre 1915. )

2° Régiment d'élite. Vient par deux fois d'arrêter net l'élan de l'ennemi sur des points décisifs. Une première fois sous le commandement de son chef, le lieutenant-colonel Le Boiteux, les ..., où ses éléments jetés en plein combat aussitôt débarqués, ont par le feu de leurs mitrailleuses et par des contre-attaques, contenu et rejeté de puissantes attaques allemandes, soutenu ensuite, du ... une lutte opiniâtre contre un ennemi de six à sept fois supérieur en nombre, et contribué largement à lui barrer la route d'une grande ville. Une seconde fois, lors de la dernière ruée allemande, sous le commandement de son chef, le lieutenant-colonel Gizard, en brisant sous ses feux les assauts répétées d'un ennemi mordant quatre fois supérieur en nombre et résolu à percer coûte que coûte. Passant ensuite à l'offensive malgré ses pertes, a chassé l'ennemi devant lui, conquérant de haute lutte deux kilomètres de terrain, s'y maintenant, faisant des prisonniers et capturant de nombreuses mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 août 1918. )

416e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 325

1° Jeune régiment ayant rapidement acquis de remarquables qualités de cohésion et d'entrain. Sous la direction de son chef, le lieutenant-colonel Audema, s'est porté, le 26 septembre, à l'attaque des tranchées allemandes, dans un ordre parfait, avec une ardeur admirable et faisant montre, en outre, du calme d'une vieille troupe. Malgré les pertes sérieuses qu'il a subies, chassé par le tir des mitrailleuses et des canons-revolvers des portions de tranchées qu'il avait réussi à occuper, a fait face à une contre-attaque exécutée par l'ennemi, l'a repoussée et a prononcé une nouvelle attaque qui l'a amené jusqu'au deuxième réseau de fils de fer des tranchées ennemies. — ( Ordre du 21 octobre 1915. )

2° Régiment qui réunit au plus haut point les plus belles qualités d'ardeur guerrière, de dévouement et de discipline. Chargé, pendant la bataille du 26 septembre 1918, en Champagne, d'une attaque délicate, a su, sous l'habile direction de son chef le lieutenant-colonel Arqué, manœuvrer avec une réelle maîtrise et emporter les premières positions ennemies, malgré la vive résistance de nombreuses mitrailleuses. A réussi, après un combat opiniâtre de plusieurs jours, à conquérir tous ses objectifs, capturant près de trois cents prisonniers, cinq canons, une quarantaine de mitrailleuses et huit minenwerfer. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

89e RÉGIMENT D'INFANTERIE TERRITORIALE
J.O. du 24 février 1919 - Page 2102

1° Lors de récentes opérations, a, pendant une semaine, pris une part active à la défense de positions importantes et s'est signalé, en toutes circonstances par sa belle conduite au feu. Engagé en première ligne les quatre derniers jours, s'est montré digne de combattre à côté des unités actives, en supportant sans défaillance des bombardements exceptionnellement violents et contribuant efficacement à briser les attaques ennemies. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

2° Régiment territorial, animé d'un noble esprit de dévouement et de sacrifice. Jeté en pleine bataille des Flandres, du 20 octobre au 16 novembre 1914, a réussi, par sa résistance acharnée, par ses vigoureuses contre-attaques notamment à la Maison du Passeur et au Pont de Steenstraete à arrêter la progression ennemie dans un terrain difficile malgré les dangers et les fatigues, faisant ainsi l'admiration des troupes actives qui combattaient avec lui. — ( Ordre du 3 janvier 1919. )

90e RÉGIMENT D'INFANTERIE TERRITORIALE
J.O. du 24 février 1919 - Page 2102

1° Lors de récentes opérations, a, pendant une semaine, sous les ordres du colonel Guilhamat, pris une part active à la défense de positions importantes et s'est signalé, en toutes circonstances, par sa belle conduite au feu. Engagé en première ligne les quatre derniers jours, s'est montré digne de combattre à côté des unités actives, en supportant sans défaillance des bombardements exceptionnellement violents et contribuant efficacement à briser les attaques ennemies. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

2° Régiment territorial, animé d'un noble esprit de dévouement et de sacrifice. Jeté en pleine bataille des Flandres, du 20 octobre au 16 novembre 1914, a réussi, par sa résistance acharnée, par ses vigoureuses contre-attaques notamment à la Maison du Passeur et au Pont de Steenstraete à arrêter la progression ennemie dans un terrain difficile malgré les dangers et les fatigues, faisant ainsi l'admiration des troupes actives qui combattaient avec lui. — ( Ordre du 3 janvier 1919. )

2e RÉGIMENT bis DE MARCHE DE ZOUAVES
J.O. du 17 décembre 1916 - Page 10862

1° Déjà félicité par le général commandant le détachement d'armée de Belgique pour sa conduite au cours des combats de fin avril, a montré à nouveau, pendant les attaques des 16 et 18 mai, sous les ordres du lieutenant-colonel Dechizelle, ses merveilleuses qualités d'offensive et le plus complet esprit de sacrifice. A, pendant trois jours et sous le plus violent feu de mousqueterie et d'artillerie, exécuté plusieurs attaques, s'emparant de plusieurs ouvrages allemands, de deux mitrailleuses et de plus de cent prisonniers. — ( Ordre général n° 9 du 21 mai 1915. )

2° A pris la part la plus active et la plus brillante à toutes les opérations en Macédoine, soit sur la Strouma, soit en Macédoine occidentale. Opérant avec les troupes russes et serbes, s'est fait remarquer par sa tenue, sa discipline, sa bravoure extrême et son magnifique élan dans l'attaque. S'est tout particulièrement distingué pendant la bataille de dix jours qui s'est terminée par la prise de Monastir. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 décembre 1916. )

3e RÉGIMENT DE MARCHE DE TIRAILLEURS
J.O. du 12 janvier 1917 - Page 415

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel de Gouvello, du 25 septembre au 1er octobre 1915, continuant la poussée du 3e zouaves, s'est emparé dans une lutte ininterrompue jour et nuit, des points d'appui successifs de l'ennemi, sur une profondeur de deux kilomètres et malgré de violents tirs de barrage de pièces de gros calibres, a enlevé d'assaut une tranchée très fortement occupée et est arrivé jusqu'aux réseaux de fils de fer de la deuxième ligne de résistance de l'ennemi, où il s'est cramponné, repoussant toutes les contre-attaques. A pris douze pièces d'artillerie, 6 mitrailleuses et fait plus de deux cents prisonniers : s'est toujours fait remarquer depuis le début des opérations par sa ténacité, son endurance et son élan dans les attaques. — ( Ordre n° 477 du 28 janvier 1916. )

2° Le 15 décembre 1916, sous le commandement du lieutenant-colonel Vibert, malgré les difficultés extrêmes de terrain et la mise hors de combat d'une partie de ses cadres, s'est élancé à l'assaut dans un ordre parfait, sous de violents tirs de barrage. A progressé d'un seul élan jusqu'au premier objectif assigné, capturant plusieurs centaines de prisonniers et plusieurs canons. Bien qu'arrêté devant une seconde position fortifiée, a repris l'offensive le lendemain, avec le même entrain, a enlevé cette position et pris encore à l'ennemi une centaine de prisonniers et des mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 2 janvier 1917. )

5e RÉGIMENT DE MARCHE DE TIRAILLEURS
J.O. du 24 janvier 1919 - Page 924

1° Régiment de nouvelle formation qui, pour ses premières armes, vient de se classer parmi les meilleurs par sa bravoure, sa ténacité et son esprit de sacrifice. Le 10 août, sous les ordres du lieutenant-colonel Fournié, a parcouru, dans un élan superbe, plus de 7 kilomètres, enlevant successivement trois villages et un bois fortement organisés et vigoureusement défendus, franchissant une rivière sur un pont violemment bombardé et prenant possession du point le plus élevé d'un plateau, clef de la résistance ennemie. Dans une lutte ardente, progresse, les 11 et 12 août, de plus de 1,200 mètres sur ce plateau, enlevant de haute lutte les organisations ennemies et une ferme opiniâtrement défendue et se maintient sur les positions conquises jusqu'à la relève, repoussant toutes les contre-attaques. Du 19 au 23 août, rentre dans la bataille, continue à faire tomber des positions fortement organisées et atteint tous les objectifs assignés, malgré des pertes cruelles. — ( Décision du général commandant en chef, du 28 septembre 1918. )

2° Magnifique régiment d'ardeur et d'endurance qui, sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel Fournié, a remporté de brillants succès au cours des opérations offensives du 26 septembre au 17 octobre, et dans les premiers jours de novembre 1918. Pénétrant de plus de 17 kilomètres dans les positions allemandes, a enlevé, d'un magnifique élan, quatre lignes de la formidable organisation ennemie de Champagne, et, en dépit de la vive résistance qu'il a rencontrée, a conquis ou collaboré à la conquête de deux villages et de plusieurs bois et ouvrages fortifiés puissamment, garnis de mitrailleuses. A occupé trois plateaux défendus avec opiniâtreté, dont l'un nous a donné l'accès de l'Aisne ; puis, le 1er novembre, d'un nouvel et superbe élan, a traversé l'Aisne et la région inondée en face de Savigny ; a réussi à s'emparer, malgré la défense acharnée de l'ennemi, des ouvrages du plateau de la Croix-Darie qui empêchait la progression vers l'Est des troupes de Vouziers. A capturé 420 prisonniers, 3 canons, 6 minenwerfer, 75 mitrailleuses, plusieurs dépôts importants de munitions et de matériel. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 25 décembre 1918. )

6e RÉGIMENT DE MARCHE DE TIRAILLEURS
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2592

1° Régiment de nouvelle formation, composé pour la plus grande partie de jeunes recrues indigènes. Sous le commandement du lieutenant-colonel Wild, s'est acquis d'emblée la réputation des plus vieux régiments. Chargé, au cours de récentes opérations, d'enrayer coûte que coûte l'attaque ennemie, a brillamment rempli sa mission. Complètement débordé sur son flanc gauche, a résisté à outrance et a permis ainsi à la division de conserver jusqu'à l'extrême limite les positions confiées à sa garde. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

2° Vaillant régiment qui, après avoir pris une part glorieuse à la défense de Reims, le 27 mai 1918, a fait preuve, dans des combats particulièrement durs, livrés du 19 au 23 juillet, dans la région de Villemontoire ( sud de Soissons ), d'une endurance remarquable renouvelant jusqu'à trois fois, sous les plus violents tirs d'artillerie et de mitrailleuses, des attaques contre un ennemi très fortement organisé. Ne s'est pas laissé ébranler par les pertes les plus cruelles, dont celle de son chef, le lieutenant-colonel Wild, mortellement frappé, et de la plupart de ses officiers. Du 18 août au 4 septembre, a livré, dans la région de Noyon, sous le commandement du lieutenant-colonel Poulet, une succession de combats heureux, au cours desquels il a réalisé une avance de près de vingt kilomètres. Dans la seule journée du 4 septembre, bien qu'épuisé par dix-sept jours de lutte et réduit à un effectif de 20 officiers et 450 combattants, dont un grand nombre d'intoxiqués, a fait 155 prisonniers, dont 11 officiers, et capturé d'importants approvisionnements et matériels de toute nature, dont plusieurs canons et minenwerfer et une trentaine de mitrailleuses. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 17 janvier 1919. )

9e RÉGIMENT DE MARCHE DE TIRAILLEURS
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 326

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Clavery, engagé depuis six jours dans des conditions très dures qui lui avaient valu des pertes sensibles, s'est élancé à l'attaque, le 18 juillet 1918, avec une fougue merveilleuse, a enlevé tous ses objectifs, s'emparant, dans les journées des 18 et 19 juillet, de 300 prisonniers et 28 canons. Bien que réduit par les pertes et privé d'une grande partie de ses cadres, a maintenu tous ses gains et repoussé toutes les contre-attaques ennemies. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

2° Sous les ordres du lieutenant-colonel Clavery, vient de prendre part à une dure et glorieuse offensive, du 25 septembre au 15 octobre 1918. Malgré la faiblesse de ses objectifs, au début des opérations, malgré les fatigues des marches de nuit incessantes, ce régiment, animé du même entrain et du même esprit de devoir et de sacrifice que son colonel, a attaqué avec son ardeur légendaire des positions allemandes fortement défendues et parsemées de mitrailleuses ; par son élan et sa ténacité, par la manœuvre, toutes les fois qu'elle a été possible, a forcé l'ennemi à battre en retraite ; l'a poursuivi sans répit, en bousculant toutes ses tentatives de résistance, réalisant au total une avance de 30 kilomètres, et capturant des prisonniers et un très nombreux matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

10e RÉGIMENT DE MARCHE DE TIRAILLEURS
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 762

1° Régiment de nouvelle formation qui, sous les ordres du colonel Boulle, chef d'une rare vigueur, imposant la confiance à ses indigènes qu'il connaît à fond, s'est révélé dès les premières affaires comme une unité de premier ordre. Au cours d'une suite de journées de succès ininterrompus, a, du 20 au 28 juillet 1918, enlevé de haute lutte tous les objectifs qui lui étaient fixés, progressant de cinq kilomètres, réduisant des centres de résistance fortement organisés ( bois, châteaux, fermes ) et facilitant la progression des unités voisines. A fait des prisonniers, pris des canons, de nombreuses mitrailleuses et un matériel important. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 septembre 1918. )

2° Corps d'élite, qui, sous la vigoureuse impulsion de son chef le colonel Boulle, a toujours atteint les objectifs qui lui ont été imposés. Dans la période du 8 au 11 novembre 1918, par la vigueur de ses coups et par la rapidité et l'opiniâtreté de sa poursuite, a permis de conduire jusqu'à la Meuse la division dont il formait l'avant-garde. A pris, au cours de ces opérations, un ascendant moral incontesté sur l'ennemi, contrôlé par les déclarations des habitants libérés. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 9 décembre 1918. )

11e RÉGIMENT DE MARCHE DE TIRAILLEURS
J.O. du 23 février 1919 - Page 1993

1° Jeune régiment indigène formé à l'image de son chef, le lieutenant-colonel Charles-Roux, dont il partage la confiance, l'ardeur et la vaillance communicatives. Les 16 et 17 octobre 1918, sous le commandement provisoire du chef d'escadrons Beugnot, et après une lutte dont l'opiniâtreté ne se démentit pas un seul instant, est parvenu à arracher à l'ennemi, dans des conditions qui eussent fait hésiter les plus braves, le passage de la Serre. Par cette manœuvre hardie, exécutée sous de violents feux de mitrailleuses et d'artillerie, a contraint l'ennemi à la retraite et décidé, sur un front garni de défenses et protégé par 1,000 et 1,500 mètres d'inondation, de l'offensive de toute la division dont il fait partie. A pris ensuite la tête de la poursuite et talonné l'adversaire jusqu'à 10 kilomètres en lui faisant des prisonniers. — ( Ordre du 8 novembre 1918. )

2° Régiment magnifique, bien que de formation récente : sous le commandement de son chef, aussi modeste qu'héroïque, le lieutenant-colonel Charles-Roux, a attaqué sans répit les 20, 21 et 23 juillet 1918 devant Tigny et le bois d'Hartennes, toujours avec le même entrain, le même esprit de sacrifice et de dévouement, malgré des pertes très lourdes, malgré la désorganisation de ses cadres, faisant des prisonniers, prenant des mitrailleuses et se cramponnant au terrain conquis. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 11 décembre 1918. )

2e RÉGIMENT DE TIRAILLEURS MAROCAINS
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 226

1° Jeune régiment, animé de la plus belle ardeur et du désir de vaincre et de se distinguer. Sous les ordres du lieutenant-colonel Flye Sainte-Marie, les 20 et 21 août 1918, a enlevé, dans un assaut irrésistible, ses premiers objectifs. A, par sa ténacité et son audace, réussi à surmonter les obstacles qui s'opposaient à sa marche, donnant son [illisible] aux camarades et réussissant à regagner, dans un élan superbe, les 3 kilomètres de terrain qui le séparaient des unités de tête, pour les dépasser à son tour. A conquis ainsi plusieurs lignes de tranchées, plusieurs villages, réalisant, en deux jours de combats incessants, une progression de 8 kilomètres, faisant [illisible] prisonniers et capturant 64 canons, dont [illisible] lourds, et 2 pièces à longue portée, sans compter un nombre considérable de mitrailleuses lourdes et légères, des minenwefer et une quantité énorme de munitions et de matériels. — ( Décision du général commandant en chef, du 28 septembre 1918. )

2° Jeune régiment dont l'allant et la fougue, malgré les conditions défavorables, ne se sont pas ralentis. Sous le commandement du lieutenant-colonel Flye Sainte-Marie, a enlevé, les 26, 27 et 28 septembre 1918, tous les objectifs qui lui étaient assignés, butte du Mesnil, croupe est de Gratreuil, et a capturé, au cours de cette avance de 11 kilomètres, 800 prisonniers, dont 23 officiers, 12 canons, de nombreuses mitrailleuses et un train Decauville complet. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

3e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 226

1° Pendant la bataille de la Somme, sous les ordres du chef de bataillon Tixier, le 4 septembre 1916, s'est porté d'un élan superbe à l'attaque de l'objectif assigné, malgré de violents feux de flanc, causant des pertes sensibles. Après avoir traversé deux lignes de tranchées, s'est accroché à moins de 40 mètres d'une position ennemie intacte, fortement organisée, garnie de mitrailleuses sous casemates. Le lendemain, s'est porté résolument à l'assaut de cette position, une heure avant l'heure fixée pour l'attaque générale, y a pris six mitrailleuses, un capitaine commandant un bataillon, de nombreux officiers et soldats, et a continué sa progression du même élan que la veille. Pendant la bataille de Champagne, sous le commandement du chef de bataillon Quilliard, à peine reconstitué après les durs combats du Soissonnais, s'est affirmé de nouveau comme un bataillon d'élite, en arrêtant les attaques allemandes, renouvelées jusqu'à sept fois, pendant les journées des 15 et 16 juillet 1918 ; et en maintenant intacte la position dont la garde lui était confiée. — ( Ordre du 2 novembre 1918. )

2° Fidèle aux vieilles traditions de vaillance et de mordant, qu'il n'a jamais cessé de faire revivre depuis le début de la campagne, s'est particulièrement distingué, le 1er octobre 1918, sous le commandement de son chef le commandant Quilliard, devant Sommepy, en attaquant avec un allant et une audace au-dessus de tout éloge la position formidable de la tranchée d'Essen qui arrêtait depuis plusieurs jours la progression de l'attaque dans le secteur, s'est emparé de plus de 300 prisonniers, 14 officiers dont un état-major de bataillon, 4 canons de 77, un canon de 105, un mortier de 240 et 75 mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 octobre 1918. )

7e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 24 janvier 1919 - Page 923

1° Le 152e régiment d'infanterie, commandé par le lieutenant-colonel Jacquemot, et les 7e, 13e, 27e et 53e bataillons de chasseurs ont rivalisé d'énergie et de courage sous la direction du lieutenant-colonel Tabouis, commandant la 1re brigade de chasseurs, pour se rendre maîtres, après plusieurs semaines de lutte pied à pied et une série d'assauts à la baïonnette, de tous les retranchements accumulés par l'ennemi sur la position de l'Hartmannswillerkopf. — ( Ordre n° 26 du 3 avril 1915 et rectificatif du 26 mai 1915. )

2° Comprise dans la citation collective suivante : Le 1er groupe de chasseurs, commandé par le lieutenant-colonel Beauser, et comprenant le 7e bataillon ( commandant Burtaire ), et les ... : a résisté en 1917, sans lâcher un pouce de terrain et malgré des pertes considérables, à de nombreuses attaques allemandes dans le secteur de Courcy et sur les plateaux de Craonne. Jeté, le 27 mai 1918, dans la bataille devant Ypres, a, par une contre-attaque fougueuse, en pleine nuit, dans un terrain inconnu, arrêté une offensive allemande, puis, par d'incessants efforts, dégagé en quinze jours, le flanc droit de l'armée anglaise. A ainsi contribué puissamment à sauver Ypres. Le 26 juillet, en Champagne, engagé par bataillons séparés, a repris à l'ennemi une partie des points d'appui volontairement abandonnés le 15. Au mois d'août, a enlevé Tilloloy, entamé la puissante position allemande de Crapeaumesnil, harcelé l'ennemi dans une poursuite victorieuse jusqu'au canal du Nord. En octobre, a percé la position Hindenburg. A terminé la guerre à l'avant-garde de la poursuite, bousculant les mitrailleurs ennemis et gagnant onze kilomètres en quatre heures. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 25 décembre 1918. )

9e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 27 juin 1919 - Page 6598

1° Très beau bataillon recruté dans les pays envahis, ayant la haine de l'ennemi portée à son plus haut point. S'est distingué depuis le début de la guerre par une indomptable énergie, particulièrement dans les combats de la tranchée de Calonne en 1915, où le 21 juin, sous les ordres du commandant Guedeney, il enlevait brillamment le point « C » défendu par deux régiments de la garde prussienne. S'est de nouveau couvert de gloire, pendant la bataille de la Somme, en exécutant, sous les ordres du commandant Buchet, deux attaques brillantes les 15 et 17 septembre 1916, conquérant tous les objectifs, parmi lesquels plusieurs lignes de tranchées successives, capturant 150 prisonniers, un canon de 88, 12 mitrailleuses, 7 lance-bombes, 4 lance-flammes et laissant sur le terrain plus de 400 ennemis tués au corps à corps. — ( Ordre du 28 avril 1919. )

2° Sous les ordres du commandant Buchet, qui avait juré à tout son bataillon de garder la position qui lui était confiée jusqu'à la mort, a défendu le village de Chézy-en-Orxois, et une ligne allant depuis le village jusqu'à la vallée du Clignon ( 1,800 mètres ) avec une opiniâtreté, une bravoure et un héroïsme qui ont galvanisé les troupes voisines et affermi la résistance générale, malgré les pertes élevées en hommes et officiers, a tenu tête du 1er au 15 juin 1918 à huit attaques successives des Allemands, enrayant définitivement l'avance ennemie de ce côté. — ( Ordre du 28 avril 1919. )

10e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10727

1° Sous les ordres du commandant Randier, chargé, les 4 et 5 septembre 1916, de couvrir l'attaque des troupes voisines, face à une lisière de bois puissamment organisée, s'est résolument porté à l'assaut des positions ennemies, sous un violent feu de mitrailleuses, et les a enlevées sur un front de quinze cents mètres permettant ainsi aux autres corps, de conquérir plus facilement le terrain jusqu'aux objectifs assignés. A organisé solidement la position conquise, fait de nombreux prisonniers, et a obligé l'ennemi à reporter loin en arrière des lisières du bois, ses nouvelles lignes de défense. — ( Ordre du 25 octobre 1916. )

2° Bataillon d'élite, qui s'est vaillamment comporté partout où il a été engagé. Au cours des journées des 15 et 16 juillet 1918, sous les ordres du commandant Nicolas, a repoussé victorieusement et en lui infligeant de très fortes pertes, tous les assauts répétés jusqu'à six fois dans la matinée, d'un ennemi très supérieur en nombre et composé de troupes prussiennes réputées des meilleures de l'armée allemande. A fait preuve des plus belles qualités d'endurance, d'énergie et de bravoure au cours de ces opérations. A montré le plus bel esprit offensif et de vigoureux allant, après l'attaque brisée, en refoulant, pied à pied, par une lutte acharnée et incessante, l'ennemi loin de la position qu'il était chargé de défendre. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 octobre 1918. )

15e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 326

1° Sous le commandement du chef de bataillon Dussauge : s'est battu pendant cinq journées consécutives avec une bravoure superbe, allant parfois jusqu'à l'héroïsme. Malgré les grosses pertes subies, a prouvé quelques jours plus tard, en attaquant gaillardement un autre point du front, qu'il conservait l'âme ardente qu'a su lui donner son chef. — ( Ordre du 10 juillet 1915. )

2° Pendant les journées des 5, 6, 7 et 8 octobre 1918, sous le commandement avisé du chef de bataillon Boucomont, a fait preuve d'un élan remarquable et d'une ténacité inébranlable qui lui ont valu d'obtenir, malgré des pertes sévères, des résultats considérables. Après avoir coopéré à l'occupation du village de Hesdin, s'est emparé de celui de Remaucourt, et a amené l'évacuation de celui d'Essigny-le-Petit, malgré une résistance opiniâtre de la part de l'ennemi qui tenait encore, pendant son avance, les hauteurs dominant, au Nord et au Sud de la vallée de la Somme. A fait, au cours de ces combats, un total de 165 prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1918. )

18e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 224

1° Solide et superbe bataillon, à la ténacité et au mordant auxquels l'ennemi lui-même a rendu hommage : sous le commandement du chef de bataillon Vital, a, au cours de dix-sept jours consécutifs de combats opiniâtres ( 17 juillet au 3 août 1918 ) refoulé l'adversaire sur plus de 30 kilomètres de profondeur, fait 153 prisonniers et conquis 25 mitrailleuses, un lance-bombes et 3 lance-flammes. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 septembre 1918. )

2° Magnifique bataillon qui, dans toutes les circonstances de guerre, continue à montrer les mêmes vertus militaires : sous le commandement du commandant Vital, pendant la période du 28 septembre au 2 octobre 1918, a, par son ardeur dans les attaques, contraint l'ennemi à abandonner les positions les plus solides en lui faisant subir de lourdes pertes. A progressé de plus de 5 kilomètres et s'est emparé d'une batterie attelée et de 3 canons de gros calibre, de 34 mitrailleuses lourdes, d'une grande quantité de matériel et de 350 prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 octobre 1918. )

23e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 13 mars 1918 - Page 2304

1° A fait preuve d'une vaillance et d'une énergie au-dessus de tout éloge, en enlevant une position très solidement organisée, dans laquelle l'ennemi se considérait comme inexpugnable, d'après les déclarations mêmes des officiers prisonniers. Lui a fait subir des pertes considérables ; malgré un bombardement des plus violents, n'a cessé de progresser pendant plusieurs journées consécutives pour élargir sa conquête. — ( Ordre n° 32 du 9 juillet 1915. )

2° Le 5 novembre 1916, sous le commandement du chef de bataillon Vergez, malgré l'état absolument détrempé du terrain, s'est intrépidement lancé à l'attaque de trois lignes successives ennemies, établies entre le bois de Saint-Pierre-Waast et Sailly-Saillisel. En moins d'une heure et malgré l'arrêt des troupes voisines, s'est rendu entièrement maître de tous ses objectifs, ayant réalisé ainsi une avance de plus de 1 kilomètre, capturant plusieurs centaines de prisonniers, 20 mitrailleuses, 10 lance-bombes, ainsi qu'une quantité considérable de matériel de toute sorte et de munitions. S'est organisé et s'est maintenu pendant cinq jours sur la position conquise en dépit de sa situation en flèche et malgré des pertes sévères. — ( Ordre n° 6399 D. du 15 février 1918. )

26e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 764

1° A fait preuve, sous le commandement du capitaine d'Anselme, de qualités militaires dignes des plus vifs éloges. Après un mois de combats ininterrompus, a pris, le 24 septembre 1918, la part la plus brillante à l'attaque d'une position de la ligne Hindenburg solidement tenue et puissamment organisée, atteignant tous ses objectifs et enlevant à l'ennemi plus de 100 prisonniers, 20 mitrailleuses, 2 minenwerfer et une quantité considérable de matériel et de munitions. Par une contre-attaque vigoureuse, a prêté le lendemain l'aide la plus efficace à la progression de l'unité voisine et a continué, les jours suivants, à montrer le plus bel esprit offensif en dépit des pertes qu'il avait subies. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 23 novembre 1918. )

2° Unité remarquable par son ardeur au combat, son moral et son endurance. Sous les ordres du chef de bataillon Gaugeat, a, de nouveau, par deux fois, manifesté son courage et ses brillantes qualités manœuvrières. Le 8 octobre 1918, après huit jours de durs combats, a brillamment coopéré à la prise du dernier débouché de la position Hindenburg, au nord de Saint-Quentin, le 4 novembre, par une attaque audacieusement conduite, s'est emparé d'un village solidement tenu par l'ennemi, permettant ensuite le débouché de toute la division au nord du canal de la Sambre. A capturé au cours de ces opérations, 157 prisonniers, dont 3 officiers, 45 mitrailleuses ou mitraillettes, 5 minenwerfer, 1 fusil antitank et une grande quantité de matériel de toute sorte. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 20 décembre 1918. )

32e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 12 janvier 1917 - Page 416

1° ?

2° Aux attaques du 15 décembre 1916, sous le commandement du chef de bataillon Wendling, malgré un tir de barrage extrêmement meurtrier, est brillamment sorti de ses tranchées et a atteint, en moins d'une heure, les objectifs qui lui étaient assignés, malgré les difficultés du terrain et le tir d'enfilade des mitrailleuses ennemies. A capturé un important butin, dont deux pièces de gros calibre, cinq mitrailleuses et fait trois cents prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 2 janvier 1917. )

41e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8695

1° A, du 1er au 6 mars 1915, repoussé de violentes attaques allemandes à la Chapelotte, et à la Carrière de Bréménil. Le 19 octobre 1916, sous les ordres du commandant Leduc, s'est emparé de la tranchée de Batack et de la portion nord du village de Sailly, dont il a maintenu intacte l'occupation, malgré de violents bombardements et des contre-attaques ennemies. Dans les combats de l'Aisne, en 1917, a fait preuve de belles qualités offensives et d'une belle énergie, en coopérant victorieusement, le 22 mai, à l'attaque du plateau des Casemates, et le 25 juillet, à celle du plateau de Craonne. — ( Ordre du 28 août 1917. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le ... groupe de bataillon de chasseurs à pied, sous les ordres du lieutenant-colonel Dussauge, comprenant le 41e bataillon de chasseurs, sous les ordres du commandant Masson : S'est élancé superbement, le ..., jour de la bataille, sur un terrain qu'il n'avait pu reconnaître ; a progressé de 4 kilomètres, enlevé un village, capturé près de 200 prisonniers, 5 canons et un grand nombre de mitrailleuses. Repartait à l'attaque le lendemain, sans que la fatigue ou les pertes aient diminué son entrain magnifique, prenait 3 villages et réalisait une nouvelle avance de 3 kilomètres. Engagé une troisième fois, parvenait, en trois jours de lutte très dure, à chasser l'ennemi des fortes positions où celui-ci résistait avec acharnement. A capturé au total près de 300 prisonniers, avec 7 canons, 102 mitrailleuses et 33 minen. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 août 1918. )

42e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 14 janvier 1919 - Page 502

1° Sous les ordres du commandant Genet : le 9 mai, à l'attaque des lisières d'un village, a enlevé d'un magnifique élan deux lignes de tranchées allemandes très fortement organisées et défendues. A continué pendant quatre jours consécutifs une offensive opiniâtre qui l'a amené à investir complètement la position ennemie. A pris sept mitrailleuses, un canon-revolver et fait plus de deux cents prisonniers. — ( Ordre du 1er juin 1915. )

2° Unité d'élite, dont la valeur militaire n'a cessé de s'affirmer sur tous les champs de bataille, en Lorraine, à Courbesseaux, en Artois, à Carency, dans la Somme près de Montdidier. Vient encore, pendant la période offensive du 12 août au 10 septembre 1918 et notamment dans les assauts devant Genvry-Senicourt, de faire preuve, sous l'énergique impulsion de son chef, le commandant de Tessières, d'un superbe élan offensif et du plus magnifique esprit de discipline et de sacrifice. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

43e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 389

1° Compris dans la citation collective ci-après : Le 13e groupe de bataillons de chasseurs à pied, sous les ordres du lieutenant-colonel Dussauge, comprenant le 43e bataillon de chasseurs, sous les ordres du commandant Michelin et les ... : S'est élancé superbement, le 18 juillet 1918, jour de la bataille, sur un terrain qu'il n'avait pu reconnaître, a progressé de 4 kilomètres, enlevé un village, capturé près de 200 prisonniers, 5 canons et un grand nombre de mitrailleuses. Repartait à l'attaque le lendemain sans que la fatigue ou les pertes aient diminué son entrain magnifique, prenait trois villages et réalisait une nouvelle avance de 3 kilomètres. Engagé une troisième fois, parvenait en trois jours de lutte très dure à chasser l'ennemi des fortes positions où celui-ci résistait avec acharnement. A capturé au total près de 300 prisonniers avec 7 canons, 102 mitrailleuses et 33 minenwerfer. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 août 1918. )

2° Vaillant bataillon, modèle de discipline, d'allant et de bravoure, qui, sous les ordres du commandant Michelin n'a cessé du 25 septembre au 29 octobre 1918, dans les Flandres, de fournir les plus grands efforts. A contraint l'ennemi à se replier et l'a poursuivi avec la dernière énergie en atteignant d'un seul bond la rive gauche de la Lys. Le 20 octobre, malgré la faiblesse de ses effectifs, a attaqué des positions défendues par un ennemi supérieur en nombre, les a enlevées de haute lutte, conquérant tous ses objectifs, prenant des prisonniers et des mitrailleuses. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

44e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 19 novembre 1916 - Page 9950

1° Le 9 mai, sous les ordres du commandant Sombart, à l'attaque des lisières d'un village, a enlevé d'un magnifique élan deux lignes de tranchées allemandes très fortement organisées et défendues, faisant 200 prisonniers et prenant 5 mitrailleuses, 3 canons et 2 mortiers. — ( Ordre général n° 75 du 1er juin 1915. )

2° Troupe d'élite qui, sous les ordres du commandant Cambel, n'a cessé d'affirmer son ascendant sur l'ennemi dont il a, de l'aveu même des prisonniers, provoqué l'admiration. En dépit de bombardements d'une violence extrême, s'est cramponné sur le terrain avec une activité et une énergie suffisantes pour résister victorieusement à deux attaques générales et à sept assauts partiels, accompagnés de jets de liquide enflammé. Prenant l'offensive à son tour, a conquis des tranchées dans un irrésistible élan et n'a pas voulu être relevé avant de les avoir solidement organisées. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1916. )

45e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10882

1° Comprise dans la citation collective ci-après : 11e groupe de bataillon de chasseurs à pied, commandé par le lieutenant-colonel Le Hagre et comprenant le 45e bataillon de chasseurs à pied, sous les ordres du commandant Mercier, et les ... : Possède déjà un passé brillant de gloire acquis sur la Somme, au Chemin-des-Dames et au Kemmel. S'est brillamment élancé à l'attaque le 10 août 1918, a rompu le front ennemi, bousculé ses arrière-gardes, réalisé une avance de plus de six kilomètres, enlevant à l'ennemi plus de deux cents prisonniers, des canons et des mitrailleuses. Au cours des combats des 19, 20 et 21 août, a affirmé de nouveau sa crânerie et son allant, un de ses bataillons brisant la résistance acharnée de l'ennemi et lui enlevant Lassigny. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 septembre 1918. )

2° Bataillon d'élite. Brillamment entraîné par l'élan juvénile du capitaine adjudant-major de Grancey, du bataillon de chasseurs, a enlevé de haute lutte, le 29 août 1918, le village de Sermaize, arrachant le succès après deux jours de durs combats, capturant à l'ennemi 139 prisonniers, dont 2 officiers, et 21 mitrailleuses. A fait tomber, par une manœuvre habile et hardie à travers bois, les villages de Guivry et d'Ugny-le-Gay, le 6 septembre, et a poursuivi l'ennemi sans trêve dans la journée du 7 sur plus de 10 kilomètres de profondeur. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 octobre 1918. )

47e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 24 janvier 1919 - Page 924

1° Bataillon d'une ténacité et d'un allant splendides. S'est de nombreuses fois distingué au cours de la campagne. Le 4 octobre 1918, sous le commandement du chef de bataillon Tissot, a forcé le passage du canal de Saint-Quentin et, en dépit des marais et de la résistance acharnée de l'ennemi, s'est emparé du village de Morcourt, faisant plus de 150 prisonniers, s'emparant de nombreuses mitrailleuses et d'un butin considérable. A maintenu ses gains malgré les contre-attaques les plus violentes. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective suivante : Le 1er groupe de chasseurs, commandé par le lieutenant-colonel Beauser, et comprenant le 47e bataillon ( commandant Tissot ) et les ... : a résisté en 1917, sans lâcher un pouce de terrain et malgré des pertes considérables, à de nombreuses attaques allemandes dans le secteur de Courcy et sur les plateaux de Craonne. Jeté, le 27 mai 1918, dans la bataille devant Ypres, a, par une contre-attaque fougueuse, en pleine nuit, dans un terrain inconnu, arrêté une offensive allemande, puis, par d'incessants efforts, dégagé en quinze jours, le flanc droit de l'armée anglaise. A ainsi contribué puissamment à sauver Ypres. Le 26 juillet, en Champagne, engagé par bataillons séparés, a repris à l'ennemi une partie des points d'appui volontairement abandonnés le 15. Au mois d'août, a enlevé Tilloloy, entamé la puissante position allemande de Crapeaumesnil, harcelé l'ennemi dans une poursuite victorieuse jusqu'au canal du Nord. En octobre, a percé la position Hindenburg. A terminé la guerre à l'avant-garde de la poursuite, bousculant les mitrailleurs ennemis et gagnant onze kilomètres en quatre heures. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 25 décembre 1918. )

48e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10882

1° Comprise dans la citation collective ci-après : 11e groupe de bataillon de chasseurs à pied, commandé par le lieutenant-colonel Le Hagre et comprenant le 48e bataillon de chasseurs à pied, sous les ordres du commandant de Chomereau de Saint-André, et les ... : Possède déjà un passé brillant de gloire acquis sur la Somme, au Chemin-des-Dames et au Kemmel. S'est brillamment élancé à l'attaque le 10 août 1918, a rompu le front ennemi, bousculé ses arrière-gardes, réalisé une avance de plus de six kilomètres, enlevant à l'ennemi plus de huit cents prisonniers, des canons et des mitrailleuses. Au cours des combats des 19, 20 et 21 août, a affirmé de nouveau sa crânerie et son allant, un de ses bataillons brisant la résistance acharnée de l'ennemi et lui enlevant Lassigny. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 septembre 1918. )

2° Bataillon plein d'entrain. Sous le commandement du chef de bataillon de Chomereau de Saint-André, a progressé de 400 mètres, le 31 août 1918, devant une position extrêmement forte. Engagé à nouveau le 6 septembre, s'est emparé des villages de Guivry et d'Ugny-le-Gay, talonnant l'ennemi dans sa retraite et le refoulant jusqu'aux abords du canal Crozat dans la journée du 7. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 octobre 1918. )

49e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 764

1° Sous l'ardente impulsion du chef de bataillon Montalègre, a fait preuve, pendant les dures journées du 26 au 31 mars, d'un courage stoïque ; le 30 mars en particulier, a grandement contribué à enrayer l'offensive allemande, se sacrifiant sans compter à sa glorieuse mission, repoussant pendant onze heures consécutives sept assauts ennemis, menés par des forces très supérieures en nombre. — ( Ordre du 30 avril 1918. )

2° Animé du plus bel esprit offensif que lui a insufflé son brillant chef de corps, le commandant Montalègre, a participé sous sa direction, pendant vingt et un jours, à la poursuite de l'ennemi pendant quarante kilomètres, a notamment, sous les ordres de son capitaine adjudant-major, le capitaine Faraut, attaqué les 20 et 22 août 1918, à la grenade et à la baïonnette, sous les feux de mitrailleuses ennemies un village puissamment fortifié et refoulé les 30 et 31 août, une forte arrière-garde allemande, au-delà de sa position de barrage. A fait cinquante-quatre prisonniers, dont trois officiers et enlevé quatorze mitrailleuses. — ( Ordre du 14 décembre 1918. )

51e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED ( ALPINS )
J.O. du 8 décembre 1918 - Page 10566

1° Après être venu s'installer en face de l'ennemi sur une position difficile qu'il a dû organiser sous un bombardement violent et continu, s'est élancé brillamment à l'attaque, sous les ordres du commandant de Fabry-Fabrègues, le 30 décembre 1917. A enlevé tous ses objectifs, faisant 550 prisonniers, prenant 2 canons, 4 mortiers, 15 mitrailleuses et un matériel important.

2° Sous l'impulsion énergique et décidée du chef de bataillon Lamain, se porte à l'attaque le 18 août 1918, et enlève d'un élan magnifique le bois qui était son objectif, y fait 61 prisonniers et capture 8 mitrailleuses. Contre-attaqué presque immédiatement et deux fois de suite, maintient sa position et reste inébranlable sous les rafales d'obus et de mitraille. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

52e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 8 décembre 1918 - Page 10567

1° A fait preuve d'une vaillance et d'une énergie au-dessus de tout éloge, en enlevant une position très solidement organisée dans laquelle l'ennemi se considérait comme inexpugnable, d'après les déclarations mêmes des officiers prisonniers ; lui a fait subir des pertes considérables et, malgré un bombardement des plus violents, n'a cessé de progresser pendant plusieurs journées consécutives pour élargir sa conquête. — ( Ordre du 9 juillet 1915. )

2° Sous le commandement éclairé et énergique du chef de bataillon Beynet, s'est lancé, le 16 août 1918, à l'assaut d'un village précédé d'une forte organisation défensive, ne se laissant arrêter ni par les tirs de barrage ennemis, ni par les nombreux flanquements de mitrailleuses. En dépit de pertes sensibles, a atteint peu après tous ses objectifs situés très en flèche par rapport aux troupes voisines, faisant une centaine de prisonniers et capturant 17 mitrailleuses et 2 minenwerfer sur roues. Là, il résistait, stoïque, aux contre-attaques puissantes que l'ennemi, dans la soirée et la matinée du lendemain, déclencha pour reprendre ce point d'appui. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

53e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 24 janvier 1919 - Page 924

1° Le 152e régiment d'infanterie, commandé par le lieutenant-colonel Jacquemot, et les 7e, 13e, 27e et 53e bataillons de chasseurs ont rivalisé d'énergie et de courage sous la direction du lieutenant-colonel Tabouis, commandant la 1re brigade de chasseurs, pour se rendre maîtres, après plusieurs semaines de lutte pied à pied et une série d'assauts à la baïonnette, de tous les retranchements accumulés par l'ennemi sur la position de l'Hartmannswillerkopf. — ( Ordre n° 26 du 3 avril 1915 et rectificatif du 26 mai 1915. )

2° Le 4 novembre 1918, sous le commandement du chef de bataillon Vermeersch, par une manœuvre de grande envergure et aussi hardie dans la conception que délicate dans l'exécution, a fait tomber une partie importante de la position du canal de la Sambre et de l'ancienne Sambre, atteignant, à force d'audace et de ténacité, les objectifs assignés et capturant 15 officiers, 350 hommes, deux batteries de 77, trente mitrailleuses, des minenwerfer et un matériel considérable. Bataillon au moral élevé, remarquablement manœuvrier qui s'est spécialement distingué à l'Hartmannswillerkopf en 1915, en Flandre, en Champagne et dans la région de Saint-Quentin en 1918. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 26 décembre 1918. )

55e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10882

1° Comprise dans la citation collective ci-après : 11e groupe de bataillon de chasseurs à pied, commandé par le lieutenant-colonel Le Hagre et comprenant le 55e bataillon de chasseurs à pied, sous les ordres du commandant de Warren, et les ... : Possède déjà un passé brillant de gloire acquis sur la Somme, au Chemin-des-Dames et au Kemmel. S'est brillamment élancé à l'attaque le 10 août 1918, a rompu le front ennemi, bousculé ses arrière-gardes, réalisé une avance de plus de six kilomètres, enlevant à l'ennemi plus de deux cents prisonniers, des canons et des mitrailleuses. Au cours des combats des 19, 20 et 21 août, a affirmé de nouveau sa crânerie et son allant, un de ses bataillons brisant la résistance acharnée de l'ennemi et lui enlevant Lassigny. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 septembre 1918. )

2° Superbe bataillon, toujours victorieux. Entraîné par l'ardeur valeureuse du commandant de Warren, qui est l'âme de ses chasseurs, a conquis six kilomètres de terrain du 28 au 31 août 1918, s'emparant du village de Béhencourt et des hauteurs du Nord, brisant toutes les résistances par son audace invincible, clouant les mitrailleurs ennemis sur leurs pièces et capturant vingt mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 octobre 1918. )

56e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 326

1° Le 56e bataillon de chasseurs à pied et le..., sous le commandement de chefs tels que le colonel Driant, le commandant Renouard et le capitaine Vincent, ont fait pendant les combats de fin février 1916, l'admiration de tous par l'énergie indomptable avec laquelle ils ont lutté pour conserver le terrain dont la défense leur avait été confiée, ne formant qu'une seule âme, unis dans une même loi, ils ont montré une fois de plus ce qu'on peut attendre de soldats d'élite et ont ajouté une grande et belle page à leur histoire. — ( Ordre du 25 mars 1916. )

2° Compris dans la citation collective ci-après : 14e groupe de bataillons de chasseurs à pied comprenant le 56e bataillon de chasseurs à pied et les ... sous le commandement du lieutenant-colonel Marchal : Troupe magnifique, synthétisant, par l'influence de son chef, les vertus particulières de ses trois bataillons. Le 14 octobre 1918, le groupe enlève la crête d'Hooglede, position principale du champ de bataille, fait 650 prisonniers et prend 8 canons. En tête, entrainé par l'irrésistible bravoure du commandant Wagner, le 56e bataillon de chasseurs à pied s'avance d'un seul élan à 4 kilomètres à l'intérieur des lignes ennemies, se maintenant en flèche dans la situation la plus délicate, permettant ainsi la progression des unités voisines et assurant le succès de la journée. Le 22 octobre au matin, le 14e groupe de bataillons de chasseurs à pied franchit la Lys de vive force. Dans une attaque splendide, le... et le..., malgré une résistance acharnée de l'ennemi, conquièrent une tête de pont de 3 kilomètres de profondeur, puis, avec l'appui du 56e bataillon de chasseurs à pied, brisent des contre-attaques violentes et répétées. Le 23, reprenant l'offensive, les trois bataillons avancent à nouveau de un kilomètre dans un terrain minutieusement défendu. Le 24 enfin, après avoir continué leur progression, leurs compagnies, très réduites par les pertes, violemment contre-attaquées par deux régiments de la garde amenés en hâte de l'arrière, contiennent l'ennemi, reprennent à la baïonnette tout le terrain momentanément perdu et font des prisonniers. Dans les journées des 22, 23 et 24 octobre 1918, le 14e groupe de bataillons de chasseurs à pied a fait 800 prisonniers environ, enlevé 5 canons dont 2 attelés, capturé un matériel considérable et conquis un terrain précieux pour la suite des opérations. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

59e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8695

1° Le 59e et le ...e bataillon de chasseurs à pied, sous le commandement de chefs tels que le colonel Driant, le commandant Renouard et le capitaine Vincent, ont fait, pendant les combats de fin février 1916, l'admiration de tous par l'énergie indomptable avec laquelle ils ont lutté pour conserver le terrain dont la défense leur avait été confiée, ne formant qu'une seule âme, unis dans la même foi, ils ont montré une fois de plus ce qu'on peut attendre de soldats d'élite et ont ajouté une grande et belle page à leur histoire. — ( Ordre mars 1916. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le ... groupe de bataillons de chasseurs à pied, sous les ordres du lieutenant-colonel Dussauge, comprenant le 59e bataillon de chasseurs, sous les ordres du commandant de Boishus et le ...e : S'est élancé superbement, le ..., jour de la bataille, sur un terrain qu'il n'avait pu reconnaître ; a progressé de 4 kilomètres, enlevé un village, capturé près de 200 prisonniers, 5 canons et un grand nombre de mitrailleuses. Repartait à l'attaque le lendemain, sans que la fatigue ou les pertes aient diminué son entrain magnifique, prenait 3 villages et réalisait une nouvelle avance de 3 kilomètres. Engagé une troisième fois, parvenait, en trois jours de lutte très dure, à chasser l'ennemi des fortes positions où celui-ci résistait avec acharnement. A capturé au total près de 300 prisonniers, avec 7 canons, 102 mitrailleuses et 33 minen. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 août 1918. )

61e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8695

1° A l'attaque du 9 mai, a gagné en une heure trente plus de 3 kilomètres de terrain, puis, bien qu'ayant eu des pertes, a combattu avec la plus grande énergie pendant trois jours consécutifs, attaquant sans cesse, sans céder un pouce de terrain à l'ennemi. — ( Ordre du 1er juin 1915. )

2° Unité d'élite, d'une solidité éprouvée au feu et qui, depuis le début de la campagne, a maintes fois donné toute la mesure de sa bravoure. Les ..., sous l'impulsion énergique du chef de bataillon Bodart, s'est accroché au terrain ; presque encerclé sur sa position par un ennemi très supérieur en nombre, lui a infligé des pertes très sévères. Le ..., contre-attaquant avec le plus merveilleux allant, a maintenu intégralement sa position, en couvrant le flanc droit de sa division. A contribué ainsi, pour sa large part, à l'arrêt de l'avance ennemie et a permis surtout l'entrée en ligne d'une nouvelle division d'infanterie, laquelle a couvert la route d'une grande ville convoitée par l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

62e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 24 janvier 1919 - Page 924

1° Bataillon splendide, s'est continuellement distingué par son allant et sa ténacité. Le 2 octobre 1918, sous le commandement du chef de bataillon Dugaleix, a réussi par ses propres moyens à jeter des éléments au-delà d'un canal fortement défendu, pénétrer dans les organisations ennemies et ramener des prisonniers. Le 4 octobre, a brillamment franchi le canal de Saint-Quentin, malgré les obstacles de toute nature, s'est emparé du village de Morcourt, faisant 180 prisonniers, s'emparant de l4 mitrailleuses, 20 mitraillettes, 5 minenwerfer et d'un matériel considérable. A maintenu sa position malgré de violentes contre-attaques. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

2° Le 4 novembre 1918, sous le commandement du capitaine adjudant-major Pillet, attaquant une des parties les plus fortes de la position du canal de la Sambre et de l'ancienne Sambre, a, par une manœuvre audacieuse et des plus difficiles, fixé les résistances ennemies et forcé le passage sur certains points, fait tomber ces résistances en utilisant le passage préparé sur d'autres points, accomplissant parfaitement sa mission, atteignant ses objectifs, permettant aux bataillons voisins de faire une quantité de prisonniers et capturant lui-même trente-cinq hommes, huit mitrailleuses, dix mitraillettes, quatre minenwerfer, deux fusils antitanks, trente et un caissons d'artillerie et un matériel considérable. Bataillon remarquablement manœuvrier, tenace et habile dans les situations les plus délicates, qui s'est distingué au cours de la campagne, spécialement à Ypres, Saint-Éloi ( novembre-décembre 1914 ), dans les opérations de la Somme ( août et novembre 1916 ) et au forcement du passage de Saint-Quentin à Morcourt ( octobre 1918 ). Cité à l'ordre de l'armée pour ce fait d'armes. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 25 décembre 1918. )

63e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 24 janvier 1919 - Page 924

1° Pendant les journées des 5, 6, 7 et 8 octobre 1918, sous l'impulsion de son chef, le commandant Gresser, a donné de nouvelles preuves de son entrain et de son endurance et a obtenu, malgré des pertes sévères, des résultats considérables en s'emparant du village de Lesdins, malgré une résistance opiniâtre de l'ennemi dont les positions avoisinantes étaient encore intactes, en poursuivant son avance le long de la vallée de la Somme dont les hauteurs, sur les deux rives, n'étaient pas encore tombées, et en amenant l'évacuation du village d'Essigny-le-Petit. A fait, au cours de ces combats, 103 prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective suivante : Le 3e groupe de chasseurs alpins, sous le commandement du lieutenant-colonel Tiersonnier, composé de trois bataillons d'élite : le 63e bataillon ( commandant Gresser ) et les ..., s'est particulièrement distingué au cours des dernières opérations de la guerre. Après quarante jours ininterrompus de rude campagne et avec des effectifs réduits de moitié, a préparé et exécuté de vive force le franchissement du canal de la Sambre, faisant des prisonniers et capturant un matériel important. Les 7 et 8 novembre, ayant l'honneur de faire l'avant-garde de la division, conquit avec ses seules ressources, mais grâce au courage et à l'habileté de tous, les villages de Fontenelle, Floyon, Prouvy, Pairée, Etroeungt et de nombreux hameaux, libérant une population de plus de 7,000 âmes. N'a demandé à l'artillerie qu'un très faible concours afin d'épargner une population déjà tant éprouvée par quatre ans d'occupation ennemie. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 25 décembre 1918. )

64e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED ( ALPINS )
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10728

1° Sous les ordres du chef de bataillon Pedelmas, a supporté le 23 octobre 1917, la part la plus lourde du combat. A conquis une partie de ses objectifs, malgré le feu violent de l'ennemi et des pertes sévères. Le 25 octobre, en dépit de la fatigue de deux jours de lutte, s'est portée en avant, bousculant l'ennemi et réalisant d'un élan magnifique un gain de terrain s'élevant à deux kilomètres de profondeur sur un front de trois cents à cinq cents mètres. S'est emparé de cinq lignes de tranchées. A capturé cent prisonniers, trois mitrailleuses et quinze minenwerfer. — ( Ordre du 24 novembre 1917. )

2° Bataillon d'élite qui, le 8 août 1918, sous les ordres du commandant Pedelmas, a exécuté une attaque magnifique et d'autant plus méritoire qu'elle succédait à une lutte d'usure ingrate et prolongée. Parti de bases d'assaut à peine ébauchées, a, dans un élan magnifique, enlevé successivement un chemin creux puissamment organisé et une tranchée fortement défendue ; poursuivant son mouvement à travers la zone marécageuse qui couvre la rive gauche de l'Avre, a franchi cette rivière sans ponts, sous le feu d'un réseau de mitrailleuses échelonnées sur la rive droite et qu'il a dû réduire ensuite une à une, au prix d'une lutte de plusieurs heures. A fait 184 prisonniers, capturé 37 mitrailleuses, 4 lance-bombes, 3 canons de 77. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 octobre 1918. )

65e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 13 mai 1918 - Page 4158

1° Après s'être déjà distingué en 1916, en Champagne et sur la Somme, vient encore de se signaler tout particulièrement, les 17 et 18 avril 1917, sous le commandement du chef de bataillon Delpech de Frayssinet, en refoulant audacieusement l'ennemi sur une profondeur de 2,500 mètres à travers un terrain difficile, capturant 11 canons, apportant ainsi une aide très efficace aux unités voisines. — ( Décision du général commandant en chef, du 11 octobre 1917. )

2° Sous le commandement de l'héroïque chef de bataillon Delpech de Frayssinet, de l'infanterie coloniale, s'est sacrifié sans compter à la glorieuse mission qui lui avait été confiée pendant les durs combats du 26 au 31 mars 1918. A contribué dans une large part à enrayer la poussée allemande, résistant avec acharnement, attaquant et contre-attaquant avec un courage splendide, ne cédant le terrain qu'après l'avoir défendu jusqu'à la dernière extrémité. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 avril 1918. )

67e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 30 novembre 1917 - Page 9641

1° Sous l'action de son chef, le commandant Vial, s'est, pendant la nuit du 30 au 31 juillet 1917, emparé au prix de très grosses difficultés de tous les objectifs importants qui lui avaient été assignés, malgré les pertes, qui, en particulier, avaient fait tomber tous les officiers de la compagnie de tête, malgré les mitrailleuses et malgré les tirs de barrage les plus violents. S'est maintenu sur place avec une ténacité que ni bombardement, ni contre-attaques meurtrières n'ont rebuté. A fait 92 prisonniers et pris du matériel. — ( Ordre n° 152, du 4 octobre 1917, transformé en citation à l'ordre de l'armée par décision du général commandant en chef, du 19 novembre 1917. )

2° Sous la calme et énergique direction de son chef, le commandant Vial, a su déboucher, sous le bombardement et le tir rasant des mitrailleuses, des creutes qui lui servaient de place d'armes ; s'est porté, par une manœuvre aussi correcte qu'une évolution en ordre serré, dans la première position conquise ; de là, malgré de très violents feux de flanquement, a atteint rapidement tous ses objectifs, réalisant une avance de plus d'un kilomètre, faisant 250 prisonniers dont 3 officiers, capturant 1 canon, 1 lance-mines, 11 mitrailleuses. En remplissant ainsi la mission qui lui était confiée, a menacé gravement la retraite de l'adversaire et provoqué l'abandon d'une partie de ses positions. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 novembre 1917. )

69e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 13 mai 1918 - Page 4158

1° Après s'être distingué sous Verdun en s'emparant, le 21 mai 1916, des carrières d'Haudromont avec une centaine de prisonniers et des mitrailleuses, puis sur la Somme, en octobre 1916, vient, les 17 et 18 avril 1917, sous l'énergique impulsion du commandant Bied-Charreton, de donner de nouvelles preuves de sa valeur, en refoulant l'ennemi d'un point d'appui important après un dur combat de nuit, progressant rapidement de plus de 1,500 mètres, capturant 10 pièces de canon, facilitant ainsi dans une large mesure, la manœuvre des corps voisins. — ( Décision du général commandant en chef, du 11 octobre 1917. )

2° Corps d'élite, qui vient de se montrer à nouveau, pendant les durs combats du 26 au 31 mars 1918, digne de ses traditions de bravoure et de ténacité. Sous le commandement du chef de bataillon Lemoyne de Forges, a contribué dans une large part à enrayer la poussée allemande, résistant avec acharnement, attaquant et contre-attaquant avec un courage splendide et ne cédant devant la ruée ennemie qu'après avoir lutté jusqu'à la dernière extrémité, ayant accompli entièrement la glorieuse mission qui lui avait été confiée. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 avril 1918. )

70e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8695

1° A pris part, sous le bombardement, à l'organisation d'un secteur difficile ; a su identifier son adversaire par des coups de main heureux et, le 30 décembre 1917, sous les ordres du commandant Masson, est parti, malgré un tir de barrage très violent, à l'attaque des positions ennemies avec une précision et un ordre remarquables. A atteint ses objectifs dès son premier bond, capturant quatre cents prisonniers et un matériel important, dont trois canons de campagne et huit mitrailleuses. — ( Ordre du 18 janvier 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le ...e groupe de chasseurs ( 70e bataillon de chasseurs à pied et les ... ) : sous l'impulsion énergique du lieutenant-colonel Zerbini et le commandement des chefs de bataillon Touchon, Latrabe, Masson, après avoir les 8, 29 et 30 juin 1918 refoulé les lignes ennemies à plus d'un kilomètre, a pris part à la bataille dernière d'une façon particulièrement brillante ; a lutté d'abord sans arrêt les 18, 19 et 20 juillet, pour s'emparer de quatre bois et d'un village, a forcé l'adversaire à abandonner sur place de nombreuses mitrailleuses ainsi que d'importants dépôts de munitions ; a repris le combat trois jours après et s'est emparé d'une grosse localité et de ses abords défendus par des mitrailleuses et des canons qui sont restés entre ses mains. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

106e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 328

1° Sous le commandement du chef de bataillon Cheneble, s'est porté le 22 juillet à l'attaque de positions ennemies dans un élan magnifique, le 4 août, est resté sur ses positions, malgré un bombardement systématique de projectiles de gros calibres, lui causant des pertes sanglantes ; a résisté ensuite à la contre-attaque qui a suivi ce bombardement. — ( Ordre du 28 août 1915. )

2° Compris dans la citation collective ci-après : 12e groupe de bataillons de chasseurs à pied : Du 10 août au 6 septembre 1918, sous les ordres du lieutenant-colonel de Torquat de la Coulerie, comprenant le 106e bataillon de chasseurs à pied et les ..., sous les ordres du commandant Hurel, ..., a attaqué l'ennemi à six reprises avec la plus grande vigueur. Malgré des pertes sensibles, l'a forcé à reculer devant lui de plus de 30 kilomètres, lui capturant 221 prisonniers, un canon de 77, 30 mitrailleuses, 12 minenwerfer et un important matériel. A fait preuve de superbes qualités offensives et d'une ténacité remarquable dans le combat. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 novembre 1918. )

107e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 12 janvier 1917 - Page 415

1° Chargé, le 24 octobre 1916, d'enlever des positions que l'ennemi avait mis huit mois à conquérir, s'est brillamment porté à l'attaque sous le commandement du chef de bataillon Pintiaux, et a atteint, dans les délais prévus, tous les objectifs qui lui étaient assignés, surmontant avec sang-froid et bonne humeur les difficultés d'un terrain particulièrement difficile. A fait trois cent cinquante prisonniers et pris seize mitrailleuses. — ( Ordre général n° 477 du 13 novembre 1916. )

2° Sous le commandement du chef de bataillon Pintiaux, aux attaques du 15 décembre 1916, est brillamment sorti de ses tranchées sous un violent tir de barrage et a atteint, en moins d'une heure, les objectifs qui lui étaient assignés, malgré le mauvais état du terrain et le feu des mitrailleuses ennemies. A capturé un important matériel parmi lequel une pièce de 105 et cinq mitrailleuses en bon état et fait six cents prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 2 janvier 1917. )

114e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 24 mars 1919 - Page 3050

1° Unité de tout premier ordre. Les 13 et 14 août 1918 a, par un mouvement débordant dans un terrain boisé et montagneux âprement défendu par de nombreuses mitrailleuses, fait tomber la résistance ennemie. Dans les attaques du 28 au 30 août, sous le commandement du commandant Guillaud, a progressé de plus de 7 kilomètres, s'est emparé de trois villages défendus avec acharnement, a capturé de nombreux prisonniers, pris 45 mitrailleuses et 10 minenwerfer. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 23 novembre 1918. )

2° Unité constituée au cours de la guerre, n'a pas tardé à montrer l'admirable esprit de discipline, de vaillance, de sacrifice qui l'animait. Le 22 juillet 1916, s'est emparé, sous le plus formidable tir d'obus de gros calibres, dans un élan splendide que ni les pertes ni les mitrailleuses ennemies n'ont pu briser, de la crête du Barenkoff, défendue par un ennemi nombreux, résolu et puissamment retranché. En 1916, dans une contre-attaque audacieuse et décisive, brise l'effort ennemi sur Verdun au cours des journées des 21, 22 et 23 juin. En 1917, après trois mois de victorieuses défensives au Chemin-des-Dames, s'est emparé brillamment, le 31 août, d'un point important de terrain ( monument d'Hurtebise ). — ( Ordre du 7 février 1919. )

120e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 328

1° Sous le commandement du chef de bataillon Rousseau, s'est emparé d'une position formidablement organisée et malgré des pertes considérables, s'y est maintenu pendant huit jours, supportant trois bombardements d'une intensité exceptionnelle et repoussant toutes les attaques de l'ennemi. — ( Ordre du 28 août 1915. )

2° Compris dans la citation collective ci-après : 12e groupe de bataillons de chasseurs à pied : Du 10 août au 6 septembre 1918, sous les ordres du lieutenant-colonel de Torquat de la Coulerie, comprenant le 120e bataillon de chasseurs à pied et les ..., sous les ordres du commandant Nadal, ..., a attaqué l'ennemi à six reprises avec la plus grande vigueur. Malgré des pertes sensibles, l'a forcé à reculer devant lui de plus de 30 kilomètres, lui capturant 221 prisonniers, un canon de 77, 30 mitrailleuses, 12 minenwerfer et un important matériel. A fait preuve de superbes qualités offensives et d'une ténacité remarquable dans le combat. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 novembre 1918. )

121e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 328

1° Superbe unité au moral élevé, à l'esprit fortement offensif. Après avoir tenu pendant dix-sept jours consécutifs, sous des bombardements extrêmement violents, un secteur difficile, a marché à l'attaque, sous le commandement du chef de bataillon Belleculée, avec un entrain superbe, enlevant de haute lutte, malgré ses pertes, tous les objectifs qui lui étaient assignés, faisant près de 200 prisonniers, infligeant des pertes cruelles à l'adversaire et lui capturant 15 mitrailleuses et un important matériel. — ( Ordre du 18 juin 1918. )

2° Compris dans la citation collective ci-après : 12e groupe de bataillons de chasseurs à pied : Du 10 août au 6 septembre 1918, sous les ordres du lieutenant-colonel de Torquat de la Coulerie, comprenant le 121e bataillon de chasseurs à pied et les ..., sous les ordres du commandant Mathieu, a attaqué l'ennemi à six reprises avec la plus grande vigueur. Malgré des pertes sensibles, l'a forcé à reculer devant lui de plus de 30 kilomètres, lui capturant 221 prisonniers, un canon de 77, 30 mitrailleuses, 12 minenwerfer et un important matériel. A fait preuve de superbes qualités offensives et d'une ténacité remarquable dans le combat. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 novembre 1918. )

BATAILLON DE LA LÉGION ÉTRANGÈRE DU 1er RÉGIMENT DE MARCHE D'AFRIQUE
J.O. du 9 octobre 1917 - Page 7982

1° Depuis le débarquement dans la péninsule de Gallipoli, n'a cessé de faire preuve dans tous les combats des qualités de bravoure, de sang-froid, de solidité qui sont depuis de longues années l'honneur de la vieille légion. A l'assaut du 21 juin, a enlevé d'un bond des tranchées turques devant lesquelles nous étions en échec depuis le matin et les a conservées malgré une très violente contre-attaque. — ( Ordre du corps expéditionnaire d'Orient. Journal officiel du 18 septembre 1915. )

2° Fait partie de l'armée française d'Orient depuis le 28 avril 1915. N'a cessé de donner des preuves de sa valeur militaire, de sa ténacité, de son courage. S'est distingué aux Dardanelles les 28 avril, 2 et 4 mai et 21 juin 1915. A combattu en Serbie sans trêve du 20 octobre au 8 décembre 1915. Depuis la reprise de l'offensive en Macédoine, a pris le contact de l'ennemi le 9 septembre 1916 pour ne plus l'abandonner. A brillamment enlevé le 14 septembre, la position de la Mala Reka et a pris une part importante au combat du 24 septembre devant Florina. Vient de se distinguer tout particulièrement le 26 mars 1917 en enlevant une position très forte et en la conservant malgré les contre-attaques ennemies. — ( Ordre de l'armée française d'Orient. Journal officiel du 18 juillet 1917. )

INFANTERIE LÉGÈRE D'AFRIQUE – 2e BATAILLON DE MARCHE
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 763

1° Jeune bataillon qui, sous les ordres du chef de bataillon Cloitre, avait déjà fait ses preuves en avril 1918 ; par son ardent esprit offensif, lors d'une récente bataille, bousculé par une violente attaque, après une préparation écrasante, a repris immédiatement son souffle, contre-attaqué avec ardeur et foi, sous le commandement de ses officiers et gradés survivants, bousculé l'ennemi, repris ses positions et progressé de 300 mètres, jonchant le sol d'une centaine de cadavres ; a été ainsi l'un des principaux artisans de l'échec allemand sur une grande ville ardemment convoitée par l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

2° Compris dans la citation collective ci-après : Pendant les journées des 30 septembre, 1er et 2 octobre 1918, sous l'impulsion énergique et éclairée du chef de bataillon André, commandant provisoirement le groupe des bataillons d'Afrique, le 2e bataillon de marche d'infanterie légère d'Afrique et les ..., commandés par leurs chefs respectifs, les capitaines Castay, Mignaton et le chef de bataillon Audibert, ont bousculé l'ennemi malgré sa résistance, enlevé de haute lutte le village du Grand-Hameau, le bois de Rouvray, fortement organisés et ont poursuivi leur progression sur une profondeur de neuf kilomètres, faisant quatre cents prisonniers et s'emparant de quarante mitrailleuses. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 11 décembre 1918. )

1er GROUPE CYCLISTE
J.O. du 20 avril 1919 - Page 4159

1° Sous les ordres du capitaine Dupuis, blessé au cours des combats, puis du lieutenant Thomas, a fait preuve d'une héroïque ténacité en s'opposant à l'infiltration allemande au nord de la Marne du 16 au 19 juillet 1918, a lutté pied à pied et avec succès, sans regarder aux sacrifices, pour contenir l'ennemi tenace qui voulait s'ouvrir un passage. — ( Ordre du 21 septembre 1918. )

2° Sous les ordres du capitaine Collignon, chargé le 22 mars 1917, d'une mission offensive au-delà des avant-postes d'infanterie, a opposé à une attaque de forces très supérieures, une résistance permettant à l'infanterie de prendre ses dispositions pour conserver la rive nord du canal Crozat. Ne s'est replié, sous la direction du sous-lieutenant Thierry d'Argenlieu, seul officier survivant, qu'après avoir perdu son capitaine et la moitié de son effectif, accomplissant ainsi avec un héroïsme et une ténacité dignes de tous les éloges sa mission de détachement d'avant-garde. — ( Ordre du 24 février 1919. )

2e GROUPE CYCLISTE
J.O. du 27 juin 1919 - Page 6598

1° Sous les ordres du capitaine Perrée, après avoir parcouru plus de 200 kilomètres en trois jours et demi de marche forcée, poursuivie de jour et de nuit, est entré immédiatement dans la bataille. A brisé les attaques incessamment renouvelées d'une infanterie ennemie très supérieure en nombre, lui a infligé des pertes sévères et a puissamment contribué par sa magnifique bravoure à conserver une position importante. Sur le point d'être relevé après plusieurs jours de combat, a tenu à demeurer en ligne quelques heures de plus pour contre-attaquer l'ennemi une dernière fois. — ( Décision du général commandant en chef, du 21 juin 1918. )

2° Troupe d'élite qui a constamment fait preuve des plus belles qualités militaires. Au début de la campagne, s'est distingué aux combats de Rozelieures, du Xon et de Leintrey. Au cours des offensives allemandes de mars et d'avril 1918, sous les ordres du capitaine Perrée, a montré une grande énergie et une rare ténacité. Chargé le 26 mars de défendre le village de Candor, a rempli sa mission avec le plus bel esprit de sacrifice et ne s'est replié que par ordre. Retiré de la lutte et envoyé en toute hâte sur les Monts-de-Flandre, a exécuté un raid d'une extrême sévérité pour se rendre à son nouveau poste de combat où il a donné du 15 au 30 avril, sous un bombardement d'une violence inouïe, le plus bel exemple de conception du devoir, d'énergie et de mépris du danger. Arrivé à l'extrême limite de ses forces, a gardé intact jusqu'au bout le moral le plus élevé et la plus belle ardeur combative. — ( Ordre du 4 mai 1919. )

3e GROUPE CYCLISTE
J.O. du 27 juin 1919 - Page 6598

1° Groupe animé des plus beaux sentiments de devoir, de discipline et d'esprit de sacrifice, ayant déjà obtenu quatre citations à l'ordre du corps d'armée pour sa brillante conduite. S'est distingué dans les combats d'avril 1918, puis à l'attaque du 2 juin, où ses officiers étant tombés au cours de la bataille, a continué, sous la conduite de ses gradés, à progresser avec opiniâtreté dans un ordre parfait, malgré des pertes sévères. — ( Décision du général commandant en chef, du 2 juillet 1918. )

2° Superbe troupe qui s'est distinguée par son dévouement, son ardeur et son intrépidité. Au commencement de la campagne, pendant la retraite de Belgique, a combattu presque tous les jours au prix de lourdes pertes, notamment à Gembloux, Pont-à-Celles, Liberchies, Gérauvilliers, Lieraucourt, Pont-de-Brie. En octobre 1914, a enlevé les villages de Meaucourt et de Riez-Bailleul. En 1918, enfin, après les deux combats glorieux de Scherpenberg ( avril ) et du Buisson-de-Borny ( 2 juin ), s'est de nouveau distinguée sous les ordres du capitaine Grande, dans les journées du 16 au 20 juillet, aux lisières du bois de Boursault, en opposant une résistance invincible aux attaques de l'ennemi, dont l'avance a été arrêtée net sur ce point. — ( Ordre du 16 avril 1919. )

5e GROUPE CYCLISTE
J.O. du 24 mars 1919 - Page 3051

1° Sous le commandement du capitaine Basse, a héroïquement lutté les 26 et 27 mars 1918, tenant jusqu'à la dernière extrémité, presque complètement encerclé. Dès le lendemain, ayant subi des pertes sévères, a de nouveau pris part aux opérations. Vient de se distinguer encore pendant les journées des 28, 29 et 30 mai, défendant opiniâtrement deux villages, disputant le terrain pied à pied à des forces très supérieures. A fait l'admiration de tous. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 juillet 1918. )

2° Toujours sur la brèche depuis le début de la campagne, dans le Nord à l'attaque de Séranvillers et à la défense de Lens, en Belgique où il enlève la Maison-du-Passeur, près de Saint-Georges en Artois, aux combats de Neuville-Saint-Vaast et Notre-Dame-de-Lorette, le groupe cycliste de la 5e division de cavalerie a donné au prix de très lourdes pertes, les plus magnifiques preuves d'entrain, de moral élevé et d'endurance. Le 27 mars 1918 sous le commandement du capitaine Basse a défendu la position Marquivillers jusqu'à la dernière extrémité, ayant perdu le tiers de son effectif et presque complètement entouré par l'ennemi. S'est de nouveau signalé au cours des journées des 28, 29 et 30 mai où, engagé immédiatement après une étape de nuit de 40 kilomètres au nord de la Marne, il a défendu pied à pied le terrain, faisant admiration de tous par son entrain et son abnégation, perdant la moitié de son effectif et sans laisser un seul blessé entre les mains de l'ennemi. Enfin, au cours des journées du 17 au 20 juillet, au sud de la Marne, a coopéré au prix de lourdes pertes à la reprise d'Œuilly et de Montvoisin. — ( Ordre du 7 février 1919. )

LE GROUPE CYCLISTE DE LA 6e DIVISION DE CAVALERIE
J.O. du 10 juillet 1917 - Page 5292

1° Sous le commandement du capitaine Marmier, du 13e bataillon de chasseurs, chargé d'appuyer une attaque, s'est jeté sur un groupe de maisons fortement organisées qui lui était assigné comme objectif, sous un feu intense de l'artillerie et des mitrailleuses ennemies ; s'est emparé des maisons l'une après l'autre et, malgré des contre-attaques énergiques de la part de l'ennemi, est resté maître de la partie du village qu'il attaquait, s'y est maintenu sous un violent bombardement d'artillerie lourde. — ( Ordre général n° 13 du 5 août 1915. )

2° Engagé en première ligne du 16 au 19 avril 1917, a contribué à partir du 20 à l'organisation et à la défense d'une position conquise, sans cesse bouleversée par des obus de tous calibres et des explosions de mines. Le 21 avril, à la suite d'une de ces explosions qui avait mis hors de combat une partie de son effectif a, par sa magnifique attitude et les initiatives hardies de ses chefs, particulièrement du capitaine Marmier, commandant le groupe, du sous-lieutenant Bullat et de l'adjudant Gimel, arrêté net et vigoureusement repoussé l'ennemi au moment où, profitant d'un entonnoir, il cherchait à s'emparer d'une position de première importance. — ( Décision du général commandant en chef, du 2 juillet 1917. )

 

 


 

 

INFANTERIE COLONIALE

 

 

1er RÉGIMENT D'INFANTERIE COLONIALE
J.O. du 28 janvier 1919 - Page 1066

1° Depuis le début de la campagne, a maintes fois donné la preuve de son endurance, de sa solidité et de son héroïsme. Le 25 septembre 1915, vigoureusement entraîné par son chef, le lieutenant-colonel Cahen, blessé au cours de l'action, a brillamment attaqué les positions ennemies, enlevant successivement cinq lignes de tranchées, se portant d'un seul élan jusqu'à des positions d'artillerie, faisant de nombreux prisonniers et s'emparant d'un matériel important. A ensuite tenu solidement le terrain conquis sous un bombardement intense et, malgré la fatigue et les pertes subies, a donné une nouvelle preuve de son énergie et de son allant dans l'attaque du 29 septembre. — ( Ordre du 27 janvier 1916. )

2° Le 15 septembre 1918, le 1er régiment d'infanterie coloniale, auquel était rattaché le 96e bataillon de tirailleurs sénégalais, s'est porté à l'attaque de lignes ennemies puissamment organisées sous bois, en terrain montagneux et très difficile. Sous les ordres du lieutenant-colonel Allard, ce régiment, dans un élan irrésistible, a enlevé la première ligne de défense, puis a poursuivi sa progression sans arrêt, atteignant tous ses objectifs et s'y maintenant malgré des contre-attaques violentes et répétées, assurant ainsi par son mordant et sa ténacité la rupture du front ennemi et permettant l'exploitation immédiate du succès par les troupes de deuxième ligne. — ( Ordre du 29 septembre 1918. )

4e RÉGIMENT D'INFANTERIE COLONIALE
J.O. du 14 novembre 1919 - Page 12800

1° Ce régiment n'a cessé, dans tous les combats de la campagne, de donner les plus belles preuves de courage et, dans la nuit du 4 février, entraîné par son énergique chef, le lieutenant-colonel Pruneau, a fourni trois contre-attaques à la baïonnette poussées à fond sur le terrain le plus défavorable, qui ont infligé d'énormes pertes à l'ennemi et a pris plusieurs tranchées. — ( Ordre du 15 février 1915. )

2° Régiment parfaitement entraîné qui, au cours de l'offensive de septembre 1918, contre les Bulgares a, pendant 12 jours consécutifs, sans un instant de repos et malgré un ravitaillement difficile, fourni un effort considérable à travers un pays extrêmement accidenté ; a poursuivi sans relâche un ennemi qui se dérobait devant lui et a atteint dans d'excellentes conditions son premier objectif. S'est particulièrement distingué le 21 septembre 1918, où sous le commandement du chef de bataillon Peres, et pendant toute une journée il a lutté avec un courage indomptable contre un ennemi qui occupait en force des positions dominantes et se défendait avec âpreté. A infligé de sérieuses pertes à l'ennemi et s'est emparé d'un important matériel, de 6 canons et de 14 mitrailleuses. — ( Ordre du 26 août 1919. )

5e RÉGIMENT D'INFANTERIE COLONIALE
J.O. du 31 août 1918 - Page 7671

1° Le 25 septembre 1915, s'est porté à l'assaut avec une vigueur remarquable, et, dans un élan, a enlevé successivement cinq lignes de tranchées sur une profondeur de trois kilomètres. A poursuivi, pendant quatre jours de lutte violente, ses tentatives contre la deuxième position ennemie, donnant ainsi une preuve éclatante de l'esprit de sacrifice et des plus belles vertus militaires qui animaient le corps des officiers et les soldats du régiment. — ( Ordre du 28 janvier 1916. )

2° Régiment d'élite, qui a continué à montrer ses brillantes qualités offensives et défensives, sur la Somme, sur l'Aisne, à Verdun et en Picardie. Sur la Somme, en septembre 1916, et sur l'Aisne, en avril 1917, s'est porté à l'attaque des lignes ennemies avec une ardeur magnifique. A Verdun, en octobre 1917, malgré le terrain bouleversé et les intempéries, sous des bombardements d'une violence continue, malgré les tirs d'obus toxiques et les difficultés du ravitaillement, a enrayé plusieurs attaques ennemies. En dernier lieu, sous l'impulsion éclairée et énergique de son chef, le colonel Cluzeau, s'est porté avec son entrain et son ardeur traditionnelle à l'attaque de fortes positions ennemies qu'il a enlevées dans un superbe élan. A atteint tous ses objectifs, capturant 400 prisonniers, de nombreuses mitrailleuses et engins de tranchée et un très abondant matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 14 août 1918. )

7e RÉGIMENT D'INFANTERIE COLONIALE
J.O. du 29 août 1918 - Page 7610

1° Sur le Chemin-des-Dames, de juillet à novembre 1917, a prononcé plusieurs assauts avec le plus bel entrain malgré les conditions les plus difficiles et réussi à conserver le terrain chèrement conquis. Lors des récentes affaires, sous le commandement du colonel Celler, a assuré avec une superbe énergie l'inviolabilité absolue de toutes ses positions, dans un des secteurs les plus sensibles du front d'attaque ennemi et à la charnière de la bataille. — ( Ordre du 10 juillet 1918. )

2° Valeureux régiment, d'une ardeur offensive admirable, d'une ténacité et d'un esprit d'abnégation au-dessus de tout éloge : s'est fait brillamment remarquer à Saint-Vincent ( août 1915 ), Beauséjour ( décembre 1914 ), Ville-sur-Tourbe ( mai 1915 ), à l'offensive de Champagne ( septembre 1915 ), à Frise ( février 1916 ). Sous l'énergique impulsion du lieutenant-colonel Pasquier, a, lors de l'offensive de la Somme ( juillet 1916 ), conquis tous ses objectifs, y compris la forte position d'Assevilliers, faisant 1,050 prisonniers et prenant 5 canons ; sur l'Ailette, en avril 1917, s'est emparé, au prix des plus héroïques efforts, sur le plateau de la ferme Moisy, de la position Hindenbourg et résisté aux violentes contre-attaques d'un adversaire acharné lui faisant 140 prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 11 août 1918. )

22e RÉGIMENT D'INFANTERIE COLONIALE
J.O. du 8 septembre 1916 - Page 8018

1° Sous l'énergique commandement du lieutenant-colonel Bonnin, dans les journées des 23, 27 et 28 février 1915, a, après des combats acharnés et au prix de sanglants efforts, assuré la conquête du fortin situé au nord de la ferme de Beauséjour. — ( Ordre n° 193 du 10 mars 1915. )

2° Sous l'énergique impulsion du lieutenant-colonel Ducarre, vient, à nouveau, d'affirmer sa haute valeur au cours des combats du 1er au 5 juillet 1916. A enlevé, d'un seul élan, une série de lignes de tranchées et, par une manœuvre habile, a tourné les positions ennemies qui menaçaient notre gauche. A capturé plusieurs centaines de prisonniers, 4 canons de 105, 4 canons de 71 et 6 mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 septembre 1916. )

24e RÉGIMENT D'INFANTERIE COLONIALE
J.O. du 16 août 1918 - Page 7261

1° Légion d'honneur conférée au drapeau du 24e régiment d'infanterie coloniale. — ( Décret présidentiel du 12 octobre 1914. )

2° Beau régiment, qui s'est toujours brillamment comporté. En juillet 1916, au cours de l'offensive de la Somme, s'est particulièrement montré régiment d'élite en progressant de six kilomètres en trois jours et en capturant plus de 1,200 prisonniers, des canons et des mitrailleuses. De juillet à novembre 1917, sur le Chemin-des-Dames, s'est distingué de nouveau au cours de l'occupation d'une position très importante qu'il a maintenue intacte, malgré de violentes attaques ennemies. Enfin, aux récentes affaires, sous l'énergique commandement du lieutenant-colonel Thierry, vient d'affirmer une fois de plus ses belles qualités de ténacité et de bravoure en arrêtant, dans une des parties les plus délicates du front, de puissantes attaques ennemies et en conservant intégralement toutes ses positions. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

33e RÉGIMENT D'INFANTERIE COLONIALE
J.O. du 29 juillet 1918 - Page 6583

1° A l'attaque du 25 septembre 1915, a glorieusement maintenu les traditions d'énergie et de bravoure qu'il s'est créé au cours de la guerre. Entraîné par un chef incomparable, le lieutenant-colonel Koch, qui avait imprégné son régiment des sentiments magnifiques, le 33e colonial a enlevé d'un seul bond, malgré des pertes, plusieurs lignes allemandes formidablement organisées et s'est ensuite énergiquement maintenu sur le terrain conquis. — ( Ordre du 28 janvier 1916. )

2° Sous le commandement du lieutenant-colonel Bénézech, a contribué à barrer à l'ennemi, qui se croyait vainqueur et tout permis, .... Au cours de combats violents, particulièrement le ..., a disputé pied à pied aux Allemands les faubourgs de ..., se couvrant d'une gloire incomparable grâce à sa vaillance et à son habileté, infligeant à l'ennemi des pertes sanglantes. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 juillet 1918. )

42e RÉGIMENT D'INFANTERIE COLONIALE
J.O. du 24 janvier 1919 - Page 925

1° Le 25 septembre 1915, a franchi du premier bond plusieurs lignes allemandes très fortes, s'est porté avec un entrain irrésistible jusqu'au contact de la deuxième position ennemie, et s'est ensuite maintenu avec ténacité en dépit des dangers dont l'ennemi pouvait menacer son flanc droit. — ( Ordre du 22 janvier 1916. )

2° Régiment d'élite, auquel est rattaché le ..., comptant parmi les meilleurs de l'armée coloniale, qui vient d'ajouter, sous les ordres du chef de bataillon Montégu, une nouvelle page à sa belle histoire militaire, en rompant le front bulgaro-allemand sur la Cerna et en poursuivant, par des marches forcées, l'ennemi qu'il n'a cessé de talonner pendant trois semaines, en l'empêchant de rétablir son front. En particulier, le 4 octobre, par un raid audacieux de 40 kilomètres, magnifiquement réussi à travers les montagnes serbes, s'est emparé de tous les convois de l'armée allemande de Macédoine, lui enlevant 45 canons, la plupart de gros calibre, de nombreuses mitrailleuses, plus de 100 camions automobiles, 23 fours de campagne, 1,500 voitures et des parcs de toutes sortes. A fait au cours de cette opération 150 prisonniers dont 5 officiers. — ( Ordre du 19 octobre 1918. )

52e RÉGIMENT D'INFANTERIE COLONIALE
J.O. du 4 décembre 1917 - Page 9797

1° Remarquablement entraîné et préparé, quoique de récente formation, a, le 25 septembre 1915, brillamment enfoncé de haute lutte, toute une série de lignes allemandes successives et s'est ensuite vaillamment maintenu en position pendant cinq jours de bombardement intense. — ( Ordre n° 477 du 28 janvier 1916. )

2° Régiment d'élite qui s'est fait, en Champagne, sur la Somme et à Verdun une splendide tradition d'action énergique, de culte raisonné de l'offensive et d'indomptable ténacité. Le 24 septembre 1917, attaqué après un violent bombardement, dès son entrée en secteur, n'a pas attendu l'arrivée de l'infanterie allemande sur ses tranchées, s'est lancé à la baïonnette et à la grenade sur l'ennemi et l'a reconduit dans ses lignes de départ en lui enlevant des prisonniers et en faisant définitivement avorter son attaque. A ensuite tenu pendant cinq semaines un secteur fortement pressé par l'ennemi sans perdre un pouce de terrain. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 novembre 1917. )

53e RÉGIMENT D'INFANTERIE COLONIALE
J.O. du 15 octobre 1917 - Page 8142

1° Le 25 septembre 1915, sous un feu particulièrement meurtrier, s'est porté à l'assaut avec une remarquable énergie suivant l'exemple de dévouement et de vaillance de ses cadres. A fait preuve ensuite malgré sa récente formation, d'une héroïque ténacité dans le maintien du terrain conquis. — ( Ordre n° 477 du 28 janvier 1916. )

2° Régiment d'élite façonné par un chef au grand cœur, le lieutenant-colonel Le Hagre, deux mois plus tôt : s'est lancé à l'assaut, le 16 avril 1916, avec un élan admirable que décuplait sa soif de vengeance. A perdu son nouveau chef de corps, le lieutenant-colonel Dumas, tombé glorieusement en donnant l'exemple ; mais a conquis toute la première position, enlevant à l'ennemi culbuté, prisonniers et matériel et s'acquérant la gloire d'avoir poussé plus avant dans l'attaque réussie par la division sur la région désormais deux fois historique d'Hurtebise. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 octobre 1917. )

27e BATAILLON DE TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 226

1° Le 18 juillet 1918, sous les ordres du commandant Coronnat, a enlevé et nettoyé successivement deux bois fortement tenus par l'ennemi et semés de nombreuses défenses accessoires. Malgré la difficulté du terrain et les résistances rencontrées, a atteint, à l'heure fixée, tous ses objectifs, faisant plusieurs centaines de prisonniers, s'emparant à la baïonnette de cinq batteries de divers calibres et capturant un très grand nombre de mitrailleuses. Le 20 juillet, a résisté énergiquement et sans lâcher un pouce de terrain à de violentes contre-attaques ennemies. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

2° Excellent bataillon qui, sous les ordres du commandant Coronnat, a pris part sans trêve à la poursuite de l'ennemi pendant la période du 21 au 30 aout 1918. Placé en avant-garde, a harcelé sans répit l'ennemi, lui enlevant des groupes de mitrailleuses, progressant malgré une résistance acharnée et refoulant, le 23 août 1918, une contre-attaque, sans perdre un pouce de terrain. Le 29 août 1918, s'est lancé à l'attaque de la ligne principale de résistance et a réussi à progresser de 600 mètres ; s'est cramponné au terrain conquis, tenant en échec un régiment de la garde et trois bataillons de chasseurs. — ( Décision du général commandant en chef, du 1er novembre 1918. )

36e BATAILLON DE TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 227

1° Le 24 octobre 1916, s'est porté à l'attaque des lignes allemandes dans un ordre parfait, a enlevé brillamment la première ligne ennemie, puis, s'y reformant, a emporté l'objectif final assigné, après une énergique progression de plus de deux kilomètres. — ( Ordre du 13 novembre 1916. )

2° Au mois de juillet 1918, devant Corcy, du 15 au 23 août 1918, dans la région d'Audignicourt, a vaillamment combattu avec les unités auxquelles il était rattaché. Le 29 août, s'est porté à l'attaque devant Crécy-au-Mont, avec le 334e régiment d'infanterie. A fait preuve, sous les ordres du chef de bataillon Chrétien, d'un élan remarquable pour l'assaut et d'un sang-froid digne d'éloge pendant toute la journée, au cours de laquelle il a supporté sans broncher un bombardement violent et ininterrompu de gros calibre. A contribué, pour une bonne part, au résultat acquis dans cette affaire. — ( Décision du général commandant en chef, du 1er novembre 1918. )

53e BATAILLON DE TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 763

1° Compris dans la citation collective ci-après : Le 53e bataillon de tirailleurs sénégalais et le ..., le groupement aux ordres du lieutenant-colonel Boulet-Desbareau, comprenant le 53e bataillon de tirailleurs sénégalais et le ... aux ordres du commandant Devaux. Au cours d'une série de luttes incessantes et acharnées, du 18 au 27 juillet 1918, malgré les fatigues antérieures et les pertes subies, a fait preuve des plus belles qualités combatives, a réalisé des progressions importantes, a repoussé plusieurs contre-attaques et, au moment où l'ennemi s'est replié, l'a talonné sans arrêt. A fait environ deux cents prisonniers, pris de nombreuses mitrailleuses et cinq canons. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

2° Le ... aux ordres du lieutenant-colonel Boulet-Desbareau, renforcé du 53e bataillon de tirailleurs sénégalais aux ordres du commandant Devaux, ce dernier grièvement blessé au cours des combats. Le 30 septembre 1918, chargé d'une manœuvre délicate qui comportait le franchissement de la Vesle, dont l'ennemi tenait l'autre rive, l'encerclement d'un massif boisé et l'enlèvement des importantes hauteurs du mont Ferré, s'est brillamment acquitté de sa mission ; a atteint à l'horaire tous ses objectifs réalisant d'emblée une progression de quatre kilomètres, faisant plus de quatre cents prisonniers, s'emparant de nombreuses mitrailleuses. Au cours de la même journée, a repris l'attaque, puis jusqu'au 4 octobre, a talonné l'adversaire sur près de vingt kilomètres. Remis en ligne trois jours plus tard, a élargi la tête de pont encore précaire de Berry-au-Bac et refoulé l'ennemi jusqu'au camp de Sissonne, faisant de nombreux prisonniers. Placé en avant-garde de la division, du 7 au 11 novembre, le ... réduisant progressivement les lignes de mitrailleuses qui lui étaient opposées, a poursuivi vigoureusement les Allemands jusqu'à la Meuse, s'emparant de nombreux trains d'artillerie, de matériel et de vivres. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 11 décembre 1918. )

61e BATAILLON DE TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS
J.O. du 29 juillet 1918 - Page 6583

1° Energiquement commandé par le lieutenant-colonel Durand, le 37e régiment d'infanterie coloniale ( comprenant le 61e bataillon sénégalais ), s'est particulièrement distingué, les 9 et 10 juillet 1916, par la ténacité et la vigueur de ses attaques. A enlevé de haute lutte cinq lignes successives de tranchées ennemies et une position très forte qu'il a conservée malgré les contre-attaques furieuses de l'ennemi. A fait 1,000 prisonniers. — ( Ordre du 5 septembre 1916. )

2° Après s'être montré particulièrement brillant au cours de la bataille de la Somme ( juillet 1916 ) et s'être distingué sur l'Aisne ( avril-mai 1917 ), en enlevant avec un entrain et une bravoure incomparables une position ennemie puissamment organisée, vient d'affirmer de nouveau, sous l'énergique commandement du chef de bataillon Malafosse, ses belles qualités de vaillance et de ténacité en tenant tête pendant trois jours à des forces très supérieures en nombre, contre-attaquant à plusieurs reprises avec fougue et ne cédant le terrain que pied à pied, en bon ordre, jusqu'à la position qui lui était finalement assignée et où il s'est maintenu définitivement. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

62e BATAILLON DE TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS
J.O. du 24 mars 1919 - Page 3051

1° Sous le commandement énergique du chef de bataillon Frech, puis du capitaine Périgault, s'est particulièrement distingué au cours des opérations du 29 mai au 5 juin. Chargé de défendre une position d'une extrême importance, très menacé sur son flanc gauche, a tenu tête à plusieurs attaques allemandes avec une énergie farouche. A puissamment contribué à enrayer la ruée ennemie, contre-attaquant sans cesse avec un allant digne d'exemple. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 août 1918. )

2° Bataillon d'élite qui avait déjà donné des preuves de sa valeur à l'attaque du plateau de la ferme de Moisy, le 5 mai 1917. Du 5 juin au 1er novembre 1918, sous l'énergique commandement du chef de bataillon Périgault, a combattu presque sans repos, gardant en toutes circonstances le moral le plus élevé et le plus grand mordant, notamment dans la région Sillery-Cernay, où il a eu à subir de violents bombardements explosifs et toxiques. Dans la poursuite, a combattu vaillamment à Warmeriville, aux passages de la Suippe, près de Bazancourt et sur la Hunding-Stellung, au nord de l'Aisne. A, en particulier, le 30 octobre 1918, enlevé à la baïonnette dans un élan magnifique, sous les feux croisés de mitrailleuses ennemies, le bois des Miracles, très solidement organisé et énergiquement défendu et dans lequel il a capturé plus de 300 prisonniers et un important matériel. A permis ainsi l'enlèvement, le lendemain, d'une partie importante de la position allemande. — ( Ordre du 9 février 1919. )

64e BATAILLON DE TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS
J.O. du 5 septembre 1918 - Page 7780

1° Comprise dans la citation du 43e régiment d'infanterie coloniale : vaillant régiment d'un beau passé, qui vient une fois de plus d'affirmer sa valeur. Avec l'appui du 64e bataillon de tirailleurs sénégalais, qui lui était amalgamé, a occupé pendant un mois les hauteurs d'un plateau que l'ennemi s'acharne depuis quatre mois à reprendre. Est parvenu, au prix d'efforts incessants, à organiser le terrain perpétuellement bombardé et entièrement bouleversé ; sans perdre un pouce de terrain, a résisté à cinq tentatives d'attaques ennemies dont l'intensité et la fréquence ont montré l'importance que les Allemands attachaient à la reprise de ces hauteurs. — ( Décision du général commandant en chef, du 2 octobre 1917. )

2° Sous le commandement énergique du capitaine Combeau, s'est particulièrement distingué au cours des opérations récentes. Chargé de défendre une position d'une extrême importance, très menacé sur ses deux flancs, a tenu tête à trois attaques allemandes avec une énergie farouche. A puissamment contribué à enrayer la ruée ennemie, contre-attaquant sans cesse et avec la dernière vigueur. A fait de nombreux prisonniers et pris trois mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

68e BATAILLON DE TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS
J.O. du 24 mars 1919 - Page 3051

1° Sous les ordres du commandant Lame, s'est jeté sur l'ennemi avec la plus belle énergie. Par sa résolution et sa manœuvre a atteint l'objectif fixé à trois kilomètres à l'intérieur des lignes ennemies, capturant 200 prisonniers et de nombreuses mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 1er novembre 1918. )

2° Au front depuis septembre 1914, s'est constamment signalé sur le front de Reims ( 1914 ), aux Dardanelles ( 1915 ), sur la Somme ( 1916 ) et sur l'Aisne ( 1917 ) par ses remarquables qualités de vigueur et d'esprit offensif, le 16 juillet 1918, sous l'énergique impulsion de son chef le commandant Lame. Malgré des rafales d'artillerie d'une intensité inouïe et des feux de mitrailleuses très meurtriers, a fourni plusieurs brillantes contre-attaques locales qui sont parties dans un ordre parfait et ont été exécutées avec une énergie farouche, faisant ainsi l'admiration de toutes les troupes en ligne. A fait chaque fois refluer l'adversaire et rétabli la situation en subissant des pertes égales au deux tiers de l'effectif engagé. Maintenu ensuite pendant dix jours dans un secteur particulièrement meurtrier où il a pris part à plusieurs attaques locales n'a pas cessé de faire preuve d'un moral à toute épreuve et d'un remarquable esprit offensif. — ( Ordre du 7 février 1919. )

69e BATAILLON DE TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 224

1° Compris dans la citation collective ci-après : Le 69e bataillon de tirailleurs sénégalais et le ... : Superbe régiment ( formé de ses bataillons organiques et du 69e bataillon de tirailleurs sénégalais ), qui a affirmé une fois de plus ses remarquables qualités manœuvrières au cours des opérations du 8 août 1918, sur l'Avre, et le 12 septembre 1918, aux Eparges. Le 8 août 1918, sous les ordres du commandant Boennec, a réussi à forcer le passage d'une rivière marécageuse et profonde, désespérément défendue par l'ennemi qui la considérait comme infranchissable, et s'est emparé de tous ses objectifs. Le 12 septembre 1918, sous les ordres de son chef, le colonel Philippe, a donné de nouvelles preuves de son abnégation et de son courage, en même temps que son habileté, en enlevant brillamment une forte position ennemie justement réputée. Au cours de ces deux actions, a infligé de lourdes pertes à l'ennemi et lui a enlevé six canons de 150, trois canons de 77, un canon de 65, un grand nombre de mitrailleuses lourdes et légères et un très abondant matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 octobre 1918. )

2° Sous le commandement du commandant Benezet, s'est porté, avec un élan superbe, à l'assaut d'un bois fortement tenu par l'ennemi. Y a pénétré profondément et fait prisonniers le commandant d'un bataillon, son état-major et plus de 100 hommes. Arrêté par le barrage, s'est cramponné au terrain ; se reportant en avant le lendemain, a fait de nouveaux prisonniers et s'est solidement établi dans le bois. — ( Décision du général commandant en chef, du 1er novembre 1918. )

1er BATAILLON DE TIRAILLEURS SOMALIS
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 225

1° Sous le commandement du chef de bataillon Bouet, a participé, le 23 octobre 1917, aux attaques des bataillons du régiment d'infanterie coloniale du Maroc, entre lesquels il était réparti ; a rivalisé d'ardeur avec eux et triomphé dans les mêmes luttes glorieuses. — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

2° Bataillon indigène à l'esprit guerrier. Sous l'énergique commandement du chef de bataillon Bouet, s'est fait remarquer dans maints combats par son entrain, sa bravoure et son esprit de sacrifice. Du 30 mai au 4 juin, a lutté sans répit, au prix de pertes nombreuses, sur une position très difficile et a réussi à arrêter l'ennemi. Récemment a fait preuve de belles qualités manœuvrières et d'une ardeur extrême dans la poursuite de l'ennemi. — ( Ordre du 28 octobre 1918. )

12e BATAILLON DE CHASSEURS MALGACHES
( devenu le 1er bataillon de chasseurs malgaches )
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8695

1° Unité tactique de premier ordre. Sous les ordres du commandant Groine, n'a cessé de combattre en première ligne pendant les opérations du 27 mai au 4 juin, disputant le terrain avec une indomptable ténacité, et sans souci des pertes subies, un adversaire très supérieur en nombre. A largement contribué, par son esprit de sacrifice et ses brillantes qualités guerrières, à rétablir une situation difficile et à reconstituer le front contre lequel les efforts de l'assaillant sont finalement venus échouer. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

2° Le ..., sous l'énergique impulsion de son chef, le commandant Hippeau, s'est élancé à l'assaut d'un village fortement organisé et tenu par l'ennemi, et l'a enlevé dans un élan superbe. Entreprenant aussitôt une nouvelle action dans une direction différente, a occupé et nettoyé rapidement un bois rempli de mitrailleuses. A ainsi réalisé une avance de 3 kilomètres sur un front de 1,800 mètres, faisant plusieurs centaines de prisonniers, capturant des canons et de nombreuses mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

 

 


 

 

CAVALERIE

 

 

2e RÉGIMENT DE DRAGONS
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 764

1° Régiment d'élite. A su, malgré les pertes qu'il a subies au cours de la campagne, conserver un moral magnifique qui lui a permis de montrer au combat les plus belles qualités de courage et de dévouement. Le 25 août 1914, devant Rozelieures, a réussi pendant toute la matinée, à empêcher l'ennemi de déboucher du village, jusqu'à l'arrivée de notre infanterie. Le 2 novembre s'est sacrifié héroïquement, au combat de Zonnebecke, en luttant jusqu'à épuisement de tout moyen de résistance. En avril 1918, porté par des raids d'une sévérité jusqu'alors inconnue sur les points menacés, a contribué à arrêter l'avance allemande. Appelé ensuite sur un autre théâtre d'opérations, a, après trois marches de nuit consécutives, été alerté pour relever des unités très éprouvées ; s'est constitué en bataillon de marche au contact immédiat de l'ennemi. Ayant à faire face sur un terrain inconnu à une attaque très violente, a réussi à rétablir intégralement la ligne, à maintenir ses positions malgré de violentes contre-attaques, causant à l'ennemi des pertes sérieuses et lui enlevant deux mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 21 juin 1918. )

2° Régiment énergique et brave. Sous l'ardente impulsion du colonel Detroyat a, pendant les journées des 19 et 20 octobre 1918, en Belgique, étant avant-garde de la 6e brigade de dragons, malgré les difficultés inouïes du terrain, mené la poursuite devant l'infanterie avec le plus beau mordant, traversant des tirs d'artillerie et de mitrailleuses, manœuvrant des îlots de résistance avec l'aide des autos-canons mitrailleuses, ne marquant l'arrêt que devant les lignes infranchissables pour la cavalerie seule et reprenant la poursuite au premier signe de faiblesse de l'ennemi. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 17 décembre 1918. )

4e RÉGIMENT DE DRAGONS
J.O. du 29 août 1918 - Page 7611

1° Compris dans la citation ci-après : Le bataillon à pied de la 12e brigade de dragons, formé par les 4e et 12e régiments de dragons, sous le commandement du chef d'escadrons Ségerand : Engagé dans la bataille à un moment difficile, du ..., n'a pas tardé sous le commandement du chef d'escadrons Ségerand, à se signaler par son héroïque résistance et son mordant. Le ..., en particulier, une de ses compagnies enlevée par son chef, le capitaine de Vries, s'est élancée à l'attaque d'un ennemi supérieur en nombre, qui venait de conquérir un point d'appui important, le lui a repris et a rétabli la situation. — ( Décision du général commandant en chef, du 18 juin 1918. )

2° Après une marche forcée de plus de 200 kilomètres, a enlevé deux points d'appui avancés et contenu l'adversaire toute une nuit ; le lendemain, a gagné, sous un feu violent de mitrailleuses, près de trois kilomètres de terrain, faisant de nombreux prisonniers et capturant trente mitrailleuses. Contre-attaqué le jour même et le lendemain, s'est accroché au terrain et, malgré les pertes, a brisé tous les efforts de l'adversaire. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 août 1918. )

8e RÉGIMENT DE DRAGONS
J.O. du 4 mai 1919 - Page 4605

1° Compris dans la citation ci-après : Le bataillon à pied de la 2e brigade de dragons formé par le 8e régiment de dragons et les ... sous le commandement du chef d'escadrons de Pommery : a fourni le plus remarquable effort et donné pendant 15 jours consécutifs, du 15 au 30 avril, sans repos ni abris sous un bombardement ininterrompu, d'une violence exceptionnelle pendant les derniers jours de la bataille ( 28 et 29 ) le plus bel exemple de haute conception du devoir, d'énergie inlassable, d'impassible mépris du danger. Arrivé à l'extrême limite de ses forces, a gardé intacts, jusqu'au bout, le moral le plus élevé et la plus magnifique ardeur combative. — ( Décision du général commandant en chef, du 18 juin 1918. )

2° Sous le commandement du colonel Morgon, après plusieurs journées de marches, jour et nuit ininterrompues, placé dans la matinée du 1er juin 1918, en situation réservée à Brumetz-Gandelu, s'est trouvé brusquement à découvert et attaqué presque aussitôt par des forces ennemies considérables. En quelques heures, sous le tir de préparation de l'artillerie ennemie, a improvisé des lignes de défense et y a reçu, le 2 juin, pendant plus de 7 heures, les assauts furieux et ininterrompus de plusieurs régiments d'infanterie, avec le concours d'un groupe d'A. C. M., a réussi à briser tous les assauts de l'ennemi, en lui infligeant des pertes énormes, et a opposé à sa ruée, sur cette ligne de marche d'importance capitale, une barrière inébranlable et définitive. A fait preuve, une fois de plus, dans une situation grave, d'un admirable moral, du plus bel esprit de devoir et de sacrifice et de remarquables qualités tactiques. — ( Ordre du 21 mars 1919. )

9e RÉGIMENT DE DRAGONS
J.O. du 25 mai 1919 - Page 5393

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 9e régiment de dragons et les ... : Jetés dans la bataille, le 26 mars 1918, au moment le plus critique, ont rempli avec abnégation la mission qui leur était confiée. Pendant six jours de lutte incessante, ont résisté avec acharnement à des forces très supérieures, ne cédant le terrain qu'après l'avoir défendu pied à pied et au prix de lourdes pertes. — ( Ordre du 31 mai 1918. )

2° Régiment d'élite. A su, malgré les pertes qu'il a subies, au cours de la campagne, conserver un moral magnifique qui lui a permis de montrer au combat les plus belles qualités de courage et de dévouement. A été jeté dans la bataille, dans les moments les plus critiques des grandes offensives allemandes de 1918, entre Roye et Montdidier, entre Fismes et la Marne, et au sud de la Marne du 15 au 20 juillet. S'est particulièrement distingué les 17 et 18 juillet 1918, où, appelé à arrêter l'avance ennemie au sud de la Marne, il a fortement contribué par une énergique contre-attaque, à rejeter l'ennemi au Nord de cette rivière, en s'emparant du village de Montvoisin, sous un très violent bombardement. S'était déjà signalé sur l'Yser, en octobre, novembre et décembre 1914, surtout le 28 décembre, en s'emparant, de haute lutte, du village de Saint-Georges et de la Maison-du-Passeur, méritant les félicitations du général de Mitry, commandant le corps de cavalerie. — ( Ordre du 4 avril 1919. )

12e RÉGIMENT DE DRAGONS
J.O. du 29 août 1918 - Page 7611

1° Compris dans la citation ci-après : Le bataillon à pied de la 12e brigade de dragons, formé par les 4e et 12e régiments de dragons, sous le commandement du chef d'escadrons Ségerand : Engagé dans la bataille à un moment difficile, du ..., n'a pas tardé sous le commandement du chef d'escadrons Ségerand, à se signaler par son héroïque résistance et son mordant. Le ..., en particulier, une de ses compagnies enlevée par son chef, le capitaine de Vries, s'est élancée à l'attaque d'un ennemi supérieur en nombre, qui venait de conquérir un point d'appui important, le lui a repris et a rétabli la situation. — ( Décision du général commandant en chef, du 18 juin 1918. )

2° Après une marche forcée de plus de 200 kilomètres, a enlevé deux points d'appui avancés et contenu l'adversaire toute une nuit ; le lendemain, a gagné, sous un feu violent de mitrailleuses, près de trois kilomètres de terrain, faisant de nombreux prisonniers et capturant trente mitrailleuses. Contre-attaqué le jour même et le lendemain, s'est accroché au terrain et, malgré les pertes, a brisé tous les efforts de l'adversaire. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 août 1918. )

14e RÉGIMENT DE DRAGONS
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 764

1° Régiment d'élite. A su, malgré les pertes sévères qu'il a subies au cours de la campagne, conserver un moral magnifique qui lui a permis de montrer au combat les plus belles qualités de courage et de dévouement. En 1914, le 15 octobre, la carabine à la main, sans baïonnette, a enlevé de haute lutte le village de Sally-sur-la-Lys, fortement occupé. Le 2 novembre suivant, s'est sacrifié héroïquement au combat de Zonnebecke, en luttant jusqu'à épuisement de tout moyen de résistance. En avril 1918, porté par des raids d'une sévérité jusqu'alors inconnue sur les points menacés, a contribué à arrêter l'avance allemande. Appelé ensuite sur un autre théâtre d'opérations, a, après trois marches de nuit consécutives, été alerté pour relever des unités très éprouvées ; s'est constitué en bataillon de marche au contact immédiat de l'ennemi. Ayant à faire face sur un terrain inconnu à une attaque très violente, a réussi à rétablir intégralement la ligne et à maintenir ses positions malgré de violentes contre-attaques, causant à l'ennemi des pertes sérieuses et lui enlevant deux mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 21 juin 1918. )

2° Régiment énergique, brave et plein d'allant. Avant-garde de la 6e brigade de dragons, sous le commandement du colonel Devismes a, pendant les journées des 17 et 18 octobre 1918, en Belgique, malgré les difficultés inouïes de terrain, poursuivi l'ennemi en avant de l'infanterie, reconquis des villages, fait des prisonniers et pris du matériel, ne s'est arrêté que sur une ligne infranchissable pour la cavalerie seule, l'a reconnue malgré des tirs nourris de mitrailleuses, à cheval et à pied, a attaqué, cherchant à franchir l'obstacle et est resté deux jours sous un feu violent, prêt à reprendre la poursuite. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 17 décembre 1918. )

15e RÉGIMENT DE DRAGONS
J.O. du 4 mai 1919 - Page 4605

1° Compris dans la citation ci-après : Le bataillon à pied de la 10e brigade de dragons, formé par le 15e régiment et les ..., sous le commandement du chef d'escadrons La Salle ; engagé dans la bataille à un moment où la situation était difficile, a, sous l'habile direction du chef d'escadrons La Salle, qui a su maintenir dans sa troupe le moral le plus élevé, réussi à arrêter les progrès d'un ennemi supérieur en nombre, supportant ses attaques sans faiblir et le harcelant par de vigoureuses contre-attaques. — ( Décision du général commandant en chef, du 18 juin 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le bataillon de la 10e brigade de dragons : Dans les journées des 17 et 18 juillet 1918, le bataillon de la 10e brigade de dragons ( le 15e régiment de dragons et les ... ), aux ordres du commandant Thoreau La Salle, a fait preuve d'un entrain remarquable et des plus belles qualités manœuvrières, en se portant à l'attaque des pentes boisées de l'éperon de Leuvrigny, sur un terrain en espalier, particulièrement soumis aux tirs d'artillerie d'une très forte position ennemie, et imprimant une allure irrésistible aux lignes d'attaque, malgré l'importance des pertes subies. — ( Ordre du 18 mars 1919. )

16e RÉGIMENT DE DRAGONS
J.O. du 20 avril 1919 - Page 4159

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 16e régiment de dragons et les ... : jetés dans la bataille, le 26 mars 1918, au moment le plus critique, ont rempli avec abnégation la mission qui leur était confiée. Pendant six jours de lutte incessante, ont résisté avec acharnement à des forces très supérieures, ne cédant le terrain qu'après l'avoir défendu pied à pied et au prix de lourdes pertes. — ( Ordre du 31 mai 1918. )

2° Mis pied à terre, le 16 juillet 1918, après avoir fait depuis la veille 95 kilomètres à cheval, les escadrons du 16e régiment de dragons, engagés de suite, ont fait preuve, le 18 juillet, en s'emparant de Montvoisin, et le 19 juillet, en prenant de vive force, au prix de lourdes pertes, le village d'Œuilly défendu par des mitrailleuses qu'ils ont capturées, des plus brillantes qualités de vigueur physique et morale et d'une bravoure éclatante. Ces mêmes escadrons, sous le commandement du colonel de Tavernost, les 18, 19 et 20 octobre 1914, au combat de Stadenberg, avaient rempli leur mission d'arrêt de la progression ennemie avec un dévouement complet, une intelligence parfaite de la situation et avec un courage éclatant. Ils avaient chargé à cheval avec succès, s'emparant d'un village, ils étaient allés à l'assaut, la lance au poing à défaut de baïonnettes. Ils avaient subi de grosses pertes, mais tenu coûte que coûte les positions qui leur étaient confiées. — ( Ordre du 22 février 1919. )

20e RÉGIMENT DE DRAGONS
J.O. du 4 mai 1919 - Page 4605

1° Comprise dans la citation ci-après : Le bataillon à pied de la 10e brigade de dragons, formé par le 20e régiment de dragons et les ... sous le commandement du chef d'escadrons La Salle : engagé dans la bataille à un moment où la situation était difficile, a, sous l'habile direction du chef d'escadrons La Salle, qui a su maintenir dans sa troupe le moral le plus élevé, réussi à arrêter les progrès d'un ennemi supérieur en nombre, supportant ses attaques sans faiblir et le harcelant par de vigoureuses contre-attaques. — ( Décision du général commandant en chef, du 18 juin 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le bataillon de la 10e brigade de dragons : Dans les journées des 17 et 18 juillet 1918, le bataillon de la 10e brigade de dragons ( le 20e régiment de dragons et les ... ), aux ordres du commandant Thoreau La Salle, a fait preuve d'un entrain remarquable et des plus belles qualités manœuvrières, en se portant à l'attaque des pentes boisées de l'éperon de Leuvrigny, sur un terrain en espalier, particulièrement soumis aux tirs d'artillerie d'une très forte position ennemie, et imprimant une allure irrésistible aux lignes d'attaque, malgré l'importance des pertes subies. — ( Ordre du 18 mars 1919. )

22e RÉGIMENT DE DRAGONS
J.O. du 20 avril 1919 - Page 4159

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 22e régiment de dragons et les ... : jetés dans la bataille, le 26 mars 1918, au moment le plus critique, ont rempli avec abnégation la mission qui leur était confiée. Pendant six jours de lutte incessante, ont résisté avec acharnement à des forces très supérieures, ne cédant le terrain qu'après l'avoir défendu pied à pied et au prix de lourdes pertes. — ( Ordre du 31 mai 1918. )

2° Mis pied à terre, le 16 juillet 1918, après avoir fait depuis la veille 95 kilomètres à cheval, les escadrons du 22e régiment de dragons, engagés de suite, ont fait preuve, le 18 juillet, en s'emparant de Montvoisin, et le 19 juillet, en prenant de vive force, au prix de lourdes pertes, le village d'Œuilly défendu par des mitrailleuses qu'ils ont capturées, des plus brillantes qualités de vigueur physique et morale et d'une bravoure éclatante. Ces mêmes escadrons, sous le commandement du lieutenant-colonel de Saint-Just, les 18, 19 et 20 octobre 1914, au combat de Stadenberg, avaient rempli leur mission d'arrêt de la progression ennemie avec un dévouement complet, une intelligence parfaite de la situation et avec un courage éclatant. Ils avaient chargé à cheval avec succès, s'emparant d'un village, ils étaient allés à l'assaut, la lance au poing à défaut de baïonnettes. Ils avaient subi de grosses pertes, mais tenu coûte que coûte les positions qui leur étaient confiées. — ( Ordre du 22 février 1919. )

29e RÉGIMENT DE DRAGONS
J.O. du 25 mai 1919 - Page 5393

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 29e régiment de dragons et les ... : Jetés dans la bataille, le 26 mars 1918, au moment le plus critique, ont rempli avec abnégation la mission qui leur était confiée. Pendant six jours de lutte incessante, ont résisté avec acharnement à des forces très supérieures, ne cédant le terrain qu'après l'avoir défendu pied à pied et au prix de lourdes pertes. — ( Ordre du 31 mai 1918. )

2° Régiment d'élite dont les cadres et les cavaliers ont conservé, aux heures les plus critiques, un sentiment du devoir, une confiance et une énergie qui leur ont permis de supporter les plus rudes épreuves, sans défaillance et avec un esprit de dévouement poussé jusqu'au sacrifice. Le 13 juillet 1918, jeté brusquement dans la bataille, après avoir parcouru plus de 100 kilomètres en moins de vingt-quatre heures, a, dans une lutte sans arrêt de trois jours, enlevé les points d'appui solidement organisés de Montvoisin et d'Œuilly, contribuant ainsi, pour une large part, à rejeter l'ennemi au nord de la Marne ; avait déjà montré les mêmes qualités d'énergie et de confiance, le même esprit de dévouement, durant la bataille de la Marne ; devant Arras, et sur l'Yser, en particulier à Autheuil, à Aix-Noulette, à Hooglede, à Bixschoote et à Nieuport. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 4 avril 1919. )

31e RÉGIMENT DE DRAGONS
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 390

1° Compris dans la citation ci-après : Le bataillon à pied de la 2e brigade de dragons formé par le 31e dragons et le ..., sous le commandement du chef d'escadron de Pommery : A fourni le plus remarquable effort et donné, pendant quinze jours consécutifs, du 15 au 30 avril, sans repos ni abri, sous un bombardement ininterrompu, d'une violence exceptionnelle pendant les derniers jours de bataille ( 28 et 29 ), le plus bel exemple de haute conception du devoir, d'énergie inlassable, d'impassible mépris du danger. Arrivé à l'extrême limite de ses forces, a gardé intacts jusqu'au bout le moral le plus élevé et la plus magnifique ardeur combative. — ( Décision du général commandant en chef, du 18 juin 1918. )

2° A l'avant-garde, sous les ordres du colonel de Breuille, a donné le plus remarquable exemple d'audace et de ténacité inlassables, pendant les opérations dans les Flandres. Au cours des journées des 17, 18, 19 octobre 1918, a précipité la retraite de l'ennemi en menant contre lui une poursuite acharnée sans souci des obstacles accumulés sur sa route, réussissant ainsi à empêcher de nombreuses destructions préparées et à faire des prisonniers. A coopéré le 16 par une manœuvre débordante, à la prise d'Ardoye, le 17 a enlevé Pittem, en y prenant des mitrailleuses, et a poussé, le 19, jusqu'à la Lys, ses reconnaissances et ses éléments avancés, pour en préparer les passages, malgré le bombardement et les résistances localisées de l'ennemi. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

4e RÉGIMENT DE CUIRASSIERS A PIED
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 763

1° Sous les ordres du colonel de Bodin de Galembert, a remarquablement préparé et organisé le terrain des attaques sur le plateau du moulin de Laffaux. Les 5 et 6 mai 1917, s'est porté dans un magnifique élan, à l'assaut d'une position allemande très solidement organisée, a enlevé toute la première position en s'emparant de nombreux prisonniers et d'un matériel important. A résisté victorieusement aux violentes contre-attaques de l'ennemi pour reprendre le terrain perdu. — ( Ordre du 26 juin 1917. )

2° Héroïque défenseur du Plémont, où, le 9 juin 1918, au prix des plus glorieux sacrifices, il enraya l'offensive adverse, le 4e régiment de cuirassiers à pied, sous les ordres de son chef, le colonel de Gail, a donné de nouvelles preuves de sa valeur dans les opérations offensives du 26 septembre au 9 octobre 1918. Après avoir brillamment enlevé les organisations du signal de la Justice, contre lesquelles tant d'assauts s'étaient déjà brisés, a poursuivi pendant quinze journées consécutives ses attaques contre des positions exceptionnellement fortes, s'engageant dans les plus violents corps à corps malgré les mitrailleuses, les flammenwerfer et les gaz toxiques, infligeant à l'ennemi des pertes importantes, lui capturant des prisonniers et du matériel jusqu'au moment où il l'a contraint à une retraite précipitée. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 9 décembre 1918. )

5e RÉGIMENT DE CUIRASSIERS A PIED
J.O. du 24 février 1919 - Page 2102

1° Jeté dans la bataille le 4 avril 1918, a héroïquement lutté contre des forces allemandes nombreuses et acharnées, et, par l'habileté de manœuvre, la ténacité et l'esprit de sacrifice manifestés par tous les bataillons et en particulier par le 2e bataillon, sous les ordres du commandant Spitzer, a enrayé la progression de l'ennemi sur des positions très importantes de la bataille générale. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 juillet 1918. )

2° Après s'être distingué sur l'Avre à la bataille de Moreuil ( 4 au 11 avril 1918 ), a été, du 27 mai au 14 juin, engagé presque sans interruption, sous le commandement du lieutenant-colonel Altmayer. N'a pas cessé d'opposer à un ennemi très supérieur en nombre une résistance magnifique, lui infligeant les plus lourdes pertes. Le 13 juin, dans la région de Saint-Pierre-Aigle, s'est accroché à un plateau dénudé, y a résisté toute la journée, quoique débordé sur ses deux flancs. Ne s'est retiré que sur un ordre du commandement, en laissant devant lui des réseaux de fils de fer couverts de cadavres allemands, et en défendant le terrain pied à pied. Le 14 juin, s'est maintenu sur une position avancée à plus de deux kilomètres à l'intérieur des lignes ennemies. A conservé ainsi une précieuse base de contre-attaque qui a permis à des troupes fraîches de reconquérir le lendemain et les jours suivants, une partie du terrain perdu. Enfin, pendant les mois de septembre et octobre, en Woëvre, par des coups de main hardiment exécutés, a donné la preuve du brillant esprit offensif qui l'anime et fait de nombreux prisonniers.

6e RÉGIMENT DE CUIRASSIERS A PIED
J.O. du 24 mars 1919 - Page 3051

1° Pendant quatre jours de durs combats, du 28 au 31 mars 1918, le 6e régiment de cuirassiers, sous les ordres du lieutenant-colonel Fix, a arrêté les violentes contre-attaques de l'ennemi très supérieur en nombre sur une des positions les plus importantes. Débordés de toutes parts, ayant épuisé leurs vivres et leurs munitions, ses éléments se sont frayés un passage, les armes à la main, sous la protection d'une arrière-garde de braves. — ( Ordre du 26 avril 1918. )

2° A peine reformé après ces durs engagements dans la vallée de l'Avre, a soutenu pendant trois jours, les 28, 29 et 30 mai, un combat pied à pied d'infanterie, devant toute une division allemande sur cinq positions successives, ne les évacuant qu'à la dernière extrémité et par ordre, empêchant finalement l'ennemi de se rendre maître du dernier pont sur la Marne ( Jaulgonne ). A montré ensuite dans l'offensive des 18 et 19 juillet ( forêt de Villers-Cotterêts ), le 10 août, à l'est de Montdidier, la même ardeur sous les ordres du colonel de Malet. Enfin, s'est fait encore remarquer dans la campagne des Flandres, par son allant dans la poursuite, notamment le 1er octobre à Ledeghem, et le 11 novembre sur la Dandre ( fin des opérations ) sous les ordres du même chef de corps. — ( Ordre du 7 février 1919. )

8e RÉGIMENT DE CUIRASSIERS A PIED
J.O. du 24 février 1919 - Page 2102

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Léandri, a donné, dans la journée du 4 avril 1918, la mesure d'une troupe sachant n'épargner aucun sacrifice. A maintenu pendant six heures toutes ses positions, malgré une poussée ennemie très violente, ne s'est replié sur des positions légèrement en arrière que sur le point d'être encerclé, n'a cédé que pas à pas, faisant subir à l'ennemi les pertes les plus lourdes et multipliant dans toutes les unités les preuves d'un héroïsme qui animait au même degré tous les combattants. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

2° Régiment d'élite, aussi tenace dans la défensive que mordant dans l'offensive. Après s'être distingué aux combats de Moreuil ( avril 1918 ) et de la forêt de Villers-Cotterêts ( juin 1918 ), vient de donner une nouvelle preuve de ses admirables qualités manœuvrières. Le 12 septembre, sous l'impulsion énergique de ses officiers, le colonel Léandri et les chefs de bataillon Flavigny et Dubois, a réalisé d'un seul élan une avance de cinq kilomètres dans les lignes ennemies malgré des obstacles de toute nature accumulés depuis quatre ans. Par son avance foudroyante, a favorisé la progression des troupes voisines et capturé 1,870 prisonniers, pris 88 mitrailleuses, 3 obusiers et 28 minenwerfer.

9e RÉGIMENT DE CUIRASSIERS A PIED
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 326

1° Sous les ordres du colonel Thureau, a remarquablement préparé et organisé le terrain des attaques autour du moulin de Laffaux. Les 5 et 6 mai 1917, s'est porté à l'assaut avec un magnifique élan, a enlevé le moulin et toute la première position ennemie, a capturé un grand nombre de prisonniers, pris un matériel considérable ; malgré de violentes contre-attaques, a réussi à s'organiser sur le terrain conquis. — ( Ordre du 26 juin 1917. )

2° Régiment de première valeur, modèle de ténacité et d'énergie, ayant fait déjà ses preuves devant Noyon ( mars 1918 ), au plateau Saint-Claude et sur la Matz ( juin 1918 ). Sous le commandement de son chef, le colonel Calla, a soutenu pendant quinze journées consécutives ( 26 septembre au 9 octobre 1918 ), une lutte acharnée dans des conditions particulièrement dures, poursuivant sa mission offensive avec autant de méthode que d'audace ; a brillamment enlevé le village de Binarville, défendu par de nombreuses mitrailleuses ; a fait tomber par une habile manœuvre les organisations de la deuxième position, provoquant ainsi la retraite de l'adversaire qu'il a vigoureusement poursuivi ; a capturé au cours de ces opérations deux cent cinquante prisonniers, dont deux officiers, trente-cinq mitrailleuses, deux canons de 77 et un matériel considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

11e RÉGIMENT DE CUIRASSIERS A PIED
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 326

1° Sous les ordres du colonel Durand, a remarquablement préparé et organisé le terrain des attaques autour du Moulin de Laffaux. Les 5 et 6 mai 1917, s'est porté à l'assaut avec un magnifique élan, a enlevé toute la première position allemande, capturé un grand nombre de prisonniers, pris un matériel très important ; s'est maintenu sur un terrain conquis, malgré de violentes contre-attaques. — ( Ordre du 26 juin 1917. )

2° Magnifique régiment qui vient d'ajouter de nombreux et glorieux titres à ceux qu'il avait acquis en mars 1918 en barrant, à l'irruption allemande, la route de Noyon, puis, en juin 1918, en défendant pied à pied le Plessier-de-Roye et le plateau Saint-Claude. Sous le commandement du colonel Durand, puis du lieutenant-colonel de Clavière, et enfin du colonel Lacour, a mené sans interruption, du 26 septembre au 9 octobre 1918, un combat des plus durs contre un adversaire puissamment organisé, renouvelant ses attaques avec acharnement, sans souci des pertes causées par le feu et les gaz toxiques, jusqu'au moment où il a brisé définitivement la résistance de l'ennemi et provoqué sa retraite précipitée. A réalisé pendant cette période une avancée de 11 kilomètres à travers les organisations ennemies, faisant près de 300 prisonniers de quatre régiments différents, s'emparant de 3 canons contre tanks, de plus de 30 mitrailleuses et d'un matériel considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

12e RÉGIMENT DE CUIRASSIERS A PIED
J.O. du 24 février 1919 - Page 2102

1° Régiment d'un moral très élevé et d'une superbe tenue au feu. Sous le commandement de son chef, le colonel d'Albis de Gissac, a contribué le 4 avril 1918, par sa ténacité, à arrêter une attaque ennemie qui, par sa réussite, aurait eu les plus graves conséquences, et a, le lendemain, par une contre-attaque menée avec le plus vigoureux élan, regagné du terrain, fait des prisonniers et capturé des mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 juillet 1918. )

2° Sous les ordres du lieutenant-colonel Meyer, puis du colonel d'Albis de Gissac, a livré, du 28 mai au 1er juin 1918, puis les 12 et 13 juin, de durs combats où il a toujours fait preuve du même entrain, du même esprit de devoir et de sacrifice. Il a, dans cette même période, brisé les assauts les plus violents de l'ennemi sans tenir compte des pertes éprouvées ni des fatigues qui lui ont été imposées. Dans une seconde période, a attaqué, le 12 septembre 1918, avec son ardeur habituelle, des positions allemandes fortement défendues, pris de haute lutte un point d'appui important parsemé de mitrailleuses, et, poursuivant l'ennemi en fuite, lui a capturé 1,166 prisonniers, dont 19 officiers, 2 canons, 13 mitrailleuses, 7 mitraillettes et un grand nombre de minenwerfer.

5e RÉGIMENT DE CHASSEURS A CHEVAL
J.O. du 27 juin 1919 - Page 6598

1° A, le 27 mars 1918, défendu pied à pied une position que l'ennemi débordait, perdant le quart de l'effectif engagé. Dès le lendemain, a pris part aux contre-attaques qui permirent de reprendre un village et d'arrêter définitivement l'avance allemande. De nouveau engagé au nord d'une grande rivière, au cours de la ruée allemande, a défendu tout le terrain qui lui était assigné jusqu'à la dernière extrémité, éprouvant des pertes sévères. A, pendant toute une nuit, tenu la dernière tête de pont au nord de cette rivière, ne s'est retiré que par ordre. — ( Ordre du 11 août 1918. )

2° Mis pied à terre le 16 juillet 1918, en pleine bataille, après une marche d'approche à cheval de plus de 80 kilomètres, les escadrons du 5e chasseurs, engagés de suite, ont fait preuve, le 17 juillet, en s'emparant de Montvoisin, et le 19 juillet en participant à la prise d'Œuilly, fortement défendu par des mitrailleuses, des plus brillantes qualités de vigueur physique et morale et d'une bravoure éclatante. En 1914, ces mêmes escadrons, après s'être signalés à la bataille de l'Ourcq par un raid audacieux sur les derrières de l'ennemi, à travers la forêt de Villers-Cotterêts et, après avoir fourni d'une façon continuelle l'avant-garde de leur division pendant la course à la mer, ont été engagés à pied sur l'Yser, dans les circonstances les plus critiques, à partir du 17 octobre. Sans cesse en ligne, ils défendent Bixchoote, le 22 octobre et le 2 novembre, contre-attaquant sans baïonnette des forces très supérieures et perdant 65 p. 100 de leur effectif. — ( Ordre du 13 mai 1919. )

11e RÉGIMENT DE CHASSEURS A CHEVAL
J.O. du 1er mars 1919 - Page 2317

1° Commandé par le colonel Durand, ayant reçu l'ordre de suivre au plus près les attaques de l'infanterie sur l'Epine de Vedegrange, le 25 septembre 1915, a exécuté cet ordre avec une magnifique audace, menant la charge quelques minutes seulement après le départ des vagues d'assaut, jusqu'aux fils de fer de la position ennemie, malgré un tir violent de l'artillerie ennemie, a suivi pas à pas, pendant cinq jours, l'infanterie dans la bataille, mettant en œuvre tous ses moyens pour coopérer à l'action. — ( Ordre du 2 décembre 1915. )

2° Unité animée du plus bel esprit militaire, pleine de mordant et d'ardeur. S'est dépensé sans compter au cours de la campagne, pour remplir avec succès toutes les missions qui lui ont été confiées, en particulier au cours des dernières opérations. Après avoir contribué, en mai-juin 1918, à arrêter les progrès de l'ennemi au nord de la Marne, protégeant le débarquement de l'infanterie et préparant son entrée en action par des reconnaissances hardies, a fait preuve, dans l'offensive ultérieure, et dans la poursuite, tant sur l'Aisne que sur l'Escaut et sur la Meuse, des plus belles qualités militaires, maintenant étroitement le contact, enlevant des points d'appui, harcelant l'adversaire sans répit, contribuant à hâter sa retraite et s'attribuant, par sa liaison intime avec l'infanterie, une participation importante au succès final. — ( Décision du maréchal de France, commandant chef, du 9 janvier 1919. )

15e RÉGIMENT DE CHASSEURS A CHEVAL
J.O. du 27 juin 1919 - Page 6598

1° A, le 27 mars 1918, défendu pied à pied une position que l'ennemi débordait, perdant le quart de l'effectif engagé. Dès le lendemain, a pris part aux contre-attaques qui permirent de reprendre un village et d'arrêter définitivement l'avance allemande. De nouveau engagé au nord d'une grande rivière, au cours de la ruée allemande, a défendu tout le terrain qui lui était assigné jusqu'à la dernière extrémité, éprouvant des pertes sévères. A, pendant toute une nuit, tenu la dernière tête de pont au nord de cette rivière, ne s'est retiré que par ordre. — ( Ordre du 11 août 1918. )

2° Mis pied à terre le 16 juillet 1918, en pleine bataille, après une marche d'approche à cheval de plus de 100 kilomètres, les escadrons du 15e chasseurs, engagés de suite, ont fait preuve, le 17 juillet, en s'emparant de Montvoisin, et le 19 juillet en participant à la prise d'Œuilly, fortement défendu par des mitrailleuses, des plus brillantes qualités de vigueur physique et morale et d'une bravoure éclatante. En 1914, ces mêmes escadrons, après s'être signalés à la bataille de l'Ourcq par un raid audacieux sur les derrières de l'ennemi, à travers la forêt de Villers-Cotterêts et, après avoir fourni d'une façon continuelle l'avant-garde de leur division pendant la course à la mer, ont été engagés à pied sur l'Yser, dans les circonstances les plus critiques, à partir du 17 octobre. Sans cesse en ligne, ils défendent Bixchoote, le 22 octobre et le 2 novembre, contre-attaquant sans baïonnette des forces très supérieures et perdant 40 p. 100 de leur effectif. — ( Ordre du 13 mai 1919. )

17e RÉGIMENT DE CHASSEURS
J.O. du 29 août 1918 - Page 7611

1° Compris dans la citation ci-après : Le bataillon à pied de la 2e brigade légère, formé par les 17e et 18e régiments de chasseurs, sous le commandement du chef d'escadrons de Kerautem : A fourni le plus remarquable effort et donné pendant treize jours consécutifs, du ..., sans repos, ni abris, sous un bombardement ininterrompu, d'une violence exceptionnelle pendant les derniers jours de bataille, ..., le plus bel exemple de haute conception du devoir, d'énergie inlassable, d'impassible mépris du danger. Arrivé à l'extrême limite de ses forces, avait conservé intact le moral le plus élevé et s'est porté à l'attaque, le ..., avec la plus magnifique ardeur. — ( Décision du général commandant en chef, du 18 juin 1918. )

2° Après une marche forcée de plus de 200 kilomètres, a contenu l'ennemi tout une nuit ; le lendemain, sous un feu nourri de mitrailleuses et un bombardement violent d'artillerie et d'avions, a enlevé un village qu'il a conquis, maison par maison, faisant de nombreux prisonniers et capturant plusieurs mitrailleuses. Contre-attaqué le jour suivant, s'est accroché au terrain et, malgré les pertes, a brisé tous les efforts de l'adversaire. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 août 1918. )

18e RÉGIMENT DE CHASSEURS
J.O. du 29 août 1918 - Page 7611

1° Compris dans la citation ci-après : Le bataillon à pied de la 2e brigade légère, formé par les 17e et 18e régiments de chasseurs, sous le commandement du chef d'escadrons de Kerautem : A fourni le plus remarquable effort et donné pendant treize jours consécutifs, du ..., sans repos, ni abris, sous un bombardement ininterrompu, d'une violence exceptionnelle pendant les derniers jours de bataille, ..., le plus bel exemple de haute conception du devoir, d'énergie inlassable, d'impassible mépris du danger. Arrivé à l'extrême limite de ses forces, avait conservé intact le moral le plus élevé et s'est porté à l'attaque, le ..., avec la plus magnifique ardeur. — ( Décision du général commandant en chef, du 18 juin 1918. )

2° Après une marche forcée de plus de 200 kilomètres, a contenu l'ennemi tout une nuit ; le lendemain, sous un feu nourri de mitrailleuses et un bombardement violent d'artillerie et d'avions, a enlevé un village qu'il a conquis, maison par maison, faisant de nombreux prisonniers et capturant plusieurs mitrailleuses. Contre-attaqué le jour suivant, s'est accroché au terrain et, malgré les pertes, a brisé tous les efforts de l'adversaire. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 août 1918. )

3e RÉGIMENT DE HUSSARDS
J.O. du 4 juillet 1919 - Page 6858

1° A pris un drapeau à l'ennemi le 10 septembre 1914.

2° Le 1er juin 1918, sous le commandement du colonel Moineville, s'est porté, avec un entrain et une habileté manœuvrière remarquables, sur une position dégarnie, et a arrêté net l'avance de l'ennemi, en lui infligeant des pertes sensibles ; le lendemain, 2 juin, a attaqué, avec une superbe bravoure, attiré sur lui une partie de l'effort ennemi et donné le plus bel exemple d'une troupe ardente et audacieuse. S'était déjà distingué par sa belle conduite en Flandres, du 18 au 30 avril 1918, notamment au combat de la Clytte, le 25 avril. — ( Ordre du 6 novembre 1918. )

1er GROUPE D'AUTOS-CANONS ET D'AUTOMITRAILLEUSES
J.O. du 5 septembre 1918 - Page 7780

1° Unité brillamment entrainée et commandée par son chef le capitaine Rouzaud, n'a pas cessé d'agir de la façon la plus efficace au cours des combats récents, appuyant l'infanterie, maintenant et harcelant l'ennemi, donnant des coups de sonde hardis dans la progression ennemie, maintenant rapidement toutes les liaisons sous les feux les plus violents, enfin donnant à tous l'exemple de la hardiesse la plus sereine et du dévouement le plus complet. — ( Ordre du 24 avril 1918. )

2° Sous les ordres du capitaine Rouzaud ( Georges ), le ..., n'a pas hésité à s'engager sur tout le front du régiment pour aider l'infanterie dans la bataille, avec une audace qui a fait l'admiration de tous. A réussi à arrêter la progression de l'ennemi. Le ..., a coopéré à la défense d'un village et de ses abords ; a ainsi permis à l'infanterie de se décrocher, de se replier en bon ordre et de se rétablir. Encerclé dans un village violemment battu par le feu ennemi, a pu s'échapper et a continué à prendre part à la bataille. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 août 1918. )

6e GROUPE D'AUTOS-CANONS ET D'AUTOMITRAILLEUSES
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 853

1° A, sous les ordres du capitaine de Galard, combattu pendant cinq jours sans répit avec une opiniâtreté et un mordant admirables, luttant contre un ennemi très supérieur en nombre et permettant aux unités voisines d'accomplir leurs missions. A accompagné la contre-attaque d'un bataillon de zouaves permettant de ramener deux mitrailleuses allemandes. — ( Ordre du 24 avril 1918. )

2° Vrai type de groupe d'avant-garde : sous les ordres de son énergique chef, le capitaine de Galard, pendant la poursuite du 14 au 20 octobre 1918, en Belgique, a harcelé sans répit, des arrière-gardes ennemies. Précédant les avant-gardes de cavalerie avec une audace extrême, a rapporté des renseignements très utiles sur les positions allemandes, détruit par son action soudaine et rapide des nids de mitrailleuses. Le 19 octobre 1918, s'est avancé jusqu'aux abords immédiats de Vinkt, a détruit ou mis en fuite les mitrailleuses ennemies et a ouvert le passage aux escadrons d'avant-garde. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 17 décembre 1918. )

7e GROUPE D'AUTOS-CANONS ET D'AUTOMITRAILLEUSES
J.O. du 1er août 1918 - Page 6671

1° Unité brillamment entraînée et commandée par son chef, le capitaine Félix de Valence de Minardière, n'a pas cessé d'agir de la façon la plus efficace au cours des combats récents, appuyant l'infanterie, maintenant et harcelant l'ennemi, donnant des coups de sonde hardis dans la progression ennemie, maintenant rapidement toutes les liaisons sous les feux les plus violents, enfin donnant à tous l'exemple de la hardiesse la plus sereine et du dévouement le plus complet. — ( Ordre du 24 avril 1918. )

2° Unité d'une ardeur offensive remarquable. Au cours des affaires récentes, a été engagée continuellement, sous la conduite du capitaine de Valence de Minardière, dans des opérations audacieuses qui ont infligé à l'ennemi des pertes très importantes. A arrêté pendant deux jours les attaques enveloppantes qui menaçaient l'aile de la ligne de défense. A surpris ensuite, dans une pointe hardie, un bataillon ennemi au sortir des hangars d'aviation où il avait passé la nuit, et l'a mitraillé jusqu'à épuisement de ses coffres. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 juillet 1918. )

8e GROUPE D'AUTOS-CANONS ET D'AUTOMITRAILLEUSES
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 853

1° A, sous les ordres du capitaine de Monsegon, largement contribué par son initiative, sa ténacité et la précision de son tir à retarder l'avance de l'ennemi aux combats de R... et de P..., permettant le repli en bon ordre de l'infanterie française et assurant la sécurité des batteries françaises et anglaises. — ( Ordre du 24 avril 1918. )

2° Groupe particulièrement allant et brave. Rattaché à la .... du 17 au 20 octobre, a pu arriver, malgré des difficultés inouïes, sous l'ardente impulsion du capitaine de la Hure, sur le terrain de combat ; a exécuté des reconnaissances sous des tirs très violents d'artillerie et de mitrailleuses ; a attaqué, avec l'aide de cavaliers, des îlots de mitrailleuses à l'entrée du village de Nevele, les a détruits, a permis de dégarnir les lisières, donnant à tous le plus bel exemple d'endurance, de mordant et de courage. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 17 décembre 1918. )

9e GROUPE D'AUTOS-CANONS ET D'AUTOMITRAILLEUSES
J.O. du 13 juillet 1918 - Page 6039

1° Le 9e groupe d'automitrailleuses ( sous les ordres du capitaine de Miribel ) : Mis à la disposition du général commandant une D. I., a fait preuve, au cours de plusieurs combats, d'une habileté manœuvrière, d'un allant et d'un esprit de sacrifice, qui ont forcé l'admiration de tous. Au moment d'une poussée allemande, a protégé le repli de l'infanterie, restant en batterie jusqu'à la dernière extrémité, luttant même à la grenade et infligeant à l'ennemi des pertes sévères. A ramené dans nos lignes son matériel au complet. — ( Ordre du 3 avril 1918. )

2° Le 9e groupe d'autos-canons et d'automitrailleuses : Devant L..., est constamment resté en avant des lignes au contact immédiat de l'ennemi qu'il a arrêté et maintenu magnifiquement sous son feu, lui causant des pertes sérieuses, malgré un bombardement constant sous lequel il a très adroitement manœuvré. — ( Ordre du 8 mai 1918. )

11e GROUPE D'AUTOS-CANONS ET D'AUTOMITRAILLEUSES
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3104

1° A pris, du 29 mars au 1er avril 1918, la part la plus glorieuse à la défense d'un important point d'appui furieusement attaqué par la garde allemande. Se portant rapidement avec un dévouement complet, sur tous les points menacés, il a aidé à repousser cinq attaques ; la sixième ayant réussi à s'emparer d'un village où trois voitures désemparées furent un instant capturées, les deux autres voitures, sous la conduite personnelle du chef de groupe, le capitaine Tassin, non seulement délivrèrent les trois premières, mais contribuèrent de façon décisive par leurs feux et leur marche en avant à la reprise totale du village par l'infanterie enthousiasmée. — ( Ordre du 30 avril 1918. )

2° Chargé, le 23 mars 1918, de coopérer à la défense de Woureol, après une pénible marche de nuit, a, avec un inlassable dévouement et au prix de pertes sévères, apporté aux faibles forces d'infanterie chargées de la défense de ce point d'appui une aide précieuse. Se portant en avant à la rencontre de l'ennemi, partout où il était signalé et le mitraillant à moins de 100 mètres, l'a tenu en respect en lui causant de lourdes pertes, ayant ses voitures criblées de balles et ses mitrailleuses enrayées a continué le combat avec ses F. M. jusqu'à épuisement des munitions et jusqu'à la nuit, permettant par sa conduite héroïque, à l'infanterie, de tenir sur ses positions. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 9 février 1919. )

13e GROUPE D'AUTOS-CANONS ET D'AUTOMITRAILLEUSES
J.O. du 20 avril 1919 - Page 4158

1° Unité animée tout entière du plus bel esprit offensif et d'un courage hors de pair. A, sous le commandement du capitaine Dubois, tué en pleine action sur une auto-mitrailleuse dont il dirigeait le tir, joué un rôle extrêmement brillant, le 30 mars 1918, contribuant à la reprise d'un village âprement défendu par l'ennemi, lui occasionnant des pertes considérables, n'hésitant pas à se lancer au milieu des tirailleurs ennemis, jetant la panique dans leurs rangs et ramenant dans nos lignes une mitrailleuse allemande et ses quatre servants prisonniers. — ( Ordre du 30 avril 1918. )

2° Sous le commandement du capitaine Gelin, a exécuté, au cours des journées de combats au nord de la Marne, du 28 au 30 mai 1918, des reconnaissances hardies et fructueuses. Grâce à son heureuse intervention, le 28 mai 1918, a permis le mouvement d'un bataillon menacé par un ennemi très supérieur en nombre et en plein bois. Entouré de toutes parts par les Allemands qui s'étaient avancés jusqu'à 20 mètres de ses voitures, leur a infligé des pertes sérieuses pendant plus d'une heure de combat acharné. — ( Ordre du 22 février 1919. )

15e GROUPE D'AUTOS-CANONS ET D'AUTOMITRAILLEUSES
J.O. du 13 juillet 1918 - Page 6039

1° Les batteries d'autos-canons du capitaine d'artillerie coloniale Drouet se sont offertes pour servir en première ligne une batterie de 80 de montagne et ont contribué puissamment à faire tomber la défense de Vermelles par les Allemands, en soutenant nuit et jour la progression de l'infanterie. — ( Ordre du 17 décembre 1914. )

2° Engagé dans la bataille au cours d'opérations récentes, sous les ordres du capitaine Drouet, a donné la preuve d'une audace et d'une endurance remarquables. Sans cesse sur la brèche, a pris part journellement à de durs combats, harcelant l'ennemi, accompagnant à différentes reprises les vagues d'assaut d'infanterie, contribuant à faciliter leur progression ou couvrant leur retraite. A assuré le service de liaison sous les feux les plus violents, tenant le commandement au courant des projets de l'ennemi et rapportant des renseignements toujours contrôlés. Cette unité a donné à tous le plus bel exemple de hardiesse et de mépris du danger et a rendu, dans une période difficile, les plus éminents services. — ( Ordre du 15 mai 1918. )

 

 


 

 

CHARS DE COMBAT

 

 

1er GROUPE D'ARTILLERIE D'ASSAUT
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8696

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Groupement A.S. 3, sous les ordres du chef d'escadron Lefebvre, comprenant les groupes A.S. 1, et ... : Bouillant d'impatience, a contre-attaqué avec une fougue digne des vieilles traditions françaises. Malgré un feu très violent d'artillerie ennemi qui a dès le début de l'action, mis hors de combat un grand nombre de ses chars, a continué la lutte jusqu'au soir. L'a reprise le surlendemain avec des unités reconstituées et des équipages exténués, se dévouant ainsi jusqu'à l'extrême limite de ses forces au service de son infanterie. — ( Décision du général commandant en chef, du 24 juillet 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Groupement A.S. 3, sous les ordres du chef d'escadron Lefebvre, les groupes de chars d'assaut n° A.S. 1. et ... constituant le groupement 3 d'A.S. : Se sont couverts de gloire dans les journées des .... Après avoir aidé l'infanterie à triompher de toutes les difficultés et de toutes les résistances à travers une contrée coupée de tranchées et de ravins profonds, ont attaqué une position hérissée de mitrailleuses, en écrasant ou détruisant un grand nombre et ne se retirant de l'action qu'après la mise hors de combat de la plus grande partie de leurs équipages.

5e GROUPE D'ARTILLERIE D'ASSAUT
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10882

1° Mis à la disposition d'une division américaine pour une opération offensive, a fait preuve, sous les ordres du capitaine Noscereau, commandant de groupe, des lieutenants Mainardy, de Compiègne, Chenu, commandants de batterie, des plus belles qualités d'allant et de courage. A atteint tous ses objectifs, détruisant de nombreuses mitrailleuses et permettant à l'infanterie une progression rapide. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 juillet 1918. )

2° A peine reconstitué après l'affaire de Cantigny, a pris, sous le commandement du capitaine Noscereau, une part glorieuse aux combats des 18 et 19 juillet 1918, au cours desquels, malgré des pertes sévères, il a réussi à se maintenir en avant des vagues d'assaut, attaquant et réduisant de nombreux centres de résistance, facilitant ainsi à l'infanterie, sur plusieurs kilomètres de profondeur, une rapide progression à travers les lignes ennemies. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 octobre 1918. )

6e GROUPE D'ARTILLERIE D'ASSAUT
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8696

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Groupement A.S. 3, sous les ordres du chef d'escadron Lefebvre, comprenant les groupes A.S. 6, et ... : Bouillant d'impatience, a contre-attaqué avec une fougue digne des vieilles traditions françaises. Malgré un feu très violent d'artillerie ennemi qui a dès le début de l'action, mis hors de combat un grand nombre de ses chars, a continué la lutte jusqu'au soir. L'a reprise le surlendemain avec des unités reconstituées et des équipages exténués, se dévouant ainsi jusqu'à l'extrême limite de ses forces au service de son infanterie. — ( Décision du général commandant en chef, du 24 juillet 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Groupement A.S. 3, sous les ordres du chef d'escadron Lefebvre, les groupes de chars d'assaut n° A.S. 6. et ... constituant le groupement 3 d'A.S. : Se sont couverts de gloire dans les journées des .... Après avoir aidé l'infanterie à triompher de toutes les difficultés et de toutes les résistances à travers une contrée coupée de tranchées et de ravins profonds, ont attaqué une position hérissée de mitrailleuses, en écrasant ou détruisant un grand nombre et ne se retirant de l'action qu'après la mise hors de combat de la plus grande partie de leurs équipages.

14e GROUPE D'ARTILLERIE D'ASSAUT
J.O. du 24 janvier 1919 - Page 925

1° Compris dans la citation ci-après : Le groupement 4 d'artillerie d'assaut comprenant le groupe A. S. 14 et les ..., sous le commandement du chef d'escadron Chanoine : merveilleux instrument de combat, dont la préparation morale et matérielle touchait à la perfection. Furieux d'avoir vainement cherché à s'employer lors des opérations de juin 1918, donne une première idée de sa valeur en opérant brillamment au succès du 9 juillet. Puis, son heure étant venue, attaque avec une fougue remarquable, le 18 juillet, assurant à son infanterie une progression de plus de 10 kilomètres dans les lignes ennemies. Affirme sa ténacité, son ardeur combative et sa maitrise, en s'engageant de nouveau avec succès, les 19, 21 et 23 juillet, sans souci de ses pertes et de la fatigue de ses équipages. Par sa bravoure et son esprit de sacrifice, a su forcer l'admiration difficile d'une infanterie brave entre toutes. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 septembre 1918. )

2° Compris dans la citation collective ci-après : Groupes d'artillerie d'assaut 14 et ..., sous le commandement du chef d'escadron Chanoine : groupes animés d'un moral élevé, d'une belle ardeur combative et d'un remarquable esprit d'offensive. Le 12 septembre 1918, après un débouché difficile, ont rejoint rapidement l'infanterie d'attaque arrêtée devant un village tête de pont et assuré la conquête de cette importante position, en y entraînant l'infanterie américaine. Le 26 septembre 1918, après un brillant combat livré pour la conquête d'un village, ont repris aussitôt l'attaque. Le 27 septembre, ont attaqué et livré à l'infanterie américaine, arrêtée à ce point depuis vingt-quatre heures, un village et une position importante hérissée de mitrailleuses ennemies. Le 28 septembre, se sont portés à l'attaque de l'objectif suivant, en ont réduit les défenses, y entrainant l'infanterie américaine. — ( Ordre du 21 décembre 1918. )

15e GROUPE D'ARTILLERIE D'ASSAUT
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8696

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Groupement A.S. 3, sous les ordres du chef d'escadron Lefebvre, comprenant les groupes A.S. 15, et ... : Bouillant d'impatience, a contre-attaqué avec une fougue digne des vieilles traditions françaises. Malgré un feu très violent d'artillerie ennemi qui a dès le début de l'action, mis hors de combat un grand nombre de ses chars, a continué la lutte jusqu'au soir. L'a reprise le surlendemain avec des unités reconstituées et des équipages exténués, se dévouant ainsi jusqu'à l'extrême limite de ses forces au service de son infanterie. — ( Décision du général commandant en chef, du 24 juillet 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Groupement A.S. 3, sous les ordres du chef d'escadron Lefebvre, les groupes de chars d'assaut n° A.S. 15. et ... constituant le groupement 3 d'A.S. : Se sont couverts de gloire dans les journées des .... Après avoir aidé l'infanterie à triompher de toutes les difficultés et de toutes les résistances à travers une contrée coupée de tranchées et de ravins profonds, ont attaqué une position hérissée de mitrailleuses, en écrasant ou détruisant un grand nombre et ne se retirant de l'action qu'après la mise hors de combat de la plus grande partie de leurs équipages.

17e GROUPE D'ARTILLERIE D'ASSAUT
J.O. du 24 janvier 1919 - Page 925

1° Compris dans la citation ci-après : Le groupement 4 d'artillerie d'assaut comprenant le groupe A. S. 17 et les ..., sous le commandement du chef d'escadron Chanoine : merveilleux instrument de combat, dont la préparation morale et matérielle touchait à la perfection. Furieux d'avoir vainement cherché à s'employer lors des opérations de juin 1918, donne une première idée de sa valeur en opérant brillamment au succès du 9 juillet. Puis, son heure étant venue, attaque avec une fougue remarquable, le 18 juillet, assurant à son infanterie une progression de plus de 10 kilomètres dans les lignes ennemies. Affirme sa ténacité, son ardeur combative et sa maitrise, en s'engageant de nouveau avec succès, les 19, 21 et 23 juillet, sans souci de ses pertes et de la fatigue de ses équipages. Par sa bravoure et son esprit de sacrifice, a su forcer l'admiration difficile d'une infanterie brave entre toutes. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 septembre 1918. )

2° Compris dans la citation collective ci-après : Groupes d'artillerie d'assaut 17 et ..., sous le commandement du chef d'escadron Chanoine : groupes animés d'un moral élevé, d'une belle ardeur combative et d'un remarquable esprit d'offensive. Le 12 septembre 1918, après un débouché difficile, ont rejoint rapidement l'infanterie d'attaque arrêtée devant un village tête de pont et assuré la conquête de cette importante position, en y entraînant l'infanterie américaine. Le 26 septembre 1918, après un brillant combat livré pour la conquête d'un village, ont repris aussitôt l'attaque. Le 27 septembre, ont attaqué et livré à l'infanterie américaine, arrêtée à ce point depuis vingt-quatre heures, un village et une position importante hérissée de mitrailleuses ennemies. Le 28 septembre, se sont portés à l'attaque de l'objectif suivant, en ont réduit les défenses, y entrainant l'infanterie américaine. — ( Ordre du 21 décembre 1918. )

33e GROUPE D'ARTILLERIE D'ASSAUT
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8696

1° Sous les ordres du capitaine de Lafontaine : Engagé en terrain inconnu quelques heures après son débarquement, a combattu comme à la manœuvre en faisant l'admiration de son infanterie qui l'a salué de ses acclamations. A détruit plus de 30 mitrailleuses, repoussé deux contre-attaques, contrebattu une batterie d'artillerie, entraînant sans souci de ses pertes, la troupe d'attaque à la conquête de ses objectifs. — ( Décision du général commandant en chef, du 24 juillet 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le groupement A.S. 10, comprenant les groupes A.S. 33 et ... : Sous le commandement du chef de bataillon de Violet, avait déjà, lors de la contre-attaque de Méry, le 11 juin 1918, montré les plus belles qualités de courage et d'abnégation. A peine reconstitué, s'est engagé à nouveau le ..., entraînant, avec feu, l'infanterie et lui permettant par son aide efficace, d'effectuer une progression importante dans les lignes ennemies ; puis, reconstituant inlassablement des unités de combat, s'est engagé avec un remarquable brio, les ..., se dévouant jusqu'à son dernier homme et jusqu'à son dernier char. A ajouté ainsi à ses brillantes qualités d'allant, la ténacité et l'endurance.

COMPAGNIE 301 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 16 janvier 1919 - Page 599

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 1er bataillon de chars légers du 501e régiment d'artillerie d'assaut, comprenant la compagnie 301 et les ... : unité d'élite, toujours prête à s'acquitter avec entrain des missions les plus difficiles, se reconstituant rapidement après le combat pour être prête à de nouveaux efforts. Entraînée par la bravoure exemplaire de son chef, le commandant Goubernard, elle s'est particulièrement distinguée le 18, le 21 et le 23 juillet 1918, réalisant chaque fois une progression importante, reprenant inlassablement le combat pour repousser toutes les contre-attaques de l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 octobre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 1er bataillon de chars légers, sous les ordres du commandant Goubernard, comprenant la 301e compagnie, sous les ordres du capitaine Camus, et la ... : superbe unité qui a fait preuve, en toute occasion, d'un entrain, d'une capacité manœuvrière et d'un esprit de sacrifice au-dessus de tout éloge. Les 3 et 4 octobre 1918, malgré le mauvais temps et l'état déplorable du terrain ; a réussi à appuyer efficacement l'attaque de l'infanterie sur la position des Flandres. Bien qu'ayant subi des pertes sévères, s'est reconstituée assez rapidement pour pouvoir donner à l'infanterie, sans interruption pendant six jours consécutifs, du 14 au 20 octobre, l'appui de ses chars, le personnel fournissant un effort extraordinaire de nuit et de jour. A provoqué à plusieurs reprises, par les actes de bravoure de son personnel et la liaison intime établie avec les camarades de l'infanterie, l'enthousiasme et les témoignages de gratitude de ceux-ci. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 30 novembre 1918. )

COMPAGNIE 302 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 16 janvier 1919 - Page 599

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 1er bataillon de chars légers du 501e régiment d'artillerie d'assaut, comprenant la compagnie 302 et les ... : unité d'élite, toujours prête à s'acquitter avec entrain des missions les plus difficiles, se reconstituant rapidement après le combat pour être prête à de nouveaux efforts. Entraînée par la bravoure exemplaire de son chef, le commandant Goubernard, elle s'est particulièrement distinguée le 18, le 21 et le 23 juillet 1918, réalisant chaque fois une progression importante, reprenant inlassablement le combat pour repousser toutes les contre-attaques de l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 octobre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 1er bataillon de chars légers, sous les ordres du commandant Goubernard, comprenant la 302e compagnie, sous les ordres du capitaine Jame, et la ... : superbe unité qui a fait preuve, en toute occasion, d'un entrain, d'une capacité manœuvrière et d'un esprit de sacrifice au-dessus de tout éloge. Les 3 et 4 octobre 1918, malgré le mauvais temps et l'état déplorable du terrain ; a réussi à appuyer efficacement l'attaque de l'infanterie sur la position des Flandres. Bien qu'ayant subi des pertes sévères, s'est reconstituée assez rapidement pour pouvoir donner à l'infanterie, sans interruption pendant six jours consécutifs, du 14 au 20 octobre, l'appui de ses chars, le personnel fournissant un effort extraordinaire de nuit et de jour. A provoqué à plusieurs reprises, par les actes de bravoure de son personnel et la liaison intime établie avec les camarades de l'infanterie, l'enthousiasme et les témoignages de gratitude de ceux-ci. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 30 novembre 1918. )

COMPAGNIE 303 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 4 mai 1919 - Page 4603

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 1er bataillon de chars légers du 501e régiment d'artillerie d'assaut : Comprenant la compagnie 303 et les ... : Unité d'élite, toujours prête à s'acquitter, avec entrain, des missions les plus difficiles, se reconstituant rapidement après le combat pour être prête à de nouveaux efforts. Entraînée par la bravoure exemplaire de son chef, le commandant Goubernard, elle s'est particulièrement distinguée le 18, le 21 et le 23 juillet 1918, réalisant, chaque fois, une progression importante, reprenant inlassablement le combat pour repousser toutes les contre-attaques de l'ennemi. — ( Ordre du 15 octobre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 1er bataillon de chars légers du 501e régiment d'artillerie d'assaut ( comprenant la compagnie 303 et les ... ) : Sous le commandement supérieur du commandant Velpry, ont mené, au cours du mois de juin dernier, douze attaques qui, après avoir brisé les tentatives d'un ennemi nombreux et enhardi par de récents succès, ont entraîné maintes fois notre infanterie au cœur des lignes ennemies. — ( Ordre du 21 mars 1919. )

COMPAGNIE 304 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 4 mai 1919 - Page 4603

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 2e bataillon du 501e régiment d'artillerie d'assaut : Comprenant la compagnie 304 et les ... : Brillante unité de combat qui, sous l'entraînante action de son chef, le capitaine Vigneron, a montré, pendant les combats du 25 au 30 septembre 1918, en Champagne, le plus magnifique esprit de courage, d'abnégation et d'endurance. Après avoir, pendant les journées du 26 au 30 septembre, ouvert à l'infanterie de deux divisions successives une brèche profonde de six kilomètres dans les positions que l'ennemi défendait avec acharnement, a, malgré les pertes subies et l'extrême fatigue du personnel et du matériel, repris le combat, le 3 octobre, avec une nouvelle division dont elle a précédé l'attaque pendant plus de trois kilomètres ; s'est reconstituée sur place et a pris à nouveau une part glorieuse aux opérations du 8 octobre. — ( Ordre du 22 février 1919. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 2e bataillon du 501e régiment d'artillerie d'assaut ( comprenant la compagnie 304 et les ... ) : Sous le commandement supérieur du commandant Velpry, ont mené, au cours du mois de juin dernier, douze attaques qui, après avoir brisé les tentatives d'un ennemi nombreux et enhardi par de récents succès, ont entraîné maintes fois notre infanterie au cœur des lignes ennemies. — ( Ordre du 21 mars 1919. )

COMPAGNIE 305 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 4 mai 1919 - Page 4603

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 2e bataillon du 501e régiment d'artillerie d'assaut : Comprenant la compagnie 305 et les ... : Brillante unité de combat qui, sous l'entraînante action de son chef, le capitaine Vigneron, a montré, pendant les combats du 25 au 30 septembre 1918, en Champagne, le plus magnifique esprit de courage, d'abnégation et d'endurance. Après avoir, pendant les journées du 26 au 30 septembre, ouvert à l'infanterie de deux divisions successives une brèche profonde de six kilomètres dans les positions que l'ennemi défendait avec acharnement, a, malgré les pertes subies et l'extrême fatigue du personnel et du matériel, repris le combat, le 3 octobre, avec une nouvelle division dont elle a précédé l'attaque pendant plus de trois kilomètres ; s'est reconstituée sur place et a pris à nouveau une part glorieuse aux opérations du 8 octobre. — ( Ordre du 22 février 1919. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 2e bataillon du 501e régiment d'artillerie d'assaut, comprenant la compagnie 305 et les ..., sous le commandement supérieur du commandant Velpry, ont mené, au cours du mois de juin dernier, douze attaques qui, après avoir brisé les tentatives d'un ennemi nombreux et enhardi par de récents succès, ont entraîné maintes fois notre infanterie au cœur des lignes ennemies. — ( Ordre du 21 mars 1919. )

COMPAGNIE 306 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 4 mai 1919 - Page 4603

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 2e bataillon du 501e régiment d'artillerie d'assaut, comprenant la compagnie 306 et les ... : Brillante unité de combat qui, sous l'entraînante action de son chef, le capitaine Vigneron, a montré, pendant les combats du 25 au 30 septembre 1918, en Champagne, le plus magnifique esprit de courage, d'abnégation et d'endurance. Après avoir, pendant les journées du 26 au 30 septembre, ouvert à l'infanterie de deux divisions successives une brèche profonde de six kilomètres dans les positions que l'ennemi défendait avec acharnement, a, malgré les pertes subies et l'extrême fatigue du personnel et du matériel, repris le combat, le 3 octobre, avec une nouvelle division dont elle a précédé l'attaque pendant plus de trois kilomètres ; s'est reconstituée sur place et a pris à nouveau une part glorieuse aux opérations du 8 octobre. — ( Ordre du 22 février 1919. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 2e bataillon du 501e régiment d'artillerie d'assaut, compagnie 306 et les ... : Sous le commandement supérieur du commandant Velpry, ont mené, au cours du mois de juin dernier, douze attaques qui, après avoir brisé les tentatives d'un ennemi nombreux et enhardi par de récents succès, ont entraîné maintes fois notre infanterie au cœur des lignes ennemies. — ( Ordre du 21 mars 1919. )

COMPAGNIE 313 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 18 octobre 1919 - Page 11540

1° Comprise dans la citation collective ci-après : 5e bataillon de chars légers ( compagnie 313 et les ... ) : Sous le commandement du chef de bataillon Besse ( capitaines Billy et Moyse, lieutenant Boisdon, commandants de compagnie ), a livré du 21 août au 2 septembre 1918, des combats très durs au cours desquels se sont manifestés son entrain, son ardeur, son esprit de sacrifice et ses belles qualités manœuvrières. A puissamment aidé la progression de l'infanterie sur un terrain semé de nids de mitrailleuses, et a fait payer cher à l'ennemi les pertes sévères qu'il a lui-même subies. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 novembre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : 5e bataillon de chars légers du 502e régiment de chars blindés ( compagnie 313 et les ... ) : Sous le commandement du chef de bataillon Besse, ce bataillon, après avoir pris part le 15 septembre 1918, à une contre-attaque dans des conditions particulièrement difficiles et être resté engagé deux jours consécutifs a pu, malgré les pertes importantes en matériel et en personnel, être remis en ligne deux jours après dans un secteur voisin et prendre part à une nouvelle contre-attaque, montrant ainsi chez tout le personnel une très grande énergie et une ardeur remarquable. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 20 septembre 1919. )

COMPAGNIE 314 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 18 octobre 1919 - Page 11540

1° Comprise dans la citation collective ci-après : 5e bataillon de chars légers ( compagnie 314 et les ... ) : Sous le commandement du chef de bataillon Besse ( capitaines Billy et Moyse, lieutenant Boisdon, commandants de compagnie ), a livré du 21 août au 2 septembre 1918, des combats très durs au cours desquels se sont manifestés son entrain, son ardeur, son esprit de sacrifice et ses belles qualités manœuvrières. A puissamment aidé la progression de l'infanterie sur un terrain semé de nids de mitrailleuses, et a fait payer cher à l'ennemi les pertes sévères qu'il a lui-même subies. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 novembre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : 5e bataillon de chars légers du 502e régiment de chars blindés ( compagnie 314 et les ... ) : Sous le commandement du chef de bataillon Besse, ce bataillon, après avoir pris part le 15 septembre 1918, à une contre-attaque dans des conditions particulièrement difficiles et être resté engagé deux jours consécutifs a pu, malgré les pertes importantes en matériel et en personnel, être remis en ligne deux jours après dans un secteur voisin et prendre part à une nouvelle contre-attaque, montrant ainsi chez tout le personnel une très grande énergie et une ardeur remarquable. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 20 septembre 1919. )

COMPAGNIE 315 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 18 octobre 1919 - Page 11540

1° Comprise dans la citation collective ci-après : 5e bataillon de chars légers ( compagnie 315 et les ... ) : Sous le commandement du chef de bataillon Besse ( capitaines Billy et Moyse, lieutenant Boisdon, commandants de compagnie ), a livré du 21 août au 2 septembre 1918, des combats très durs au cours desquels se sont manifestés son entrain, son ardeur, son esprit de sacrifice et ses belles qualités manœuvrières. A puissamment aidé la progression de l'infanterie sur un terrain semé de nids de mitrailleuses, et a fait payer cher à l'ennemi les pertes sévères qu'il a lui-même subies. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 novembre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : 5e bataillon de chars légers du 502e régiment de chars blindés ( compagnie 315 et les ... ) : Sous le commandement du chef de bataillon Besse, ce bataillon, après avoir pris part le 15 septembre 1918, à une contre-attaque dans des conditions particulièrement difficiles et être resté engagé deux jours consécutifs a pu, malgré les pertes importantes en matériel et en personnel, être remis en ligne deux jours après dans un secteur voisin et prendre part à une nouvelle contre-attaque, montrant ainsi chez tout le personnel une très grande énergie et une ardeur remarquable. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 20 septembre 1919. )

COMPAGNIE 319 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 18 octobre 1919 - Page 11540

1° A fait preuve au cours de la deuxième bataille de la Marne, du 18 au 25 juillet 1918, sous les ordres de son brave commandant, le capitaine de Bourbon-Chalus, de magnifiques qualités de mordant. Grâce à l'habileté manœuvrière et à la bravoure de ses équipages, a pu réduire de nombreux nids de résistance ennemis ( mitrailleuses, etc. ) et a ainsi fort efficacement appuyé la progression de l'infanterie. — ( Ordre du 21 juillet 1919. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : 7e bataillon de chars légers du 503e régiment de chars blindés ( compagnie 319 et les ... ) : A fait preuve au cours des combats du 30 août au 3 septembre 1918, puis du 14 au 16 septembre, sous le vibrant commandement du chef de bataillon d'Angerville, des plus belles qualités de mordant, de bravoure et de ténacité. A ainsi apporté à plusieurs grandes unités un appui très efficace et étroitement coopéré à la progression de l'infanterie. N'a cessé de témoigner, malgré de sérieuses pertes et le caractère acharné de la bataille, de la volonté de combattre, donnant ainsi la marque d'un esprit de sacrifice qui mérite les plus vifs éloges. — ( Ordre du 20 septembre 1919. )

COMPAGNIE 320 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 18 octobre 1919 - Page 11540

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Compagnie 320 et les ... du 503e régiment de chars légers : Ont fait preuve au cours de la deuxième bataille de la Marne, du 18 au 25 juillet 1918, sous les ordres de son brave commandant, le capitaine de Bourbon-Chalus, de magnifiques qualités de mordant. Grâce à l'habileté manœuvrière et à la bravoure de ses équipages, a pu réduire de nombreux nids de résistance ennemis ( mitrailleuses, etc. ) et a ainsi fort efficacement appuyé la progression de l'infanterie. — ( Ordre du 21 juillet 1919. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : 7e bataillon de chars légers du 503e régiment de chars blindés ( compagnie 320 et les ... ) : A fait preuve au cours des combats du 30 août au 3 septembre 1918, puis du 14 au 16 septembre, sous le vibrant commandement du chef de bataillon d'Angerville, des plus belles qualités de mordant, de bravoure et de ténacité. A ainsi apporté à plusieurs grandes unités un appui très efficace et étroitement coopéré à la progression de l'infanterie. N'a cessé de témoigner, malgré de sérieuses pertes et le caractère acharné de la bataille, de la volonté de combattre, donnant ainsi la marque d'un esprit de sacrifice qui mérite les plus vifs éloges. — ( Ordre du 20 septembre 1919. )

COMPAGNIE 321 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 18 octobre 1919 - Page 11540

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Compagnie 321 et les ... du 503e régiment de chars légers : Ont fait preuve au cours de la deuxième bataille de la Marne, du 18 au 25 juillet 1918, sous les ordres de son brave commandant, le capitaine de Bourbon-Chalus, de magnifiques qualités de mordant. Grâce à l'habileté manœuvrière et à la bravoure de ses équipages, a pu réduire de nombreux nids de résistance ennemis ( mitrailleuses, etc. ) et a ainsi fort efficacement appuyé la progression de l'infanterie. — ( Ordre du 21 juillet 1919. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : 7e bataillon de chars légers du 503e régiment de chars blindés ( compagnie 321 et les ... ) : A fait preuve au cours des combats du 30 août au 3 septembre 1918, puis du 14 au 16 septembre, sous le vibrant commandement du chef de bataillon d'Angerville, des plus belles qualités de mordant, de bravoure et de ténacité. A ainsi apporté à plusieurs grandes unités un appui très efficace et étroitement coopéré à la progression de l'infanterie. N'a cessé de témoigner, malgré de sérieuses pertes et le caractère acharné de la bataille, de la volonté de combattre, donnant ainsi la marque d'un esprit de sacrifice qui mérite les plus vifs éloges. — ( Ordre du 20 septembre 1919. )

COMPAGNIE 322 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 14 octobre 1919 - Page 11318

1° Comprise dans la citation collective ci-après : 8e bataillon de chars légers : Sous le commandement énergique du chef d'escadron Bloch ( Paul ), le 8e bataillon de chars légers, comprenant les compagnies A. S. 322 et les ..., s'est fait remarquer au cours des durs combats des 31 août, 2, 3 et 14 septembre 1918, par la bravoure, la vigueur, la ténacité de ses cadres et équipages. A appuyé efficacement et successivement la progression de plusieurs divisions d'infanterie et a fait preuve, notamment au cours des combats du 14 septembre, malgré de grosses difficultés de terrain et de sérieuses pertes, d'un esprit de mordant et de sacrifice au-dessus de tout éloge. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 novembre 1918. )

2° Comprise dans la citation ci-après : Les compagnies 322 de chars légers et les ... ont fait preuve, au cours de la deuxième bataille de la Marne du 18 au 25 juillet 1918, de magnifiques qualités de mordant. Grâce à l'habileté manœuvrière et à la bravoure de leurs équipages, ont pu réduire de nombreux nids de résistance ennemis ( mitrailleuses, etc. ) et ont ainsi fort efficacement appuyé la progression de l'infanterie. — ( Ordre du 21 juillet 1919. )

COMPAGNIE 323 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 329

1° Sous le commandement énergique du capitaine Billy, s'est révélé, dès ses premiers engagements, comme une unité de grande capacité offensive. En particulier, aux combats des 25 et 26 juillet 1918, a, par sa capacité manœuvrière et l'héroïsme de ses équipages, très efficacement appuyé la progression de l'infanterie. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 octobre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : 8e bataillon de chars légers : Sous le commandement énergique du chef d'escadron Bloch ( Paul ), le 8e bataillon de chars légers, comprenant les compagnies A. S. 323 et les ..., s'est fait remarquer au cours des durs combats des 31 août, 2, 3 et 14 septembre 1918, par la bravoure, la vigueur, la ténacité de ses cadres et équipages. A appuyé efficacement et successivement la progression de plusieurs divisions d'infanterie et a fait preuve, notamment au cours des combats du 14 septembre, malgré de grosses difficultés de terrain et de sérieuses pertes, d'un esprit de mordant et de sacrifice au-dessus de tout éloge. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 novembre 1918. )

COMPAGNIE 324 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 14 octobre 1919 - Page 11318

1° Comprise dans la citation collective ci-après : 8e bataillon de chars légers : Sous le commandement énergique du chef d'escadron Bloch ( Paul ), le 8e bataillon de chars légers, comprenant les compagnies A. S. 324 et les ..., s'est fait remarquer au cours des durs combats des 31 août, 2, 3 et 14 septembre 1918, par la bravoure, la vigueur, la ténacité de ses cadres et équipages. A appuyé efficacement et successivement la progression de plusieurs divisions d'infanterie et a fait preuve, notamment au cours des combats du 14 septembre, malgré de grosses difficultés de terrain et de sérieuses pertes, d'un esprit de mordant et de sacrifice au-dessus de tout éloge. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 novembre 1918. )

2° Comprise dans la citation ci-après : La compagnie 324 de chars légers et les ... ont fait preuve, au cours de la deuxième bataille de la Marne du 18 au 25 juillet 1918, de magnifiques qualités de mordant. Grâce à l'habileté manœuvrière et à la bravoure de leurs équipages, ont pu réduire de nombreux nids de résistance ennemis ( mitrailleuses, etc. ) et ont ainsi fort efficacement appuyé la progression de l'infanterie. — ( Ordre du 21 juillet 1919. )

COMPAGNIE 327 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10879

1° Engagée les 20, 21 et 24 juillet 1918, sous l'énergique commandement du capitaine Gorse, a réduit, par son mordant, son audace et son habileté manœuvrière, la plupart des résistances ennemies ( nombreux nids de mitrailleuses, batteries ) qui entravaient la progression de l'infanterie et lui a permis d'atteindre rapidement tous ses objectifs. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 octobre 1918. )

2° Unité qui, sous l'impulsion énergique de son chef, le capitaine Gorse, est devenu un brillant instrument de combat. Aux combats des 28 août et 14 septembre 1918, s'est portée à l'attaque de positions ennemies puissamment organisées, a détruit de nombreuses mitrailleuses et en a ramené deux. Malgré un bombardement très violent, s'est reconstituée par trois fois sous le feu de l'ennemi, donnant ainsi un exemple d'ardeur et de ténacité au-dessus de tout éloge. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 octobre 1918. )

COMPAGNIE 328 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 25 mai 1919 - Page 5393

1° A fait preuve de la plus grande énergie et du plus grand esprit de sacrifice pendant les attaques d'un régiment d'infanterie dans un terrain excessivement difficile et balayé par l'artillerie contre chars, les minen et les mitrailleuses. Y a subi des pertes sérieuses en personnel et en matériel sans que son ardeur se soit ralentie un seul instant. A rendu, par son sacrifice, le maximum de services que l'infanterie pouvait attendre, dans les conditions de l'attaque, d'une compagnie d'artillerie d'assaut. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 9 janvier 1919. )

2° Sous l'impulsion énergique de son chef le commandant Darney, s'est engagé dans la bataille, le 1er août 1918, pour la conquête de la crête du Grand-Rozoy. A progressé, de haute lutte, sur un terrain battu par des feux violents d'artillerie, de canons et de fusils antitanks, surmontant tous les obstacles ( réseaux, abattis, tranchées ), réduisant les nids de mitrailleuses, a entraîné les vagues d'assaut et leur a permis d'enlever et d'occuper la crête de l'Orme du Grand-Rozoy, la cote 197 et les bois du Pégase. Continuant l'attaque, malgré de lourdes pertes, est parvenu jusqu'aux lisières du village de Courdoux et du bois du Bélier que l'infanterie a occupés grâce à son appui. A ainsi contribué pour une large part à l'enlèvement d'une position très forte, jugée de première importance par le commandement et dont l'occupation a obligé l'ennemi à reculer le lendemain de près de 20 kilomètres jusqu'à la Vesle. — ( Ordre du 12 avril 1919. )

COMPAGNIE 329 DE CHARS BLINDÉS
J.O. du 18 octobre 1919 - Page 11540

1° Comprise dans la citation ci-après : Le 10e bataillon du 504e R. A. S. ( comprenant la compagnie 329 et les ... ) : Sous l'impulsion énergique de son chef, le commandant Darney, s'est engagé dans la bataille, le 1er août 1918, pour la conquête de la crête du Grand-Rozoy. A progressé, de haute lutte, sur un terrain battu par des feux violents d'artillerie, de canons et de fusils antitanks, surmontant tous les obstacles ( réseaux, abattis, tranchées ), réduisant les nids de mitrailleuses, a entraîné les vagues d'assaut et leur a permis d'enlever et d'occuper la crête de l'Orme du Grand-Rozoy, la cote 197 et les bois du Pégase. Continuant l'attaque, malgré de lourdes pertes, est parvenu jusqu'aux lisières du village de Courdoux et du bois du Bélier que l'infanterie a occupés grâce à son appui. A ainsi contribué pour une large part à l'enlèvement d'une position très forte, jugée de première importance par le commandement et dont l'occupation a obligé l'ennemi à reculer le lendemain de près de 20 kilomètres jusqu'à la Vesle. — ( Ordre du 12 avril 1919. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 10e bataillon de chars légers du 504e régiment de chars blindés ( comprenant les compagnies 329 et ... ) : Sous les ordres du chef de bataillon Darney, a coopéré du 26 au 29 septembre 1918, en Champagne, à l'attaque de positions puissamment organisées, vigoureusement défendues et ayant résisté jusque-là à toutes les attaques au cours de quatre années de guerre. A permis par son concours à la division qu'il accompagnait une progression de 7 kilomètres. A repris le combat avec ses disponibilités, les 3 et 8 octobre 1918, et dans cette dernière journée, a permis à son infanterie une progression de 3 kilomètres dans les lignes ennemies. — ( Ordre du 20 septembre 1919. )

COMPAGNIE 330 DE CHARS BLINDÉS
J.O. du 18 octobre 1919 - Page 11540

1° Comprise dans la citation ci-après : Le 10e bataillon du 504e R. A. S. ( comprenant la compagnie 330 et les ... ) : Sous l'impulsion énergique de son chef, le commandant Darney, s'est engagé dans la bataille, le 1er août 1918, pour la conquête de la crête du Grand-Rozoy. A progressé, de haute lutte, sur un terrain battu par des feux violents d'artillerie, de canons et de fusils antitanks, surmontant tous les obstacles ( réseaux, abattis, tranchées ), réduisant les nids de mitrailleuses, a entraîné les vagues d'assaut et leur a permis d'enlever et d'occuper la crête de l'Orme du Grand-Rozoy, la cote 197 et les bois du Pégase. Continuant l'attaque, malgré de lourdes pertes, est parvenu jusqu'aux lisières du village de Courdoux et du bois du Bélier que l'infanterie a occupés grâce à son appui. A ainsi contribué pour une large part à l'enlèvement d'une position très forte, jugée de première importance par le commandement et dont l'occupation a obligé l'ennemi à reculer le lendemain de près de 20 kilomètres jusqu'à la Vesle. — ( Ordre du 12 avril 1919. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 10e bataillon de chars légers du 504e régiment de chars blindés ( comprenant la compagnie 330 et les ... ) : Sous les ordres du chef de bataillon Darney, a coopéré du 26 au 29 septembre 1918, en Champagne, à l'attaque de positions puissamment organisées, vigoureusement défendues et ayant résisté jusque-là à toutes les attaques au cours de quatre années de guerre. A permis par son concours à la division qu'il accompagnait une progression de 7 kilomètres. A repris le combat avec ses disponibilités, les 3 et 8 octobre 1918, et dans cette dernière journée, a permis à son infanterie une progression de 3 kilomètres dans les lignes ennemies. — ( Ordre du 20 septembre 1919. )

COMPAGNIE 356 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 25 mai 1919 - Page 5394

1° Comprise dans la citation ci-après : Le 507e régiment d'artillerie d'assaut, sous les ordres du commandant Clayeux et des chefs de bataillon Hallez, Lourdel-Henaut, Wattel : composé du 19e bataillon de chars légers ( compagnie 356 et les ... ) et les ... : chargé d'aider les chasseurs de la 47e division à faire tomber la résistance ennemie sur un front solidement tenu, a fait preuve, dans trois attaques successives, les 26, 27 et 30 octobre 1918, d'une science tactique remarquable et de qualités d'endurance, de bravoure et d'énergie exceptionnelles. Malgré une organisation défensive puissante, qui a occasionné la perte de nombreux chars, tant par le canon que par des explosions de mines souterraines, est arrivé tantôt à accompagner, tantôt à précéder les chasseurs et a traversé successivement trois lignes de résistance, aidant ainsi à la capture de 660 prisonniers, dont 15 officiers, de 12 canons et de nombreuses mitrailleuses, faisant lui-même par ses bonds avancés des prisonniers qui ont permis d'identifier deux fois l'adversaire. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 31 janvier 1919. )

2° Sous les ordres du lieutenant Begarie, a puissamment secondé les efforts des ... au cours des combats des 17 et 18 octobre 1918. Manœuvrant en intimité parfaite avec les chasseurs, a ouvert les passages aux bataillons d'attaque et notablement facilité la prise de possession du village du Petit-Verly, fortement défendu par l'ennemi. — ( Ordre du 3 février 1919. )

 

 


 

 

ARTILLERIE

 

 

2e RÉGIMENT D'ARTILLERIE – 101e BATTERIE DE 58 T.
( ancienne 124e batterie de 58 T. du 6e régiment d'artillerie )
J.O. du 25 novembre 1917 - Page 9488

1° Batterie d'élite sous les ordres du lieutenant Curis, qui n'a cessé, depuis sa formation, de se distinguer sur tous les champs de bataille. En Champagne, à Verdun, sur la Somme, au Chemin-des-Dames, partout elle lutte en faisant preuve de la plus belle endurance et d'un esprit de sacrifice digne des plus grands éloges. — ( Ordre général n° 335, du 12 août 1917. )

2° Déjà citée à l'ordre de l'armée pour l'endurance et l'esprit de sacrifice dont elle a toujours fait preuve, vient de se distinguer à nouveau au cours de l'attaque des 23 et 25 octobre 1917. Sous les ordres du lieutenant Curis, en action nuit et jour, oubliant les fatigues d'une laborieuse préparation, au cours de laquelle elle avait complètement détruit les organisations ennemies, a accompagné l'infanterie dans sa progression, en servant, malgré le feu violent de l'ennemi, une de ses batteries. A contribué ainsi à réduire un important nid de mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1917. )

7e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 763

1° Compris dans la citation collective ci-après : La 19e division d'infanterie, sous les ordres du général Trouchaud, et comprenant : le 7e régiment d'artillerie ( lieutenant-colonel d'Hangouwart ). A fait preuve pendant quatre mois de combats sans interruption ( 29 mai - 6 août 1918 ) de qualités militaires hors de pair. Aussi solide dans la défense qu'acharné dans l'attaque, a, du 29 mai au 8 juillet, arrêté les Allemands au nord de l'Aisne et a capturé sur ce champ de bataille près de mille cinq cents prisonniers et cent vingt mitrailleuses ; a pris, du 21 juillet au 6 août 1918, une part spécialement glorieuse à la dernière offensive, se battant sans arrêt pendant quinze jours et faisant preuve d'une ténacité admirable ; s'est lancé, le 2 août, à la poursuite de l'ennemi en retraite et a atteint la Vesle la première de l'armée. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 août 1918. )

2° Sous le commandement du lieutenant-colonel d'Hangouwart, a montré, pendant les opérations qui se sont déroulées du 27 mai au 17 juin 1918, de superbes qualités manœuvrières et un splendide dévouement. A réussi, grâce à la bravoure et à l'initiative de tous, à aller au-devant des besoins de l'infanterie qu'il était chargé d'appuyer et a contribué à la réussite d'attaques extrêmement difficiles. En particulier les 5, 9, 12 et 17 juin, a rempli sans défaillance, sans le moindre ralentissement, toutes ses missions, malgré les bombardements extrêmement violents qu'il a subis. — ( Ordre du 7 décembre 1918. )

8e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 27 août 1918 - Page 7549

1° Cumpris dans la citation collective ci-après : Le 20e corps d'armée comprenant le 8e régiment d'artillerie et les ... : Pendant les journées des 26 et 27 septembre 1914, sur toutes les parties du front où il a été employé ; le 20e corps a toujours su progresser et entraîner la progression de ses voisins. Le 28, il a résisté aux attaques les plus furieuses et il a trouvé dans son ardeur assez de ressources pour passer à son tour à l'offensive, le 29 au matin. Le général commandant l'armée est heureux de féliciter le 20e corps. Dans l'Ouest comme précédemment dans l'Est, ce corps ne cesse de montrer les plus hautes qualités manœuvrières, une endurance qui ne se dément pas, une vigueur et un entrain que rien ne saurait abattre. — ( Ordre général n° 110 du 29 septembre 1914. — Complété par décision du général commandant en chef, du 30 décembre 1917. )

2° Corps d'élite où sont cultivées les plus belles traditions de l'arme. Sous les ordres du colonel Kauffer, en février et mars 1918, et malgré des pertes, a assuré la défense intégrale d'un secteur particulièrement soumis à d'incessantes attaques de l'ennemi. A ensuite brillamment contribué à refouler de violentes attaques qui avaient débordé l'aile extérieure de la division. Sous les ordres du lieutenant-colonel Holtzapffel, a récemment brillamment soutenu les attaques de la division inspirant à l'infanterie une confiance absolue, et l'aidant puissamment à atteindre d'un seul coup tous ses objectifs. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 août 1918. )

9e RÉGIMENT D'ARTILLERIE – 103e BATTERIE DE TRANCHÉE
( ancienne 138e batterie du 49e régiment d'artillerie )
J.O. du 8 décembre 1917 - Page 9919

1° Du 28 juin au 4 juillet 1916, a effectué sous un bombardement intense de pièces de tous calibres, des tirs de la plus grande efficacité. Ayant perdu deux officiers, le lieutenant Goffard et le sous-lieutenant Guenot, n'a pas un seul instant diminué l'énergie de son action, grâce au sang-froid de son chef le lieutenant Dieulesaine et au courage calme et résolu de tout son personnel. — ( Ordre n° 230 du 14 juillet 1916. )

2° Les ...es batteries des ...es régiments d'artillerie, ont fait preuve sous les ordres du capitaine Marie, commandant de groupe, d'une activité et d'une crânerie admirables, en établissant et ravitaillant en quinze jours des positions de premières lignes sous des bombardements continuels qui bouleversaient chaque jour les travaux. Malgré un effectif réduit et des pertes très sensibles, ont détruit toutes les défenses et travaux de première ligne de l'ennemi et ont contribué ainsi puissamment à la réussite d'une attaque, en ouvrant un large passage à l'infanterie. — ( Décision du général commandant en chef, du 25 novembre 1917. )

9e RÉGIMENT D'ARTILLERIE – 104e BATTERIE DE TRANCHÉE
( ancienne 110e batterie de 58 du 59e régiment d'artillerie )
J.O. du 8 décembre 1917 - Page 9919

1° Sous les ordres du capitaine Marie, a fait preuve, pendant l'attaque du 15 mars 1916, d'un courage magnifique en continuant le feu, sous un bombardement violent, malgré l'explosion d'un dépôt de munitions qui avait fait sauter 6 pièces et tout le personnel qui les servait. — ( Ordre n° 533 du 30 mars 1916. )

2° Les es batteries des es régiments d'artillerie, ont fait preuve sous les ordres du capitaine Marie, commandant de groupe, d'une activité et d'une crânerie admirables, en établissant et ravitaillant en quinze jours des positions de premières lignes sous des bombardements continuels qui bouleversaient chaque jour les travaux. Malgré un effectif réduit et des pertes très sensibles, ont détruit toutes les défenses et travaux de première ligne de l'ennemi et ont contribué ainsi puissamment à la réussite d'une attaque, en ouvrant un large passage à l'infanterie. — ( Décision du général commandant en chef, du 25 novembre 1917. )

9e RÉGIMENT D'ARTILLERIE – 104e BATTERIE DE 58
J.O. du 29 septembre 1917 - Page 7689

1° Sous les ordres du capitaine de La Tenardière, a contribué puissamment pendant plusieurs jours et malgré le feu violent dirigé sur nos premières lignes, à la destruction des ouvrages de l'ennemi et à la préparation de l'assaut du 25 septembre, portée, après cet assaut, jusqu'aux limites les plus avancées du terrain conquis, a continué son œuvre vaillamment et malgré des pertes sensibles, au milieu de l'infanterie qu'elle a efficacement aidée à conserver ses nouvelles positions. — ( Ordre général n° 92 du 22 novembre 1915. )

2° Belle unité de tranchée solide et brave. Au mois d'août 1917, sous le commandement du sous-lieutenant Herviot, a puissamment contribué à la destruction des premières lignes ennemies en venant s'installer rapidement en deux points vus de l'adversaire, mais d'où son action pouvait être particulièrement efficace. A ensuite accompagné l'infanterie à l'attaque, avec des canons de montagne traînés à bras, sur les pentes bouleversées du Mort-Homme. — ( Décision du général commandant en chef, du 18 septembre 1917. )

10e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2729

1° Envoyé, sous le commandement du lieutenant-colonel Bernheim, en renforcement de l'artillerie de campagne d'une autre division, a rempli sa mission avec le dévouement le plus complet et un sens tactique remarquable. A su assurer, en permanence avec l'infanterie, la liaison la plus intime et l'observation poussée en avant avec la plus grande hardiesse. A contribué ainsi puissamment à l'enlèvement de positions fortement organisées depuis plus de deux ans et à la conservation des hauteurs conquises, malgré les réactions les plus opiniâtres de l'ennemi. — ( Ordre du 7 mai 1917. )

2° Superbe régiment qui, sous les ordres du lieutenant-colonel de Bourgues, a, au cours de la ruée allemande du 15 juillet, sur la Marne, poussé ses batteries jusque dans les réseaux de fils de fer de la position de résistance et, grâce à leur tir à vue directe sur les vagues ennemies, contribué puissamment à briser l'attaque. Malgré les pertes élevées, s'est maintenu jusqu'à épuisement complet sur ses positions qu'il a quittées sous le feu des mitrailleuses, sa mission accomplie. — ( Ordre du 2 février 1919. )

13e RÉGIMENT D'ARTILLERIE – 4e GROUPE
( Groupe d'artillerie à cheval de la 1re division de cavalerie. )
J.O. du 27 juin 1919 - Page 6599

1° Sous les ordres du chef d'escadron Devaux, a appuyé au cours de plusieurs journées de combat, un régiment d'infanterie, avec autant d'activité que de précision dans ses tirs. A puissamment contribué à arrêter plusieurs attaques ennemies, n'hésitant pas à porter ses pièces à découvert pour mieux assurer sa mission, et obtenant ainsi le maximum de rendement. — ( Ordre du 11 août 1918. )

2° Sous le commandement du capitaine Devaux, le groupe de l'A. D. C. I. ( 10e, 11e, 12e batteries du 13e régiment d'artillerie de campagne ), a rendu des services exceptionnels pendant les combats du 22 au 31 mars 1918, prêtant son appui constamment en première ligne, de l'Oise à l'Avre, successivement à six divisions différentes. A toujours montré le même entrain, la même ténacité, la même adresse dans les attaques, les contre-attaques et les changements de positions de batterie, donnant en toutes circonstances le plus bel exemple de sentiment du devoir et de profond mépris du danger. — ( Ordre du 13 mai 1919. )

15e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 19 novembre 1916 - Page 9950

1° Appelé dans la nuit du 27 au 28 février, à prendre position à découvert, sur un terrain battu par des obus de tous calibres, pour arrêter les efforts de l'ennemi, a rempli complètement sa mission grâce à l'énergie et aux habiles dispositions du lieutenant-colonel Jacquemin, son chef, et de ses commandants de groupe, les chefs d'escadron Bourrette, Atger et Dupont, et le capitaine Dufrendis. A tenu sur cette position jusqu'à la relève, le 6 avril, exécutant chaque jour, point par point, avec une conscience admirable, sous le feu violent de l'artillerie ennemie, et malgré les pertes les plus dures, un plan d'action très chargé et très efficace. — ( Ordre général n° 107 du 17 avril 1916. )

2° Régiment d'élite, déjà cité à l'ordre de l'armée. A affirmé à nouveau, sous les commandements successifs du lieutenant-colonel Jacquemin et du chef d'escadron Bourrette, au cours des huit semaines passées sur la Somme, les qualités dont il avait fait preuve à Verdun. Malgré ses pertes, malgré les difficultés résultant de l'état du terrain, a montré par des changements de position fréquents, que la défensive de la guerre de tranchée ne lui avait rien fait perdre de son esprit offensif et manœuvrier. A permis la conquête de trois positions allemandes successives, a assuré des tirs d'une violence et d'une continuité jusqu'alors inconnues ; a opposé aux tentatives de contre-attaques ennemies, d'infranchissables barrages, prouvant jusqu'au bout que son héroïsme était à la hauteur de tous les efforts. — ( Décision du général commandant en chef, du 5 novembre 1916. )

17e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 328

1° Régiment d'artillerie de campagne constituant, sous le commandement énergique et éclairé de son chef, le commandant Noguès, un instrument de guerre de premier ordre, toujours prêt aux missions d'appui de l'infanterie, devançant ses désirs, exploitant avec succès les péripéties du combat en conformité avec les intentions du commandement. Vient de donner une nouvelle preuve de ses brillantes qualités dans les glorieux combats du 23 juillet, des 8, 9, 10, 11 août 1918. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

2° Régiment qui vient de faire preuve, sous le commandement du lieutenant-colonel Noguès, des plus brillantes qualités d'entrain et d'esprit du devoir, aux attaques du 24 septembre au 13 octobre 1918, dans une région de Champagne, où il s'était déjà distingué en 1915. Quoique fortement éprouvé par une épidémie de grippe, malgré les difficultés du terrain et les pertes subies, s'est toujours porté audacieusement en avant pour appuyer son infanterie, poussant ses batteries jusque sous le feu des mitrailleuses ennemies et détachant, le 8 et le 9, des pièces isolées à deux cent cinquante mètres de la ligne pour prendre à revers un nid de résistance irréductible. En liaison constante et étroite avec son infanterie, ayant réussi à l'accompagner à vue pendant la majeure partie de sa progression, lui a apporté l'aide la plus efficace, lui permettant de réaliser une avance considérable de plus de 60 kilomètres. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 novembre 1918. )

20e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 1er mars 1919 - Page 2316

1° Sous la conduite énergique de son chef le lieutenant-colonel Maury, s'est particulièrement distingué au cours des combats livrés en août 1918 : animé du souci constant d'aider en toutes circonstances à la progression et à la protection de l'infanterie, s'est exposé en plusieurs circonstances critiques, notamment le 20 août 1918, accompagnant la poursuite, a poussé ses groupes sans souci de l'artillerie adverse à moins de 800 mètres de l'ennemi, lui infligeant de lourdes pertes et, le 23 août 1918, tandis que survolé et mitraillé à faible hauteur par une escadrille ennemie, il faisait échouer, par des tirs de barrage très meurtriers, une violente contre-attaque déclenchée pour reprendre une importante position conquise le jour même. — ( Décision du général commandant en chef, du 24 août 1918. )

2° Régiment qui a toujours soutenu l'infanterie de la 17e division avec le plus grand esprit de sacrifice depuis le début de la campagne. Après la rupture de la Hunding Stellung et la prise de Verneuil-sur-Serre auxquelles il a participé le 19 octobre 1918, en avançant des batteries avec le plus beau mépris du danger, a pris part à la poursuite de l'ennemi de la Serre au Thon, et quoique fortement ypérité, la nuit qui a précédé le repli allemand, a pu suivre de très près l'infanterie de la 17e division, malgré tous les obstacles accumulés sur sa route, passant trois rivières soit sur des ponts de fortune, soit à gué avec parfois de l'eau jusqu'au poitrail, et a réussi par ses tirs rapides et précis à empêcher l'ennemi de s'accrocher sur le Thon. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 9 janvier 1919. )

24e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 24 janvier 1919 - Page 924

1° Pendant la préparation et au cours de l'attaque d'avril 1917, a, sous le commandement du chef d'escadron Teulier, commandant le régiment, des chefs d'escadron Lartigue, Soulé, Millot, commandants de groupe, témoigné de remarquables qualités de bravoure, d'endurance et abnégation. A ainsi réussi à placer et à approvisionner ses neuf batteries dans une tranchée de soutien à 400 mètres de l'ennemi, surmontant à force d'énergie tenace les difficultés considérables qu'offraient un terrain détrempé par les pluies et les boyaux effondrés. A subi de grandes pertes d'officiers, d'hommes et de matériel sous des tirs de contre-préparation particulièrement violents. Le jour de l'attaque, n'a pas cessé de tirer sous un feu intense de gros calibres, dans des conditions techniques très difficiles. — ( Ordre du 19 octobre 1917. )

2° Régiment animé du plus bel esprit militaire. Malgré les pertes sérieuses subies au cours de la campagne, a toujours gardé un moral élevé. Le 26 et le 30 mars 1918, ses batteries ayant été engagées dans la bataille au fur et à mesure de leur débarquement, a contribué dans une large mesure à l'arrêt de l'ennemi, devant le mont Renaud, au cours des journées du 31 mai au 13 juin 1918, a participé, sous les ordres du lieutenant-colonel Dumas, aux durs combats livrés sur les plateaux ouest de Soissons, ses batteries se déployant dans les conditions les plus sévères devant un ennemi en marche et réussissant à le contenir. Au cours des opérations offensives, à l'ouest de Saint-Quentin, en août, septembre 1918 et sur la Serre en octobre 1918, a continué à faire preuve des mêmes remarquables qualités techniques et de la même audace, et a apporté ainsi le concours le plus efficace à l'infanterie qui, à plusieurs reprises, lui a témoigné spontanément sa confiance et sa reconnaissance. — ( Ordre du 23 décembre 1918. )

33e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 20 août 1918 - Page 7339

1° Régiment d'élite qu'anime une ardeur exemplaire, inspirée par le sentiment du devoir et l'esprit de sacrifice dont ses officiers, parmi lesquels il faut citer surtout le lieutenant-colonel Biraud et le capitaine Lesne de Molaing, tombés au champ d'honneur, donnent constamment de nouvelles preuves. Grâce à sa liaison parfaite avec la ligne de combat, ne cesse de procurer à l'infanterie de sa division un appui constant et efficace. S'est particulièrement distingué, lors des opérations offensives de mai 1917. Sous l'énergique impulsion de son chef le lieutenant-colonel Biraud, a contribué grandement, en juillet 1917, au maintien de nos positions dans un secteur en butte à des attaques violentes et répétées. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 septembre 1917. — Ordre général n° 305 du 13 septembre 1917. )

2° Sous le commandement du lieutenant-colonel Fourcaut, s'est distingué dans la journée du ... par sa ténacité et l'appui constant qu'il a prêté à son infanterie, aux prises avec des forces très supérieures. A fait subir à l'ennemi les plus lourdes pertes en continuant à tirer à courte portée et à vues directes, malgré le bombardement et la fusillade, réussissant à dégager son matériel, après avoir complètement rempli sa mission — ( Décision du général commandant en chef, du 31 juillet 1918. )

36e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10727

1° Brillant régiment, aimé de son infanterie, qu'il suit au plus près et qu'il couvre de barrages précis et instantanés. S'est distingué partout par son allant, son instruction soignée et sa camaraderie de combat ; en Lorraine, sur l'Oise, au bois des Loges, à Verdun ( mars 1916 ), sur la Somme ( octobre-novembre 1916 ) et au cours de la poursuite sur Saint-Quentin. Il a pris une part glorieuse à l'attaque du 20 août 1917 : dans les circonstances les plus dures, a tiré avec toutes ses pièces et a tenu sur ses positions, pendant plus d'un mois après l'attaque, malgré de lourdes pertes causées par des obus toxiques. — ( Décision du général comandant en chef, du 28 septembre 1918. )

2° Régiment d'élite, se distinguant en toutes occasions. Sous le commandement du lieutenant-colonel Carpentier, a pris la part la plus large aux succès des combats du 29 juillet et du 1er août 1918. En dépit de la résistance acharnée de l'ennemi, a contribué, par la puissance et la précision de ses tirs, à permettre à notre infanterie de progresser et de s'emparer de positions importantes, dont la possession a décidé de l'issue de la bataille. Malgré les pertes et les fatigues d'une bataille qui avait duré trois jours sans aucun repos, a pris la poursuite de l'ennemi en pleine nuit, à travers les terrains les plus difficiles et a réussi, au cours d'une progression de plus de quinze kilomètres, à être toujours en mesure de prêter à l'infanterie un appui efficace. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

42e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 329

1° Régiment qui a fait, au cours de la campagne, l'admiration des grandes unités qui l'ont employé. Au cours des opérations récentes, sous les ordres du lieutenant-colonel Sayet, n'a cessé d'apporter un appui très efficace à l'infanterie de la division, poussant l'esprit de sacrifice au plus haut degré en ne changeant de position qu'à quelques centaines de mètres de la ligne d'attaque, occasionnant à l'ennemi des pertes sévères, ne laissant sur le terrain qu'un caisson incendié, malgré les circonstances les plus difficiles. — ( Ordre du 24 juin 1918. )

2° S'est brillamment comporté, sous les ordres du lieutenant-colonel Sayet, au cours des opérations du 15 septembre au 15 octobre 1918, en Champagne. S'est particulièrement fait apprécier par la précision de ses tirs d'accompagnement et leur parfaite coordination avec les mouvements des troupes d'assaut ; dans la poursuite, a suivi les avant-gardes au plus près, se tenant étroitement lié à elles et donnant les preuves d'une ardeur poussée jusqu'à la témérité et d'une ténacité soutenue jusqu'à l'extrême limite des forces. — ( Décision du général commandant en chef, du 31 novembre 1918. )

44e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 1er mars 1919 - Page 2317

1° Régiment remarquable par son allant, son instruction parfaite et ses qualités manœuvrières. Après s'être distingué en Champagne-sur-les-Monts, les 27, 28, 29 mai, 21 et 22 juin 1917, a brillamment contribué à refouler les assauts de l'ennemi et à protéger notre infanterie pendant de récentes et dures journées. Malgré le bombardement des plus violents, auquel ses batteries furent soumises, de sévères pertes en personnel et la destruction de dix pièces par le tir ennemi, a intégralement assuré toutes les missions qui lui ont été confiées. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 août 1918. )

2° Sous le commandement du lieutenant-colonel Plombat et l'impulsion énergique de tous ses officiers, a fait preuve, du 26 octobre au 4 novembre 1918, d'un entrain et d'une endurance remarquables. Engagé, du 26 septembre au 13 octobre, en Champagne et sur l'Aisne, a puissamment contribué par l'efficacité de ses tirs, à briser la résistance de l'ennemi et en dernier lieu à assurer la conquête d'Orfeuil et de Semide. S'est particulièrement distingué, du 29 octobre au 4 novembre, en assurant d'une façon magistrale, grâce à un labeur incessant de jour et de nuit, l'exécution des attaques du bois de Voncq. A ainsi permis à l'infanterie d'enlever deux positions allemandes fortement organisées, de faire plusieurs centaines de prisonniers, de capturer deux batteries de 105, et plusieurs pièces de 77, par la rapidité et l'opportunité de ses déplacements traversant l'Aisne sous le feu ennemi, a appuyé l'infanterie au plus près et a facilité sa progression sur plus de 6 kilomètres. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 12 janvier 1919. )

46e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 2 février 1917 - Page 932

1° A, sous l'habile direction du général Franiatte, par des tirs bien appropriés, exécutés sans relâche, depuis le 15 mars 1916, de nuit comme de jour, sans souci de la fatigue ni des pertes, contribué tout d'abord à briser l'offensive allemande dans le secteur du Mort-Homme et de Cumières, préparé et appuyé ensuite les attaques, infligeant à l'ennemi de lourdes pertes en hommes et en matériel, et donnant à notre infanterie la plus belle confiance et la certitude du succès. Les canonniers des 46e, ...e régiment d'artillerie de campagne et du ...e régiment d'artillerie lourde, se sont montrés dignes de leurs camarades de l'infanterie. — ( Ordre n° 174 du 16 mai 1916. )

2° Les 3e, 4e et 5e groupes du 46e régiment d'artillerie, après s'être distingués aux Eparges et en Champagne, en 1915, et, devant Verdun, en juin 1916, en brisant les assauts de l'ennemi par des tirs d'une grande précision, viennent de donner, sur la Somme, un nouvel exemple de calme courage dans l'accomplissement de leur devoir militaire. Sous les ordres du lieutenant-colonel Hardy, chef d'une magnifique bravoure et d'une inlassable énergie, les batteries du 46e régiment d'artillerie ont, malgré un bombardement continu d'une extrême violence et les pertes subies, soutenu l'offensive de l'infanterie et lui ont permis d'atteindre ses objectifs, grâce à l'efficacité de ses tirs. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 janvier 1917. )

48e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2591

1° Régiment d'élite qui, fidèle à son esprit de corps et à ses traditions, a manifesté en toutes circonstances depuis le début de la campagne des sentiments militaires les plus élevés et s'est acquis l'affection et la reconnaissance des régiments d'infanterie de la division. Les 18 et 20 août 1918, sous le commandement du chef d'escadron Delouche, a coopéré efficacement, par la puissance de ses feux et l'ardeur de ses batteries hardiment portées en avant, aux magnifiques succès de l'infanterie engagée dans de durs combats. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

2° Régiment d'élite, animé des sentiments les plus élevés, gardant au cœur l'exemple de son chef le colonel Landel, tombé en octobre 1915, face à l'ennemi, d'une balle au front. A su pendant les années 1915-1916-1917, grâce à la compétence technique de ses chefs et à la vigilance de tous, assurer une protection efficace à son infanterie dans toutes les opérations auxquelles a pris part la division, notamment au bois d'Ailly, à Verdun et en Champagne. A fait preuve, au cours de l'année 1918, des plus belles qualités offensives, poussant hardiment ses batteries en avant et les ravitaillant abondamment au prix d'un labeur acharné. S'est distingué en dernier lieu pendant la réduction de la position fortifiée d'Aisonville-et-Bernoville et lors du franchissement du canal de la Sambre à l'Oise. Dans la défensive comme dans l'offensive, a acquis et conservé l'estime et la confiance absolue de ses fantassins. — ( Ordre du 20 janvier 1919. )

50e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2593

1° Dans les circonstances particulièrement difficiles de la guerre de mouvement, vient de fournir à trois reprises différentes un bel effort moral et physique. Officiers et hommes de troupe ont rivalisé d'entrain, d'endurance et de courage, aidant à bloquer les offensives ennemies de 1918, devant Hangard-en-Santerre et la Forêt de Retz, et contribuant puissamment, du 17 au 21 juillet, au succès de l'infanterie de la division dans la reprise de la rive Sud de la Marne, de Montvoisin à Port-à-Binson, où l'ennemi subissait de lourdes pertes et laissait entre nos mains plus de 10 canons et 150 mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

2° Régiment d'élite, très bien commandé par le lieutenant-colonel Salenave-Pousse, et qui, au cours de deux périodes de combats pénibles : opérations devant Verdun ( 21 juin-21 juillet 1916 ) et offensive de Champagne ( 6 avril-26 mai 1917 ) a fourni un effort considérable avec un moral toujours très élevé. Grâce au travail acharné de tous, officiers, sous-officiers et canonniers, hautement convaincus de la grave mission dont ils étaient chargés, le régiment a, par des tirs de barrage de jour et de nuit, contribué à arrêter les offensives violentes de l'ennemi sur le fort de Souville, préparé la reprise du village de Fleury, en Lorraine, et pris une part importante à la conquête du massif de Moronvilliers. — ( Ordre du 21 janvier 1919. )

51e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 225

1° Compris dans la citation collective ci-après : La 21e division d'infanterie, comprenant le 51e régiment d'artillerie et les ... : Le 7 juin 1915, devant la ferme de Toutvent, s'est portée à l'attaque avec un entrain superbe. Grâce à l'héroïsme des officiers et de la troupe, a dépassé, avec un brio admirable et d'un seul élan, deux lignes de tranchées, malgré un barrage terrible d'artillerie. — ( Ordre du 22 juin 1915. )

2° Régiment sur lequel on peut toujours compter dans les circonstances difficiles. Sous les ordres du lieutenant-colonel Hollande, a donné, le 27 mai 1918, un exemple de dévouement absolu et d'esprit de sacrifice poussé à son extrême limite. Du 26 septembre au 9 octobre 1918, engagé dans un secteur particulièrement actif, a fait preuve d'une endurance inlassable et d'un entrain superbe, exécutant des changements de position dans les conditions les plus difficiles et les plus dangereuses, maintenant avec l'infanterie une liaison permanente, poussant en avant ses reconnaissances, puis ses unités, de manière à assurer à l'infanterie une aide constante et efficace. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

53e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 24 février 1919 - Page 2103

1° Toujours au péril et à l'honneur. En 1916, a défendu Verdun et combattu victorieusement sur la Somme. En août 1917, devant Verdun, a participé d'une manière décisive à la prise de la cote 304, sous les ordres du lieutenant-colonel Perrier. Entraîné par ce chef d'élite, vient de faire 100 kilomètres en 36 heures pour prendre part à la bataille, mettant en batterie à la fin de la troisième étape. Jeté au dernier moment dans l'action, quand l'ennemi nous poussait déjà vers une rivière, combattant avec celle-ci à dos, chargé d'une mission qui pouvait être de sacrifice, a tenu fermement et, par l'appui efficace apporté à notre infanterie, a permis de maintenir les Allemands sur la rive Nord. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

2° Régiment ayant toujours fait preuve des plus belles qualités d'endurance et d'énergie. Déjà cité à l'ordre du 9e corps d'armée pour sa belle tenue dans la première période de la bataille de Champagne ( 26 septembre au 15 octobre ), vient de se distinguer d'une manière plus brillante encore, tant par son habileté manœuvrière que par son entrain dans le forcement définitif du passage de l'Aisne, comme dans la poursuite de l'Aisne à la Meuse. Sous l'impulsion énergique et éclairée de son chef, le lieutenant-colonel Perrier, a accompagné toujours au plus près son infanterie parfois jusqu'en toute première ligne, en dépit des obstacles matériels très sérieux multipliés devant lui par l'ennemi, rupture de pont, coupure de route, abattis. A puissamment contribué par son action à hâter la retraite de l'adversaire dans la zone d'attaque de la division. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 30 décembre 1918. )

54e RÉGIMENT D'ARTILLERIE – 112e BATTERIE DE 58
J.O. du 4 juillet 1917 - Page 5104

1° Sous les ordres de son chef, le lieutenant Dupuis, et ses chefs de section, les sous-lieutenants Lefeuvre et Friedberg, a pris part aux opérations sur la Somme, du 25 juin au 18 septembre 1916. S'est acquittée de toutes les missions qui lui ont été confiées, avec une audace magnifique que n'ont amoindrie ni les fatigues ni les pertes sensibles qu'elle a supportées ; a ainsi rendu à l'infanterie les services les plus signalés et a grandement contribué à ses succès. — ( Ordre du 2 octobre 1916. )

2° Sous le commandement du lieutenant Dupuis, a fait preuve d'une endurance et d'une ténacité remarquables en accomplissant, de jour et de nuit, sous le feu de l'ennemi et malgré les pertes subies, un travail considérable pour la préparation des attaques. Par la précision de ses tirs, a obtenu des résultats de destruction très complets sur les organisations de l'ennemi et a ainsi grandement contribué au succès des opérations. — ( Décision du général commandant en chef, du 26 juin 1917. )

59e RÉGIMENT D'ARTILLERIE – 109e BATTERIE DE 58
J.O. du 19 novembre 1916 - Page 9950

1° Sous le commandement du capitaine Mourret, a fait preuve d'un courage, d'une endurance, d'une ténacité et d'un esprit de discipline remarquables, sous les feux les plus violents dans la période préparatoire et pendant les combats du 25 septembre et jours suivants. Par l'efficacité de ses feux très habilement dirigés, elle a puissamment contribué à la progression de notre infanterie depuis cette date. — ( Ordre général n° 125 du 25 octobre 1915. )

2° Sous les ordres du lieutenant Faye, a fait preuve des plus belles qualités d'endurance, de courage et d'entrain, accomplissant jour et nuit avec un personnel réduit, un travail prodigieux. Pour la préparation des attaques du 10 octobre 1916, a, malgré les bombardements les plus violents et les pertes subies, assuré des destructions complètes dans les défenses accessoires et les tranchées ennemies, facilitant ainsi la progression de l'infanterie des attaques, et contribuant, pour une large part, au succès des opérations. — ( Décision du général commandant en chef, du 5 novembre 1916. )

59e RÉGIMENT D'ARTILLERIE – 122e BATTERIE DE 58
J.O. du 21 août 1917 - Page 6657

1° Entrée en action au mois d'avril 1916, sur la rive droite de la Meuse dans un secteur de combats acharnés et ininterrompus, est restée en première ligne pendant près de sept mois, travaillant sans relâche et assurant, en dépit de tous les bombardements, toutes les missions qui lui ont été confiées. Après avoir, sous la conduite du capitaine Trolet, chef énergique et audacieux, coopéré très efficacement à la résistance opposée à l'ennemi devant V..., a participé à toutes les offensives et a pris notamment une part très glorieuse à la préparation de la victoire du 24 octobre 1916. — ( Ordre n° 551 du 25 décembre 1916. )

2° A, sous le commandement énergique de son chef, le capitaine Trolet, pris part à différentes actions offensives, notamment dans l'Aisne, les 16 avril et 6 mai 1917, et sur l'Yser à l'opération de juillet 1917. Au cours de cette dernière, a réalisé intégralement l'exécution de la mission qui lui a été confiée, malgré les grosses difficultés résultant de l'installation des pièces sur un terrain peu favorable et des pertes subies. Par la précision de ses tirs sur la première ligne ennemie, a occasionné aux Allemands de fortes pertes obligeant les survivants à s'enfuir ou à se rendre dès le premier jour de préparation et a permis à notre infanterie, de faire, sans aucune perte, son premier bond au-delà d'un obstacle des plus sérieux. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 août 1917. )

176e RÉGIMENT D'ARTILLERIE – 14e BATTERIE
( anciennement 111e batterie de 58 T. du 6e régiment d'artillerie )
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 225

1° Chargée de coopérer à l'attaque des organisations défensives de la région d'A., défendues avec acharnement par l'ennemi a, pendant les journées des 18 au 21 avril 1917, sous les ordres de ses chefs, le capitaine Morel et le lieutenant Chamblier, soutenu le combat des grenadiers avec un acharnement farouche, éprouvant de lourdes pertes et forçant l'admiration du bataillon de la légion dont elle appuyait la progression. — ( Ordre du 14 mai 1917 )

2° Sous les ordres du sous-lieutenant Begreder, s'est porté au trot, malgré le tir violent de l'artillerie ennemie, à hauteur des unités de première ligne de l'infanterie, pour appuyer sa progression ; l'a constamment soutenue pendant cinq jours de bataille, malgré les pertes causées par l'artillerie ennemie. — ( Décision du général commandant en chef, du 1er novembre 1918. )

205e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 763

1° Régiment de tout premier ordre qui s'est brillamment comporté sur la Somme en 1916, au Chemin-des-Dames en 1917, au Kemmel en 1918. Vient à nouveau, sous les ordres du commandant Gastine, pendant les durs combats du 18 au 21 août 1918, d'appuyer remarquablement une progression de 16 kilomètres par des tirs précis qui ont fait l'admiration constante de l'infanterie et l'ont accompagnée jusqu'à l'assaut brillant de Lassigny. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 septembre 1918. )

2° Régiment d'élite. N'a cessé de mériter, sous les ordres du lieutenant-colonel Gastine, les éloges des chefs et l'admiration de l'infanterie qu'il a accompagnée de Lassigny à Travecy et de Vailly à Rocroi, tirant au plus près sur l'ennemi pour mieux observer, lui faisant même des prisonniers dans une pointe audacieuse d'un de ses détachements de liaison et brisant par ses feux implacables la résistance acharnée de l'adversaire jusqu'à sa déroute finale. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 11 décembre 1918. )

208e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 765

1° Engagé du 13 août au 9 septembre 1918, dans les opérations offensives de sa division, a pu, grâce à l'habileté technique et au courage de ses chefs et de tout son personnel, appuyer constamment, malgré les fatigues et les pertes, l'infanterie de la division ; a permis d'enlever plusieurs positions solidement organisées et a puissamment contribué, par ses actions d'ensemble et de détail, à l'avance victorieuse de la division. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 23 novembre 1918. )

2° Engagé dans les Flandres, du 10 octobre au 3 novembre 1918, sous le commandement du chef d'escadron Mettelin, a appuyé de ses feux, conduits avec précision, l'attaque victorieuse de la division, les batteries d'accompagnement et les canons du bataillon suivant de près, malgré les tirs de mitrailleuses ennemies et les difficultés du terrain, les éléments avancés pour réduire les nids de mitrailleuses ; a pu, grâce à la compétence technique de ses officiers, à la complète instruction de son personnel, à l'entrain général, seconder de la manière la plus efficace l'action de l'infanterie. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 17 décembre 1918. )

210e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2593

1° Excellent régiment très manœuvrier qui sous l'intelligente et énergique impulsion de son chef, le commandant Langlois, a coopéré brillamment aux attaques des 9 et 10 août 1918, en agissant en parfaite liaison avec l'infanterie et en appuyant sa progression de la façon la plus efficace. Avait déjà contribué puissamment à l'échec infligé, sur le front de la division d'infanterie, à l'ennemi lors de son offensive du 9 juin 1918, puis lors de notre contre-attaque du 11. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

2° Excellent régiment dont les très belles qualités manœuvrières, l'endurance et la bravoure ont, pendant les opérations offensives du 11 au 30 août 1918, à l'Est de Montdidier, et du 9 septembre au 12 octobre dans la région de Saint-Quentin, donné, sous le commandement du lieutenant-colonel Langlois, les meilleurs résultats au cours d'une progression totale d'environ 60 kilomètres. A permis à l'infanterie, grâce au concours parfait qu'il lui a prêté, de faire tomber une succession de points d'appui solides, d'enlever de haute lutte des positions très fortement organisées telles que celle du Cessier et des Loges, où près de deux cent cinquante prisonniers de trois régiments différents et cinquante mitrailleuses furent capturés le 16 août, celle de Crapeaumesnil ou encore celles d'Urvillers, ferme Lambay, bois d'Urvillers, où plus de six cents prisonniers, dont huit officiers de cinq régiments de deux divisions différentes, cent cinquante mitrailleuses et vingt minenwerfer, dont une dizaine de gros calibres, furent pris les 29 et 30 septembre. Par la précision de tirs exécutés du 2 au 6 octobre malgré de violents bombardements à ypérite qui lui font perdre onze officiers et deux cent cinquante gradés ou canonniers, a grandement contribué à obliger l'ennemi à abandonner ses lignes Hindenburg de la région d'Itancourt. Bien qu'à la limite de ses forces, a participé brillamment à la prise d'Essigny-le-Petit, puis à la poursuite en direction de Guise. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 17 janvier 1919. )

223e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 24 février 1919 - Page 2103

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Lambert, a soutenu une lutte opiniâtre pendant onze jours contre l'artillerie ennemie fortement renforcée et a contribué puissamment, par l'efficacité de ses feux, à retarder la progression d'un adversaire disposant de forces supérieures et à l'arrêter ensuite. Dans des circonstances difficiles, a donné des preuves d'un moral supérieurement trempé et d'une résistance physique au cours des tirs presque ininterrompus de nuit et de jour, continuant le feu sans prendre de repos et sans s'émouvoir des pertes subies. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

2° A accompli, avec une énergie et une ardeur infatigables, un trimestre d'opérations ininterrompues contribuant successivement au dégagement de Reims ( 2 au 7 août 1918 ), à la progression au nord de la Vesle ( 14-30 septembre ) puis, prenant, sous le commandement du lieutenant-colonel Charpy, une part glorieuse à la conquête d'une tête de pont à l'est de Vouziers, où l'instantanéité, la précision et la vigueur de ses tirs, la poussée audacieuse de plusieurs batteries sur la rive droite de l'Aisne, permirent à l'infanterie très éprouvée de maintenir ses positions en dépit de contre-attaques répétées d'effectifs très supérieurs, a accompagné enfin l'attaque victorieuse déclenchée de cette tête de pont, le 1er novembre 1918. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 30 décembre 1918. )

225e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10880

1° Magnifique régiment qui vient de donner la mesure de ses qualités manœuvrières, de son indomptable énergie, de son esprit de sacrifice, pendant les opérations du 26 mars au 6 avril 1918. Ses groupes, en liaison intime avec l'infanterie, se sont maintenus en position jusqu'à la limite extrême, sous les balles, pour appuyer le repli de cette dernière, sous la pression d'un ennemi très supérieur en forces, lui apportant dans les contre-attaques, le concours le plus efficace, et causant à l'ennemi des pertes considérables. Malgré les difficultés de la situation, est sorti de ces durs combats sans perdre un canon. — ( Ordre du 26 avril 1918. )

2° Partant du terrain, où, en mars 1918, il avait fait preuve des plus belles qualités d'âpre ténacité dans la défense, le 225e régiment d'artillerie s'est de nouveau, sous les ordres du chef d'escadron Touzard, distingué dans la bataille d'août-septembre 1918, par son admirable élan dans l'attaque et son infatigable vigueur dans la poursuite. En étroite liaison avec l'infanterie, poussant ses observateurs en avant même des premières lignes, brisant par ses sections avancées les résistances locales, harcelant de jour et de nuit l'ennemi dans sa retraite, a permis aux divisions qu'il a successivement appuyées, d'effectuer en un mois de rudes combats une progression de cinquante kilomètres ; de s'emparer de nombreuses localités, d'entrer dans Roye, Ham, Saint-Simon, traversant l'Avre, le canal du Nord et le canal Crozat. — ( Décision du général commandant en chef, du 12 octobre 1918. )

227e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2593

1° Régiment d'élite qui, sous les ordres du lieutenant-colonel Guillon, a pu appuyer avec une ardeur et une précision sans pareilles, la marche victorieuse des chasseurs de la division. Après avoir contribué, grâce à la puissance opportune et vigilante de ses feux, à l'enfoncement des positions ennemies fortement organisées au nord de Saint-Quentin, a pris, malgré une extrême fatigue et des effectifs amoindris par quarante jours de combats ininterrompus, une part glorieuse à la bataille décisive du 4 novembre 1918, en ouvrant aux chasseurs le passage du canal de la Sambre et leur assurant la capture de nombreux prisonniers et d'un important matériel. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 17 décembre 1918. )

2° Sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel Guillon, a pris une part brillante à la bataille du 8 août au 5 septembre 1918, après avoir exécuté, le 7 août, une marche forcée de plus de 50 kilomètres pour venir se mettre en batterie à moins de 1,200 mètres de l'ennemi. Après la rupture du front ennemi et au cours de la poursuite, a fait preuve des plus belles qualités techniques et de la meilleure camaraderie de combat en exécutant avec sûreté et précision les changements de positions et les tirs ordonnés et poussant en avant de sa propre initiative des pièces isolées pour appuyer de plus près son infanterie. — ( Ordre du 15 janvier 1919. )

228e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8695

1° Sous le commandement du chef d'escadron de Lévezou de Vezins, chef plein d'énergie et d'initiative, a fait preuve, du 1er avril au 28 mai 1918, d'un entrain et d'une endurance remarquables. Engagé du 2 au 9 avril dans de durs combats, il a grandement contribué à arrêter la progression ennemie. En position du 10 avril au 28 mai devant une forte artillerie adverse, il a assuré toutes ses missions avec rapidité et précision, malgré les tirs de destruction subis et a brillamment coopéré, le 28 mai 1918, à l'attaque d'une position fortement défendue. — ( Décision du général commandant en chef, du 2 juillet 1918. )

2° Régiment d'élite, qui, au cours de la bataille du ..., sous le commandement du lieutenant-colonel de Vezins, officier supérieur de haute valeur militaire, possédant les plus belles qualité de courage et d'initiative, et des chefs d'escadrons Pilven, Diraison et Dumoulin, a continué brillamment à repousser les attaques allemandes dans un secteur très difficile, grâce à sa ténacité sous les bombardements les plus violents par obus explosifs et toxiques. A rempli ses missions jusqu'au bout dans la journée du ..., et malgré les pertes et les fatigues énormes qu'il a subies, a pu, avec le personnel et les canons restants, assurer les tirs sur les positions de repli pendant trente-six heures encore. A donné à tous un magnifique exemple d'énergie dans l'accomplissement entier du devoir, poussé jusqu'au sacrifice. — ( Décision du général commandant en chef, du 21 août 1918. )

235e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10882

1° Régiment ayant toujours donné, depuis sa formation, malgré ses pertes dans les actions où il a été engagé, un magnifique exemple de belle tenue au feu, en particulier aux attaques de l'Aisne du 16 avril 1917, à celles de Verdun des 17 juillet, 20 août et 26 août 1917. S'est de nouveau distingué, au cours des opérations de mai et juin 1918, notamment dans une contre-attaque brillante, où, sous l'impulsion vigoureuse du commandant Grouvel, et grâce à la rapidité de ses déplacements en avant, il a facilité, dans une large mesure, la progression de l'infanterie et lui a permis de capturer un matériel important. — ( Décision du général commandant en chef, du 14 juillet 1918. )

2° Jeune régiment d'artillerie qui a fait preuve, dans toutes les circonstances où il a été engagé, d'un grand allant et de brillantes qualités militaires. Attaquant avec sa division, du 10 août au 15 septembre 1918, sous les ordres du lieutenant-colonel Grouvel, vient encore de contribuer, par la rapidité de ses changements de position et par l'efficacité de ses feux, à briser la résistance ennemie, facilitant la tâche de son infanterie. Malgré les pertes et les fatigues, il a fourni pendant un mois de gros efforts, qui ont été couronnés de succès et ont permis une avance de près de soixante kilomètres en profondeur. Partage avec ses camarades de l'infanterie la gloire de toute une série de succès ( prise de Lataule, de Conchy-les-Pots, du Bois-des-Loges, du Canal du Nord, de Guiscard et du canal Crozat. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 octobre 1918. )

251e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 224

1° Compris dans la citation collective ci-après : La 61e division d'infanterie comprenant le 251e régiment d'artillerie et les ... : Entrée dans son secteur d'attaque le 4 juin 1916, sous le commandement de son chef, le général Vandenberg, la 61e division a remarquablement organisé les travaux d'approche. Placée au pivot et à la droite des attaques, elle a enlevé, le 1er juillet 1916, d'un admirable élan, malgré le feu violent de l'ennemi, les objectifs qui lui étaient assignés, faisant plus de 1,000 prisonniers ; capturant de nombreux canons et des mitrailleuses. Rentrées dans le secteur après quelques jours de repos, les troupes de cette belle division ont réalisé dans des conditions très difficiles, des gains importants en une série d'opérations très bien conduites. — ( Ordre du 27 août 1916. )

2° Le 27 mai 1918, au moment du déclenchement de l'offensive allemande, a combattu avec une bravoure et un héroïsme admirables, ses batteries tirant sans interruption, en dépit du feu meurtrier et de la pluie d'obus toxiques auxquels elles étaient soumises. Malgré les pertes éprouvées, ont continué leur tir jusqu'à l'arrivée de l'ennemi, sur les pièces mêmes. A pu faire sauter son matériel pendant que le personnel restant se défendait jusqu'au bout à l'aide de ses grenades, de ses mitrailleuses et de ses mousquetons, sous le commandement du commandant Guguen, et du sous-lieutenant Guillot, a poursuivi avec les débris de ses batteries pendant dix jours consécutifs, dans un corps d'armée voisin, sa mission de sacrifice, couvrant les replis successifs de l'infanterie amenant ses avant-trains sous le feu direct des mitrailleuses et ne lâchant pied qu'au contact immédiat des tirailleurs ennemis. — ( Décision du général commandant en chef, du 31 juillet 1918. )

253e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
( 103e batterie devenue la 1re batterie du 177e rég. d'artillerie de tranchée )
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 388

1° Comprise dans la citation collective ci-après : La 1re batterie du 177e régiment d'artillerie de tranchée et les ... ont fait preuve, sous les ordres du capitaine Marie, commandant de groupe, d'une activité et d'une crânerie admirables en établissant et ravitaillant en quinze jours des positions de première ligne sous des bombardements continuels, qui bouleversaient chaque jour les travaux. Malgré un effectif réduit et des pertes très sensibles, ont détruit toutes les défenses et travaux de première ligne de l'ennemi, et ont contribué ainsi puissamment à la réussite d'une attaque, en ouvrant un large passage à l'infanterie. — ( Ordre du 29 novembre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 1er groupe du 177e régiment d'artillerie de tranchée, composé de la 1re batterie et des ..., sous les ordres de son commandant, le capitaine Roergas, a pris une part brillante, à toutes les opérations de détail et d'ensemble de la 10e armée, au cours des mois de juin, juillet et août 1918, constamment engagé durant cette période, malgré les pertes et une grande fatigue du personnel a réussi à mettre son matériel en batterie, dans les conditions les plus difficiles, et à effectuer des tirs de destruction particulièrement efficaces sur de puissantes organisations ennemies. Au cours de la progression, a su porter son matériel en avant et continuer à appuyer l'infanterie qu'il a accompagnée de ses bonds. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

253e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
( 122e batterie devenue la 4e batterie du 177e rég. d'artillerie de tranchée )
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 388

1° La 122e batterie du 253e régiment d'artillerie, sous le commandement du lieutenant Gosbet, a exécuté, en octobre 1917, des missions de destructions avec un dévouement au-dessus de tout éloge, en dépit de bombardements intenses d'obus toxiques et de gros calibre. Avec un personnel extrêmement réduit, a continué le feu à l'aide des officiers qui ont pris la place des servants manquants. — ( Ordre du 28 décembre 1917. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : 1er groupe du 177e régiment d'artillerie de tranchée, composé de la 1re colonne du ravitaillement du 177e régiment d'artillerie de tranchée : Sous les ordres de son commandant, le capitaine Roergas, a pris une part brillante, à toutes les opérations de détail et d'ensemble de la 10e armée, au cours des mois de juin, juillet et août 1918. Constamment engagé durant cette période, malgré les pertes et une grande fatigue du personnel a réussi à mettre son matériel en batterie, dans les conditions les plus difficiles, et à effectuer des tirs de destruction particulièrement efficaces sur de puissantes organisations ennemies. Au cours de la progression, a su porter son matériel en avant et continuer à appuyer l'infanterie qu'il a accompagnée de ses bonds. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

257e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 853

1° Beau régiment qui s'est fait remarquer au cours de la bataille de la Somme en 1916, et s'est particulièrement distingué au Mort-Homme, à Verdun, le 21 mars 1917 et pendant la bataille des Monts, en juillet 1917. Au cours des récents combats, sous les ordres du lieutenant-colonel Vuillet, qui a su inspirer le haut sentiment du devoir qui l'anime, a puissamment contribué à briser l'offensive ennemie. Sous les rafales d'obus toxiques et malgré les tirs de destruction les plus violents qui lui ont fait éprouver de lourdes pertes, n'a pas cessé d'assurer ses missions, apportant à l'infanterie l'aide la plus efficace par la précision et la rapidité de ses tirs et infligeant à l'ennemi des pertes importantes. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 août 1918. )

2° Régiment d'élite, au combat depuis trois mois et demi, sans trêve ni repos, a pris une part glorieuse à la bataille de Champagne ( juillet 1918 ), ainsi qu'aux offensives de l'Ailette ( août et septembre 1918 ) et de la Vesle ( septembre et octobre 1918 ). En Belgique, engagé successivement avec deux divisions françaises et une division américaine, a, sous l'impulsion énergique et éclairée de son chef, le lieutenant-colonel Chaffary, apporté à l'infanterie l'aide la plus efficace, contribuant à briser par ses sections avancées les nids de mitrailleuses qui s'opposaient à sa marche et collant à ses talons sur une profondeur de 50 kilomètres. A soulevé, par ses tirs précis et opportuns, l'enthousiasme des régiments d'infanterie qu'il appuyait et, en particulier, de ceux d'une intrépide division américaine qui a demandé à attaquer à l'avenir appuyée par le 257e régiment d'artillerie de campagne. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 9 décembre 1918. )

81e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE
( 1er groupe )
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 388

1° S'est constamment signalé depuis le début de la campagne par sa bravoure, son entrain, sa résistance et par l'efficacité de ses tirs. En septembre 1914, a apporté à la défense de Reims, une aide puissante. A pris une part active et brillante à la bataille de l'Yser ( octobre, novembre 1914 ), aux offensives de l'Artois ( 1915 ) à la bataille de la Somme ( 1916 ) et en dernier lieu, depuis six mois, sous le commandement du chef d'escadron Dutheil de la Rochère et des capitaines Deguise et Dambon, dans des conditions difficiles fourni un gros effort ininterrompu aux offensives récentes de Champagne ( mars-juillet 1917 ) et de Verdun ( juillet-août 1917 ) aidant puissamment par la précision et la rapidité des tirs à la progression de notre infanterie. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° Compris dans la citation collective ci-après : Depuis sa formation, a participé à tous les grands combats sur le front français ; a glorieusement lutté en Artois, en Champagne, sur l'Aisne et à Verdun. Malgré les bombardements les plus violents, malgré les rafales de mitrailleuses, malgré les fatigues endurées, le 81e régiment d'artillerie lourde, comprenant le 1er groupe et les ... sous les ordres du lieutenant-colonel Charlier, a contribué pour une large part à arrêter l'ennemi devant Noyon, devant Montdidier et sur la Marne et à précipiter sa retraite au cours de la glorieuse contre-offensive du 18 juillet 1918. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

81e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE
( 4e groupe devenu 3e groupe ou groupe C du 83e rég. d'artillerie lourde )
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 388

1° Le 4e groupe du 81e régiment d'artillerie lourde et les ... ont occupé pendant plusieurs mois, sous le commandement du chef d'escadron Pignal, une position particulièrement dangereuse d'où ils ont pu, malgré des bombardements incessants et d'une violence extrême, exécuter des tirs avec une rapidité et une précision remarquables. Ont contribué largement aux succès des 24 octobre et 15 décembre 1916 par leurs tirs très efficaces. Ont toujours conservé, dans les circonstances les plus difficiles et malgré une extrême fatigue, le moral le plus élevé. — ( Ordre du 2 janvier 1917. )

2° Compris dans la citation collective ci-après : Depuis sa formation, a participé à tous les grands combats sur le front français. A glorieusement lutté en Artois, en Champagne, sur l'Aisne et à Verdun. Malgré les bombardements les plus violents, malgré les rafales de mitrailleuses, malgré les fatigues endurées, le 81e régiment d'artillerie lourde, comprenant le 4e groupe et les ..., sous les ordres du lieutenant-colonel Charlier, a contribué pour une large part à arrêter l'ennemi devant Noyon, devant Montdidier et sur la Marne, et à précipiter sa retraite au cours de la glorieuse contre-offensive du 18 juillet 1918. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 23 novembre 1918. )

81e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE
( 5e groupe devenu 4e groupe ou groupe D du 81e rég. d'artillerie lourde )
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 388

1° Le 5e groupe du 81e régiment d'artillerie lourde, sous le commandement du chef d'escadron Marquiset et des capitaines Huguet et de Lagarrigue, a constamment donné l'exemple des plus solides qualités militaires et conservé un moral élevé, malgré des pertes sévères. A exécuté avec un plein succès de nombreux tirs de démolition et a apporté au cours de nombreuses attaques à Verdun, sur la Somme et en Champagne ( Moronvilliers ) une aide très efficace à la progression de notre infanterie. — ( Ordre du 20 août 1917. )

2° Compris dans la citation collective ci-après : Depuis sa formation, a participé à tous les grands combats sur le front français. A glorieusement lutté en Artois, en Champagne, sur l'Aisne et à Verdun. Malgré les bombardements les plus violents, malgré les rafales de mitrailleuses, malgré les fatigues endurées, le 81e régiment d'artillerie lourde, comprenant le 5e groupe et les ..., sous les ordres du lieutenant-colonel Charlier, a contribué pour une large part à arrêter l'ennemi devant Noyon, devant Montdidier et sur la Marne, et à précipiter sa retraite au cours de la glorieuse contre-offensive du 18 juillet 1918. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 23 novembre 1918. )

83e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE
( 2e groupe de l'artillerie du 32e corps d'armée )
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 388

1° Sous l'habile direction du général Franiatte, a, par des tirs bien appropriés exécutés sans relâche, depuis le 15 mars 1916, de nuit comme de jour, sans souci de la fatigue ni des pertes, contribué tout d'abord à briser l'offensive allemande dans le secteur du Mort-Homme et de Cumières, préparé et appuyé ensuite les attaques, infligeant à l'ennemi de lourdes pertes en hommes et en matériel, et donnant à notre infanterie la plus belle confiance et la certitude du succès. Les canonniers du 2e groupe du 83e régiment d'artillerie lourde et les ... se sont montrés dignes de leurs camarades de l'infanterie. — ( Ordre du 16 mai 1916. )

2° Compris dans la citation collective ci-après : Superbe régiment où les qualités manœuvrières les plus brillantes s'allient à une profonde instruction technique développée par un chef d'une compétence exceptionnelle et qui est complété par une escadrille organique de premier ordre ( SAL 203 ), constitue un outil remarquablement souple et puissant dans la main du commandement. Constamment engagé du 27 mai au 24 septembre 1918, le 83e régiment d'artillerie lourde, comprenant le 2e groupe et les ..., sous le commandement du lieutenant-colonel Mussel, a pris une part brillante à toutes les actions offensives puis défensives de la 10e armée. Grâce aux qualités d'initiative de ses chefs, au courage de tout son personnel, a réussi, au cours de la retraite comme de la progression, à maintenir ou à porter son matériel en batterie jusqu'à la ligne d'artillerie de campagne et à obtenir, de ce fait, à grande distance, dans les lignes ennemies, des effets remarquables de destruction et d'interdiction. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 23 novembre 1918. )

83e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE
( 5e groupe de l'artillerie du 32e corps d'armée )
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 388

1° Sous l'habile direction du général Franiatte, a, par des tirs bien appropriés exécutés sans relâche, depuis le 15 mars 1916, de nuit comme de jour, sans souci de la fatigue ni des pertes, contribué tout d'abord à briser l'offensive allemande dans le secteur du Mort-Homme et de Cumières, préparé et appuyé ensuite les attaques, infligeant à l'ennemi de lourdes pertes en hommes et en matériel, et donnant à notre infanterie la plus belle confiance et la certitude du succès. Les canonniers du 2e groupe du 83e régiment d'artillerie lourde et les ... se sont montrés dignes de leurs camarades de l'infanterie. — ( Ordre du 16 mai 1916. )

2° Compris dans la citation collective ci-après : Superbe régiment où les qualités manœuvrières les plus brillantes s'allient à une profonde instruction technique développée par un chef d'une compétence exceptionnelle et qui est complété par une escadrille organique de premier ordre ( SAL 203 ), constitue un outil remarquablement souple et puissant dans la main du commandement. Constamment engagé du 27 mai au 24 septembre 1918, le 83e régiment d'artillerie lourde, comprenant le 5e groupe et les ..., sous le commandement du lieutenant-colonel Mussel, a pris une part brillante à toutes les actions offensives puis défensives de la 10e armée. Grâce aux qualités d'initiative de ses chefs, au courage de tout son personnel, a réussi, au cours de la retraite comme de la progression, à maintenir ou à porter son matériel en batterie jusqu'à la ligne d'artillerie de campagne et à obtenir, de ce fait, à grande distance, dans les lignes ennemies, des effets remarquables de destruction et d'interdiction. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 23 novembre 1918. )

83e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – GROUPE "C"
( ex-4e groupe du 85e R. A. L. )
J.O. du 20 avril 1919 - Page 4158

1° Les batteries du 4e groupe du 85e régiment d'artillerie lourde, sous les ordres du chef d'escadron Queffelec, mort depuis des suites de ses fatigues, du capitaine de réserve Bouilly, tué le 1er avril, et du capitaine Viant, ont, au cours des combats devant Verdun, du 1er mars au 22 avril 1916, rempli avec le plus profond mépris du danger toutes les missions qui leur ont été confiées ; placées sur un terrain sans abri, dans une position avancée particulièrement repérée et battue par l'artillerie ennemie de tous calibres, elles ont tiré nuit et jour malgré des bombardements intenses qui leur ont causé de lourdes pertes. — ( Ordre du 8 janvier 1916. )

2° Sous l'habile et énergique commandement de son chef le capitaine Bernard, a fait preuve, du 2 juin au 3 août 1918, de remarquables qualités manœuvrières. Lors de l'attaque du 15 juillet 1918, par des tirs précis dont les résultats ont été contrôlés, a contribué puissamment à enrayer l'avance de l'ennemi, a réussi à se dégager sous un bombardement violent sans perdre ni matériel, ni munitions. S'est ensuite porté résolument et bravement en avant à la poursuite de l'ennemi qu'il n'a cessé de harceler par des tirs incessants judicieusement conduits et dont l'efficacité a été accusée par des prisonniers. — ( Ordre du 15 février 1919. )

89e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – GROUPE "B"
( ex-3e groupe du 89e R. A. L. )
J.O. du 20 avril 1919 - Page 4158

1° Sous le commandement du chef d'escadron Labriet, des capitaines Naslin et Monchicourt, s'est signalé comme une unité de combat remarquable, ne le cédant à aucune autre en courage, endurance, habileté technique. Engagé dans une lutte d'artillerie extrêmement dure, sur une position constamment bombardée par des canons de très gros calibres, n'a jamais, malgré des pertes sérieuses, cessé son action, notamment du 18 au 20 août 1918, où il a tiré sans répit pendant cinquante heures. A contribué, par la précision de son tir et l'exploitation judicieuse et vigilante de ses observateurs, à la neutralisation efficace de l'artillerie de l'adversaire. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° Sous l'impulsion énergique et éclairée du commandant Labriet, a contribué efficacement au succès des attaques menées par le 15e corps d'armée et notamment par la 67e division d'infanterie. A déployé, dans la période du 10 août au 5 septembre 1918, un effort incessant de jour et de nuit, opérant de fréquents déplacements avec un matériel peu mobile, se distinguant enfin par la promptitude de ses interventions et par la précision de son tir. — ( Ordre du 15 février 1919. )

89e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – GROUPE "C"
( ex-5e groupe du 89e régiment d'artillerie lourde )
J.O. du 20 avril 1919 - Page 4158

1° Sous les ordres du chef d'escadron Gensollen et des capitaines Duclos et Brancas, en position depuis plus de deux mois dans une région des plus actives, a fait preuve des plus belles qualités morales et professionnelles. Soumis à des bombardements répétés d'obus de tous calibres sans souci de la fatigue et malgré les pertes subies, a toujours très brillamment accompli les nombreuses missions de contre-batteries qui lui ont été confiées. S'est particulièrement distingué au cours des journées du 30 avril et 4 juin 1917. — ( Ordre du 20 août 1917. )

2° Sous le commandement du chef d'escadron Gensollen, du capitaine Brancas et du sous-lieutenant Comel, le 5e groupe du 89e régiment d'artillerie lourde qui s'était distingué par sa belle conduite dans l'Aisne en 1917, a tenu à honneur de rester fidèle à son passé, il s'est distingué par le nombre et la précision de ses tirs de destruction. — ( Ordre du 15 février 1919. )

103e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE
( 1er groupe de 105 )
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2594

1° Sous le commandement du chef d'escadron Curvat : sous l'énergique commandement du commandant Curvat, malgré les pertes très sérieuses causées par un bombardement continuel et souvent des plus violents, a constamment fait preuve, pendant cinq mois, des plus belles qualités d'endurance, de ténacité et de discipline au feu, répondant avec avantage marqué aux batteries adverses, dont plusieurs ont dû cesser le tir, notamment les 23 juin et 11 juillet 1916. A ainsi contribué au succès de la défense de son secteur. — ( Ordre du 3 septembre 1916. )

2° Sous les ordres du chef d'escadron Potier, a continué à se distinguer jusqu'à la fin de la campagne par son ardeur remarquable et ses qualités manœuvrières. A Craonne, en avril 1917, sa belle attitude au feu, le sang-froid de son personnel, malgré des pertes sensibles, lui ont valu des éloges. Sur la Marne, en juillet 1918, ce groupe encore éprouvé, toujours porté sur des positions avancées a largement contribué à briser l'offensive ennemie et à la poursuite victorieuse. — ( Ordre du 20 janvier 1919. )

103e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 6e GROUPE
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 853

1° Superbe unité de combat où les traditions de discipline, de bravoure, d'esprit de sacrifice animent au plus haut degré tout le personnel. S'est distinguée brillamment en Italie et en Belgique. Vient d'ajouter, sous le commandement du chef d'escadron Assolant, des pages splendides à son histoire. Des premiers jours de juillet à la fin de septembre 1918, a été engagée, sans arrêt ni repos, dans trois offensives successives, sur des théâtres d'opérations différents. Malgré les fatigues extrêmes subies et les lourdes pertes en personnel et en matériel, a maintenu au plus haut point sa valeur combative, aidant puissamment l'infanterie dans sa marche victorieuse. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

2° Après avoir brillamment combattu sur l'Ourcq, le Matz et l'Aisne, a participé avec une ardeur et un entrain admirables, à l'offensive des Flandres, du 11 octobre au 11 novembre 1918. Malgré des fatigues exceptionnelles, a contribué puissamment à l'avance réalisée, détruisant, par des tirs de jour et de nuit, les centres de résistance ennemis, harcelant l'adversaire sans relâche, n'hésitant pas à pousser des batteries sous le feu de mousqueterie et des mitrailleuses, pour appuyer l'infanterie au plus près. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 11 décembre 1918. )

105e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 5e GROUPE
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2729

1° Groupe hors ligne. Commandé par le chef d'escadron Pascal, a pris une part extrêmement active aux batailles sur la Vesle et sur l'Aisne et à la poursuite qui a achevé la mise hors de cause de l'ennemi. S'est fait remarquer par son incomparable allant et par la précision de ses tirs, se liant intimement à l'infanterie et satisfaisant à tous ses besoins. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 25 décembre 1918. )

2° S'est montré, au cours des batailles livrées entre le 17 juillet et le 9 août 1918, un excellent instrument de combat, mobile et souple, plein de hardiesse, d'endurance et de ténacité. Sous l'habile et énergique commandement du chef d'escadron Pascal et des commandants de batterie : capitaine Grisot, capitaine Garnier, lieutenant Henry, a pris part, au cours de cette période à dix attaques et joué un rôle efficace dans la poursuite de l'ennemi. Soumis aux plus durs bombardements, exécutant des changements de position de batterie fréquents et remarquables par leur rapidité et leur audace, notamment dans les journées des 2 et 3 août, n'a cessé, grâce à son allant et à son entrain, d'apporter à l'infanterie du corps d'armée le plus efficace des concours. — ( Ordre du 25 janvier 1919. )

106e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 7e GROUPE
J.O. du 17 mai 1917 - Page 3947

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Toussaint, en batterie pendant cinq semaines sur une position très exposée, y a effectué, malgré les bombardements dont il a été l'objet, et les pertes subies, des tirs parfaitement précis et toujours opportuns. — ( Ordre général n° 66 du 14 septembre 1915. )

2° Sous le commandement du chef d'escadron Fromageot, depuis six mois dans le secteur le plus actif de Verdun, a, malgré les bombardements ennemis et les attaques par les gaz, en dépit des pertes éprouvées, fourni un effort considérable qui a permis d'exécuter les tirs de destruction les plus efficaces. Arrivé sur ce front, en pleine bataille, a contribué à repousser les attaques ennemies de juin à septembre, puis aux succès des 24 octobre et 15 décembre 1916. A conservé, grâce à l'ascendant et aux beaux exemples de ses officiers, un moral très élevé qui fait de cette unité un organe de combat de premier ordre. — ( Ordre général n° 565 du 2 janvier 1917. )

107e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 6e GROUPE
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8695

1° Soumis, pendant plus d'un mois ( juin-juillet 1916 ) à un bombardement incessant d'une grande violence, qui lui a fait subir des pertes en personnel, a rempli avec succès, sans aucune défaillance, toutes les missions qui lui ont été confiées, grâce à la valeur de ses canonniers, à l'énergie et à l'ascendant moral de ses officiers. — ( Ordre du 28 juillet 1916. )

2° Groupe d'artillerie lourde de premier ordre, sous les ordres du chef d'escadron Berthier, depuis le 1er novembre 1915, a prouvé ses qualités morales et techniques. Dans les Flandres, malgré des bombardements fréquents de tous calibres qui lui ont causé des pertes, a exécuté des tirs dont la précision a mérité l'admiration des chefs sous les ordres desquels il s'est trouvé placé. Pendant l'offensive sur ..., par la rapidité et l'opportunité des déplacements des batteries, le souci des observateurs d'être toujours en mesure d'exécuter les tirs nécessaires, il a ouvert la route à l'infanterie en brisant les obstacles qu'elle rencontrait ainsi dans une large mesure, à favoriser, pendant dix-neuf jours de combats incessants, l'avance de la division sur 32 kilomètres. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

108e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 8e GROUPE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2594

1° Excellent groupe très manœuvrier qui, sous l'intelligente et énergique impulsion de son chef, le commandant Martin, a coopéré brillamment aux attaques des 9 et 10 août 1918, en agissant en parfaite liaison avec l'infanterie et en appuyant la progression de la façon la plus efficace. Avait déjà contribué puissamment à l'échec infligé, sur le front de sa division d'infanterie, à l'ennemi lors de son offensive du 9 juin, puis lors de la contre-attaque du 11. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

2° Excellent groupe qui a eu une excellente conduite, du 23 au 30 mars 1918, pendant la première offensive allemande à l'Ouest de l'Oise. Après sa participation brillante à la résistance des 9 et 11 juin, lors de la deuxième offensive allemande à l'Est de Montdidier, puis aux belles attaques des 9 et 10 août à Assainvillers, Faverolles, a continué à s'affirmer, sous les ordres du chef de bataillon Martin, comme une unité de premier ordre pendant les opérations offensives du 11 au 30 août à l'Est de Montdidier, et du 9 septembre au 12 octobre dans la région de Saint-Quentin. Au cours d'une progression totale d'environ 60 kilomètres, a appuyé de la façon la plus efficace l'enlèvement de positions très fortement organisées et défendues, telles que celles du Cessier, les Loges où le 16 août près de 250 prisonniers et 50 mitrailleuses furent capturés, celle de Crapeaumesnil, ou celle d'Urvillers où, les 29 et 30 septembre, 600 prisonniers, 160 mitrailleuses furent capturés et 20 minenwerfer furent pris. A grandement contribué, par la précision de ses tirs, à forcer l'ennemi à abandonner ses lignes Hindenburg dans la région d'Itancourt. Bien qu'ayant ses effectifs épuisés et en grande partie hors de combat, a vaillamment participé à la prise d'Essigny-le-Petit, puis à la poursuite en direction de Guise. A fourni ainsi presque sans discontinuité, sept mois de durs et glorieux efforts. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 17 janvier 1919. )

109e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 1er GROUPE
J.O. du 24 mars 1919 - Page 3051

1° Sous le commandement énergique du chef d'escadron Grollemund, officier supérieur du plus haut mérite, du capitaine Grange et des lieutenants Cantenot et Hubeau, a pris une large part à la résistance d'un corps d'armée allié pendant la bataille du 15 juillet 1918. S'est maintenu sous un bombardement ininterrompu en obus explosifs et toxiques, a rempli sa mission de défense de première ligne, exécutant ensuite, par ordre, sans perdre un seul canon, sous le feu violent de mitrailleuses ennemies, un repli sur une position d'où il a contribué à briser l'offensive des assaillants grâce au dévouement de ses officiers et de ses hommes. Après la rupture de l'attaque ennemie, a poussé hardiment des batteries de 105 à hauteur des premières lignes d'infanterie, en continuant d'infliger des pertes sévères à l'ennemi en retraite. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : L'artillerie du 32e corps d'armée, sous l'habile direction du général Franiatte, a, par des tirs bien appropriés, exécutés sans relâche depuis le 15 mars 1916, de nuit comme de jour sans souci de la fatigue ni des pertes, contribué tout d'abord à briser l'offensive allemande dans le secteur du Mort-Homme et de Cumières, préparé et appuyé ensuite les attaques, infligeant à l'ennemi de lourdes pertes en hommes et en matériel et donnant à notre infanterie la plus belle confiance et la certitude du succès. Les canonniers de l'artillerie lourde du groupement et des ..., comprenant : le 1er groupe du 109e régiment d'artillerie lourde et les ... se sont montrés dignes de leurs camarades de l'infanterie. — ( Ordre du 16 mai 1916. )

109e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 3e GROUPE
( ex-6e groupe du 109e régiment d'artillerie lourde )
J.O. du 4 mai 1919 - Page 4604

1° Sous l'habile direction du général Franiatte, a, par des tirs bien appropriés, exécutés sans relâche depuis le 15 mars 1916, de nuit comme de jour, sans souci de la fatigue ni des pertes, contribué tout d'abord à briser l'offensive allemande dans le secteur du Mort-Homme et de Cumières, préparé et appuyé ensuite les attaques, infligeant à l'ennemi de lourdes pertes en hommes et en matériel et donnant à notre infanterie la plus belle confiance et la certitude du succès. Les canonniers des ... régiments d'artillerie de campagne et de l'artillerie lourde du groupement, comprenant les groupes suivants : 6e groupe du 109e régiment d'artillerie lourde et les ... se sont montrés dignes de leurs camarades de l'infanterie. — ( Ordre du 16 mai 1916. )

2° Au cours de l'attaque autrichienne du 15 juin 1918, le groupe, maintenu après repli des autres batteries sur la ligne extrême occupée par notre artillerie, et soumis à un violent bombardement d'obus toxiques et explosifs, a continué malgré ses pertes à assurer ses missions avec autant d'énergie que d'efficacité, tirant dans la journée plus de 1.900 coups ( 95 tonnes de munitions ) et contribuant pour une large part à l'arrêt de l'offensive ennemie. — ( Ordre du 10 mars 1919. )

110e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 5e GROUPE
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 853

1° Comprise dans la citation collective ci-après : La 19e division d'infanterie, sous les ordres du général Trouchaud et comprenant : le 5e groupe du 110e régiment d'artillerie lourde ( chef d'escadron Toussaint ) a fait preuve, pendant quatre mois de combat sans interruption ( 29 mai - 6 août 1918 ), de qualités militaires hors de pair. Aussi solide dans la défense qu'acharné dans l'attaque, a, du 29 mai au 3 juillet, arrêté les Allemands au nord de l'Aisne, et a capturé sur ce champ de bataille près de quinze cents prisonniers et cent vingt mitrailleuses ; a pris, du 21 juillet au 6 août 1918, une part spécialement glorieuse à la dernière offensive, se battant sans arrêt pendant quinze jours et faisant preuve d'une ténacité admirable ; s'est élancé, le 2 août, à la poursuite de l'ennemi en retraite et a atteint la Vesle la première de l'armée. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 août 1918. )

2° Sous le commandement du chef d'escadron Toussaint, a, par ses qualités manœuvrières et une très bonne préparation de ses tirs, pu apporter un appui très efficace de ses feux pour la reprise des positions où un recul momentané s'était produit. Tous, officiers, sous-officiers et canonniers ont montré, pendant la période du 29 mai au 7 juin 1918, le plus bel allant et ont ainsi permis à leur 155 de rivaliser, au point de vue de la mobilité, avec le 75. — ( Ordre du 7 décembre 1918. )

111e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 5e GROUPE
( ex-7e groupe de 155 C. T. R. )
J.O. du 24 mars 1919 - Page 3052

1° S'est constamment distingué depuis le début de la campagne et en particulier devant V... où, depuis près de quatre mois, il a fait preuve d'une énergie admirable en tirant sans relâche de jour et de nuit, malgré les ripostes sévères de l'artillerie ennemie. Par le maintien de ses liaisons sous le feu, par une surveillance étroite du champ de bataille au moyen d'observatoires avancés, occupés d'une façon permanente, a obtenu dans des tirs une précision et un à-propos qui ont contribué, dans une large mesure, à donner une tournure heureuse à la situation du secteur où il s'employait. — ( Ordre du 28 juillet 1916. )

2° Vieux groupe, entraîné depuis le début de la guerre, a successivement sur les champs de bataille de Belgique, de Champagne, de la Marne, de Verdun, de l'Aisne, de la Somme, mis toute son activité à soutenir l'infanterie qu'il était chargé d'appuyer. Au cours des récentes offensives de Champagne et des Ardennes, sous les ordres du chef d'escadron Pellion, a tiré le plus utile emploi de ses qualités éprouvées, donnant à nouveau à l'infanterie une aide puissante par sa mobilité, l'ouverture rapide et la précision de son tir, le zèle et la bravoure de ses observateurs, l'organisation de ses liaisons, a ainsi contribué aux résultats heureux des actions auxquelles il a participé. S'est particulièrement distingué le 25 et le 26 septembre 1918. — ( Ordre du 9 février 1919. )

111e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 8e GROUPE
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 225

1° Commandé par le chef d'escadron Gain ( Joseph-Arnaud-Victor ), au combat sur tous les points du front depuis le début de la campagne, a pris part aux attaques de Champagne du mois d'août 1915 au 15 janvier 1916, aux batailles de Verdun sur la rive droite et sur la rive gauche, du 15 janvier 1916 au 16 janvier 1917, aux attaques de l'Aisne en avril 1917. Dans cette dernière action, ayant eu sept pièces sur douze mises successivement hors d'état de tirer, par le feu de l'adversaire, est parvenu à accomplir magnifiquement la mission qui lui était donnée d'ouvrir à l'infanterie la brèche dans les organisations ennemies, grâce au dévouement et à la vaillance de tous les canonniers, gradés et officiers, et grâce à l'énergie et au beau caractère et à l'initiative du chef d'escadron Gain, commandant le groupe, secondé de la manière la plus brillante par le capitaine et le lieutenant Goblet ( René-Gaston ), officier orienteur. — ( Ordre du 25 avril 1917. )

2° Sous les ordres du chef d'escadron Laure, a fait preuve, pendant la période de dix-huit jours de rudes combats du 26 septembre au 13 octobre 1918, de belles qualités d'allant, d'endurance et d'habileté technique. Malgré toutes les difficultés d'une avance rapide en terrain bouleversé, soumis au feu de l'artillerie ennemie, a réussi à assurer à tout instant le maintien de ses liaisons, le fonctionnement d'observatoires avancés et son ravitaillement en munitions. A pu ainsi être toujours prêt à remplir les missions qui lui étaient confiées et donner à l'infanterie, à plusieurs reprises l'appui de tirs rapprochés de nos lignes et particulièrement efficaces. N'a pu obtenir ce résultat que par un remarquable effort de tous, officiers, sous-officiers et canonniers, qui, sans souci des fatigues, ont rivalisé de zèle et d'entrain sans un instant de défaillance. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

113e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 6e GROUPE
( ex-7e groupe du 109e régiment d'artillerie lourde )
J.O. du 4 mai 1919 - Page 4603

1° Sous l'habile direction du général Franiatte, a, par des tirs bien appropriés, exécutés sans relâche depuis le 15 mars 1916, de nuit comme de jour, sans souci de la fatigue ni des pertes, contribué tout d'abord à briser l'offensive allemande dans le secteur du Mort-Homme et de Cumières, préparé et appuyé ensuite les attaques, infligeant à l'ennemi de lourdes pertes en hommes et en matériel et donnant à notre infanterie la plus belle confiance et la certitude du succès. Les canonniers des ... régiments d'artillerie de campagne et de l'artillerie lourde du groupement, comprenant les groupes suivants : 7e groupe du 109e régiment d'artillerie lourde et les ... se sont montrés dignes de leurs camarades de l'infanterie. — ( Ordre du 16 mai 1916. )

2° Groupe d'une endurance et d'un entrain des plus remarquables. S'était déjà distingué par sa belle conduite pendant la bataille de la Marne ; s'est signalé d'une manière particulièrement brillante pendant l'offensive de Champagne, par sa solidité au feu, la rapidité de ses déplacements, la précision de ses tirs. Commandé par le chef d'escadron Tourbiez, avec énergie et compétence, a appuyé successivement, sans aucun repos, quatre divisions pendant la conquête des lignes allemandes du 26 septembre au 15 octobre 1918 ; a ensuite coopéré, avec la plus grande efficacité, du 30 octobre au 10 novembre, aux attaques de la 120e division — forcement définitif du passage de l'Aisne et poursuite vers la Meuse — suivant toujours l'infanterie au plus près, en dépit des obstacles matériels très sérieux ( ruptures de ponts, coupures de routes ) qui s'opposaient à sa marche. — ( Ordre du 18 mars 1919. )

116e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 1er GROUPE
J.O. du 14 janvier 1919 - Page 503

1° Arrivé à Verdun en pleine bataille, en fin février 1916, a fait preuve depuis près d'un an, sous le commandement du commandant Olieu, des plus belles qualités militaires. S'est particulièrement distingué par une activité et une bravoure extraordinaires à la fin de février et au commencement de mars, dans les circonstances les plus difficiles et les plus critiques. A pris part, depuis cette époque, à toutes les affaires qui ont eu lieu journellement devant Verdun et a largement contribué au succès des opérations des 24 octobre et 15 décembre. — ( Ordre du 19 février 1917. )

2° Groupe d'élite, qui s'est constamment distingué au cours de la campagne, par l'entrain avec lequel il se portait à hauteur des éléments les plus avancés, malgré les plus grosses difficultés de terrain et les pertes les plus sévères, pour soutenir la progression de l'infanterie. Vient de donner encore des preuves de cet esprit offensif sous les ordres du commandant Mialin, secondé par les capitaines Mayeur et Charmasson et le lieutenant d'Utruy, commandants de batterie, au cours des combats sur l'Ailette, de la poursuite à travers la forêt de Saint-Gobain et du passage de la Serre ( septembre-octobre 1918 ). A, dans ces circonstances, rivalisé de mordant avec les batteries de campagne qu'il n'a cessé de talonner et largement contribué à la progression de plus de 20 kilomètres effectuée par l'infanterie. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 23 novembre 1918. )

116e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 3e GROUPE
J.O. du 5 janvier 1918 - Page 220

1° L'artillerie du 32e corps d'armée, sous l'habile direction du général Franiatte, a, par des tirs bien appropriés, exécutés sans relâche, depuis le 15 mars 1916, de nuit comme de jour, sans souci de la fatigue, ni des pertes, contribué tout d'abord à briser l'offensive allemande dans le secteur du Mort-Homme et de Cumières, préparé et appuyé ensuite les attaques, infligeant à l'ennemi de lourdes pertes en hommes et en matériel et donnant à notre infanterie la plus belle confiance et la certitude du succès. Les canonniers des ...e régiments d'artillerie de campagne et de l'artillerie lourde du groupement, comprenant les groupes suivants : ...e, 3e groupe du 116e et les ... se sont montrés dignes de leurs camarades de l'infanterie. — ( Ordre n° 174 du 16 mai 1916, modifié par décision du général commandant en chef, du 7 décembre 1917. )

2° A participé avec distinction à la défense de Verdun en 1916 et aux offensives de la Somme en 1916 et de l'Aisne en 1917. S'est particulièrement distingué dans les opérations d'août-septembre 1917 devant Verdun où, malgré un bombardement presque continu d'obus toxiques et de gros calibres qui lui ont causé de lourdes pertes en personnel et en matériel, il n'a cessé de donner son rendement maximum. A maintenu des positions avancées constamment bouleversées et exécuté, de jour et de nuit, toutes les missions qui lui étaient confiées. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 décembre 1917. )

116e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 4e GROUPE
J.O. du 17 décembre 1917 - Page 10314

1° L'artillerie du 32e corps d'armée, sous l'habile direction du général Franiatte, a, par des tirs bien appropriés, exécutés sans relâche, depuis le 15 mars 1916, de nuit comme de jour, sans souci de la fatigue ni des pertes, contribué tout d'abord à briser l'offensive allemande dans le secteur du Mort-Homme et de Cumières, préparé et appuyé ensuite les attaques, infligeant à l'ennemi de lourdes pertes en hommes et en matériel et donnant à notre infanterie la plus belle confiance et la certitude du succès. Les canonniers des ...es régiments d'artillerie de campagne et de l'artillerie lourde du groupement, comprenant le 4e groupe du 116e, les ...es groupes des ...es régiments, la ...e batterie du ...e R. A. P. se sont montrés dignes de leurs camarades de l'infanterie. — ( Ordre n° 174 du 16 mai 1916, modifié par décision du général commandant en chef, du 8 décembre 1917. )

2° Formé depuis le début de la campagne, a participé avec distinction aux offensives et aux opérations les plus importantes des trois années de guerre écoulées. Placé dans les dernières attaques sous Verdun, sous le commandement du chef d'escadron Paruit, des capitaines Gosselin et Maincourt et du lieutenant Marcellin, dans une position particulièrement avancée, a su, par la précision et la violence de ses tirs, apporter la gêne et le trouble dans les communications de l'ennemi ; s'est signalé spécialement le 20 août 1917, par la destruction d'une batterie en cours d'installation, découverte par ses observateurs. A subi des pertes élevées sans que son rendement diminue. — ( Ordre n° 900, du 20 septembre 1917. )

117e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 7e GROUPE
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2729

1° Appelé subitement au cours d'une relève à participer à une attaque importante, a réussi, malgré le peu de temps dont il disposait, à préparer et à exécuter des tirs d'une façon parfaite. Par la précision de ses feux sur des objectifs particulièrement délicats, a contribué pour une large part à l'enlèvement de têtes de ponts importantes, puis, en se portant en avant dès le premier jour, à la prise d'une ville et d'une position extrêmement forte. N'a pas cessé, au cours de la poursuite et malgré une progression rapide, d'appuyer la marche de l'infanterie, toujours prêt à ouvrir le feu et à réduire les nids de mitrailleuses ou les points d'appui qui lui étaient signalés. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 octobre 1918. )

2° Du 28 septembre au 17 octobre 1918, a pris part à tous les combats livrés au sud de Saint-Quentin et y a subi de lourdes pertes. Retiré du front et réengagé aussitôt dans les attaques du 22 octobre au 11 novembre, qui ont brisé définitivement la résistance de l'ennemi, a, au cours de la progression rapide qui a suivi, pris une large part au succès des opérations. A allié ainsi à de très belles qualités manœuvrières une endurance et un esprit de sacrifice remarquables qui lui ont permis, malgré des pertes sensibles en hommes et en chevaux, d'accomplir toutes les missions qui lui ont été demandées et de surmonter les fatigues accumulées au cours de plus de trois mois de combats ininterrompus. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 3 février 1919. )

120e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 1er GROUPE
J.O. du 24 mars 1919 - Page 3052

1° Groupe qui a pris une part brillante aux opérations de Verdun et de la Somme en 1916, de l'Aisne et de Verdun en 1917, s'acquérant une réputation de précision et d'allant pleinement méritée. Au cours des dernières opérations, de juin à septembre 1918, sous le commandement du chef d'escadron de Fontanges, a su fournir sans interruption, grâce à des liaisons poussées en avant, l'appui de son feu aux infanteries françaises et alliées. Retournant les canons pris à l'ennemi, a augmenté considérablement la puissance de son action rendant précaires les positions et communications ennemies et facilitant dans une large mesure la progression de nos éléments. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 octobre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : L'artillerie lourde du 20e corps d'armée comprenant : le 1er groupe du 120e régiment d'artillerie lourde et les ... : groupement particulièrement entraîné, où les qualités manœuvrières de premier ordre s'allient à une remarquable instruction du tir et de l'observation. A fait preuve au combat d'un entrain, d'une endurance et d'une science remarquables. Sous Verdun, en mars 1918, se dépensant sans compter pendant les dures journées du 15 au 19 mars, a, malgré les pertes et les fatigues, victorieusement tenu tête à l'artillerie ennemie de gros calibre, la contrebattant avec une efficacité que l'ennemi a reconnue. Engagée sans interruption dans la bataille depuis le 12 juin 1918, sous Soissons, au Chemin-des-Dames, devant Berry-au-Bac, puis à Guise, a maintes fois dominé l'artillerie ennemie supérieure en nombre, permettant ainsi la progression de notre infanterie, et causant à l'ennemi des pertes sévères que l'avance de nos troupes a souvent permis de constater sur le terrain. — ( Ordre du 9 février 1919. )

120e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 6e GROUPE
J.O. du 28 novembre 1918 - Page 10268

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 6e groupe du 120e régiment d'artillerie lourde, sous le commandement du capitaine Derepas, et les ... : Retirés d'un secteur légendaire où ils avaient subi des pertes sévères sous le bombardement, et recomplétés en quelques jours avec de jeunes recrues auxquelles ils ont su imposer de suite, leur moral et leurs traditions, se sont signalés, au cours des dernières opérations, par un allant exceptionnel qui a provoqué l'admiration et leur a acquis l'entière confiance de l'infanterie. Lancés en pleine mêlée, ils ont contribué, par des tirs ininterrompus de jour et de nuit, malgré des pertes sévères et des fatigues écrasantes, à rétablir une situation difficile, à contenir des forces supérieures et à reprendre à l'ennemi une partie du terrain perdu. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 juin 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 6e groupe du 120e régiment d'artillerie lourde, sous le commandement du capitaine Derepas, puis du capitaine Guillemin, et les ... : Au cours des opérations ayant amené l'arrêt de l'offensive allemande, s'est surpassée en aidant son infanterie à contenir pied à pied, la ruée des masses ennemies. A montré, en rase campagne, une aptitude manœuvrière égale aux qualités exceptionnelles qu'elle avait révélées dans la guerre de position. Toujours attentive à suivre de près son infanterie, n'a déplacé ses batteries qu'à la dernière extrémité, ne se résignant au repli qu'à la demande des fractions qui les protégeaient, se dégageant à la mitrailleuse, et amenant fréquemment les canons à bras. Au cours de très nombreux changements de position, a réussi à remplir chaque fois jusqu'au bout sa périlleuse mission, malgré des pertes sévères et une extrême pénurie de cadres, grâce à de nombreuses initiatives individuelles, véritables traits d'héroïsme et de dévouement. Pendant les opérations offensives entre la Marne et l'Ourcq, a appuyé merveilleusement la progression de la division, puis d'une division alliée, dont elle s'est attiré les remerciements les plus élogieux et a montré dans la poursuite de l'ennemi un mordant égal à sa ténacité et à sa souplesse manœuvrières. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

120e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 28e GROUPE
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10880

1° Sous les ordres du capitaine Faget, avancé, pour pouvoir remplir une mission en vue de l'attaque du 23 octobre 1917, sur un emplacement particulièrement exposé, a, malgré des circonstances atmosphériques défavorables, exécuté avec habileté et précision des tirs de destruction très délicats. A ensuite rendu les plus précieux services à l'infanterie par des tirs d'accompagnement d'une grande efficacité. — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

2° Du 18 au 22 juillet 1918, sous le commandement du capitaine Viala, a très efficacement appuyé l'attaque heureuse de sa division. A cette occasion, il a montré à la fois sa haute valeur technique dans l'exécution des tirs, son aptitude à la manœuvre ainsi que les plus belles qualités morales d'énergie, d'endurance, d'audace, de discipline et de sang-froid. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 octobre 1918. )

121e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 8e GROUPE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2594

1° Groupe remarquable par son allant, sa bravoure, son instruction parfaite et ses brillantes qualités manœuvrières. Sous l'impulsion énergique du chef d'escadron Malliart, a contribué puissamment au succès des attaques de l'infanterie qu'il a appuyé d'une façon parfaite, se portant rapidement à des positions avancées successives malgré les pertes sévères dues à des bombardements violents et répétés. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

2° Belle unité de combat faisant l'admiration de tous, par l'expérience et l'énergie de ses officiers, l'entrain et le courage de ses gradés et de ses canonniers : sous le commandement du chef d'escadron Malliart, a pris part, après quarante-deux jours de secteur, aux trois attaques successives des 26-28 septembre et 3 octobre 1918, qui ont permis à l'infanterie de s'emparer de la butte de Souain, des fortes organisations défensives, des tranchées d'Essen, puis de la ferme Médéah, puis à celles du 26 octobre au 5 novembre 1918, devant la ligne Hunding. Rivalise d'entrain avec le régiment de campagne pour se porter aussi rapidement que possible aux emplacements avancés. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 31 janvier 1919. )

132e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 5e GROUPE
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2730

1° Comprise dans la citation collective ci-après : L'artillerie de la 40e division, sous l'énergique commandement du colonel Bergé, le 5e groupe du 132e régiment d'artillerie lourde et le ..., ravitaillés par le P. A. D. 40, ont supporté, avec un héroïsme splendide, le bombardement infernal de l'ennemi, dans la matinée du 15 juillet 1918, tirant sans arrêt, jusqu'à la consommation de toutes les munitions, décrochant leur batteries successivement, avec un calme superbe et à la dernière extrémité, malgré de violentes rafales de mitrailleuses ennemies. Installés sur de nouvelles positions, ont tiré, pendant trois jours sans arrêt, ravitaillant, à plein collier, sans aveu de fatigue, prêtant à l'infanterie un appui efficace et contribuant, pour une bonne part, à l'arrêt de l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

2° Engagé dans la bataille, le 31 octobre 1918, sous le commandement ardent et énergique du chef d'escadron Fontana, et en position à 1,800 mètres de la première ligne ennemie, a préparé et appuyé l'attaque de l'infanterie, sous un intense bombardement, causant des pertes sensibles au personnel. S'est porté en avant, malgré les plus grandes difficultés de franchissement de l'Aisne, a suivi l'infanterie dans un terrain rendu impraticable par l'ennemi, a fait passer à bras son matériel sur des ponts de fortune au cours de la poursuite. Malgré la fatigue, la pluie incessante, le terrain détrempé et les pertes en chevaux, a réussi, grâce à une énergie magnifique, à mettre tous ses canons en batterie sur les hauteurs dominant Sedan. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 31 janvier 1919. )

133e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 5e GROUPE
J.O. du 24 février 1919 - Page 2103

1° Engagé, du 13 août au 9 septembre 1918, dans les opérations offensives de sa division, s'est distingué, quoique formé depuis quelques mois à peine, par la justesse, la précision de ses tirs, l'endurance et le zèle de son personnel. Grâce à l'action personnelle de ses officiers, n'hésitant pas, pour observer, à se mêler aux unités de première ligne, a pu, malgré les difficultés techniques de tout ordre, détruire les points d'appui fortement organisés, arrêter des contre-attaques et a, dans toute cette période, contribué puissamment au succès de la division. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 23 novembre 1918. )

2° Engagé dans les Flandres du 10 octobre au 3 novembre 1918, sous le commandement du chef d'escadron Darras, a su préparer et appuyer, en toutes circonstances, la progression de l'infanterie et l'accompagner même efficacement au cours de la poursuite : grâce aux qualités manœuvrières des batteries, aux connaissances professionnelles de ses officiers, au zèle et à l'entrain de tout son personnel qui s'est dépensé sans compter. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 3 janvier 1919. )

138e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 6e GROUPE
J.O. du 24 mars 1919 - Page 3052

1° Pendant les périodes offensives du 26 septembre au 18 octobre 1918 ( refoulement des Allemands sur les lisières de l'Argonne ) et des 1er et 3 novembre ( bataille de l'Argonne ) sous les ordres du commandant Garnier, soldat d'âme ferme et de courage calme, le 6e groupe du 138e régiment d'artillerie lourde vient de confirmer les belles qualités déjà montrées par lui en mai, juin et en août. Durant toute cette période, il n'a cessé de témoigner d'un grand esprit de solidarité avec l'infanterie, l'aidant par ses tirs d'appui directs, la préservant par ses concentrations. Le 13 octobre, ce groupe a montré une belle abnégation en restant sur des positions ypéritées pour ne pas diminuer le rendement de ses tirs. Les 1er et 2 novembre, il a fortement contribué à la prise des 24 bouches à feu ennemies par des tirs d'engagement excessivement précis qui ont empêché le retrait. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 3 janvier 1919. )

2° De formation récente, le 6e groupe du 138e régiment d'artillerie lourde, commandé par le chef d'escadron Garnier, a écrit de belles pages d'artillerie dans la retraite du 27 mai au 3 juin, de l'Aisne à la forêt de Villers-Cotterêts, sur la rive droite de l'Aisne d'abord, sur le plateau de Chaudun ensuite, cette belle unité est restée en position jusqu'au dernier moment et ne s'est retirée que sur ordre. En lisière de la forêt, à un des moments les plus critiques de la journée du 2 juin, le chef et la troupe ont montré un calme impressionnant au moment où ils exécutaient un ordre de repli. Pendant l'offensive d'août, sur le plateau de Thiescourt, le groupe s'est acquis de nouveaux mérites par son endurance à supporter les tirs d'asphyxiants dans la vallée du Matz, et dans le ravin de Mareuil-Lamotte, par l'appui très efficace qu'il a constamment donné à l'infanterie. — ( Ordre du 7 février 1919. )

141e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 3e GROUPE
( anciennement 1er groupe du 341e rég. d'artillerie lourde )
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2730

1° Sous le commandement résolu du chef d'escadron Souviron, officier supérieur de haute valeur, a pris une part importante à la résistance glorieuse du 2e corps d'armée italien pendant la bataille du 15 juillet 1918. A tenu bon sous un bombardement violent et a contribué à briser l'attaque ennemie par le dévouement de tout son personnel, mais au prix de grands sacrifices en officiers et gradés. A sauvé tous ses canons restés sous le feu des mitrailleuses ennemies, grâce à l'audace déployée par ses officiers au cours de la nuit. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 septembre 1918. )

2° Groupe d'élite qui s'est distingué pendant sept mois d'opérations dans la Somme, sous le commandement du chef d'escadron Rémy. N'a pas cessé un instant d'infliger aux batteries ennemies des tirs remarquables par leur précision et leur violence, malgré les pertes douloureuses qu'il subissait lui-même en officiers et en hommes. — ( Ordre du 1er février 1919. )

283e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – GROUPE "C"
( ex-10e groupe du 83e R. A. L., puis 4e groupe du 283e R. A. L. )
J.O. du 20 avril 1919 - Page 4158

1° Sous le commandement du chef d'escadron Gigout, est arrivé sur le front de Verdun, à la fin de mars 1916 : a pris part à toutes les attaques qui ont eu lieu depuis cette époque, changeant fréquemment de position, exécutant sous les feux les plus violents, des tirs d'une précision remarquable. A largement contribué, par les destructions qu'il a opérées, aux succès des 24 octobre et 15 décembre 1916. A toujours conservé un moral très élevé. — ( Ordre du 2 janvier 1917. )

2° Sous le commandement du chef d'escadron Gigout, engagé dans des conditions particulièrement difficiles sur un champ d'entonnoirs rendu presque impraticable par les pluies, a réussi à installer ses pièces avec une rapidité remarquable par un effort énorme grâce auquel le feu a pu être ouvert sans le moindre retard et maintenu avec une énergie inlassable. — ( Ordre du 15 février 1919. )

284e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – GROUPE "A"
J.O. du 20 avril 1919 - Page 4158

1° Groupe remarquablement instruit et entraîné. A pris part, depuis trois ans, à de nombreuses actions de guerre et, malgré des pertes souvent très lourdes, a toujours rempli brillamment les missions qui lui étaient confiées. Sous le commandement du chef d'escadron Gauroy, a fait preuve d'une énergie et d'une endurance tout à fait exceptionnelles dans les attaques de Moreuil et de Montdidier et dans les opérations devant Guise, qui ont abouti à la défaite de l'armée allemande. — ( Ordre du 28 novembre 1918. )

2° En août 1917, devant Verdun, sous le commandement du capitaine Manget, a été installé dans une position très dangereuse et très rapprochée des lignes ennemies. Y a subi des pertes graves dont celle de son commandant de groupe, mais n'a pas cessé un instant son action énergique, intense et précise, et a contribué ainsi à notre victoire du 20 août. S'était déjà signalé dans de nombreuses attaques par l'excellence de ses tirs et la bravoure de son personnel. — ( Ordre du 15 février 1919. )

290e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 2e GROUPE
( ex-4e groupe du 82e R. A. L. )
J.O. du 20 avril 1919 - Page 4158

1° Sous le commandement du capitaine Duhautois, a, en août 1917, dans un délai minimum, grâce à l'entraînement de son personnel, à la compétence technique de ses cadres, au mépris absolu du danger de tous, participé d'une façon remarquable à la lutte contre l'artillerie ennemie, malgré les tirs subis en obus explosifs et toxiques ; a réalisé dans tous ses tirs le meilleur rendement. A toujours fait preuve du plus haut moral et du plus bel esprit de sacrifice. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° Unité d'une grande valeur combative, d'un moral très élevé dans laquelle l'esprit de camaraderie, la haine de l'ennemi et l'exemple de ses officiers, le chef d'escadron Duhautois, les lieutenants Geny, Guillard, Haentjens et Baronna, ont opéré une cohésion absolue et développé une bravoure remarquable. Le 10 juin 1918, sous la pression de l'infanterie allemande a continué à tirer jusqu'au dernier moment et a cependant réussi à sauver la plus grande partie de son matériel. Ralliés autour de leurs chefs, les derniers éléments ne quittèrent la position que lorsqu'elle fut envahie par l'ennemi et après avoir évacué le matériel, dont une partie fut emmenée à bras sous le feu de l'artillerie et de l'infanterie allemandes, sur une distance de plus de 1,500 mètres. — ( Ordre du 25 février 1919. )

320e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 1er GROUPE
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2730

1° Comprise dans la citation collective ci-après : 320e régiment d'artillerie lourde : 1er et ... groupes. Régiment d'artillerie remarquable par son entrain et son aptitude manœuvrière qui, sous le commandement aussi intelligent qu'énergique du lieutenant-colonel Ducla, a pris une part des plus brillantes aux attaques qui ont été exécutées du 18 juillet au 5 septembre 1918. Affecté successivement à de nombreuses divisions, a combattu sans arrêt, se distinguant en toutes circonstances par la précision de ses tirs, la rapidité, la hardiesse et l'opportunité de ses déplacements. Grâce à l'allant, à l'énergie et au dévouement de son personnel, a rempli d'une façon digne des plus grands éloges les nombreuses missions délicates et difficiles qui lui ont été confiées et a puissamment contribué aux succès des divisions qu'il était chargé d'appuyer. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 30 novembre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 320e régiment d'artillerie lourde : 1er et ... groupes. Sous la remarquable et vigoureuse impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Ducla, a appuyé de la manière la plus brillante les attaques de la 2e division marocaine, les 26, 27, 28, 29 septembre 1918. Grâce à l'habileté de ses officiers, aux qualités manœuvrières des batteries, à l'entrain de ses officiers de liaison et de ses observateurs, progressant avec les éléments avancés, ce régiment a toujours su pousser à temps ses canons assez en avant pour appuyer utilement l'infanterie, réduire par des tirs précis et observés les organisations où l'ennemi tentait de s'accrocher et prendre sous un feu efficace ses colonnes en retraite. Il a sa part du succès de la division qui a rejeté l'ennemi sur une profondeur de 10 kilomètres en lui prenant 2,400 prisonniers et plus de 50 canons. — ( Ordre du 3 février 1919. )

320e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 2e GROUPE
( anciennement 8e groupe du 120e rég. d'artillerie lourde )
J.O. du 5 mars 1919 - Page 2410

1° Sous les ordres du capitaine Faget, avancé pour pouvoir remplir une mission en vue de l'attaque du 23 octobre 1917, sur un emplacement particulièrement exposé, a, malgré des circonstances atmosphériques défavorables, exécuté avec habileté et précision des tirs de destruction très délicats. A ensuite rendu les plus précieux services à l'infanterie par des tirs d'accompagnement d'une très grande efficacité. — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : 320e régiment d'artillerie lourde : ( 2e groupe et les ... ) : Régiment d'artillerie remarquable par son entrain et son aptitude manœuvrière qui, sous le commandement aussi intelligent qu'énergique du lieutenant-colonel Ducla, a pris une part des plus brillantes aux attaques qui ont été exécutées du 18 juillet au 5 septembre 1918. Affecté successivement à de nombreuses divisions, a combattu sans arrêt, se distinguant en toutes circonstances par la précision de ses tirs, la rapidité, la hardiesse et l'opportunité de ses déplacements. Grâce à l'allant, à l'énergie et au dévouement de son personnel, a rempli d'une façon digne des plus grands éloges les nombreuses missions délicates et difficiles qui lui ont été confiées, et a puissamment contribué aux succès des divisions qu'il était chargé d'appuyer. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 30 novembre 1918. )

320e RÉGIMENT D'ARTILLERIE LOURDE – 3e GROUPE
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2730

1° Comprise dans la citation collective ci-après : 320e régiment d'artillerie lourde : 3e et ... groupes. Régiment d'artillerie remarquable par son entrain et son aptitude manœuvrière qui, sous le commandement aussi intelligent qu'énergique du lieutenant-colonel Ducla, a pris une part des plus brillantes aux attaques qui ont été exécutées du 18 juillet au 5 septembre 1918. Affecté successivement à de nombreuses divisions, a combattu sans arrêt, se distinguant en toutes circonstances par la précision de ses tirs, la rapidité, la hardiesse et l'opportunité de ses déplacements. Grâce à l'allant, à l'énergie et au dévouement de son personnel, a rempli d'une façon digne des plus grands éloges les nombreuses missions délicates et difficiles qui lui ont été confiées et a puissamment contribué aux succès des divisions qu'il était chargé d'appuyer. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 30 novembre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 320e régiment d'artillerie lourde : 3e et ... groupes. Sous la remarquable et vigoureuse impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Ducla, a appuyé de la manière la plus brillante les attaques de la 2e division marocaine, les 26, 27, 28, 29 septembre 1918. Grâce à l'habileté de ses officiers, aux qualités manœuvrières des batteries, à l'entrain de ses officiers de liaison et de ses observateurs, progressant avec les éléments avancés, ce régiment a toujours su pousser à temps ses canons assez en avant pour appuyer utilement l'infanterie, réduire par des tirs précis et observés les organisations où l'ennemi tentait de s'accrocher et prendre sous un feu efficace ses colonnes en retraite. Il a sa part du succès de la division qui a rejeté l'ennemi sur une profondeur de 10 kilomètres en lui prenant 2,400 prisonniers et plus de 50 canons. — ( Ordre du 3 février 1919. )

1er RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2593

1° Régiment qui s'est affirmé, au cours de toutes les affaires auxquelles il a pris part depuis le début de la campagne, comme un régiment d'élite. A Verdun, aux Eparges, au bois de la Grille, n'a cessé d'appuyer son infanterie dans les conditions les plus difficiles et malgré les pertes les plus sévères. A contribué, le 15 juillet 1918, à repousser l'attaque allemande dirigée sur le front de Champagne. Vient, deux fois de suite, en août et en octobre 1918, sous les ordres du lieutenant-colonel Ehrmann, de participer à la poursuite de l'ennemi, faisant preuve des plus belles qualités manœuvrières et de mordant. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 24 novembre 1918. )

2° Chargé, pendant la période du 12 au 24 avril 1917, d'une mission délicate et périlleuse, a accompli la tâche qui lui était confiée, malgré des bombardements journaliers d'extrême violence, malgré des pertes graves, donnant un magnifique exemple de courage, de volonté, d'endurance, qui s'est maintenu malgré l'épuisement du personnel. — ( Ordre du 21 janvier 1919. )

2e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 8 décembre 1918 - Page 10567

1° A donné, depuis le début de la campagne, les preuves les plus grandes de bravoure, d'entrain et de résistance. Après s'être signalé particulièrement dans les combats d'août et septembre 1914, aux offensives de septembre 1915, ainsi qu'à la bataille de Verdun où il a tenu pendant trois mois consécutifs sur des positions violemment battues, vient, sous les ordres du chef d'escadron Malraison, de prendre une part brillante aux opérations des 23 et 25 octobre 1917, devant le moulin de Laffaux et Pinon. Chargé d'accompagner l'infanterie dans sa progression, s'est déplacé sous le feu avec une maîtrise et une rapidité remarquables, contribuant ainsi puissamment au succès de l'attaque. — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

2° Sous les ordres du colonel Fromheim, a préparé et accompagné l'attaque du 25 septembre 1915 dans d'excellentes conditions, ce qui a permis à l'infanterie d'enlever la première position, presque sans pertes, et a puissamment contribué à maintenir intactes les positions conquises. S'est acquis de nouveaux titres à Verdun, en mars, avril et mai 1916, par l'endurance et l'énergie dont il a fait preuve. — ( Ordre du 28 septembre 1918. )

3e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 764

1° Régiment réputé par sa belle tenue au feu, aussi bien que pour sa haute valeur technique. A montré depuis le début de la campagne le meilleur esprit et un bel entrainement dans les circonstances les plus difficiles, en Lorraine, sur l'Yser, en Champagne, à Verdun. En juin, juillet, août et septembre 1917, sous le commandement du lieutenant-colonel Maurel, tant à la cote 304 qu'au Mort-Homme a, sous des bombardements particulièrement violents, enrayé toute progression de l'ennemi, préparé et facilité dans une très large mesure le succès du 17 juillet et du 20 août. Engagé le 2 mai 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Huckendubler, en pleine bataille, sans abri, sur un terrain découvert, est resté en action pendant quinze jours et quinze nuits, prêtant à l'infanterie un appui des plus efficaces et ininterrompu, notamment aux attaques des 8, 11 et 15 mai au cours desquelles la division a fait cent soixante-quinze prisonniers dont quatre officiers et pris de nombreuses mitrailleuses, ignorant toujours la fatigue et conservant son entrain et sa belle humeur malgré les pertes sévères occasionnées par de continuels bombardements par obus toxiques et explosifs. — ( Ordre du 11 décembre 1918. )

2° Régiment d'élite. Sous les ordres lieutenant-colonel Huckendubler, vient, au cours de deux mois de poursuite ininterrompue, de faire preuve des plus belles qualités manœuvrières, d'une audace, d'un entrain et d'un mordant hors de pair. Le 5 septembre 1918, après avoir, par la concentration de ses feux au point sensible de sa résistance, obligé l'ennemi à se retirer, a franchi l'Ailette sur les talons de l'infanterie, qu'il n'a cessé d'appuyer efficacement en maintenant avec elle la liaison la plus intime. Le 12 octobre, ouvrant la porte à l'infanterie, par l'écrasement des défenses de Fresnes, a traversé de nuit, malgré les nombreuses coupures des routes, la forêt de Saint-Gobain, poussant des pièces jusqu'aux avant-gardes, assurant constamment l'appui de ses régiments, débouchant derrière eux de la forêt et installant, le 14 octobre, avant neuf heures du matin, l'ensemble de ses trois groupes à moins de 2000 mètres de nos premières lignes. Le 27 octobre, a suivi de ses feux l'ennemi rejeté au-delà de Crécy-sur-Serre, a porté dans la nuit du 27 au 28, ses trois groupes sur la rive nord de la Serre et les a poussés avant le jour jusqu'aux premières lignes, aux applaudissements de l'infanterie. A brillamment contribué, le 4 novembre, au succès d'un hardi coup de main, au cours duquel un régiment d'infanterie a fait plus de cent cinquante prisonniers et ramené trois mitrailleuses. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 17 décembre 1918. )

4e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10727

1° Régiment de premier ordre, qui, depuis le début de la campagne, a donné constamment des preuves de son allant et de sa belle tenue au feu. Partout où il a été engagé, a contribué pour une large part, par ses belles qualités morales et son esprit de devoir, au succès des opérations aussi bien dans la guerre de mouvement que dans la guerre de position. Vient de fournir, sous les ordres du commandant Magnien, puis du lieutenant-colonel Le Liepvre, un effort physique et moral superbe pendant dix-neuf jours de combats incessants. Après avoir aidé son infanterie à enfoncer l'ennemi par la précision de ses tirs, toujours prêt à l'appuyer pour l'enlèvement de nouvelles positions ou à briser les contre-attaques, il réussit, en étroite liaison avec elle, à refouler l'ennemi sur un parcours de trois kilomètres. — ( Décision du général commandant eu chef, du 27 août 1918. )

2° Sous les ordres du lieutenant-colonel Pujo : sur la brèche depuis le début de la campagne, n'a cessé de se distinguer par sa brillante attitude au feu et en toutes circonstances, notamment à Bouchavesnes. A puissamment contribué aux succès de la division dans son attaque du 16 avril 1917. Après avoir, par une préparation précise et méthodique, ouvert partout des brèches à l'infanterie, a eu à résoudre le jour de l'attaque, un difficile problème de tir d'accompagnement, problème qui a été brillamment résolu grâce à l'habileté technique et à la bravoure du personnel et à la liaison parfaite qui n'a cessé d'exister entre l'infanterie et l'artillerie pendant tout le cours de la progression de l'attaque. — ( Décision du général commandant en chef, du 1er octobre 1918. )

5e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 326

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Monot : régiment d'une endurance, d'une énergie et d'un courage à toute épreuve, qui vient de prendre une part brillante à l'offensive du 18 juillet 1918. Bien qu'engagé depuis la fin de juin, dans un secteur très agité, où il avait déjà été assez éprouvé, a constamment donné à l'infanterie, au cours des attaques du 18 juillet au 4 août, par la précision de ses tirs et une liaison intime, l'appui le plus complet, poussant toujours plus en avant ses batteries ; malgré toutes les difficultés du terrain, assurant à chaque instant le service de toutes ses pièces, sans se soucier du bombardement ennemi, en dépit de pertes sensibles et des effets déprimants de l'ypérite. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

2° Engagé dans la bataille du 25 septembre au 15 octobre 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Monot, avec des moyens réduits par les opérations antérieures, a fait des prodiges de volonté et d'endurance pour avancer ses batteries et les ravitailler dans un terrain d'une difficulté exceptionnelle. Malgré une épidémie sévissant sur le personnel et malgré de fortes pertes en chevaux qui augmentaient dans de grandes proportions le travail des uns et des autres, ses batteries ont accompagné l'infanterie pas à pas sur un parcours de près de 30 kilomètres, poussant leurs observateurs jusqu'aux premières lignes sous le tir des mitrailleuses ennemies qui leur ont occasionné des pertes sensibles. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

6e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 4 mai 1919 - Page 4604

1° Après s'être distingué pendant toute la durée de la campagne, dans toutes les affaires où la division a été engagée, a, dans la période du 10 octobre au 10 novembre 1918, dans les Flandres, sous les ordres du lieutenant-colonel Lannes, adapté avec la plus grande souplesse l'emploi de ses moyens au terrain et aux circonstances. Malgré des pertes sérieuses, n'a jamais cessé d'appuyer son infanterie, soit par des actions d'ensemble, soit en la suivant au plus près avec des groupes d'appui direct, détachant des batteries entières et jusqu'à des pièces près des bataillons engagés en première ligne. A fait preuve constamment de la plus grande ardeur, des plus hautes qualités de moral et d'endurance. A remarquablement coopéré aux succès de la division, lui permettant de bousculer l'ennemi sans répit, de faire un grand nombre de prisonniers et de forcer d'une façon particulièrement brillante le passage de la Lys. — ( Ordre du 23 décembre 1918. )

2° Après s'être distingué aux combats de juin et de juillet 1917, au chemin des Dames, a participé, le 30 mars 1918, sous les ordres du lieutenant-colonel Lannes, assisté des chefs d'escadron Santuel, Naud et Lacombe, à la défense d'une position de la plus haute importance. Après avoir brisé par ses feux l'attaque ennemie, a participé à la préparation et à l'accompagnement d'une contre-attaque couronnée de succès. Pour pouvoir battre dans les meilleures conditions, le terrain gagné par l'ennemi au parc du Plessier de Roye, a dû déplacer deux batteries sous un bombardement des plus violents. Improvisant des barrages roulants et des tirs d'appui impeccables, le 6e régiment d'artillerie de campagne a fait preuve au cours de cette journée, de capacités manœuvrières remarquables, d'un moral des plus élevés et a contribué, pour une très large part, au succès des opérations. — ( Ordre du 15 mars 1919. )

14e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10880

1° Du 27 mars au 1er avril 1918, sous les ordres du commandant Chartier, a pris une part splendide aux opérations de sa division. Poussant des batteries à mille mètres de l'ennemi pour soutenir nos attaques, a maintenu l'une d'elle à cinq cents mètres de la ligne de feu pour contenir l'ennemi dont il a ainsi grandement contribué à arrêter, par des tirs à vue, les assauts répétés. Avait glorieusement contribué au succès des combats des 4 et 5 mai 1917. — ( Ordre du 8 juin 1918. )

2° Régiment d'élite. Sous la conduite énergique et habile de son chef, le lieutenant-colonel Chartier, a montré en toutes occasions les plus belles aptitudes manœuvrières, la plus haute conscience de son rôle d'appui de l'infanterie. Dans la période du 9 au 25 septembre 1918, au cours des combats livrés devant Allemant, a largement contribué, par la précision de ses tirs, aux succès de nos opérations offensives ainsi qu'à l'échec des contre-attaques de l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 12 octobre 1918. )

18e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 24 janvier 1919 - Page 924

1° Régiment d'artillerie remarquable par sa ténacité au combat, son endurance et son dévouement à l'infanterie. Après s'être distingué à Moronvillers et à Verdun où il a subi de lourdes pertes, vient pendant treize jours de bataille continue de se faire admirer, sous les ordres du lieutenant-colonel François, par l'audace et la rapidité de ses déploiements en rase campagne sous le feu de l'artillerie et de l'infanterie ennemies, son entrain exceptionnel et son mépris absolu du danger. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

2° Régiment d'élite qui, au cours des offensives sur l'Ailette et sur l'Oise, a, sous les ordres du lieutenant-colonel François, donné une nouvelle preuve des plus belles qualités morales et techniques. Dans les journées des 26 et 27 septembre 1918, a, sans la moindre défaillance et en dépit de violents bombardements par obus toxiques, rempli avec un plein succès les missions délicates qui lui ont été confiées. Grâce à la précision de ses tirs, à la rapidité de ses déplacements, au dévouement et à l'énergie de tous pour maintenir sa liaison avec l'infanterie, a contribué dans une large mesure au succès de la division. — ( Ordre du 21 décembre 1918. )

22e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 24 mars 1919 - Page 3051

1° Beau régiment qui s'est déjà illustré à Verdun et au Chemin-des-Dames, sous les ordres du lieutenant-colonel de Bonnault, chef de la plus haute valeur morale et professionnelle, vient à nouveau de se distinguer du 10 au 27 août 1918, en appuyant les régiments de sa division ; puis du 28 au 30 août ceux d'une autre division ; a su, par une liaison étroite de tous les instants avec l'infanterie, par le dévouement, l'audace et le sang-froid de tous, briser les résistances de l'ennemi et ouvrir la voie à la progression de l'infanterie. A largement contribué aux succès obtenus, notamment le 11 août, en s'engageant au plus près des bataillons d'attaque ; les 17 et 19 août, par le concours de ses pièces avancées, de ses observateurs et de ses agents de liaison poussés en première ligne, et surtout par une entente intime et permanente avec l'infanterie. — ( Décision du général commandant en chef, du 28 septembre 1918. )

2° A fait preuve pendant quatre mois de combats incessants, au Chemin-des-Dames, du 1er avril au 15 août 1917, d'une endurance, d'un dévouement et d'un allant exceptionnels. Malgré les pertes sérieuses, n'a cessé d'exécuter ses tirs sous les bombardements les plus violents et de prêter à l'infanterie l'aide la plus efficace. S'était déjà particulièrement distingué en avril et juin 1916, pendant trois séjours à Verdun, dans les secteurs de Vaux et de Souville où il a arrêté, par ses feux, l'avance ennemie et en décembre 1916, à Douaumont, en se portant en avant, au moment de l'offensive et s'établissant à découvert dans une zone battue par l'artillerie ennemie, pour couvrir de ses feux la position conquise. — ( Ordre du 9 février 1919. )

25e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 763

1° Après avoir, au prix de grandes fatigues, coopéré efficacement aux attaques sur un front difficile et à l'enlèvement d'un village particulièrement défendu, n'a cessé d'appuyer, pendant deux mois, la progression de l'infanterie dans son avance de plus de 20 kilomètres, avec la plus grande bravoure et le plus beau dévouement. Sous le commandement du lieutenant-colonel Dupont et des chefs d'escadron Keck, Desagneaux et Capdevielle, a fait preuve des plus belles qualités manœuvrières et techniques en agissant pendant cette période, malgré des fatigues constantes et les tirs ennemis à obus toxiques très pénibles, en liaison intime avec l'infanterie, et en aidant à la prise de plusieurs villages et d'un ancien fort puissamment organisé. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 octobre 1918. )

2° Régiment d'élite qui, sous le commandement du lieutenant-colonel Dupont, des chefs d'escadron Keck, Desagneaux et Capdevielle, ne cesse de faire preuve d'un moral splendide et des plus hautes qualités militaires et techniques. S'est distingué partout et toujours, sur la Vesle, sur la Lys, sur l'Escaut. A risqué les déplacements les plus hardis pour appuyer de près les bataillons d'attaque. En toutes circonstances, a donné à l'infanterie l'aide la plus féconde. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 11 décembre 1918. )

27e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 326

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Roesch : vient d'ajouter à ses brillants états de service une page glorieuse en participant à l'arrêt de l'offensive ennemie, puis en appuyant avec une vigueur vivement appréciée de son infanterie l'offensive de juillet 1918 sur l'Ourcq. A fait preuve, au cours de cette progression de 20 kilomètres, d'une abnégation, d'un mordant et d'une souplesse de manœuvre qui font de ce régiment une arme offensive de premier ordre. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

2° Régiment d'élite. Sous le commandement du lieutenant-colonel Roesch : a fait preuve, au cours de trois mois d'attaques répétées ( juillet-octobre 1918 ), d'une tenue sous le feu, d'une précision de manœuvre et de tir, d'un mordant offensif, qui ont largement contribué aux glorieux et complets succès remportés par sa division. Opérant en liaison directe avec artillerie britannique, a su réaliser avec elle une entente parfaite et féconde en résultats. A montré, au cours de toute la campagne, en particulier sous Verdun et à la Somme, une abnégation, une endurance et un esprit offensif que, malgré des pertes élevées, aucune fatigue ni aucun obstacle n'ont pu lasser. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 novembre 1918. )

28e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 327

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Alvin, a monté pendant les durs combats de mai et juin 1918, qu'il était animé au plus haut degré de l'esprit de sacrifice ; a disputé le terrain pied à pied, sans souci de ses pertes, ne se retirant qu'à la nuit, par ordre, avec les derniers fantassins pour remettre en batterie sur la position suivante. Malgré la fatigue et les pertes subies, s'est encore trouvé, le 12 juin, en mesure d'accomplir, avec un plein succès, toutes les missions qui lui ont été confiées et a ainsi puissamment contribué à contenir l'adversaire. — ( Décision du général commandant en chef, du 31 août 1918. )

2° Régiment d'élite, aussi ardent dans l'offensive que tenace dans la défensive. Sous le commandement du lieutenant-colonel Perrier de la Bâthie, assisté des chefs d'escadron Bataille, Debuire, Jean-Claude, a été engagé sans interruption du 25 septembre au 14 octobre 1918, dans les combats qui ont libéré la boucle de l'Aisne. Sans souci de ses pertes, malgré les difficultés inouïes du terrain, a progressé des rives de l'Ain aux bords de l'Aisne, de plus de 35 kilomètres, soutenant les attaques successives de cinq divisions, appuyant au plus près l'infanterie, poussant ses observateurs sur la ligne des tirailleurs, infligeant à l'ennemi par des tirs poursuivis jour et nuit, des pertes sévères constatées. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

29e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 387

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Gèze, a pris part à tous les combats du 27 mai au 15 juillet 1916 dans la région de Soissons. Grâce à la bravoure, au dévouement, à l'extrême endurance des officiers, gradés et canonniers, et aux belles qualités militaires de son chef, il a glorieusement contribué à l'arrêt de l'attaque ennemie et aux victorieuses contre-offensives de nos troupes. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 novembre 1918. )

2° En position depuis plus de deux mois dans une région particulièrement active, soumis à des bombardements répétés d'obus de tous calibres, a montré une énergie admirable et une haute conception du devoir. Sous le feu ennemi, avec un complet esprit de sacrifice, malgré des pertes élevées en personnel et en matériel, a effectué un tir continu de jour et de nuit, satisfait avec précision et rapidité à toutes les demandes de barrage et appuyé efficacement et heureusement l'infanterie dans ses attaques d'août et septembre 1916. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 novembre 1918. )

30e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 763

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Terrière ( Louis ), secondé par ses commandants de groupe, le lieutenant Girardo ( Joseph ), tué à l'ennemi le 25, les chefs d'escadron Arnauld ( Félix ) et Devoucoux ( Louis ), a, du 23 au 27 mars 1918, fait preuve des plus belles qualités de vaillance, d'entrain et d'initiative et de la plus remarquable aptitude manœuvrière, appuyant l'infanterie jusque sous le feu des mitrailleuses ennemies, ne perdant pas une pièce et ne cessant, dans les circonstances les plus critiques, d'accomplir sa mission. — ( Décision du général commandant en chef, du 14 août 1918. )

2° Dans la période du 30 septembre au 11 novembre 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Terrière, des chefs d'escadron Piquendar, Arnauld et Devoucoux, s'est distingué par la somme énorme de travail fourni pour la préparation de l'attaque du 30 septembre, puis, au cours de la poursuite, par son audace et son à-propos à porter ses batteries sur les positions les plus avancées et les plus exposées, sans autre souci que de venir en aide à l'infanterie, cherchant sans cesse et réussissant à lui ouvrir la voie. A poussé des pièces avancées jusque dans les éléments d'infanterie de pointe, pour faire tomber la résistance des mitrailleuses ennemies. — ( Décision du maréchal de France, commandant les armées de l'Est, du 25 décembre 1918. )

31e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 24 février 1919 - Page 2102

1° Régiment de premier ordre qui s'est, à maintes reprises depuis le début la campagne, fait remarquer par son entrain, l'énergie de son personnel et le dévouement avec lequel il a toujours cherché à appuyer de tous ses moyens l'action de l'infanterie. Vient encore, sous l'énergique impulsion du lieutenant-colonel Cuvillier, secondé par un corps remarquable d'officiers, de donner les 15, 16, 17 et 18 juillet, la mesure de sa valeur. Dans les circonstances les plus critiques en partant d'un déploiement imposé par le terrain et la forme du secteur et qui rendait tout repli difficile, a rempli sa mission sans arrière-pensée et ne s'est retiré que par ordre alors que les premiers éléments ennemis arrivaient à proximité immédiate des batteries. — ( Décision du général commandant en chef, du 2 novembre 1918. )

2° Régiment remarquable par sa discipline et sa cohésion, lui permettant une continuité d'efforts qui ne s'est jamais démentie. A ainsi participé sous la ferme impulsion du lieutenant-colonel Cuvillier, et sans faiblir un seul instant, à la progression durant la période du 26 septembre au 11 novembre 1918. A franchi, le 5 octobre au soir et dans la nuit du 5 au 6, la crête des monts, chaque groupe collant à l'infanterie qu'il appuyait en se portant droit devant lui à travers les formidables défenses des positions ennemies. A permis, par ses marches hardies et ses actions rapides, les passages successifs de la Suippe et de la Retourne. Est arrivé sur l'Aisne en même temps que les éléments avancés d'infanterie avec lesquels ses observateurs luttaient de vitesse, a permis ainsi la prise rapide des villages de la rive sud de la rivière. A continué la poursuite jusqu'à la Meuse et la Sormonne, toujours prêt à donner à l'infanterie l'appui le plus immédiat et le plus efficace. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 30 décembre 1918. )

34e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 24 mars 1919 - Page 3051

1° Excellent régiment qui a depuis longtemps conquis l'estime de l'infanterie par sa solidité au feu et les services qu'il lui a rendus. S'était déjà distingué à maintes reprises, notamment en Belgique, à la Marne, à Verdun et en Champagne. A pris une part active et importante à toutes les opérations de la ..., en Italie, et s'est fait particulièrement remarquer par sa tenue au feu et l'efficacité de ses tirs, lors de l'attaque autrichienne du 15 juin 1918. Vient encore, sous les ordres du lieutenant-colonel Darnet et des commandants de groupes, les chefs d'escadron Jamet et Cazabat, et le capitaine Tourault, de prendre une part brillante aux opérations de fin octobre et des 1er et 2 novembre, qui ont été couronnées par la défaite complète de l'ennemi. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 27 novembre 1918. )

2° Sous le commandement de son chef, le lieutenant-colonel Darnet, et grâce à l'activité de son personnel, a préparé les opérations des attaques des 8 et 12 mars 1917, à Maisons-de-Champagne, en a assuré le succès et a contribué à repousser ensuite toutes les contre-attaques de l'ennemi. — ( Ordre du 7 février 1919. )

38e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 327

1° Régiment aussi résistant dans la défensive qu'ardent dans l'offensive. De mai à août 1916, sous des bombardements incessants a brisé par la violence de ses feux toutes les tentatives acharnées de l'ennemi sur la cote 304. Le 15 décembre 1916, bien qu'à peine à l'abri des intempéries a préparé et appuyé d'une façon parfaite l'enlèvement d'assaut de la côte du Poivre et de Vacherauville. Le 20 et le 21 août 1917, sous le commandement énergique et expérimenté du lieutenant-colonel Maillard, a très largement contribué, par la précision et la souplesse de ses tirs, à la progression rapide des troupes d'attaque et à leur établissement définitif sur le terrain conquis. ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° Régiment d'élite, possédant au plus haut degré l'esprit de devoir et de sacrifices, dont les vertus militaires et les brillantes qualités manœuvrières viennent de s'affirmer à nouveau pendant les combats d'août à octobre 1918. A pris, sous le commandement habile du lieutenant-colonel Maillard, la part la plus active aux succès remportés par la division, du 8 au 20 octobre. Par la rapidité et l'habileté de ses manœuvres, par son action constante, par son appui opportun et toujours efficace, a permis à l'infanterie de réaliser un gain de plus de 20 kilomètres en profondeur, la capture de plus de 1,500 prisonniers, de nombreux canons et d'un matériel considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1918. )

41e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 24 février 1919 - Page 2103

1° Sous les ordres du chef d'escadron Thouvenot et l'énergique impulsion de ses officiers et de ses cadres, en particulier des commandants de groupe Lecomte et Maréchal, s'est comporté d'une façon très brillante au cours des combats du 23 au 30 mars, en prêtant à l'infanterie un appui très efficace dans des circonstances particulièrement difficiles. Au cours de l'un de ces combats, les batteries laissées en position jusqu'au dernier moment pour couvrir le repli de l'infanterie, ont sauvé tous leurs canons en les traînant à bras pendant plus de 4 kilomètres, sous le feu de l'ennemi, donnant un superbe exemple de bravoure et de discipline. — ( Décision du général commandant en chef, du 14 août 1918. )

2° Sous les ordres du lieutenant-colonel Thouvenot, a montré les plus brillantes qualités militaires pendant les opérations qui ont été couronnées par l'enlèvement de la ligne Hunding. Ni les difficultés matérielles, ni le feu de l'ennemi n'ont pu arrêter son allant, diminuer la précision de ses tirs, faire hésiter son courage. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 30 décembre 1918. )

41e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE – 106e GROUPE
( ancienne 106e batterie du 59e régiment d'artillerie )
J.O. du 13 janvier 1918 - Page 516

1° Du 9 au 16 avril 1917, la 106e batterie de 58, du 59e régiment d'artillerie, a provoqué l'admiration de tous en remplissant parfaitement une mission difficile, d'une position entièrement vue de l'ennemi. Soumise aux tirs de l'artillerie allemande de gros calibre, privée des trois cinquièmes de son effectif combattant, cette unité entraînée par l'exemple de son commandant, le lieutenant Pichon, a donné, même après l'assaut de notre infanterie, qu'elle avait accompagnée jusqu'à la deuxième position ennemie, les plus belles preuves de bravoure, d'esprit du devoir, d'insouciance du danger. — ( Ordre n° 186 du 7 mai 1917. )

2° Les 106e batteries du 41e régiment d'artillerie : Sous les ordres du capitaine Faure, commandant de groupe, ont fait preuve des plus belles qualités d'activité et d'endurance pendant la préparation et lors de l'attaque du 23 octobre 1917 devant la Malmaison. Les officiers et le personnel de ces batteries ont, chaque soir, poussé d'audacieuses reconnaissances pour vérifier les effets de leurs tirs. Grâce à la précision de ceux-ci ont détruit complètement les défenses de première ligne de l'ennemi et puissamment aidé l'action de l'infanterie. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 décembre 1917. )

43e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 389

1° Engagé dans la contre-offensive après 4 marches forcées de jour et de nuit, succédant sans répit à trois journées de combats ininterrompus dans une autre armée, a, au cours de durs combats, du 16 au 28 juillet 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Eymard, montré au degré le plus élevé les magnifiques qualités d'entrain et d'endurance qu'il a constamment manifestées pendant la campagne. Malgré les lourdes fatigues subies et les fortes pertes dans le personnel, a brillamment secondé son infanterie, manœuvrant fréquemment sous le feu pour amener des batteries à pied d'œuvre au fur et à mesure des progrès de la division. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

2° Régiment hors de pair, sous le commandement du chef d'escadron Garnuchot, a affirmé, une fois de plus, en septembre et octobre 1918, ses qualités d'endurance et son aptitude manœuvrière. A risqué les déplacements les plus audacieux pour appuyer de près les bataillons d'attaque. Au passage de la Lys, a poussé en avant des pièces qui sous le commandement du lieutenant Nouvian et du sous-lieutenant Gally, ont franchi la rivière sur des radeaux avec les premiers éléments d'infanterie, malgré un violent bombardement. En toutes circonstances, a donné à l'infanterie l'aide la plus féconde. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

49e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2593

1° Sous les ordres des chefs d'escadron de Rousiers et Chone, commandants de groupe, a montré au cours des opérations des 23 et 25 octobre 1917, devant le moulin de Laffaux et Allemant, les belles qualités d'endurance, d'entrain et de bravoure dont il avait déjà fait preuve à l'attaque de Craonne ( juin-juillet 1917 ). A contribué au succès des opérations, non seulement par l'exécution de tirs remarquablement précis pendant la préparation de l'attaque, mais aussi en n'hésitant pas, pour appuyer de plus près l'infanterie, à se porter en avant dans le terrain conquis malgré le feu intense de l'artillerie ennemie. — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

2° Magnifique régiment qui, au cours de l'année 1918, a participé sous le commandement du colonel Cambuzat aux batailles de l'Avre, de Champagne, de Woëvre et des Ardennes, donnant un superbe exemple d'endurance, exécutant les étapes les plus dures en maintenant son matériel automobile en parfait état, méritant les félicitations des armées alliées avec lesquelles il a coopéré, exécutant enfin les tirs les plus nourris et les plus précis avec un personnel dont l'effectif se trouvait réduit des trois quarts dans les batteries de tir. — ( Ordre du 12 janvier 1919. )

54e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
( A l'exception du 4e groupe, affecté à la D. C. )
J.O. du 5 juin 1918 - Page 4852

1° A pris part brillamment aux durs combats du début de la campagne ; s'est signalé à l'offensive de Champagne ainsi qu'à la bataille de Verdun, où il est resté engagé pendant dix mois dans des conditions particulièrement difficiles. Vient de donner, les 23 et 25 octobre 1917, sous les ordres du lieutenant-colonel Mercier, de nouvelles preuves de son entrain, de son endurance et de la maîtrise de ses tirs pendant la préparation des opérations. A montré pendant l'attaque une ardeur combative au-dessus de tout éloge, en se déplaçant sous un feu violent de l'ennemi pour soutenir et accompagner de plus près la progression de l'infanterie. — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

2° Sous les ordres du colonel Mercier, vient de confirmer la brillante réputation de vaillance et de sang-froid qui lui a déjà valu une citation, en soutenant, dans les circonstances les plus critiques, sous le feu écrasant d'une artillerie supérieure et jusqu'au contact de l'infanterie ennemie, un combat acharné. N'a cessé, pendant quatorze jours, au cours des batailles récentes, d'exécuter avec précision, sans souci des pertes et de la fatigue, tous les tirs, tous les déplacements et les ravitaillements que comportait son action dans la bataille. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 mai 1918. )

55e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10881

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Givierge et des commandants de groupe, chef d'escadron Laugier, tué à l'ennemi, capitaine Michaud, chef d'escadron Durand, a montré, dans l'offensive des Flandres, les plus belles qualités de ténacité, d'esprit de sacrifice et de mépris du danger. Malgré des pertes élevées, en dépit des difficultés de toutes sortes, a rempli brillamment et avec vaillance toutes les missions qui lui ont été confiées, apportant à l'infanterie le concours le plus apprécié. — ( Ordre du 12 décembre 1917. )

2° Vaillant régiment divisionnaire qui, sous les ordres du commandant Aroles, a toujours et partout, grâce à ses qualités manœuvrières, brillamment appuyé son infanterie au cours d'une progression de 15 kilomètres, sans tenir compte de ses fatigues et de ses pertes. A contribué puissamment à l'enlèvement d'une position extrêmement fortifiée et très fortement occupée. A enfin, par des harcèlements de jour et de nuit, qui ne laissaient aucun repos à l'ennemi, largement contribué à l'évacuation de positions solidement organisées. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 octobre 1918. )

56e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 16 janvier 1919 - Page 599

1° Beau régiment qui a donné depuis le début de la campagne des preuves répétées d'entrain, d'endurance et de bravoure. En juillet et août 1917, chargé sous le commandement du lieutenant-colonel Broutin, de préparer l'entrée en ligne d'une nombreuse artillerie, dans un important secteur d'attaque, a montré la plus magnifique énergie, en poursuivant travaux et tirs sans interruption, malgré de nombreuses attaques ennemies et de violents bombardements par obus de très gros calibre ou toxiques qui ont causé des pertes sévères. Prêt à l'heure dite à apporter à son infanterie un concours particulièrement efficace, contribuant au succès de sa division, qui a pu enlever d'un seul élan une position très importante sur une profondeur de deux kilomètres et faire 1,650 prisonniers. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° Véritable type du régiment divisionnaire dans lequel officiers et soldats, animés du plus pur esprit de sacrifice, apportent coûte que coûte à l'infanterie l'appui de feux précis et instantanés. Au Schönholz, au Kalberg, à Locre, sur l'Ailette, a partout affirmé sa haute valeur morale et technique. En septembre et octobre 1918, sous les ordres du lieutenant-colonel Moréteau, au cours de combats particulièrement durs, dans un terrain très difficile et malgré des pertes sévères, a conservé jusqu'au bout toute son ardeur combative, collant au plus près son infanterie, qui a pu, grâce à cette action très efficace de l'artillerie, enlever des positions formidables, puis franchir de vive force la Serre, énergiquement défendue par l'ennemi. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 30 novembre 1918. )

57e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 765

1° Vaillant régiment qui, après avoir pris une part glorieuse aux batailles de la Marne, de Carency, de Moronvillers, à la défense de Verdun et aux affaires des 18 et 19 août, vient encore de se signaler au cours des dernières attaques. Sous l'énergique commandement du lieutenant-colonel Lavenir, a exécuté, du 15 au 31 août 1918, des mises en batterie hardies à proximité des premières lignes et, ne se laissant arrêter ni par l'épuisement physique, ni par les pertes, a exécuté de nombreux changements de positions ; toujours en liaison intime avec l'infanterie, a puissamment contribué au succès. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 octobre 1918. )

2° Depuis le début de la campagne et tout particulièrement pendant les six mois de luttes incessantes soutenues en Champagne en 1914 et 1915, a apporté à l'infanterie du corps d'armée le concours le plus précieux. Entraîné par l'action personnelle d'un chef de corps éminent, le colonel Taurignac, et par l'exemple d'officiers qui unissent tous à une véritable maîtrise les qualités les plus brillantes de sang-froid et de bravoure, tous ses canonniers et conducteurs rivalisant de courage, de dévouement et d'énergie persévérante, le 57e régiment d'artillerie a acquis les titres les plus glorieux à la reconnaissance et à l'admiration de tous ses camarades de combat du 17e corps d'armée. — ( Ordre du 14 décembre 1918. )

59e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 765

1° Aussitôt constitué, est intervenu dans la bataille des monts de Flandre, en avril 1918, après avoir parcouru plus de 200 kilomètres par la route. Dès le premier jour, s'est distingué par son ardeur, sa ténacité et la précision de son tir, apportant notamment un appui particulièrement efficace aux troupes britanniques voisines. — ( Ordre du 14 décembre 1918. )

2° Régiment d'élite, remarquablement commandé par le lieutenant-colonel Marty. Après avoir apporté à l'armée britannique, dans la bataille des monts de Flandre, l'appui le plus efficace, par sa ténacité, a pris, malgré les fatigues et les pertes subies, la part la plus brillante à la bataille qui a libéré la Belgique, en octobre 1918. En quinze jours, a appuyé six attaques avec une ardeur, une bravoure et une énergie admirables, maintenant toujours une liaison intime avec l'infanterie, exécutant toutes les brèches qui lui étaient demandées et assurant, dans une région des plus difficiles, tous ses ravitaillements en munitions. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 17 décembre 1918. )

62e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10882

1° Beau et brave régiment, qui, depuis le début de la campagne, et notamment en Alsace, en Artois, à Verdun, sur la Somme, a donné des preuves répétées d'entrain, d'endurance et de bravoure. En septembre et octobre 1917, sous le commandement du lieutenant-colonel Huin, dans un important secteur d'attaque, a su, malgré les pertes subies, maintenir l'intégrité du front, appuyer de fructueux coups de main et, le jour de l'attaque, apporter à l'infanterie un concours particulièrement efficace, contribuant ainsi largement au succès de la division. — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

2° Régiment d'élite qui, pendant les derniers combats, s'est montré digne de ses glorieuses traditions, par son courage, son ardeur inlassable et son esprit d'abnégation. Malgré des pertes sévères, a soutenu le combat sans faiblir en liaison intime avec l'infanterie, a contribué largement à arrêter une puissante attaque ennemie exécutée par des troupes choisies, en lui infligeant les plus lourdes pertes, et rempli sa mission avec l'esprit de sacrifice le plus absolu. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 octobre 1918. )

215e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 4 mai 1919 - Page 4604

1° Le 3 juin 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Trimaille, étant en batterie sur le terrain d'une division voisine, et s'étant brusquement trouvé à découvert sous le feu des mitrailleuses ennemies à moins de 200 mètres, a contenu l'adversaire en tirant à vue, jusqu'à l'épuisement de ses munitions. Est parvenu, en combattant au mousqueton, à dégager une batterie qui avait été envahie par les fantassins ennemis. Par son opiniâtre résistance, a permis à l'infanterie de rétablir la situation. — ( Ordre du 18 octobre 1918. )

2° Régiment de premier ordre, animé du plus bel entrain et ayant au plus haut degré le sentiment du devoir et l'esprit de sacrifice. Après avoir combattu vaillamment sur la Somme, dans l'Aisne et dans les Flandres, en liaison intime avec les régiments d'infanterie dont il avait gagné la confiance, s'est de nouveau distingué, le 12 juin 1918, au sud de Soissons, en soutenant toute la journée, avec une ardeur admirable, un dur combat commencé en pleine relève, et le 15 juillet 1918 où, en présence d'une artillerie de tous calibres, très supérieure en nombre, il a, sous un bombardement effroyable, exécuté jusqu'à la dernière minute les ordres qu'il avait reçus, ne cessant de tirer que pour mettre les pièces hors de service quand l'ennemi était déjà dans les batteries, tuant les servants sur leurs pièces. — ( Ordre du 15 mars 1919. )

217e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 14 janvier 1919 - Page 502

1° Régiment d'élite animé d'un haut sentiment du devoir et à qui on peut tout demander. De septembre à novembre 1917, s'est distingué à Verdun ( bois Le Chaume ) dans une période d'attaques incessantes, où il a, malgré de lourdes pertes, apporté constamment à l'infanterie le concours le plus efficace. Sous l'énergique impulsion du lieutenant-colonel Pyot, vient de fournir un effort considérable pour arriver à temps sur le terrain de la bataille de juillet dernier entre Marne et Aisne, où il a vaillamment, malgré la fatigue, contribué par son action à la poursuite de l'ennemi, ne prenant de repos ni jour ni nuit. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

2° Régiment formant un ensemble parfait, remarquable par son courage, son endurance physique, son moral élevé, sa valeur technique. Sous le commandement du lieutenant-colonel Pyot, chef d'une haute valeur professionnelle et morale, payant sans cesse de sa personne, a coopéré aux passages successifs de l'Ourcq, de la Vesle, de l'Aisne, de l'Ailette et à la prise de Sissonne. N'a cessé d'assurer avec la plus grande vaillance les missions qui lui étaient confiées, malgré les tirs ennemis et les pertes importantes en personnel et en chevaux. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 24 novembre 1918. )

222e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 226

1° Régiment aussi résistant dans la défensive qu'ardent dans l'offensive, qui a donné depuis sa formation des preuves répétées d'endurance, d'allant, de bravoure et de belle tenue au feu. Sous l'énergique impulsion du lieutenant-colonel Audibert et grâce à sa liaison parfaite avec l'infanterie, n'a cessé de procurer à cette dernière, un appui constant et efficace. S'est tout particulièrement distingué lors des opérations offensives de juillet dernier, se portant sans cesse en avant malgré les pertes élevées occasionnées par de violents bombardements par obus de gros calibre et toxiques. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

2° Régiment d'élite, animé d'une ardeur exemplaire, qu'inspirent le sentiment du devoir et l'esprit de sacrifice. Entraîné par son chef intrépide, le lieutenant-colonel Boudet, après quarante-deux jours de secteur, a assuré par un labeur incessant de jour et de nuit, la préparation et l'exécution de trois attaques victorieuses, appuyant toujours, malgré des pertes sensibles l'infanterie au plus près, et lui permettant d'enlever, les 26, 28 septembre et 3 octobre 1918, trois positions allemandes exceptionnellement fortes et très violemment défendues, dont l'une, la butte de Souain, avait été transformée depuis quatre ans, par l'ennemi, en une véritable forteresse. Est resté à la bataille après la relève de l'infanterie de sa division. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

226e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 852

1° Sous le commandement de son chef, le lieutenant-colonel de l'Eprevier, après avoir depuis près de cinq mois figuré partout où l'on se battait, subi les plus dures épreuves et poursuivi son effort sans un jour de trêve ni de repos, a pris la part la plus brillante à l'offensive commencée le 18 juillet 1918 ; a fourni un effort considérable, déplaçant dix fois ses batteries, coopérant aux victoires des 18 et 19 juillet, du 29 juillet, du 1er août et à la poursuite des 2 et 3 août. Partout officiers et hommes de troupe ont montré le plus bel entrain, la plus louable initiative et le dévouement le plus absolu, provoquant l'admiration des régiments voisins. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

2° Beau régiment auquel on peut tout demander sur le champ de bataille. Sous le commandement du lieutenant-colonel de l'Eprevier, a montré un esprit de devoir et de sacrifice absolument hors de pair pendant les dures journées de l'offensive allemande du 9 au 14 juin 1918. Soumis pendant plusieurs heures à un violent bombardement par obus explosifs et obus asphyxiants, les trois groupes du 226e ont, dans un pays très difficile à l'artillerie et surtout à l'artillerie à tracteurs, réussi à donner à l'infanterie l'appui du canon jusqu'au dernier moment. Surpris par les vagues ennemies, ils ont subi des pertes sérieuses en personnel et en matériel, mais à la suite de mouvements de replis étudiés d'avance et exécutés avec un calme remarquable, ils ont pu reprendre la lutte et ont réussi, grâce aux efforts considérables de tout le personnel, à arrêter l'avance ennemie par des tirs violents et bien dirigés. — ( Ordre du 14 décembre 1918. )

232e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2729

1° Régiment animé du plus bel entrain et du dévouement le plus complet à son infanterie. S'est particulièrement distingué, sous l'habile direction de son chef, le lieutenant-colonel Schmidt, pendant l'offensive de juillet 1918, où il a fait preuve de brillantes qualités manœuvrières, accompagnant l'infanterie au plus près. S'était déjà fait remarquer partout où il a donné avec la division, notamment au Chemin-des-Dames de mai à juillet 1917, à Bezonvaux en novembre et décembre 1917, ainsi que dans les opérations du nord de la Marne, où il a contribué à arrêter la poussée ennemie. A mérité en toutes circonstances, les témoignages de reconnaissance de l'infanterie. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

2° Pendant l'offensive des Flandres, soit qu'il ait combattu avec sa division, soit qu'il ait renforcé l'artillerie d'autres divisions belges et françaises, s'est montré une troupe d'élite tant par son endurance et son énergie que par l'habileté de ses tirs. Engagé sans arrêt pendant toute cette période, a conservé le moral le plus élevé, malgré les pertes, les fatigues et les privations, et son dévouement à son infanterie lui a valu ce témoignage de blessés revenant de l'attaque : « Avec une artillerie comme la nôtre, on passe partout. » — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 3 février 1919. )

234e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10728

1° Ses batteries jetées dans le combat, successivement au fur et à mesure de leur débarquement, le 234e régiment d'artillerie de campagne, sous les ordres du commandant Gaudeau, s'est accroché à ses positions et les a tenues sans défaillance, dans les conditions les plus critiques. Grâce à leur énergie intrépide, à leur ténacité, à leur esprit de sacrifice, les groupes ont barré la route à l'ennemi, en exécutant sans relâche, de jour, de nuit, du 28 mars au 13 avril 1918, sous les plus violents bombardements et malgré les toxiques allemands, leurs tirs efficaces et précis. — ( Décision du général commandant eu chef, du 16 juin 1918. )

2° Dans une période de combats ininterrompus, pendant plus de trente jours consécutifs ( 8 août-9 septembre 1918 ) a rempli sa mission avec une endurance et une vaillance exceptionnelles. Sous le commandement du commandant Poinat, appelé dans une période critique, à remplacer le commandant du régiment grièvement blessé, le 234e régiment d'artillerie de campagne, par ses interventions continues, de nuit comme de jour, a ouvert la marche à l'infanterie et harcelé l'ennemi qu'il a puissamment aidé à refouler. Sa hardiesse dans la poursuite a mis à nouveau en lumière ses belles qualités de combat, et sa liaison intime avec l'infanterie s'est encore confirmée dans cette période de luttes intenses et glorieuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 octobre 1918. )

237e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2593

1° Régiment qui n'a cessé de donner les preuves les plus éclatantes de bravoure et d'ardeur au combat. Sous le commandement du lieutenant-colonel Dillemann, a couronné le premier les positions conquises sur l'Aisne, en avril 1917. Le 4 avril 1918, a puissamment contribué par la précision de ses tirs et la liaison intime avec l'infanterie à repousser les attaques répétées de la garde allemande devant Grivesnes. Vient encore de se distinguer par son entrain et son endurance dans les durs combats dans lesquels il vient d'être engagé pendant tout le mois d'août 1918, en appuyant successivement les attaques victorieuses de cinq divisions. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

2° Du 23 septembre au 28 octobre 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Dillemann, le 237e régiment d'artillerie de campagne a apporté à l'infanterie l'appui le plus efficace dans les attaques successives qui ont permis à la division de briser la résistance opiniâtre de l'ennemi sur le Chemin-des-Dames et de le poursuivre en franchissant l'Ailette, reprenant la place de Laon et s'emparant des positions fortifiées de la Hindungstellung. Toujours en liaison parfaite avec l'infanterie et suivant sa progression au plus près, les groupes du régiment ont rivalisé d'ardeur au combat et d'endurance à la fatigue. Le 25 octobre notamment, les tirs réglés d'observation en première ligne ont déterminé la reprise du mouvement en avant de l'infanterie, en détruisant les mitrailleuses qui l'avaient momentanément arrêté. — ( Ordre du 19 janvier 1919. )

238e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 25 mai 1919 - Page 5393

1° Après avoir comme régiment monté, participé aux dures opérations de septembre 1917, devant Verdun, le 238e régiment d'artillerie de campagne, devenu régiment porté, s'est fait remarquer par son allant et son endurance au cours de l'année 1918 en Lorraine, à Verdun, en Champagne. Mis à la disposition d'une armée alliée, a brillamment participé à l'attaque du saillant de Saint-Mihiel. Sous l'énergique impulsion du lieutenant-colonel Irasque, a exécuté des marches rapides pour se porter en Argonne, où il a appuyé, avec succès, la progression de l'offensive du 26 septembre 1918. Suivant pas à pas l'avance de l'infanterie, n'a pas cessé, pendant plus d'un mois de combats acharnés, malgré d'énormes difficultés matérielles, des pertes sensibles et une violente réaction de l'ennemi, d'exécuter les tirs les plus délicats et les plus pénibles, avec un entrain admirable, provoquant de nombreux témoignages de satisfaction de nos alliés. — ( Ordre du 1er février 1919. )

2° A pris une part active à toutes les opérations de l'armée, depuis le mois de mai 1916. A toujours parfaitement rempli les missions qui lui ont été confiées aussi bien dans la défensive de la Cote 304, puis du bois des Caurières, que dans les opérations offensives du 15 décembre 1916. Les 20 et 21 août 1917, sous le commandement des chefs d'escadron Marsillan et Lasserre, en batterie sur des positions extrêmement avancées, malgré des difficultés matérielles considérables et des pertes sensibles, a grandement contribué au succès de nos troupes par la précision et l'à-propos de ses tirs qui n'ont pu être obtenus que grâce à l'énergie, à l'endurance et au courage de tout le personnel. — ( Ordre du 10 avril 1919. )

239e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 20 avril 1919 - Page 4158

1° Ont soutenu sans désemparer, pendant plus de deux mois, un opiniâtre effort. Sous la direction énergique du colonel Gavini, commandant l'artillerie de la division, secondé par les lieutenants-colonels Beau et Kintzel, commandant les régiments, ont arrêté, avec l'infanterie de la division, l'avance allemande sur Paris. Quelques jours après, ont contribué, par la vigueur et l'ordonnancement méthodique de leurs tirs, à la réussite de l'attaque de la division qui, prenant l'offensive, s'est emparée de deux villages et a réalisé une avance allant jusqu'à 2,500 mètres. Ont ensuite appuyé vigoureusement la contre-attaque de la division qui a arrêté la droite de l'offensive allemande et qui l'a refoulée à l'intérieur des bois ; ont appuyé ensuite le passage de vive force d'une rivière importante, les attaques d'une forêt énergiquement défendue et la poursuite des arrière-gardes allemandes. — ( Ordre du 14 septembre 1918. )

2° Régiment qui a su mériter la confiance et l'affection de son infanterie par sa recherche constante de la liaison, par la précision et l'à-propos de ses tirs, par la conscience et l'audace de ses observateurs, par l'endurance et l'entrain de son personnel. S'est particulièrement distingué à (illisible), en septembre 1914, au bois le Prêtre, en 1914-1915, à la Vaux-Régnier ( Verdun ), en août-septembre 1916, sur le front bois d'Avocourt, cote 304, en juillet 1917. — ( Ordre du 14 février 1919. )

240e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 14 janvier 1919 - Page 502

1° Régiment de nouvelle formation, déjà apprécié sur la Somme ( août à novembre 1916 ), par la justesse et la rapidité de ses tirs. S'est distingué à nouveau sous la brillante direction du lieutenant-colonel Joly, dans les batailles de l'Aisne. D'abord à l'offensive du 16 avril 1917, puis à l'attaque de la Royère, où sa vigilance a permis aux chasseurs leur riposte soudaine du 10 août, et enfin à la victoire de Pargny-Filain ( 23-26 octobre 1917 ). A constamment fait preuve de ténacité, de discipline au feu et du plus bel esprit de sacrifice. — ( Ordre du 24 novembre 1917. )

2° Régiment de tout premier ordre qui, sous le commandement du lieutenant-colonel Joly, toujours sur la brèche depuis le 30 avril 1918, a appuyé sa division dans toutes ses attaques avec une précision, un entrain et une endurance remarquables. Ses tirs d'accompagnement toujours bien observés, la liaison parfaite avec la première ligne, les fatigues et les pertes subies en commun avec les chasseurs, ont fait de ses batteries les compagnes indispensables et toujours fidèles des bataillons, prenant ainsi une large part à leurs brillants succès depuis la Malmaison, soit devant Moreuil, soit devant Vauxaillon, soit enfin sur le canal de la Sambre et au-delà, d'avril à novembre 1918. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 27 novembre 1918. )

243e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 20 janvier 1919 - Page 763

1° Après s'être distingué au combat du 15 août 1917, vient, le 30 mars 1918, sous les ordres du lieutenant-colonel Crousse, de prendre une part importante à la défense d'un village, puis à la préparation et à l'accompagnement d'une contre-attaque. Contraint, pour battre le terrain gagné par l'ennemi, à deux déplacements de batteries, a fait preuve dans l'exécution de ce mouvement de souplesse manœuvrière et d'ardeur combative. Dans l'improvisation immédiate d'un barrage roulant impeccable, sur un terrain qu'il n'avait jamais pratiqué, a donné la mesure de son instruction technique et contribué largement au succès de la journée. — ( Ordre du 8 juin 1918. )

2° Régiment d'élite, commandé par le lieutenant-colonel Crousse et dont les batteries ont fait preuve des plus rares qualités de ténacité et d'ardeur combative lors des affaires du 9 au 13 juin 1918, devant Compiègne ( massif de Thiescourt ), du 30 septembre au 6 octobre ( franchissement de la Vesle, avance jusqu'à la Suippe ), et enfin au cours des combats au Nord de Vouziers, du 18 au 22 octobre. Malgré des difficultés inouïes, a pu maintenir ses liaisons avec l'infanterie et a contribué, d'une façon éclatante, par des tirs à vue directe, à arrêter une violente contre-attaque qui tentait de rejeter nos troupes sur la rive gauche de l'Aisne. A maintenu, en dépit de fatigues considérables, sur des positions inondées, grâce à l'endurance et à la bravoure personnelle et à l'esprit de décision de tous ses officiers ses traditions de dévouement et de sacrifice. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 11 décembre 1918. )

246e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
( anciennement formé des 3e, 4e et 5e groupes du 46e R. A. C. )
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2593

1° L'artillerie de corps du 6e corps d'armée ( 3e, 4e et 5e groupes du 46e R. A. ) : après s'être distingué aux Eparges et en Champagne en 1915 et devant Verdun en juin 1916, en brisant les assauts de l'ennemi par des tirs d'une grande précision. Vient de donner sur la Somme un nouvel exemple de calme courage dans l'accomplissement de son devoir militaire. Sous les ordres du lieutenant-colonel Hardy, chef d'une magnifique bravoure et d'une inlassable énergie, les batteries du 46e régiment d'artillerie ont, malgré un bombardement continu d'une extrême violence et les pertes subies, soutenu l'offensive de l'infanterie et lui ont permis d'atteindre ses objectifs grâce à l'efficacité de ses tirs. — ( Ordre du 10 janvier 1917. )

2° Engagé dans la bataille sous le commandement énergique du lieutenant-colonel Hardy, du 27 mai au 22 août 1918, a supporté vaillamment les attaques ennemies dans la région de Soissons, en Champagne, dans la Montagne de Reims, a montré partout des qualités manœuvrières de premier ordre, infligeant à l'ennemi des pertes énormes lors de la dernière attaque et appuyant sans relâche son infanterie par des tirs précis et bien préparés. A fait preuve d'une ténacité et d'un mordant magnifique dans la poursuite qui a refoulé l'ennemi au nord de la Vesle. — ( Décision du général commandant en chef, du 18 octobre 1918. )

250e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2729

1° Régiment remarquable par son mordant et ses qualités manœuvrières, qui s'est distingué dans des situations difficiles sur l'Oise, en mars 1918 ; sur l'Aisne, en juin de la même année. Replacé, après des pertes sensibles et des fatigues ininterrompues, en secteur dans la vallée de la Marne, a donné, sous les ordres du lieutenant-colonel de Chaunac-Lanzac, au cours de la grande offensive allemande du 15 juillet, les plus belles preuves de vaillance et de ténacité, ne se repliant qu'après avoir épuisé ses munitions, l'un de ses groupes ramenant ses pièces à bras sous le feu rapproché de l'infanterie adverse. A ensuite apporté un concours absolument dévoué et efficace aux contre-attaques qui ont forcé l'ennemi à la retraite. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 23 novembre 1918. )

2° Beau régiment qui a coopéré brillamment et sans arrêt, du 15 août au 4 novembre 1918, aux diverses offensives sur Saint-Mihiel, Béthincourt, Cunel, Bantheville et Villers. Devant Dun, s'est fait hautement apprécier des trois divisions alliées que, dans onze attaques successives, il a appuyées, en se maintenant toujours en tête de leur progression, malgré les difficultés inouïes créées à un régiment automobile par l'état des routes et du terrain, malgré les pertes subies et les fatigues d'un personnel qui a travaillé de jour et de nuit, traînant ses canons et transportant ses munitions à dos d'hommes. — ( Ordre du 1er février 1919. )

252e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 855

1° Régiment animé du plus pur esprit d'abnégation et de sacrifice, se dépensant sans compter. Sous l'active impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Guichard, a pris part, sans aucun repos, pendant trois mois, à toutes les opérations offensives. Jeté dans la bataille le 1er juin 1918, après plusieurs jours de marches forcées, a contribué pour une large part, d'abord à arrêter 1'ennemi grâce au concours de tous les instants qu'il a assuré à l'infanterie, puis à briser ses contre-attaques en lui infligeant de lourdes pertes. Le 18 juillet, a ouvert la brèche et, du 18 au 24 août, a appuyé avec énergie et le plus bel entrain la progression victorieuse de l'infanterie de la division. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

2° Régiment d'élite qui, sous le commandement du lieutenant-colonel Guichard, a montré une fois de plus toute sa valeur militaire et technique. Après avoir combattu pour la conquête des plateaux du Soissonnais, a pris part, sans aucun repos, à tous les combats qui se sont livrés pour la libération de la Belgique. Est resté constamment sur la brèche, en dépit de la faiblesse de ses effectifs ; a appuyé les attaques successives de six divisions, méritant chaque fois les plus vifs éloges pour la précision de ses tirs, pour l'aide apportée à l'infanterie, pour l'ardeur combative manifestée dans la poursuite. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 9 décembre 1918. )

254e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 24 février 1919 - Page 2103

1° Composé d'unités de provenances diverses, est devenue une unité de premier ordre, grâce à l'impulsion intelligente et hardie qu'il a reçue du lieutenant-colonel Bailli, grâce à l'activité, au dévouement et au zèle de tous. Du 27 mai au 5 juin 1918, dans la défensive et dans une retraite ordonnée, les trois groupes du régiment avaient fait preuve d'esprit de sacrifice en se maintenant jusqu'au dernier moment sur leurs positions, d'habileté manœuvrière et de hardiesse en se déplaçant de jour en vue des ballons ennemis, en occupant des positions découvertes en vue de ces mêmes ballons, d'abnégation en supportant sans se plaindre des pertes élevées. Vient de montrer les mêmes qualités dans la période offensive du 10 au 22 août. Ses reconnaissances et ses détachements de liaison ont opéré avec hardiesse et bravoure dans les lignes avancées et sous le feu de l'ennemi. Ses trois groupes se sont déplacés et mis en position sans se soucier d'être vus des observatoires qui les dominaient. Ses tirs ont été exacts, précis et efficaces. — ( Décision du général commandant en chef, du 26 septembre 1918. )

2° Pendant les actions défensives du 26 septembre au 17 octobre 1918, pendant la bataille d'Argonne, du 1er au 3 novembre, sous le commandement du lieutenant-colonel Bailli, chef à l'âme ardente, le 254e régiment d'artillerie de campagne a apporté à l'infanterie une aide constante et efficace, faisant preuve de la plus grande camaraderie de combat en toutes circonstances. Des liaisons intimes à tous les échelons ont assuré l'opportunité des tirs ; des préparations courtes et efficaces ont permis l'obtenir la surprise. Les groupes se portant rapidement en avant, des batteries isolées accompagnant les bataillons de première ligne, l'infanterie a pu conserver tout son élan. La coopération du 254e a eu sa pleine valeur lors les passages de l'Aisne, les 14 octobre et 1er novembre, opérations remarquables tant par leur audace que par le résultat obtenu. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 3 janvier 1919. )

255e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 328

1° Sous l'énergique et habile impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Brossé et des chefs d'escadron Poupard et Deschamps, s'est distingué pendant les attaques des 18, 20, 21 et 22 août 1918 et des 31 août, 1er, 2, 3 septembre 1918. Par l'habileté et l'audace avec lesquelles les batteries ont accompagné pas à pas l'infanterie, et les tirs précis et toujours opportuns que lui ont assuré ses observateurs, se portant hardiment, avec les premières vagues, même sous le feu des mitrailleuses ennemies, aux endroits les plus favorables, a mérité les éloges unanimes des meilleurs juges possibles, les admirables troupes d'infanterie de la division qu'il était chargé d'appuyer. — ( Décision du général commandant en chef, du 28 septembre 1918. )

2° Au cours des dures journées des 26, 27, 28, 29 septembre 1918, pendant lesquelles la 2e division marocaine a enlevé avec un magnifique élan les lignes ennemies sur une profondeur de 10 kilomètres, le 255e régiment d'artillerie de campagne, sous les ordres du lieutenant-colonel Brossé, a justifié une fois de plus la confiance et l'admiration que lui témoigne l'infanterie de la division. Malgré la fatigue, en dépit des grosses difficultés d'un terrain parsemé des obstacles accumulés par quatre années de combats, les batteries ont rivalisé de hardiesse et d'entrain dans leurs déplacements et de précision dans leurs tirs et brillamment contribué à l'importance des résultats obtenus ; 2,400 prisonniers, 54 canons. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 novembre 1918. )

256e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 14 janvier 1919 - Page 502

1° Après avoir assuré dans des conditions très pénibles la défense d'un secteur des plus actifs et avoir contribué au succès de plusieurs opérations de détail, a appuyé les attaques de la division au cours d'une offensive de sept jours. Toujours plein d'un magnifique entrain malgré l'accumulation des fatigues et malgré des pertes, n'a cessé, sous l'impulsion active et éclairée de son chef, le lieutenant-colonel Labruyère, de donner le plus ferme appui à l'infanterie, coopérant grandement par le nombre et la précision de ses renseignements, par l'à-propos et la puissance de ses tirs, aux succès de chaque jour remportés par la division. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

2° Sous le commandement actif et éclairé de son chef, le lieutenant-colonel Labruyère et des chefs d'escadron Trancart, Watrin et Bonneau, a appuyé les offensives victorieuses de la division, du 4 août au 8 novembre. Collant à son infanterie, lui a ouvert le chemin à travers de nombreuses positions fortifiées, lui permettant d'enlever notamment les positions de Roye, la ligne d'Hindenburg, au nord de Saint-Quentin et enfin les organisations sous Guise. A donné dans ces circonstances, comme dans toutes les précédentes, la confiance la plus absolue aux chasseurs de la division et provoqué leur enthousiasme par la puissance et la sureté de son action qui ne se sont jamais ralenties malgré de nombreuses pertes. Combattant sans arrêt depuis le 4 juin a, de plus, appuyé les actions offensives de plusieurs divisions. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 27 novembre 1918. )

259e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 23 août 1918 - Page 7420

1° Beau régiment, plein de courage et d'allant. En septembre et octobre 1917, sous les ordres du lieutenant-colonel Mahut, a, malgré les pertes subies, apporté à l'infanterie le concours le plus efficace et le plus constant, a porté hardiment ses groupes en avant pour appuyer à bonne portée la progression de nos troupes. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1917. — Ordre général du 13 novembre 1917. )

2° Sous le commandement du lieutenant-colonel Mahut, à peine reconstitué au sortir des combats du ..., s'est affirmé de nouveau comme un régiment d'élite par l'expérience et le courage de ses officiers, l'entrain de ses canonniers, la précision de ses tirs qui ont fait l'admiration des fantassins pendant les rudes combats qu'ils eurent à soutenir. Poussant ses batteries jusqu'aux positions les plus avancées, a fait une véritable hécatombe des vagues ennemies, contribuant ainsi à briser l'attaque allemande sur le front de la division et a maintenu hautement sa réputation de bravoure et d'audace. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 août 1918. )

260e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 8 décembre 1918 - Page 10567

1° Après avoir pris une part brillante à la bataille de l'Aisne en 1917 et avoir, en janvier, février, mars 1918, dans un secteur très dur de Verdun, donné un magnifique exemple d'endurance et d'abnégation, a, sous les ordres du lieutenant-colonel Coleno, de l'artillerie coloniale, participé de la façon la plus remarquable aux opérations de sa division, du 15 au 30 juin 1918. Grâce à l'activité et à la valeur technique des cadres, à l'excellente préparation et au dévouement de la troupe, a pu remplir les missions les plus délicates et, par la souplesse de son action, donner à l'infanterie, avec laquelle il collaborait, un appui efficace et constant. — ( Décision du général commandant eu chef, du 23 août 1918. )

2° Régiment d'élite qui depuis sa fondation, le 1er avril 1917, n'a cessé de montrer au combat les plus brillantes qualités, soit dans l'attaque, soit dans la défense. Vient de prendre part, sous le commandement du lieutenant-colonel Coleno, à la poussée sur Soissons, du 18 au 22 juillet 1918 et à l'attaque en direction de Roye, du 8 au 12 août 1918. Le 18 juillet s'est porté audacieusement en avant pour appuyer l'infanterie et a poussé ses batteries jusque sous le feu des mitrailleuses ennemies. Du 8 au 12 août, au cours d'une progression qui a atteint 20 kilomètres, a su rester en liaison constante et étroite avec l'infanterie qu'il appuyait. En combinant à la fois la manœuvre et le tir, a, sans interruption favorisé sa progression. Le 10 août, en particulier, a réussi, à plusieurs reprises, à faire prendre position à des pièces à très courte distance des nids de mitrailleuses ennemies, qu'elles ont réduits et ont ainsi permis aux fantassins de briser rapidement les résistances successives de l'ennemi et d'obtenir des résultats de la plus haute importance. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

263e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2594

1° Splendide régiment aussi brillant dans la défensive qu'à l'attaque. D'abord sous l'impulsion du chef infatigable et courageux qu'est le lieutenant-colonel Atger, puis sous le commandement du lieutenant-colonel Costier, a participé avec une ténacité indomptable aux actions des trois derniers mois. A largement contribué à barrer à l'ennemi la route de l'Aisne. A préparé et suivi avec une activité manœuvrière hors de pair une progression offensive dans les lignes ennemies qui a conquis cinq villages et rapporté plus de 3,000 prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 28 septembre 1918. )

2° Régiment d'élite aux ordres du lieutenant-colonel Atger dont les groupes ont partout rivalisé de vaillance et d'ardeur combative, soit devant le plateau de Vauclerc, en avril 1917, soit dans les Flandres de juillet à décembre 1917, soit devant Montdidier en avril-mai 1918. S'est à nouveau distingué du 28 mai au 12 juin par la bravoure de son personnel et le rendement meurtrier de ses tirs apportant, malgré des situations toujours changeantes et des pertes de plus en plus sévères, l'appui incessant de ses canons à son infanterie comme à celle des divisions voisines, méritant de tous l'estime et la confiance dues à son magnifique esprit de devoir et de sacrifice. — ( Ordre du 19 janvier 1919. )

264e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 851

1° Régiment engagé pendant cinq mois dans une série d'opérations offensives ; a participé aux attaques du 18 avril, des 12 et 23 juillet, du 8 août 1918, occupant des positions avancées pour soutenir une infanterie à laquelle il a toujours prêté l'appui le plus énergique. Sous le commandement éclairé du lieutenant-colonel Delalleau, a fait preuve d'un moral élevé et a toujours montré, en dépit des pertes et de la fatigue, les plus belles qualités militaires. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 octobre 1918. )

2° Engagé sur la Somme, du 8 avril au 21 septembre 1918, a pris part, sous le commandement du lieutenant-colonel Delalleau, du 22 septembre au 10 novembre 1918, aux combats livrés en Belgique, appuyant successivement des divisions belges, françaises et américaines. Malgré des fatigues considérables et des bombardements violents de l'ennemi, particulièrement en obus toxiques, a fourni sans défaillance un effort continu et a contribué par son endurance, son entrain et sa vaillance au succès définitif des opérations en Flandre. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 17 décembre 1918. )

265e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
( Artillerie de la ...e division d'infanterie, devenue le 265e rég. d'artillerie. )
J.O. du 5 juin 1918 - Page 4852

1° Sous la direction habile et énergique de son chef, le lieutenant-colonel Pujos, a pris une part brillante au succès du 24 octobre 1916. S'est de nouveau distinguée, par son installation rapide, dans un terrain profondément bouleversé, sous le feu violent de l'ennemi et par son action très efficace dans l'attaque du 15 décembre. — ( Ordre du 5 janvier 1917. )

2° Sous l'habile et énergique direction du lieutenant-colonel de Boissoudy, a été, pour toutes les affaires auxquelles il a pris part, l'objet de citations nombreuses et des appréciations les plus élogieuses. Le 27 mars 1918, engagé dès son débarquement dans les combats très durs soutenus par sa division sur un front de plus de 10 kilomètres, s'est dépensé sans compter. Continuant le feu jusqu'aux plus courtes distances de l'ennemi, a éprouvé, du fait des fusils et des mitrailleuses, des pertes sensibles en personnel et en chevaux, se retirant toujours dans l'ordre le plus parfait, souvent après avoir tiré ses derniers obus. — ( Décision du général commandant en chef, du 21 mai 1918. )

266e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 19 septembre 1918 - Page 8172

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Bouffard, a brillamment participé en mai, juin et juillet 1917, aux opérations du plateau de Craonne. Vient de se distinguer d'une façon toute particulière au cours des opérations des 23 et 25 octobre 1917, devant le moulin de Laffaux et Pinon, par la perfection de ses tirs et l'ardeur combative dont il a fait preuve, en exécutant, sous le feu, des déplacements de batterie pour assurer plus efficacement l'appui direct de l'infanterie. — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

2° Superbe régiment qui s'est distingué à nouveau dans les combats du 25 avril au 2 mai 1918. Ayant reçu mission de défendre jusqu'au sacrifice une position contre laquelle l'ennemi dirigeait d'incessantes et massives attaques, a, sous le commandement du lieutenant-colonel Bouffard, contribué puissamment à briser les efforts allemands en assurant à son infanterie un appui continu opportun et décisif. Malgré des pertes en personnel et matériel, a fait preuve d'une indomptable ténacité et d'une abnégation stoïque en tirant nuit et jour sous les obus de tous calibres et les nappes toxiques. N'a pas hésité à pousser en avant des batteries barrant à 800 mètres et dont certaines très éprouvées, ont donné l'exemple d'une incomparable bravoure. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

275e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 14 janvier 1919 - Page 502

1° Depuis la formation du régiment, devant Moronvilliers et Reims et pendant les derniers combats, les trois groupes, sous le commandement des chefs d'escadron Perrin, Chadebec de Lavalade, Collomb, se sont acquis l'entière confiance de l'infanterie de toutes les divisions qu'ils ont appuyées. En dernier lieu, pendant six jours et six nuits de bataille continue, le 275e régiment d'artillerie de campagne, sous les ordres du lieutenant-colonel Martin, a soutenu sans cesse son infanterie de très près, causant de lourdes pertes à l'ennemi, en tirant jusqu'au dernier moment sur ses vagues d'assaut, obligé parfois d'utiliser les mitrailleuses pour pouvoir dégager les pièces, réussissant malgré les difficultés à ramener tout son matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

2° Sur la brèche depuis cinq mois, sans un instant de repos, malgré de dures fatigues et de lourdes pertes lui ayant enlevé la moitié de ses commandants de groupe et de batterie, n'a pas cessé de faire preuve d'un allant et d'un entrain admirables. En liaison étroite avec son infanterie, qu'il a soutenue à tous les instants pendant les attaques ennemies de mai et de juillet 1918, a depuis contribué largement à ses succès de septembre et d'octobre 1918, en l'appuyant de très près et en poussant en première ligne ses batteries d'accompagnement pour réduire à vues directes les nids de mitrailleuses. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 24 novembre 1918. )

5e GROUPE D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE D'AFRIQUE
J.O. du 29 septembre 1917 - Page 7690

1° Sous les ordres du chef d'escadron Leclerc, a montré pendant les récentes attaques de la division une endurance et une énergie à toute épreuve, tirant de jour et de nuit sans trêve ni repos. Violemment pris à partie le 20 mai par un tir réglé de gros calibre, ayant eu le quart du personnel de ses batteries de tir hors de combat et cinq de ses canons mis hors de service, n'en a pas moins continué son tir avec acharnement, allant jusqu'au bout de sa mission. — ( Ordre général n° 230 du 18 juin 1916. )

2° Amené dans le secteur d'attaque peu de jours avant l'offensive de Verdun, le 5e groupe d'Afrique, sous les ordres du lieutenant-colonel Strickler, a pris les positions avancées non préparées, à peine défilées aux vues des observatoires terrestres, dans un terrain déjà bouleversé et continuellement bombardé. A préparé et exécuté des destructions complètes, malgré de grandes difficultés de liaison et d'observation, malgré ses pertes, grâce au courage et à l'abnégation de son personnel, tirant en permanence à découvert ; de jour sous des rafales d'obus de gros calibre, de nuit, sous de violents bombardements d'obus toxiques. A maintenu, pendant toute la conquête des différents objectifs par l'infanterie, un barrage précis et une liaison permanente avec les premières vagues. A puissamment contribué ainsi à éviter des pertes à l'infanterie et, le terrain conquis, a empêché par des tirs de destruction rapides et précis toute réaction de l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 18 septembre 1917. )

175e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE TRANCHÉE – 10e BATTERIE
( Ex-101e batterie de 58 du 12e R. A. C. – Ex-129e batterie du 59e R. A. T. )
J.O. du 4 octobre 1919 - Page 10894

1° La 129e batterie de 58 du 59e régiment d'artillerie, sous les ordres du capitaine Hatey et de ses lieutenants de Ravinel, Touchais et Prigent, a tenu un secteur très étendu, accomplissant nuit et jour un travail prodigieux pour la préparation des attaques. A toujours fait preuve d'un courage et d'un entrain superbes, continuant ses tirs malgré le bombardement et les pertes subies. A obtenu des résultats de destruction très complets sur les ouvrages ennemis qu'elle était chargée de battre et a ainsi grandement contribué au succès des opérations. — ( Ordre du 2 octobre 1916. )

2° Sous le commandement du lieutenant Touchais et de ses sous-lieutenants Prigent et Lavigne, a tenu pendant cinq mois un secteur très étendu et très agité, contribuant pour une large part au succès de plusieurs coups de main. Pendant la préparation d'attaque du 23 octobre 1917, a fait preuve d'une endurance et d'un entrain dignes d'éloges, en assurant, sous les bombardements intenses et malgré des pertes sensibles, la destruction des défenses ennemies qu'elle était chargée de battre, a ainsi grandement contribué au succès des opérations. — ( Ordre du 9 septembre 1919. )

175e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE TRANCHÉE – 25e BATTERIE
( Ex-130e batterie du 26e R. A. C. – Ex-104e batterie du 46e R. A. C. )
J.O. du 4 octobre 1919 - Page 10895

1° La 104e batterie du 46e régiment d'artillerie, aux ordres du lieutenant Masounabe-Puyanne, et les ... sous la direction du capitaine Mainie, chef de groupe, ont coopéré d'une façon remarquable au succès de l'attaque du 23 octobre 1917. Après avoir assuré l'organisation complète de l'artillerie de tranchée dans le secteur, ont fait preuve, au cours du combat, du plus bel esprit de sacrifice. — ( Ordre du 26 novembre 1917. )

2° Devant le fort de Brimont, en avril 1917, sur une position difficile, fréquemment bombardée, avec un ravitaillement très pénible, en raison du terrain et des tirs ennemis, s'est dépensée sans compter pendant toute la préparation de l'attaque et est arrivée, par la précision de ses tirs de destruction, à faciliter la marche de notre infanterie. — ( Ordre du 9 septembre 1919. )

175e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE TRANCHÉE – 29e BATTERIE
( Ex-103e batterie de 58 du 9e R. A. C. – Ex-102e batterie du 46e R. A. C. )
J.O. du 4 octobre 1919 - Page 10895

1° Les 102e et ... batteries du 46e régiment d'artillerie, aux ordres du lieutenant Masounabe-Puyanne : Sous la direction du capitaine Mainie, chef de groupe, ont coopéré d'une façon remarquable au succès de l'attaque du 23 octobre 1917. Après avoir assuré l'organisation complète de l'artillerie de tranchée dans le secteur, ont fait preuve, au cours du combat, du plus bel esprit de sacrifice. — ( Ordre du 26 novembre 1917. )

2° Formée le 1er juin 1915, n'a cessé depuis cette date jusqu'au moment où elle a quitté la 47e division, le 17 mars 1916, de montrer dans toutes les affaires où elle a pris part, sous les ordres de son chef, le lieutenant Mege, à la cote 830, au Braunkopf, à Metzeral, au Reichakerkopf, un courage magnifique et un dévouement splendide, son personnel d'élite ne se laissant jamais intimider par les bombardements les plus violents et les pertes les plus sensibles et menant toujours à bien toutes les tâches dont elle a été chargée. — ( Ordre du 9 septembre 1919. )

176e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE TRANCHÉE – 2e BATTERIE
( Ex-117e batterie du 206e R. A. C. – Ex-174e batterie du 7e R. A. )
J.O. du 4 octobre 1919 - Page 10895

1° La 174e batterie de 75 et la ... du 7e régiment d'artillerie, sous les ordres du sous-lieutenant Duthuit ( Adolphe ) : Ont accompagné au cours des combats des 17, 18, 19, 20 et 21 mars 1917, le bataillon de tête de la division sur une profondeur de 40 kilomètres, passant partout avec lui malgré les difficultés sans nombre ( terres labourées, tranchées ennemies bouleversées, voies de chemin de fer en déblai, deux canaux et une rivière, route coupée par les mines, etc. ) donnant ainsi l'exemple des plus belles qualités d'endurance et de volonté. — ( Ordre du 8 avril 1917. )

2° Sous les ordres du lieutenant Duthuit, a donné en toutes circonstances, par le déclenchement rapide de ses tirs de barrage lors des coups de main ennemis, l'appui le plus efficace de ses feux. S'est particulièrement distinguée dans les opérations du 4 mars 1918, en soutenant pendant plusieurs heures un feu des plus nourris malgré les violentes ripostes de l'artillerie ennemie. — ( Ordre du 9 septembre 1919. )

176e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE TRANCHÉE – 37e BATTERIE
( Ex-102e batterie de 58 du 238e R. A. C. – Ex-102e batterie du 13e R. A. C. )
J.O. du 4 octobre 1919 - Page 10895

1° Troupe énergique, habilement commandée par le lieutenant Branthomme. Du 13 au 17 avril 1917, sous un vif et continuel bombardement d'artillerie lourde, placée en vue de l'ennemi, éprouve de graves pertes, bouleverse complètement les tranchées et réseaux adverses et ouvre le chemin au régiment de zouaves qu'elle appuie.

2° Unité d'élite qui, sous le commandement du lieutenant Boismery, n'a cessé, malgré les pertes continuelles causées par les bombardements à gaz, de donner le plus bel exemple de ténacité et de bravoure en assurant d'une façon parfaite toutes les missions qui lui étaient confiées. Le 4 mars 1918, prise à partie par l'artillerie lourde ennemie, a continué son tir et a pu assurer avec succès des destructions dont elle avait été chargée, grâce à la bravoure des canonniers et à l'habileté des dispositions prises par les officiers et gradés. — ( Ordre du 9 septembre 1919. )

177e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE TRANCHÉE – 2e BATTERIE
( Ex-104e batterie du 253e R. A. C. )
J.O. du 4 octobre 1919 - Page 10895

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 1er groupe du 177e régiment d'artillerie de tranchée, composé de la 2e batterie et des ..., sous les ordres de son commandant, le capitaine Roergas, a pris une part brillante à toutes les opérations de détail et d'ensemble de la 10e armée au cours des mois de juin, juillet et août 1918. Constamment engagé durant cette période, malgré les pertes et une grande fatigue du personnel, a réussi à mettre son matériel en batterie dans les conditions les plus difficiles, et à effectuer des tirs de destruction particulièrement efficaces sur de puissantes organisations ennemies. Au cours de la progression, a su porter son matériel en avant et continuer à appuyer l'infanterie qu'il a accompagnée de ses bonds. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

2° Participant à la préparation de la bataille de la Malmaison, a exécuté ses missions de destruction avec la plus grande bravoure, tirant plus de 2,500 bombes pendant six jours sous un bombardement d'une extrême violence qui détruisit une de ses pièces et en enterra trois autres à plusieurs reprises. Privée de son chef, le sous-lieutenant Prat, glorieusement tombé au cours de l'action, et décimée par les pertes, a redoublé d'ardeur et d'acharnement dans la lutte. — ( Ordre du 9 septembre 1919. )

177e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE TRANCHÉE – 11e BATTERIE
J.O. du 4 octobre 1919 - Page 10895

1° La 11e et les ... batteries de la 3e colonne de ravitaillement du 177e régiment d'artillerie de tranchée : Sous le commandement du capitaine de la Chapelle, a pris part à toutes les opérations offensives de la 10e armée, du 25 juillet au 3 septembre 1918, a réussi malgré les pertes à suivre l'infanterie dans sa progression et à mettre son matériel en batterie en terrain complètement découvert, soumis à de violents tirs ennemis. A pu notamment, en pleine guerre de mouvement, prêter un appui précieux à l'infanterie au cours des combats des 20 et 21 août, grâce à la rapidité de son entrée en action. N'a cessé depuis sa formation, de faire preuve des plus belles qualités de courage et de dévouement et a pris notamment une part glorieuse aux opérations défensives de la 3e armée, au début de juin 1918. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

2° A fait preuve au cours des opérations qui se sont déroulées dans la région sud de Noyon, dans les premiers jours de juin 1918, d'une activité et d'une bravoure remarquables, armant ses positions sous le feu de l'ennemi, dans les premières lignes, sans souci du danger, au mépris de fatigues incessantes, a coopéré inlassablement à la défense pied à pied du terrain sur la Divette, n'abandonnant ses positions qu'au dernier moment et après avoir épuisé toutes ses munitions. Tout le personnel, officiers et troupe, s'est dévoué sans compter, se repliant avec l'infanterie et faisant le coup de feu avec elle. — ( Ordre du 9 septembre 1919. )

177e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE TRANCHÉE – 18e BATTERIE
( Ex-121e batterie de 80 du 41e R. A. C. )
J.O. du 4 octobre 1919 - Page 10894

1° Sous les ordres du lieutenant Lieven, a exécuté, au cours de la préparation de l'attaque du 14 septembre 1918, des tirs remarquables, qui ont couvert le chemin aux bataillons de chasseurs. Après avoir épuisé toutes ses bombes, au moment d'une contre-attaque, s'est portée au complet, le fusil en main, en renfort de la première ligne avec un calme et une résolution splendides. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 23 novembre 1918. )

2° Sous le commandement du lieutenant Delauzon, a préparé soigneusement les brèches dans les réseaux ennemis pour le raid du 3 septembre 1917 sur Navarin. Malgré une violente contre-préparation ennemie d'obus de gros calibre et minen, et bien que plusieurs de ses pièces aient été retournées, a continué la préparation après avoir remis en batterie avec un courage qui a fait l'admiration de l'infanterie. — ( Ordre du 9 septembre 1919. )

178e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE TRANCHÉE – 26e BATTERIE
( Ex-121e batterie du 59e régiment d'artillerie )
J.O. du 4 octobre 1919 - Page 10895

1° Unité de tout premier ordre qui, depuis sa formation, a fourni un travail considérable, conservant, dans les moments les plus pénibles et les plus critiques, malgré les fatigues et les pertes subies, la même belle humeur et le même entrain. Lors des attaques d'avril 1917, a réussi à établir, en moins de huit jours, sur le terrain conquis et à découvert, une position de batterie et à approvisionner les pièces, de façon à obtenir une destruction complète des premières lignes allemandes. — ( Ordre du 8 juin 1917. )

2° Appelée à participer à la défense du village de Vandières-sous-Châtillon ( Marne ), assaillie dans la matinée du 15 juillet 1918, par des forces ennemies importantes, et dans l'impossibilité de faire usage de ses mortiers, a lutté, l'arme à la main, jusqu'à épuisement complet de ses cartouches, opposant à l'ennemi une héroïque résistance au prix de lourdes pertes et de la mort du lieutenant d'Aillières, son chef, et du lieutenant Bousquet, tombés tous deux glorieusement. — ( Ordre du 9 septembre 1919. )

178e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE TRANCHÉE – 34e BATTERIE
( Ex-106e batterie du 3e régiment d'artillerie coloniale )
J.O. du 4 octobre 1919 - Page 10894

1° Sous le commandement du capitaine Ballif : en première ligne, sans trêve ni répit, depuis le début d'août 1915. Ayant perdu tous ses officiers et un tiers de son effectif, cette batterie a réussi, grâce à l'énergique impulsion de son nouveau chef, le capitaine Ballif, à maintenir tous ses canons en ligne et à exécuter jour et nuit des tirs intensifs dont les résultats ont été très appréciés. Cette unité a fourni en particulier, pendant la période du 30 novembre au 6 décembre 1915, un effort exceptionnel au prix des plus grandes fatigues. — ( Ordre du 22 décembre 1915. )

2° S'est surmenée pendant plus de six semaines, nuit et jour, pour assurer l'installation complète d'une autre batterie. Malgré la perte de tous ses officiers et d'une partie du personnel et du matériel dès le début de l'attaque du 25 septembre 1915, n'en a pas moins continué à assurer une bonne exécution de son service et de ses tirs. — ( Ordre du 9 septembre 1919. )

GROUPE D'ARTILLERIE DE LA 6e DIVISION DE CAVALERIE
J.O. du 14 janvier 1919 - Page 503

1° Magnifique groupe, où l'héroïsme est vertu courante. Dans les combats récents, sous les ordres du commandant Dupart, s'est maintenu en batterie sur un des points où l'ennemi faisait les plus fortes concentrations de feux, tirant sans arrêt jusqu'au dernier obus, malgré un effroyable tir de destruction par obus de gros calibres et par obus asphyxiants. Ne s'est replié qu'après avoir été dépassé par le dernier fantassin, réussissant, sous le feu à très courte portée de l'infanterie ennemie, à ramener la majeure partie de son matériel. Avec les éléments restant utilisables, a immédiatement reconstitué une batterie qui est restée en position pendant quatre jours, répondant à toutes les demandes, malgré une fatigue écrasante. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 mai 1918. )

2° Pendant vingt-cinq jours de fatigues extrêmes dues aux fréquents changements de position, à l'obligation d'approvisionner les batteries à dos d'homme, dans une zone d'énormes entonnoirs pleins d'eau, fatigues gaiement et vaillamment supportées, le groupe d'R. D. C. 6, sous le commandement du chef d'escadron Dupart, a affirmé une fois de plus ses qualité d'opiniâtreté, de vigueur, de souplesse et de belle discipline. A rendu, par ses tirs précis, aux résultats constatés, de signalés services, accélérant la retraite des Allemands et permettant à l'infanterie d'avancer. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

 

 


 

 

ARTILLERIE COLONIALE

 

 

1er RÉGIMENT D'ARTILLERIE COLONIALE
J.O. du 29 août 1918 - Page 7610

1° Belle unité de combat que son chef, le lieutenant-colonel Mouchet, tient toujours prête à l'attaque comme à la riposte. Après avoir pris une part des plus brillantes et des plus efficaces à la défense du fort de la Pompelle, le 1er mars 1918, a coopéré avec une ardeur extrême et un splendide esprit de sacrifice, à l'arrêt complet de la ruée allemande sur une grande place du front. Attaque sur un fort où l'ennemi fut rejeté dans ses lignes après avoir subi de lourdes pertes, laissant sur le terrain plusieurs chars d'assaut ; attaque postérieure sur une importante hauteur où l'ennemi ne put gagner un pouce de terrain, combats ininterrompus pendant treize journées. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

2° Après avoir pris une part des plus brillantes à la conquête du fortin de Beauséjour et de la Main de Massiges en 1915, s'est particulièrement distingué au mois de juillet 1916, en assurant d'une façon magistrale, grâce à un labeur incessant de jour et de nuit, et aux prix de lourds sacrifices, la préparation et l'exécution des attaques au sud de la Somme. Il a ainsi permis à l'infanterie d'enlever sans pertes sensibles, sur une profondeur de six kilomètres, deux positions allemandes puissamment organisées, de faire plusieurs milliers de prisonniers et de capturer plus de trente canons. En dernier lieu, sur l'Aisne, ses batteries toujours animées de la même ardeur et du même esprit de sacrifice, ont contribué puissamment à l'enlèvement d'une position exceptionnellement forte et énergiquement défendue. — ( Décision du général commandant en chef, du 11 août 1918. )

2e RÉGIMENT D'ARTILLERIE COLONIALE
J.O. du 29 juillet 1918 - Page 6583

1° En Champagne, en juin, septembre et octobre 1915, sur la Somme en juillet, août 1916, où les localités de Dompierre, Assevillers, Belloy-en-Santerre ont été enlevées en deux jours ; pendant les dures opérations de mars 1917, à la bataille de l'Aisne ( avril, mai ) et du Chemin-des-Dames ( août 1917 ), a, sous l'impulsion du lieutenant-colonel Baudouin, donné des preuves éclatantes des plus hautes vertus militaires et de brillantes qualités manœuvrières. A toujours réussi, par son dévouement infatigable, par l'exactitude de son observation, à aider l'infanterie à atteindre ses objectifs, grâce à une préparation impeccable et à un accompagnement méthodique et audacieux. — ( Ordre du 4 octobre 1917. )

2° Régiment toujours animé de l'esprit de dévouement et de sacrifice. Remarquablement instruit et entraîné par son chef le lieutenant-colonel Baudouin, a appuyé l'infanterie au cours des affaires récentes avec tant d'efficacité, malgré des moyens réduits et des pertes, que la violente offensive de l'ennemi a été brisée net avec des pertes minimes pour notre infanterie. Des batteries étant encerclées par l'infanterie ennemie, se sont dégagées elles-mêmes sous l'énergique direction du chef d'escadron Guerrini, qui a sauvé non seulement son matériel, mais encore a contribué à sauver celui d'un groupe à tracteurs en lui prêtant des avant-trains. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

2e RÉGIMENT D'ARTILLERIE COLONIALE – 101e BATTERIE
( ex-126e batterie du 3e rég. d'artillerie coloniale. )
J.O. du 12 avril 1918 - Page 3149

1° Depuis sa formation a coopéré activement à toutes les opérations offensives de la ...e D. I. C., notamment à la bataille de la Somme ( juillet-août 1916 ). Au cours des attaques de 1917 a, sous la direction énergique et habile du lieutenant Campenon, puis du lieutenant Lano, exécuté de brillantes préparations, fait preuve d'un mordant, d'une âpreté, d'une discipline de tir remarquables, en exécutant des feux très nourris, sous les bombardements incessants et malgré ses pertes. — ( Ordre du 30 septembre 1917. )

2° Unité combative de tout premier ordre. Au cours d'une très vive attaque ennemie sur un centre de résistance, a assuré sous l'énergique direction de son chef, le sous-lieutenant Taballon, le service de ses pièces sous le plus violent bombardement. S'est mise par la suite à la disposition du commandant du Centre et a participé pendant toute une nuit, avec la garnison, à la lutte âpre qui a permis de chasser l'ennemi des positions qu'il occupait. — ( Ordre du 19 mars 1918. )

3e RÉGIMENT D'ARTILLERIE COLONIALE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2594

1° Splendide régiment, animé des plus hautes traditions d'énergie et d'honneur. Au feu depuis le début de la campagne, vient de donner au cours des combats de Laversine ( 28 juin 1918 ), Longpont ( juillet 1918 ), Cramaille ( juillet 1918 ), Souche et Serre ( octobre et novembre 1918 ), sous le commandement du lieutenant-colonel Bidon, les preuves les plus éclatantes de son esprit de sacrifice et de sa valeur manœuvrière en appuyant son infanterie avec hardiesse, efficacité et sans souci des pertes sévères. A grandement contribué, par la précision de ses feux, à la prise brillante du village de Bois-lès-Pargny ( 5 novembre 1918 ). — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 23 novembre 1918. )

2° Après s'être distingué brillamment en Champagne, au fortin de Beauséjour, le 20 décembre 1914, puis en septembre 1915, dans la préparation et l'exécution de l'attaque de la Main de Massiges, s'est signalé à la bataille de la Somme en 1916, où il permettait d'enlever la deuxième position le jour même de l'attaque en réduisant au silence de nombreuses batteries ennemies et favorisant ainsi l'avance de nos troupes. Le 27 mai 1918, venant à peine d'être transformé en artillerie portée, est jeté dans la bataille de l'Aisne, il lutte pied à pied contre un ennemi agressif et supérieur en nombre, lui infligeant de lourdes pertes. Bien qu'étant très éprouvé, il ne cesse d'appuyer l'infanterie, arrêtant les attaques ennemies par des tirs précis sous le feu des mitrailleuses, sauvant son matériel dans les situations les plus difficiles. A fait preuve en toutes circonstances de qualités manœuvrières de premier ordre, d'un mépris absolu du danger, d'un mordant superbe, d'un esprit de corps remarquable. — ( Ordre du 13 janvier 1919. )

22e RÉGIMENT D'ARTILLERIE COLONIALE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2591

1° Régiment hautement apprécié depuis sa formation, qui s'est particulièrement distingué dans la Somme, en 1916, et dans l'Aisne, en 1917, par sa belle tenue au feu, son ardeur inlassable, la précision de ses tirs. Sous l'énergique et habile commandement du lieutenant-colonel Isabey, a contribué, en 1917, pour une large part à la défense d'une position importante devant Verdun, particulièrement visée par l'ennemi. Malgré le bouleversement d'un secteur récemment conquis et presque sans organisation, malgré le bombardement incessant de l'artillerie ennemie, a, dans des conditions parfois critiques, exécuté des tirs opportuns. A réussi, au prix de grands efforts, grâce au dévouement, à l'abnégation d'un personnel d'élite, à rester en liaison étroite et constante avec l'infanterie qu'il appuyait. — ( Ordre du 27 décembre 1918. )

2° Régiment parfaitement instruit, faisant preuve, en toutes circonstances, d'endurance et d'énergie, qui s'est déjà distingué en Champagne, en septembre 1915, et sur la Somme, d'août à décembre 1916. Sous l'énergique commandement du lieutenant-colonel Isabey, a brillamment coopéré, en 1918, aux attaques du 12 juillet sur le bois de Belloy, du 13 juillet sur Mally-Raineval, du 8 août et jours suivants pour le passage de l'Avre et la poursuite sur Roye. Le 12 septembre, a participé à l'enlèvement des Eparges, le 5 novembre à la conquête de Sivry et Vilosnes, le 9 novembre à la prise de Damvillers. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 30 décembre 1918. )

41e RÉGIMENT D'ARTILLERIE COLONIALE
J.O. du 24 mars 1919 - Page 3051

1° Par deux fois en moins de deux mois, sous le commandement énergique et éclairé de son chef, le lieutenant-colonel Carteron, a interdit à l'Allemand les abords de la Marne, en appuyant et secondant vaillamment son infanterie et en servant ses pièces jusqu'à bout portant quand les circonstances l'exigeaient. Nombre de ses officiers et de ses servants n'ont pas rétrogradé devant l'encerclement, se battant au mousqueton et à la mitrailleuse parmi les fantassins. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 octobre 1918. )

2° Régiment d'élite, Sous le commandement du lieutenant-colonel Carteron, a montré une endurance, une abnégation et un esprit offensif que, malgré les pertes élevées, aucune fatigue, ni aucun obstacle n'ont pu lasser. A Château-Thierry, en juin 1918, s'est fait remarquer par l'audace et la rapidité de ses déploiements en rase campagne, sous le feu de l'artillerie et de l'infanterie, par son entrain exceptionnel et son mépris du danger. Au cours des attaques répétées lors de l'ultime offensive dans le secteur de Verdun ( novembre 1918 ) s'est porté résolument en avant, faisant preuve d'un mordant offensif et d'une précision de manœuvre qui ont largement contribué aux glorieux succès de sa division. — ( Ordre du 7 février 1919. )

 

 


 

 

GÉNIE

 

 

1er RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 4/5
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 851

1° Chargée, depuis vingt mois, de la guerre de mines, dans un secteur délicat, est parvenue à reprendre l'ascendant sur l'ennemi, après une lutte très âpre. A témoigné, au cours de cette lutte, d'un vigoureux esprit offensif qui lui a permis d'infliger de nombreuses destructions aux organisations allemandes. Le 11 janvier 1917, est parvenue à charger un puissant fourneau dans des conditions difficiles et dangereuses et l'a fait jouer avec succès sous un important saillant ennemi qu'il a complètement détruit. — ( Ordre du 31 mai 1917. )

2° Unité aussi remarquable par l'allant et la généreuse ardeur de ses cadres que par l'entrain, l'endurance et la valeur professionnelle de la troupe. Devenue compagnie de corps d'armée, après avoir, comme compagnie d'armée, mené sans interruption et avec succès en Argonne, pendant deux années, une guerre de mines très dure, n'a cessé de se distinguer dans les travaux qu'elle a exécutés. Pendant la période d'offensive victorieuse d'août à novembre 1918, s'est employée sans relâche au rétablissement des communications du corps d'armée, jetant, dans des conditions brillantes, de nombreux ponts en contact même de l'ennemi, notamment le 3 août, à Moreuil-sur-l'Avre ; le 18 septembre, à Saint-Simon, sur le canal Crozat ; le 26 octobre, à Mont-d'Origny, sur l'Oise. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 18 décembre 1918. )

1er RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 4/8
J.O. du 24 février 1919 - Page 2103

1° Commandée par le capitaine Honoré, a fait preuve, depuis le début de la guerre, d'un esprit de bravoure et de sacrifices admirables. S'est particulièrement distinguée dans les affaires d'Artois, a pris part dans la même région à une guerre de mine très active où elle a remporté un avantage incontesté sur l'ennemi ; s'est fait également remarquer dans les attaques de l'Aisne, en avril, et à Verdun en octobre 1917. Vient encore de montrer tout ce qu'on pouvait attendre d'une aussi belle unité aux attaques du 12 juillet devant Moreuil et du 23 juillet devant Mailly-Raineval, en organisant sous le feu de l'ennemi la position conquise. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 août 1918. )

2° Compagnie d'un entrain, d'une endurance et d'un courage tout à fait remarquables qui s'est toujours affirmée comme une unité d'élite dans les circonstances les plus difficiles. Vient encore de faire l'admiration de ses chefs sur l'Avre, aux Eparges, et sur la rive droite de la Meuse, en contribuant pour une grande part aux succès de la division par la rapidité d'exécution des travaux de rétablissement de communication. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 3 janvier 1919. )

1er RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 4/13
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10728

1° Sous l'énergique impulsion du capitaine Bioro, a, le 21 août 1917, participé brillamment à la prise d'un village fortement organisé, a puissamment contribué ensuite à la défense de ce point d'appui contre les entreprises ennemies et en a organisé les lisières, travaillant sans relâche, malgré les fatigues et sous le feu des mitrailleuses. S'était déjà distinguée quelques jours auparavant par son entrain et son insouciance du danger en exécutant des travaux d'approche à proximité des petits postes ennemis. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° Compagnie superbe de courage et d'endurance. Le 9 juin 1918, a montré sa valeur en participant, sous les ordres du sous-lieutenant Fournier, à la défense héroïque d'un village violemment attaqué par l'ennemi. Du 8 au 31 août 1918, chargé d'organiser défensivement des villages à peine conquis, et de remettre en état les routes en suivant pas à pas la progression de l'infanterie, a déployé, sous énergique impulsion de son chef, le lieutenant Lenain, une activité inlassable et une endurance digne d'éloges. Méprisant le danger, n'a pas hésité à accomplir sa tâche sous les bombardements les plus violents et à porter ses chantiers jusqu'à proximité de l'ennemi. A construit sous le feu, dans des circonstances difficiles, un pont sur pilotis de soixante mètres de long qui a permis à l'infanterie de poursuivre sa progression. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 octobre 1918. )

1er RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 4/63
J.O. du 29 septembre 1917 - Page 7689

1° S'est vaillamment comporté pendant l'attaque du 15 décembre 1916, sous le commandement du capitaine Ardoin ; s'est élancée sur les positions allemandes avec les vagues d'assaut et a procédé à l'organisation de la position conquise pendant qu'une partie de ses braves sapeurs s'avançaient avec les détachements d'infanterie jusqu'à l'intérieur des lignes ennemies pour y détruire des pièces d'artillerie et ramener des prisonniers. Est restée sur sa position pendant cinq jours et cinq nuits consécutifs, travaillant sans relâche en première ligne malgré les intempéries et le bombardement. — ( Ordre général n° 573 du 5 janvier 1917. )

2° Sous l'énergique impulsion du capitaine Prevost, s'est encore particulièrement affirmée comme une compagnie d'élite pendant les opérations du 20 au 26 août 1917. Le 20 août s'est avancée sur les objectifs assignés, en même temps que les bataillons d'infanterie et a aussitôt procédé à l'organisation du terrain conquis, malgré un tir d'artillerie violent et ajusté, conservant pendant toute l'action un entrain admirable et donnant de multiples preuves de bravoure. Le 26 août, malgré les fatigues endurées pendant six jours de travail sans relâche sous le feu, a trouvé l'élan nécessaire pour donner 60 volontaires pour un coup de main à l'intérieur des lignes ennemies. — ( Décision du général commandant en chef, du 18 septembre 1917. )

1er RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 5/1
J.O. du 2 septembre 1917 - Page 6933

1° Troupe d'élite qui lutte depuis plus d'un an sous les ordres du capitaine Laignier, dans un secteur où la guerre de mines est incessante ; par sa ténacité, son sang-froid et son courage, a su arrêter les progrès de l'ennemi et organiser d'une façon remarquable la fortification d'un secteur soumis à un bombardement continuel. — ( Ordre n° 224 du 24 juin 1916. )

2° Troupe d'élite toujours prête à l'action ; s'est tout particulièrement distinguée par son courage et sa ténacité dans la Somme ( combats de Bouchavesnes des 20 et 25 septembre 1916 ) et dans l'Aisne ( combats des 16, 17 et 18 avril 1917 ). S'est précipitée avec les vagues d'assaut de l'infanterie sur la position ennemie dont elle avait élargi les brèches et a procédé immédiatement, sous les plus violents tirs d'artillerie et de mitrailleuses, à l'organisation du terrain conquis. A fait preuve en toutes circonstances du plus beau courage collectif et individuel et d'une haute valeur combative. — ( Décision du général commandant en chef, du 26 août 1917. )

1er RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 22/13
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10727

1° S'est signalée, depuis le début de la campagne, comme troupe d'élite et a été citée à l'ordre de la division. Sous le commandement du capitaine Bianquis, a constamment fait preuve d'un dévouement et d'un esprit de sacrifice admirables, en particulier au Mort-Homme en avril et mai 1916, et pendant l'attaque du 16 avril 1917, où, malgré la perte de leurs officiers tombés au début de l'action, ses divers éléments ont rempli leur mission jusqu'au bout, avec un courage remarquable. — ( Ordre du 12 mai 1917. )

2° Chargée, le 28 août 1918, de faire franchir à un régiment d'infanterie une rivière importante dont la rive opposée était fortement tenue par l'ennemi, a fait preuve, dans l'accomplissement de la mission qui lui était confiée, d'une habileté professionnelle remarquable et d'un admirable héroïsme. Sous les ordres de son chef, le capitaine Niel, ne s'est laissée arrêter par aucune difficulté, ni par les pertes sévères qui lui ont été infligées par les mitrailleuses ennemies et a assuré la réussite d'une opération particulièrement délicate. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

2e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 16/1
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3103

1° Avec la compagnie 16/31 pendant les journées du 23 au 26 octobre 1918, sous le commandement énergique du capitaine Borallo, la compagnie 16/1 et la ... chargées d'assurer le franchissement de la Serre, ont lancé des passerelles sous le feu des mitrailleuses et des minen et ont forcé le passage, malgré la formidable organisation de l'ennemi et sa volonté de l'interdire à tout prix, permettant ainsi le développement de la poursuite, la capture de nombreux prisonniers et la conquête de Mortiers. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 23 novembre 1918. )

2° Sous le commandement du capitaine Gouviac, s'est élancée le 20 août 1917, à l'attaque du Mort-Homme avec les premières vagues d'un régiment d'infanterie et, concurremment avec les fantassins, a mené l'assaut sur une profondeur de deux kilomètres faisant de nombreux prisonniers, nettoyant et occupant le tunnel Bismarck, long de 500 mètres, créant aussitôt de nouvelles tranchées et aidant les unités d'infanterie à repousser de vives contre-attaques. Sous le commandement du capitaine Borallo, s'est de nouveau distinguée dans la période du 4 au 6 septembre 1918, en assurant dans la région de Béthancourt le franchissement de l'Ailette et du canal, lançant, renforçant et réparant ponts et passerelles, malgré les bombardements des avions et de l'artillerie adverses, qui pendant près de vingt-quatre heures consécutives ont obligé les sapeurs à travailler avec le masque à gaz. — ( Ordre du 9 février 1919. )

2e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 16/2
J.O. du 14 janvier 1919 - Page 503

1° Excellente unité, animée du plus bel esprit de discipline et de dévouement, a fait preuve, pendant les journées des 31 août, 1er, 2, 3, 4 et 5 septembre 1918, sous les ordres du lieutenant Grandperrin, de qualités, d'entrain et de courage au-dessus de tout éloge en lançant et en réparant, malgré un bombardement violent de l'ennemi et sous le feu de ses mitrailleuses, plusieurs ponts et passerelles dans un secteur particulièrement difficile ; a ainsi puissamment contribué à assurer le succès des opérations de la division. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 octobre 1918. )

2° Pendant les journées des 13 et 14 octobre 1918, sous le commandement du lieutenant Desmichels, s'employant avec une énergie, une endurance et un entrain remarquables, a réussi, malgré des conditions particulièrement pénibles et difficiles, à rétablir les communications dans un terrain profondément miné et bouleversé par l'ennemi. Après le franchissement de la Serre, sous le commandement du lieutenant Grandperrin, a construit, en moins de trente-six heures, malgré des tirs à ypérite et à obus explosifs, de tous les instants, des ponts de fortune pour l'infanterie et des ponts résistants pour l'artillerie. Les 5 et 6 novembre, sous le commandement du capitaine Roussel, grâce à un redoublement d'énergie, a refait, dans un minimum de temps sur le Vilpion, tous les ponts détruits par les Allemands. Enfin, les 10 et 11 novembre, après une marche de plus de 30 kilomètres, a travaillé sans arrêt, nuit et jour, à la réfection et à la création de ponts sur le Thon, permettant ainsi à toute l'artillerie de la division de suivre pas à pas l'infanterie au cours d'une progression extrêmement rapide. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

2e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 16/3
J.O. du 14 janvier 1919 - Page 503

1° Sous la direction énergique et éclairée du capitaine Cussenot, chef d'attaque, sous le commandement du capitaine Blaquières ; a, durant trois mois, soutenu une guerre de mines acharnée, conservant, malgré les fatigues et les pertes, un entrain merveilleux, et obtenu, par son opiniâtreté, le recul de l'ennemi. — ( Ordre du 1er juin 1916. )

2° Sous les ordres du capitaine Guenot, a, au cours de la poursuite à travers la forêt de Saint-Gobain, fourni, du 12 au 20 octobre 1918, un effort remarquable, rétabli les communications derrière les unités malgré un bouleversement inouï du terrain, et largement contribué ainsi au succès des opérations. Les 28 et 29 octobre, a construit un pont pour artillerie lourde, à faible distance de l'ennemi, avec une rapidité remarquable, dans des conditions particulièrement difficiles, malgré un bombardement intense et continu par obus à ypérite, nécessitant l'emploi constant de tous les moyens de préservation réglementaires. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

2e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 16/4
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2730

1° Sous les ordres du capitaine Bailloud, a construit le 12 octobre 1918, en quelques heures, à une distance rapprochée de l'ennemi, quatre ponts sur l'Ailette, pour artillerie de campagne. A participé ensuite avec la plus grande activité à la réfection des routes bouleversées par l'ennemi en cours de retraite. Les 29 et 30 octobre, a construit, dans des conditions de rapidité exceptionnelle, deux ponts de vingt mètres pour l'artillerie lourde, sur la Serre, dont l'un à moins d'un kilomètre de l'adversaire. A été soumise pendant ce travail, à plusieurs reprises, à un feu violent l'artillerie qui a nécessité l'interruption momentanée du travail et blessé plusieurs sapeurs. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 23 novembre 1918. )

2° A donné depuis le début de la campagne et notamment en 1915 et 1916, un exemple soutenu de bravoure, de labeur et d'endurance ; plus spécialement les 1er, 2 et 3 mars 1915, en exécutant sous le feu de l'ennemi un travail intensif avec une activité et une audace particulières, en participant de février à mai 1916 à une guerre de mines acharnée pendant laquelle, ayant perdu deux officiers tués et l'adjudant mort d'épuisement, elle a conservé un élan remarquable et a contribué par son opiniâtreté à repousser l'ennemi. S'était déjà distinguée de juin à septembre 1915 à la guerre de mines au fortin de Beauséjour ; s'est encore fait remarquer dans une guerre de même nature en Argonne, de septembre 1916 à janvier 1917. — ( Ordre du 1er février 1919. )

2e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 16/13
J.O. du 14 janvier 1919 - Page 503

1° A donné depuis le début de la campagne, dans les Vosges et en Alsace ( 1914-1915 ), sur la Somme ( 1916 ), sur l'Aisne ( 1918 ), le plus bel exemple de courage, d'endurance et de ténacité. S'est particulièrement distinguée au cours de la bataille de la Malmaison ( 23-26 octobre 1917 ), par son ardeur au travail dans la préparation de l'attaque et l'entrain avec lequel elle a participé à celle-ci, accompagnant les vagues d'assaut et organisant ensuite sous un feu violent, un terrain complètement bouleversé. — ( Ordre du 24 novembre 1917. )

2° Unité d'élite, qui a déjà fait ses preuves en maintes circonstances. Grâce au dévouement et à l'esprit de sacrifice de tous ses éléments, a, le 4 novembre 1918, sous le commandement du capitaine Bidermann, du sous-lieutenant Heitz, de l'adjudant Lasaygues, des sergents Davront et Laulain, dans des conditions techniques difficiles, réussi à construire des passerelles sur le canal de la Sambre, dont l'une des rives était fortement tenue par l'ennemi. Sous le feu des mitrailleuses tirant à bout portant, sous les grenades et le tir d'artillerie, a assuré le passage de l'infanterie, réparant sans relâche les passerelles au fur et à mesure de leur destruction, malgré les pertes importantes subies pendant cette brillante opération. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 27 novembre 1918. )

2e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 16/51
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3103

1° Avec la compagnie : pendant les journées du 23 au 26 octobre 1918, sous le commandement énergique du capitaine Borallo, la compagnie 16/51 et la ... chargées d'assurer le franchissement de la Serre, ont lancé des passerelles sous le feu des mitrailleuses et des minen et ont forcé le passage, malgré la formidable organisation de l'ennemi et sa volonté de l'interdire à tout prix, permettant ainsi le développement de la poursuite, la capture de nombreux prisonniers et la conquête de Mortiers. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 23 novembre 1918. )

2° Sous le commandement du capitaine Poujol, s'est élancée, le 20 août 1917, à l'attaque du Mort-Homme avec les premières vagues d'un régiment d'infanterie et, concurremment avec les fantassins, a mené l'assaut sur une profondeur de deux kilomètres, faisant de nombreux prisonniers, nettoyant et occupant le tunnel Kronprinz, long de 900 mètres, créant aussitôt de nouvelles tranchées et aidant les unités d'infanterie à repousser de vives contre-attaques. Sous le commandement du capitaine Conrozier, s'est de nouveau distinguée dans la période du 4 au 6 septembre 1918, en assurant dans la région de la ferme Grand-Champ, le franchissement de l'Ailette et du canal, lançant en une nuit, sous le feu de mitrailleuses rapprochées, un pont pour l'artillerie, construisant, renforçant et réparant ponts légers et passerelles malgré les bombardements des avions et de l'artillerie adverses. — ( Ordre du 9 février 1919. )

2e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 16/52
J.O. du 29 septembre 1917 - Page 7689

1° La compagnie 16/52 sous l'impulsion énergique du capitaine Py et du lieutenant Labaume, a déployé du 17 au 31 décembre 1916, au cours d'une guerre de mines difficiles ; les plus belles qualités d'audace, d'énergie et de ténacité et a su ainsi imposer sa volonté à l'ennemi et lui causer des pertes sensibles. — ( Ordre général n° 638 du 19 février 1917. )

2° Sous le commandement du capitaine Py, a fait, au cours des combats du 20 août 1917, l'admiration du régiment d'infanterie d'attaque auquel elle était affectée en coopérant activement à la conquête des tranchées allemandes sur une profondeur de deux kilomètres, faisant de nombreux prisonniers et enlevant plusieurs îlots de résistance. A créé de nouvelles tranchées sous le bombardement et a aidé les compagnies d'infanterie à repousser de vives contre-attaques. — ( Décision du général commandant en chef, du 18 septembre 1917. )

2e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 16/63
J.O. du 14 janvier 1919 - Page 503

1° A participé depuis sa formation en janvier 1915 à tous les combats où sa division fut engagée, en Alsace ( 1915 ), sur la Somme ( 1916 ), sur l'Aisne ( 1917 ), donnant en toutes circonstances le plus bel exemple de courage, d'endurance et de ténacité. S'est particulièrement distinguée au cours de la bataille de la Malmaison ( 23-26 octobre 1917 ), par son ardeur au travail dans la préparation de l'attaque et l'entrain avec lequel elle a participé à celle-ci, accompagnant les vagues d'assaut et organisant ensuite sous un feu violent un terrain complètement bouleversé. — ( Ordre du 24 novembre 1917. )

2° Unité d'élite, qui a déjà fait ses preuves en maintes circonstances. Grâce au dévouement et à l'esprit de sacrifice de tous ses éléments, a, le 4 novembre 1918, sous le commandement du capitaine Thuillier, des sous-lieutenants Bernaud, Bouillot et Polge, de l'adjudant Eugène, dans des conditions techniques difficiles, réussi à construire des passerelles sur le canal de la Sambre, dont l'une des rives était fortement tenue par l'ennemi. Sous le feu des mitrailleuses, tirant à bout portant, sous les grenades et le tir d'artillerie, a assuré le passage de l'infanterie, réparant sans relâche les passerelles au fur et à mesure de leur destruction, malgré les pertes importantes subies pendant cette brillante opération. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 27 novembre 1918. )

2e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 17/1
J.O. du 24 janvier 1919 - Page 925

1° Comprise dans la citation collective ci-après : La compagnie 17/1 du 2e régiment du génie et la ... : compagnies d'élite qui ont établi, dans la nuit du 28 au 29 août 1918, de nombreuses passerelles sur deux cours d'eau successifs, au contact même de l'ennemi, sous le feu de son infanterie occupant la rive adverse, et sous un tir violent d'artillerie. Malgré les pertes subies et grâce à la valeur des cadres, à la bravoure, à la ténacité, à l'esprit de sacrifice de tous, ont entièrement rempli la mission qui leur était confiée. Ont fait des prisonniers au cours de l'opération. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 octobre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : La compagnie 17/1 du 2e régiment du génie et la ... : au cours des opérations offensives du 16 au 26 octobre 1918, ont établi et maintenu pendant dix nuits consécutives de nombreuses passerelles sur l'Oise, le canal latéral et les dérivations de l'Oise, au contact immédiat de l'ennemi occupant la rive adverse, sous de violents tirs de mitrailleuses et d'artillerie. Grâce à leurs qualités de courage, d'endurance et de ténacité, ont complètement rempli la mission qui leur était confiée. Ont accompli avec un égal succès la même mission sur l'Oise, devant Guise, le 4 novembre 1918. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 25 décembre 1918. )

2e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 17/51 H
J.O. du 24 janvier 1919 - Page 925

1° Sous le valeureux commandement du capitaine Patras ( Henri-Marie ), a concouru aux attaques faites par le ... pendant les journées des 18 et 19 mai 1916. A marché à l'assaut avec une bravoure qui a fait l'admiration de tous et a fortement contribué à la conservation de la position conquise, en combattant sans cesse à la grenade et en aménageant les tranchées reprises avec une ténacité indomptable malgré les pertes subies. — ( Ordre du 18 juin 1916. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : La compagnie 17/51 du 2e régiment du génie et la ... : au cours des opérations offensives du 16 au 26 octobre 1918, ont établi et maintenu pendant dix nuits consécutives de nombreuses passerelles sur l'Oise, le canal latéral et les dérivations de l'Oise, au contact immédiat de l'ennemi occupant la rive adverse, sous de violents tirs de mitrailleuses et d'artillerie. Grâce à leurs qualités de courage, d'endurance et de ténacité, ont complètement rempli la mission qui leur était confiée. Ont accompli avec un égal succès la même mission sur l'Oise, devant Guise, le 4 novembre 1918. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 25 décembre 1918. )

2e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 17/51 M
J.O. du 10 avril 1919 - Page 3754

1° Sous le valeureux commandement du capitaine Patras ( Henri-Marie ), a concouru aux attaques faites par le 2e bataillon du 3e régiment mixte de zouaves et tirailleurs pendant les journées des 18 et 19 mai 1916. A marché à l'assaut avec une bravoure qui a fait l'admiration de tous et a fortement contribué à la conservation de la position conquise, en combattant sans cesse à la grenade et en aménageant les tranchées reprises avec une ténacité indomptable malgré les pertes subies. — ( Ordre du 18 juin 1916. )

2° Unité de premier ordre qui vient, sous la direction vigoureuse et clairvoyante du capitaine Patras, de confirmer la valeur technique qu'elle a constamment montrée au cours de la campagne en assurant, à proximité immédiate de l'ennemi et sous son feu, la préparation, le placement et la mise en jeu de nombreux dispositifs de destruction de points de passage de rivière. Appelée ensuite sans désemparer à combattre en première ligne, a fait preuve des plus solides qualités militaires, rivalisant d'ardeur et de dévouement avec les unités d'infanterie auprès desquelles elle était engagée et contribuant avec elles à arrêter l'ennemi pendant quatre dures journées consécutives. — ( Ordre du 5 janvier 1919. )

2e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 18/2
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3103

1° Comprise dans la citation collective ci-après : sous la direction du capitaine Trouillat, commandant la compagnie 18/2 et la ..., ont fourni du 28 septembre au 24 octobre 1918, un effort remarquable et soutenu pour assurer, sous le feu de l'ennemi, les communications de leur division de rattachement, ont permis ainsi au commandement de maintenir le contact étroit avec les arrière-gardes ennemies, et, en assurant l'arrivée rapide de l'artillerie, ont puissamment collaboré à l'enlèvement de la Hunding Stellung, le 19 octobre 1918. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 20 décembre 1918. )

2° Avec la compagnie ...e. Réparties entre les bataillons d'attaque de leur division, ont participé avec les vagues d'assaut d'infanterie à la prise de Craonne, le 4 mai 1917, et du plateau de Californie le 5 mai, aidant à la capture de nombreux prisonniers et d'un important matériel. Intimement liées aux unités d'infanterie ont activement collaboré pendant les quatre journées qui suivirent ces attaques, à l'organisation et à la défense du terrain conquis sous les bombardements les plus violents et malgré les pertes les plus lourdes. — ( Ordre du 7 février 1919. )

2e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 18/52
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3103

1° Comprise dans la citation collective ci-après : sous la direction du capitaine Verdier, commandant la compagnie 18/52 et la ..., ont fourni du 28 septembre au 24 octobre 1918, un effort remarquable et soutenu pour assurer, sous le feu de l'ennemi, les communications de leur division de rattachement, ont permis ainsi au commandement de maintenir le contact étroit avec les arrière-gardes ennemies, et, en assurant l'arrivée rapide de l'artillerie, ont puissamment collaboré à l'enlèvement de la Hunding Stellung, le 19 octobre 1918. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 20 décembre 1918. )

2° Avec la compagnie ... : Réparties entre les bataillons d'attaque de leur division, ont participé avec les vagues d'assaut d'infanterie à la prise de Craonne, le 4 mai 1917, et du plateau de Californie le 5 mai, aidant à la capture de nombreux prisonniers et d'un important matériel. Intimement liées aux unités d'infanterie ont activement collaboré pendant les quatre journées qui suivirent ces attaques, à l'organisation et à la défense du terrain conquis sous les bombardements les plus violents et malgré les pertes les plus lourdes. — ( Ordre du 7 février 1919. )

2e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 19/51
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10880

1° Compagnie d'élite qui a acquis une réputation méritée par sa belle discipline, son ardeur et sa hardiesse dans l'exécution des travaux entrepris sous le feu de l'ennemi. Le 25 novembre 1917, sous l'énergique et intelligente impulsion de son chef, le capitaine Blanchetier, chargée de la destruction des abris du ravin d'Anglemont, s'est portée en avant d'un superbe élan, en liaison avec les zouaves. Malgré les pertes et difficultés du terrain, les sapeurs animés d'une noble émulation, ont lutté de vitesse avec leurs camarades, atteignant la Schubert-Kasern, réduisant à néant les profondes organisations et participant activement à la capture de nombreux prisonniers. — ( Ordre du 25 décembre 1917. )

2° Pendant la période du 28 août au 8 septembre 1918, a, sous le commandement du capitaine Blanchetier, participé brillamment aux opérations contre les forces allemandes. Arrivée en secteur en pleine nuit, a reconnu, préparé et assuré à l'aube le franchissement rapide d'un ruisseau par les colonnes d'attaque. A maintenu des éléments avancés à l'extrême point d'avant-garde, profitant de toutes les occasions propices pour pousser des reconnaissances en avant des colonnes. A ensuite préparé et assuré la progression du gros des troupes, dégageant ou aménageant les routes, visitant les ouvrages d'arts suspects, rétablissant les passages détruits. Dans une zone soumise au bombardement, a établi de nombreux ponts et passerelles sur les cours d'eau, malgré les tirs de représailles répétés, a opéré par explosions successives les déblaiements, tant pour le passage des convois que pour la destruction des barrages d'inondation. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 octobre 1918. )

2e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 19/52
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2731

1° Ancienne compagnie territoriale, est devenue, grâce à la vigoureuse impulsion de son commandant, le capitaine Letheux, une unité de premier ordre qui, sur tous les champs de bataille où a été engagée la division du Maroc, s'est fait apprécier par ses qualités offensives, et qui, au nord de Verdun, en août 1917, a contribué au succès des opérations en détruisant, au cours de reconnaissances, des pièces ennemies, et en organisant au fur et à mesure de leur occupation les positions conquises. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° Compagnie d'élite animée du plus haut esprit du devoir. S'est déjà distinguée au cours des affaires d'avril et de juin 1918 en coopérant avec l'infanterie à la défense du terrain. Vient à nouveau de se distinguer du 2 au 15 septembre 1918, sous le commandement du capitaine Hyon, en participant à l'attaque du 2 septembre et effectuant malgré les pertes subies tous les travaux qui lui étaient demandés. A créé notamment à proximité de l'ennemi et dans des conditions difficiles une parallèle de départ qui a facilité la conquête d'un système de tranchées fortement organisé. — ( Ordre du 1er février 1919. )

2e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 26/2 M
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2731

1° Unité de premier ordre qui avait déjà donné en Champagne, en avril 1917, la mesure de ses qualités offensives. Sous le commandement du capitaine Le Goupils, vient encore de se signaler aux combats qui se sont déroulés devant Verdun, le 20 août et jours suivants, en détruisant dix canons ennemis en avant de nos lignes et en participant à la prise du tunnel du bois des Corbeaux. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° Compagnie d'élite qui, après s'être comportée de façon particulièrement brillante, les 12 et 13 juin 1918, a fait preuve, sous les ordres du capitaine de Lespinois, des plus belles qualités, participant aux attaques des 2, 5 et 14 septembre 1918 avec l'infanterie, organisant le terrain conquis et exécutant, malgré de fortes pertes, tous les travaux qui lui étaient confiés. — ( Ordre du 1er février 1919. )

2e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 26/4 M
J.O. du 5 mars 1919 - Page 2409

1° Compagnie d'élite qui possède au plus haut degré les qualités d'énergie, d'endurance et de dévouement. Sous le commandement du capitaine Pigot, s'est emparé de haute lutte, le 30 septembre 1918, d'une carrière souterraine abritant des réserves ennemies ; a pris à revers les défenseurs et a capturé 205 prisonniers dont 8 officiers, 4 mitrailleuses et 1 fusil antitank. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 11 décembre 1918. )

2° Unité de premier ordre qui, après avoir maintes fois affirmé les plus solides qualités techniques vient, sous la direction énergique et vigilante du capitaine Pigot, de faire preuve du plus bel esprit militaire. Appelée à combattre en première ligne et ayant déjà repoussé avec succès plusieurs assauts de l'ennemi, a escaladé d'un seul élan et sans aucun souci du danger le parapet de la tranchée qu'il occupait, de façon à pouvoir mieux fusiller l'assaillant dissimulé dans un angle mort. Grâce à cette attitude des plus courageuses et à l'efficacité de son tir, exécuté sur la crête, debout et à découvert, a brisé l'attaque de l'ennemi, lui infligeant de très grosses pertes. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 5 janvier 1919. )

3e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 1/2
J.O. du 21 août 1917 - Page 6657

1° Du 12 au 20 septembre 1916, sous le commandement énergique et expérimenté du capitaine Dambourgès, a accompagné le 8e régiment d'infanterie dans ses assauts. S'est prodiguée pour l'organisation du terrain ce qui a permis de résister à de nombreuses et violentes contre-attaques et de conserver toutes les lignes conquises. S'était déjà fait remarquer à Verdun par son énergie et son endurance sous des bombardements très violents. — ( Ordre n° 721 du 22 février 1917. )

2° Sous les ordres du lieutenant-colonel Baboult, chargée de construire trois ponts de bateaux sur un canal dont l'ennemi occupait une des rives, a su exécuter sa mission dans des conditions remarquables de rapidité et d'ordre et a permis ainsi le passage de vive force des troupes d'attaque. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 août 1917. )

3e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 1/3
J.O. du 21 août 1917 - Page 6657

1° Engagée dans un combat de mines très actif et où les Allemands avaient la supériorité du terrain, a apporté à la lutte, sous la direction énergique et éclairée de son chef, le capitaine Pigouche, une âpreté et une ténacité qui ne se sont jamais démenties, malgré des pertes sérieuses et a réussi à plusieurs reprises à arrêter les progrès de l'ennemi. — ( Ordre n° 118 du 5 décembre 1915. )

2° Sous les ordres du lieutenant-colonel Baboult, chargée de construire trois ponts de bateaux sur un canal dont l'ennemi occupait une des rives, a su exécuter sa mission dans des conditions remarquables de rapidité et d'ordre et a permis ainsi le passage de vive force des troupes d'attaque. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 août 1917. )

3e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 1/4
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10879

1° Les compagnies du génie ..., et 1/4 du 3e régiment du génie : Sous les ordres du lieutenant-colonel Baboult, chargées de construire trois ponts de bateaux sur un canal dont l'ennemi occupait une des rives, ont su exécuter leur mission dans des conditions remarquables de rapidité et d'ordre et ont permis ainsi le passage de vive force des troupes d'attaque. — ( Ordre du 16 août 1917. )

2° Unité animée du plus bel esprit de dévouement et de sacrifice. S'est distinguée dans la guerre de mines et dans les Flandres. Vient de se surpasser au cours de la récente offensive. Chargée d'assurer le passage de l'artillerie et des chars d'assaut au nord de l'Aisne, a montré, sous les ordres du capitaine Berenguier, une énergie et un courage remarquables en construisant, sous le feu de l'ennemi et dans les nappes toxiques, onze ponts pour tous véhicules avec une rapidité vraiment exceptionnelle. Grâce à un effort inlassable de jour et de nuit, a permis à l'artillerie d'accompagner notre infanterie dans la poursuite de l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 octobre 1918. )

3e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 1/13
J.O. du 24 janvier 1919 - Page 925

1° Sous le commandement du capitaine Chavagnac, pendant les attaques d'octobre 1917 dans les Flandres, a, en cinq nuits, travaillant sous le feu des canons et des mitrailleuses, assuré trois passages sur une largeur de 650 mètres. A réussi à établir un quatrième passage en travaillant dans l'eau de jour et de nuit dans des conditions de rapidité exceptionnelles. — ( Ordre du 7 décembre 1917. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Compagnie 1/13 du génie et la ... : compagnies du génie également ardentes au travail et au combat. Les 3, 4 et 12 juin 1918, ont contribué avec vigueur à la défense de points importants de nos lignes, organisant sous le feu, puis défendant avec opiniâtreté et succès les positions qui leur étaient confiées, malgré la violence des bombardements et des attaques. — ( Ordre du 24 décembre 1918. )

3e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 1/14
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2594

1° Compagnie d'élite aussi remarquable par sa valeur technique que par son ardeur à combattre. A, par un travail obstiné de tous, chefs et soldats, construit plusieurs ponts et passerelles dans une zone bombardée et battue par l'infanterie, a, de plus, dans la journée du 18 juillet 1918, participé brillamment à l'attaque des positions ennemies, se portant en avant avec un entrain magnifique et ramenant des prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

2° Sous le commandement énergique de son chef, au cours des opérations actuelles, a donné la mesure d'une valeur technique, d'un courage et d'un esprit de sacrifice au-dessus de tout éloge. S'est distinguée plus particulièrement le 31 mai 1918 : 1° en faisant sauter un pont au moment où l'ennemi, qui avait réussi à tourner une partie de nos troupes, allait s'en emparer ; 2° en ramenant sur la rive gauche, au moyen de radeaux de fortune et sous le feu de l'ennemi, des troupes d'infanterie presque complètement cernées, les sauvant ainsi d'une captivité certaine. A, de plus, participé aux différents combats les quinze derniers jours, intimement liée à l'infanterie pour laquelle elle a été un exemple d'abnégation et d'héroïsme ; a fait subir à l'ennemi des pertes importantes et a capturé des prisonniers. — ( Ordre du 19 janvier 1919. )

3e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 1/63
J.O. du 24 janvier 1919 - Page 925

1° Sous le commandement du lieutenant Fiquemont, pendant les attaques d'octobre 1917 dans les Flandres, a dirigé inlassablement le transport en première ligne du matériel de franchissement sous des bombardements intenses. A, par la suite, pendant trois jours et trois nuits, réussi à construire quatre passerelles en travaillant dans l'eau et malgré le feu de l'ennemi. — ( Ordre du 7 décembre 1917. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Compagnie 1/63 du 3e régiment du génie et la ... : compagnies de génie, également ardentes au travail et au combat. Les 3, 4 et 12 juin 1918, ont contribué avec vigueur à la défense de points importants de nos lignes, organisant sous le feu, puis défendant avec opiniâtreté et succès les positions qui leur étaient confiées, malgré la violence des bombardements et des attaques. — ( Ordre du 24 décembre 1918. )

3e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 1/64
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2594

1° Unité de premier ordre, sous l'énergique commandement de son chef, le lieutenant Chapel, vient de donner une fois de plus la preuve de très brillantes qualités offensives, en attaquant l'ennemi, le 18 juillet 1918, sur un front étendu en s'emparant des objectifs qui lui étaient assignés et en capturant un nombre très important de prisonniers, grâce à la décision de sa marche et à la précision de sa manœuvre. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

2° Compagnie du génie exceptionnellement instruite qui a donné au cours des opérations actuelles de nouvelles preuves de la valeur technique, de la bravoure au feu, de l'esprit de discipline et de sacrifice dont elle avait déjà été prodigue depuis sa formation. Sous le commandement de son chef, le lieutenant Laurent, elle s'est particulièrement distinguée : 1° les 1er et 2 juin 1918, en contribuant à la vigoureuse défense d'une position qui lui a été confiée et qu'elle a maintenue intégralement, malgré un feu ininterrompu et des assauts répétés d'un ennemi très supérieur en nombre ; 2° dans la nuit du 2 au 3 juin 1918, en procédant sous de violents bombardements au lancement de deux ponts d'équipage et d'une passerelle de radeaux. A, de plus, participé aux différents combats les quinze derniers jours, intimement liée à l'infanterie pour laquelle elle s'est montrée un exemple d'abnégation et d'héroïsme ; a fait subir à l'ennemi des pertes importantes et a capturé des prisonniers. — ( Ordre du 19 janvier 1919. )

3e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 2/7
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 225

1° Comprise dans la citation collective ci-après : La compagnie 2/7 du 3e régiment du génie et la ... : Ont montré le plus bel esprit offensif et l'attitude la plus stoïque sous les feux les plus meurtriers en maintes circonstances et notamment les 11, 12 et 13 juin 1918. Le 23 juillet, à l'attaque d'un village, ont de nouveau affirmé leurs belles dualités d'intrépidité et d'endurance, en rivalisant d'audace avec l'infanterie pour se porter sur les objectifs et en organisant le terrain conquis sous une pluie de balles et malgré un bombardement des plus violents. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : La compagnie 2/7 du 3e régiment du génie et la ... : Pendant la période du 4 au 9 septembre 1918 sous l'impulsion et la direction du commandant Miguelgorry, les compagnies 2/7 et ..., commandées par le capitaine Francescoli et le lieutenant Illac, ont puissamment contribué à la progression de la division, en assurant les passages à travers le canal du Nord, la Somme, le canal de la Somme et le canal de Saint-Quentin. Grâce à un travail continu de jour et de nuit, ont exécuté 300 mètres de passerelles et ponts d'artillerie sous des bombardements violents et des tirs intenses de mitrailleuses, donnant ainsi la preuve d'un courage, d'une ténacité et d'une endurance remarquable. Ont ensuite rétabli de nombreux passages, à travers canaux et marais, exécutant en 20 jours 1,220 mètres de passerelles et ponts. — ( Décision du général commandant en chef, du 1er novembre 1918. )

3e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 2/57
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 225

1° Comprise dans la citation collective ci-après : La compagnie 2/57 du 3e régiment du génie et la... : Ont montré le plus bel esprit offensif et l'attitude la plus stoïque sous les feux les plus meurtriers en maintes circonstances et notamment les 11, 12 et 13 juin 1918. Le 23 juillet, à l'attaque d'un village, ont de nouveau affirmé leurs belles dualités d'intrépidité et d'endurance, en rivalisant d'audace avec l'infanterie pour se porter sur les objectifs et en organisant le terrain conquis sous une pluie de balles et malgré un bombardement des plus violents. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : La compagnie 2/57 du 3e régiment du génie et la ... : Pendant la période du 4 au 9 septembre 1918 sous l'impulsion et la direction du commandant Miguelgorry, les compagnies 2/57 et ..., commandées par le capitaine Francescoli et le lieutenant Illac, ont puissamment contribué à la progression de la division, en assurant les passages à travers le canal du Nord, la Somme, le canal de la Somme et le canal de Saint-Quentin. Grâce à un travail continu de jour et de nuit, ont exécuté 300 mètres de passerelles et ponts d'artillerie sous des bombardements violents et des tirs intenses de mitrailleuses, donnant ainsi la preuve d'un courage, d'une ténacité et d'une endurance remarquable. Ont ensuite rétabli de nombreux passages, à travers canaux et marais, exécutant en 20 jours 1,220 mètres de passerelles et ponts. — ( Décision du général commandant en chef, du 1er novembre 1918. )

3e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 3/1
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 851

1° Unité qui, depuis le début de la campagne a pris une part active à toutes les affaires de sa division. S'est déjà signalée, en particulier du 20 au 25 mai 1916, à l'attaque du fort de Douaumont, marchant avec les vagues d'assaut du ..., organisant et défendant ensuite au prix de pertes sévères, le terrain conquis. Sous la direction de son chef, le capitaine Delaunoy, vient de faire preuve, du 23 août au 4 septembre 1918, d'une remarquable ténacité, en construisant, grâce à des efforts acharnés et continus de jour et de nuit, de nombreuses passerelles sur une rivière dont la rive opposée, bordée de bois touffus, était fortement occupée par un ennemi vigilant. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 octobre 1918. )

2° Unité qui, sous le commandement de son chef, le capitaine Delaunoy, vient de contribuer, pour une large part, au succès des opérations exécutées par sa division en Belgique, en assurant, dans des conditions rendues particulièrement difficiles par le feu de l'ennemi, le passage des troupes d'attaque, une première fois sur la Lys, du 20 au 22 octobre 1918, et une deuxième fois sur l'Escaut, du 9 au 11 novembre 1918. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 17 décembre 1918. )

3e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 3/13
Sous les ordres du capitaine Rousseau ( René-Jules )
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 853

1° Partie, le 4 juillet 1916, en même temps que l'infanterie, à l'assaut d'un village où la lutte fut opiniâtre, a, par son énergique attitude, contribué puissamment à la conservation dudit village, dont la plus grande partie avait été un moment reprise par l'ennemi. A, pendant douze jours, travaillé sans relâche à son organisation défensive, malgré le bombardement qui lui a coûté des pertes sérieuses. — ( Ordre du 15 décembre 1916. )

2° Chargée d'assurer, en vue de la création d'une tête de pont, le passage par surprise de l'infanterie de la division sur un canal et une rivière, a réussi de nuit l'opération dans les meilleures conditions, malgré la présence de l'ennemi sur la rive opposée et des bombardements violents par obus explosifs et toxiques. A réussi, en outre, malgré des tirs incessants de destruction et d'interdiction et en dépit de l'inondation provoquée par l'adversaire, à maintenir et à renforcer les passages par un travail acharné de jour et de nuit pendant quatorze jours, répondant entièrement à l'attente du commandement. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 11 décembre 1918. )

3e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 3/51
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 389

1° Unité qui, depuis sa formation, a pris une part active à toutes les affaires de sa division. S'est déjà signalée, en particulier, du 20 au 25 mai 1916, à l'attaque du fort de Douaumont, marchant avec les vagues d'assaut du ... organisant et défendant ensuite, au prix de pertes sévères, le terrain conquis. Sous la direction de son chef, le capitaine Hamel, vient de faire preuve, du 28 août au 3 septembre 1918, d'une remarquable ténacité, en construisant, grâce à des efforts, acharnés et continus de jour et de nuit, de nombreuses passerelles sur une rivière dont la rive opposée, bordée de bois touffus, était fortement occupée par un ennemi vigilant. — ( Décision du général commandant en chef du 15 octobre 1918. )

2° Après avoir fourni, pendant dix jours un gros effort ininterrompu pour la réfection des routes dans le secteur d'attaque, a, sous le commandement du sous-lieutenant Jayet, largement contribué au succès des opérations exécutées par sa division, en Belgique, du 14 au 24 octobre 1918, en rétablissant au fur et à mesure de la progression, et sur un parcours de 30 kilomètres, la circulation interrompue par les entonnoirs et les dispositifs de mines accumulés par l'ennemi, en construisant, sous son feu des passerelles et des radeaux qui ont permis à l'infanterie de franchir rapidement la Lys. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

4e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 8/7
J.O. du 17 avril 1918 - Page 3293

1° Sous le commandement du capitaine Basset, après avoir collaboré activement à la préparation de l'attaque du 20 août 1917, a pris une part brillante à cette attaque. Accompagnant les vagues d'assaut, nettoyant les abris de la position conquise, établissant ensuite des voies de communication entre celle-ci et l'arrière, facilitant ainsi, dans une large mesure les ravitaillements de toute nature, dès le lendemain de l'attaque. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° La compagnie ... et la compagnie 8/7 commandée par le capitaine Duclot, sous les ordres du capitaine Jacquot, ont brillamment contribué à la préparation et à l'exécution d'un récent coup de main, se sont portées, en plein jour, en terrain découvert, jusqu'à une rivière dominée par un saillant ennemi. Malgré un feu violent ont réussi à lancer de nombreuses passerelles qui ont permis à l'infanterie d'attaque d'aborder les lignes adverses. Sont restées sur le terrain pour entretenir et garder ces passerelles et ne se sont repliées, avec tout leur matériel, qu'après avoir assuré le retour dans nos lignes des derniers éléments d'infanterie. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 avril 1918. )

4e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 8/57
J.O. du 22 avril 1918 - Page 3502

1° Sous le commandement du sous-lieutenant Millian, après avoir collaboré activement à la préparation de l'attaque du 20 août 1917, a pris une part brillante à cette attaque. Accompagnant les vagues d'assaut, nettoyant les abris de la position conquise, établissant ensuite des voies de communication entre celle-ci et l'arrière, facilitant ainsi, dans une large mesure les ravitaillements de toute nature, dès le lendemain de l'attaque. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° La compagnie ... et la compagnie 8/57 commandée par le lieutenant Naulin : Sous les ordres du capitaine Jacquot, ont brillamment contribué à la préparation et à l'exécution d'un récent coup de main. Se sont portées, en plein jour, en terrain découvert, jusqu'à une rivière dominée par un saillant ennemi. Malgré un feu violent ont réussi à lancer de nombreuses passerelles qui ont permis à l'infanterie d'attaque d'aborder les lignes adverses. Sont restées sur le terrain pour entretenir et garder ces passerelles et ne se sont repliées, avec tout leur matériel, qu'après avoir assuré le retour dans nos lignes des derniers éléments d'infanterie. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 avril 1918. )

4e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 13/8
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3103

1° Compagnie d'élite qui, dans toutes les opérations auxquelles elle a pris part, depuis le début de la campagne, n'a cessé de se signaler par son entrain, son endurance et l'excellence des services qu'elle a rendus dans les circonstances les plus critiques. Au cours des opérations d'août 1917, a donné, sous le commandement du capitaine Durand, des preuves nouvelles de ses brillantes qualités. A l'attaque du 24 août, montant à l'assaut de la cote 304, immédiatement derrière les vagues d'infanterie a assuré, avec autant d'habileté que de rapidité, malgré les tirs de barrage et les difficultés d'un terrain complètement bouleversé, l'établissement d'un cheminement jusqu'à l'objectif le plus avancé. — ( Ordre du 4 octobre 1917. )

2° Pendant les jours critiques de juin 1918, engagée pour nettoyer un bois dans lequel l'ennemi s'était infiltré, a exécuté cette opération de main de maître, sous l'énergique commandement du capitaine Durand. Puis, continuant à progresser malgré les tirs de barrage et les feux nourris de mitrailleuses, a atteint l'objectif assigné et l'a immédiatement organisé, prêtant à l'infanterie le plus précieux concours et contribuant largement, par sa belle endurance et sa haute valeur morale, au succès de l'opération. S'est signalée par son entrain, au bois des Chevaliers, lors de la préparation de l'attaque américaine du 12 septembre et a pénétré en tête des troupes d'occupation dans Saint-Mihiel reconquise. A brillamment participé, dans le bois des Caures, sous le commandement du capitaine Allègre, aux dernières attaques de la division, ramenant 26 prisonniers et donnant de nouvelles preuves de sa ténacité au travail, de son cran et de sa fougue au combat. — ( Ordre du 7 février 1919. )

4e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 13/14
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2595

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Les 28, 29, 30, 31 octobre et 1er novembre 1918, en vue d'un passage de vive force de la vallée inondée de l'Aisne, dans la région de Falaise, le génie divisionnaire de la 74e division d'infanterie, comprenant la compagnie 13/14 et les ..., sous les ordres du commandant Rollin, a procédé à des reconnaissances périlleuses sur les deux rives de la rivière, a amené à pied d'œuvre un important matériel et a réussi, dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1918, à lancer dix passerelles de combat, sous le feu des mitrailleuses allemandes, en faisant prisonnière une des nombreuses patrouilles ennemies qui sillonnaient la région. Par leurs qualités techniques, par leur bravoure et leur énergie, les compagnies du génie de la 74e division d'infanterie ont ainsi contribué d'une façon décisive à la réussite d'une manœuvre qui fut grosse de conséquences. Déjà, dans la nuit du 13 au 14 octobre et dans la journée du 14, le génie divisionnaire de la division d'infanterie avait dans une opération du même genre, à Mouron, réussi à lancer de la manière la plus heureuse, huit passerelles de combat, un pont d'infanterie et un pont d'équipage. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 25 décembre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Dans la nuit du 13 au 14 octobre et dans la journée du 14, le génie divisionnaire de la 74e D. I., comprenant les compagnies ... et la compagnie 13/14, sous les ordres du commandant Rollin, a amené en première ligne le matériel de pontage nécessaire à un passage de vive force sur l'Aisne et a construit successivement, sous le feu de l'ennemi, huit passerelles de combat, un pont d'infanterie et un pont d'équipage contribuant ainsi d'une façon décisive à la réussite d'une opération importante et délicate. Déjà, les 30, 31 mai et 1er juin, les compagnies ..., sous les ordres du capitaine Vallon, avaient contribué brillamment, en tant qu'infanterie, à la défense de Chaudun, point important que la D. I. réussit à conserver malgré tous les efforts de l'ennemi. — ( Ordre du 21 janvier 1919. )

4e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 13/64
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2595

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Les 28, 29, 30, 31 octobre et 1er novembre 1918, en vue d'un passage de vive force de la vallée inondée de l'Aisne, dans la région de Falaise, le génie divisionnaire de la 74e division d'infanterie, comprenant la compagnie 13/64 et les ..., sous les ordres du commandant Rollin, a procédé à des reconnaissances périlleuses sur les deux rives de la rivière, a amené à pied d'œuvre un important matériel et a réussi, dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1918, à lancer dix passerelles de combat, sous le feu des mitrailleuses allemandes, en faisant prisonnière une des nombreuses patrouilles ennemies qui sillonnaient la région. Par leurs qualités techniques, par leur bravoure et leur énergie, les compagnies du génie de la 74e division d'infanterie ont ainsi contribué d'une façon décisive à la réussite d'une manœuvre qui fut grosse de conséquences. Déjà, dans la nuit du 13 au 14 octobre et dans la journée du 14, le génie divisionnaire de la division d'infanterie avait dans une opération du même genre, à Mouron, réussi à lancer de la manière la plus heureuse, huit passerelles de combat, un pont d'infanterie et un pont d'équipage. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 25 décembre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Dans la nuit du 13 au 14 octobre et dans la journée du 14, le génie divisionnaire de la 74e division d'infanterie, comprenant la compagnie 13/64 et les ..., sous les ordres du commandant Rollin, a amené en première ligne le matériel de pontage nécessaire à un passage de vive force sur l'Aisne et a construit successivement, sous le feu de l'ennemi, huit passerelles de combat, un pont d'infanterie et un pont d'équipage contribuant ainsi d'une façon décisive à la réussite d'une opération importante et délicate. Déjà, les 30, 31 mai et 1er juin, les compagnies 13/64 et la ..., sous les ordres du capitaine Vallon, avaient contribué brillamment, en tant qu'infanterie, à la défense de Chaudun, point important que la division d'infanterie réussit à conserver malgré tous les efforts de l'ennemi. — ( Ordre du 21 janvier 1919. )

4e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 14/2
J.O. du 5 mars 1919 - Page 2409

1° Comprise dans la citation collective ci-après : La compagnie 14/2 et ... du 4e régiment du génie : Se sont déjà signalées dans les offensives de Champagne en 1915, de la Malmaison en 1917, en accompagnant les vagues d'assaut de l'infanterie. Dans la bataille défensive des Flandres et au cours de récents combats, ont montré, sous les ordres du commandant Baills, une endurance, une énergie et un courage remarquables en exécutant, sous le feu ennemi et dans des nappes toxiques, des travaux de fortifications de campagne importants. Se sont mises spontanément à la disposition des unités d'infanterie les plus voisines et ont participé à la défense pied à pied avec une abnégation digne de tous les éloges. — ( Ordre du 10 juillet 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : La compagnie 14/2 et ... du 4e régiment du génie : Ont pris part, sous les ordres du commandant Baills, à toutes les opérations de la 28e division, et se sont fait remarquer à la bataille de Champagne en 1915, à Verdun en 1916 et au Chemin-des-Dames en 1917. Le 23 octobre 1917, marchant avec les troupes d'assaut, ces compagnies se sont tout particulièrement distinguées par leur ardeur au combat, en coopérant à la prise des Creutes et du village d'Allemant. — ( Ordre du 3 janvier 1919. )

4e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 14/5
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2730

1° Affectée à une division d'infanterie placée pendant trois mois dans un secteur particulièrement difficile, en butte aux attaques incessantes d'un ennemi extrêmement agressif, cité lui-même comme modèle à la 6e armée allemande par le prince de Bavière ; a contribué largement à la reprise de l'ascendant moral, en menant une guerre de sape et de mines sans répit. — ( Ordre du 14 janvier 1915. )

2° Placée pendant plus de trois mois dans un secteur difficile, a contribué, sous la direction de ses chefs, le lieutenant Pomeau et les sous-lieutenants Lagier et Schultz, au prix de grandes fatigues vaillamment supportées et de pertes sérieuses, à prendre l'avantage dans une guerre de sape et de mines sans merci sur un adversaire actif et entreprenant. — ( Ordre du 4 mars 1915. )

4e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 14/13
( Compagnie divisionnaire de la 77e division d'infanterie )
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 389

1° A pris part à toutes les attaques de sa division depuis le commencement de la guerre. A effectué un travail considérable dans la préparation d'un secteur d'attaque. Le 9 mai, a participé brillamment à l'assaut des positions ennemies, puis, par un travail ininterrompu, nuit et jour, pendant toute une semaine, a contribué largement à la conservation du terrain conquis. — ( Ordre du 1er juin 1915. )

2° Du 14 octobre au 1er novembre 1918, sous le commandement énergique de son chef le capitaine Fournier, s'est prodiguée pour assurer dans des conditions difficiles, les communications avant de la division d'infanterie chargée, dans la nuit du 20 au 21 octobre, d'établir sur la Lys, sous le feu même de l'ennemi les passages nécessaires, pour jeter, le 22 octobre, au petit jour, trois bataillons d'attaque sur la rive sud, s'est acquittée de sa mission avec une rapidité et un dévouement remarquables et a permis ainsi le succès de l'opération. A entrepris immédiatement, sous le feu de l'artillerie, la construction de nombreuses passerelles, d'un pont de bateaux et d'un pont de pilots légers. A déployé dans ces travaux une grande activité et une belle bravoure, ne se laissant décourager ni par les attaques fréquentes des avions ennemis, ni par le bombardement qui, à plusieurs reprises, a atteint et endommagé les ponts. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 23 novembre 1918. )

4e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 14/15
J.O. du 2 juillet 1916 - Page 5831

1° Sous les ordres du capitaine Gunther et des sous-lieutenants Fallard et Jamet, chargée depuis plusieurs mois des travaux d'attaque d'une position fortifiée, a montré une endurance exceptionnelle au cours de travaux pénibles et périlleux. Lors de l'attaque, a fait preuve, pendant les quatre jours de combat, d'un entrain et d'une bravoure remarquables. — ( Ordre du 7 mars 1915. )

2° Sous la puissante impulsion du capitaine Gunther, a donné des preuves d'un dévouement absolu et du plus grand courage en organisant, par un travail soutenu de nuit et de jour, du 13 au 22 octobre, des entonnoirs de mine, sous un feu de mousqueterie et d'artillerie des plus violents. — ( Ordre du 27 octobre 1915. )

4e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 14/52
J.O. du 5 mars 1919 - Page 2409

1° Comprise dans la citation collective ci-après : La compagnie 14/52 et ... du 4e régiment du génie : Se sont déjà signalées dans les offensives de Champagne en 1915, de la Malmaison en 1917, en accompagnant les vagues d'assaut de l'infanterie. Dans la bataille défensive des Flandres et au cours de récents combats, ont montré, sous les ordres du commandant Baills, une endurance, une énergie et un courage remarquables en exécutant, sous le feu ennemi et dans des nappes toxiques, des travaux de fortifications de campagne importants. Se sont mises spontanément à la disposition des unités d'infanterie les plus voisines et ont participé à la défense pied à pied avec une abnégation digne de tous les éloges. — ( Ordre du 10 juillet 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : La compagnie 14/52 et ... du 4e régiment du génie : Ont pris part, sous les ordres du commandant Baills, à toutes les opérations de la 28e division, et se sont fait remarquer à la bataille de Champagne en 1915, à Verdun en 1916 et au Chemin-des-Dames en 1917. Le 23 octobre 1917, marchant avec les troupes d'assaut, ces compagnies se sont tout particulièrement distinguées par leur ardeur au combat, en coopérant à la prise des Creutes et du village d'Allemant. — ( Ordre du 3 janvier 1919. )

6e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 9/2
J.O. du 5 décembre 1918 - Page 10470

1° Avec la compagnie ..., sous les ordres du chef de bataillon Vergnon et du capitaine Gobeau, ont travaillé toutes les nuits, du 4 au 24 mai 1917, à construire, redresser, perfectionner les parallèles de départ de l'attaque des courtines, malgré les pertes que leur infligeait le bombardement ennemi. Dans le secteur de Craonne, du 5 au 24 juillet, ont reconstitué les réseaux et créé des places d'armes sous les barrages ennemis ; ont rétabli au milieu d'éléments se battant à la grenade, le 19 juillet vers vingt-trois heures, une tranchée indispensable pour barrer la route à l'ennemi, ont pris part avec quelques détachements à la lutte le 19 juillet. Véritables unités d'élite à tous égards. — ( Ordre du 17 août 1917. )

2° Avec la compagnie ..., engagées en première ligne au nord de Gournay-sur-Aronde, les 9 et 10 juin 1918, sous le commandement du commandant Vergnon et des capitaines Solelhac et Richomme, ont fait le coup de feu aux côtés de leurs camarades de l'infanterie et ont ainsi contribué à briser une puissante attaque allemande. Viennent de donner une nouvelle preuve de leur valeur militaire et professionnelle ainsi que de leur endurance en construisant sur la Marne et en réparant, malgré un bombardement ininterrompu de huit jours et de huit nuits et malgré les nombreux combats d'infanterie qu'elles eurent à soutenir à différentes reprises, des passerelles et des ponts de fortune en nombre suffisant pour assurer le franchissement de la rivière par toute la division. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 septembre 1918. )

6e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 9/7
J.O. du 1er décembre 1918 - Page 10360

1° Comprise dans la citation collective ci-après : La 153e division d'infanterie ( compagnie du génie 9/7 et ... ) : Après avoir montré, sous les ordres du général Deligny, un esprit d'offensive très remarquable, les 24, 25 et 26 février 1916, a fait preuve, les jours suivants, d'une ténacité, d'une endurance, d'un entrain, d'une volonté de ne rien céder à l'ennemi, au-dessus de tout éloge. A tenu, pendant onze jours consécutifs, nuit et jour, en terrain découvert, sans relève possible, sous un effroyable bombardement de tous calibres, un secteur dont elle n'a pas perdu un pouce, et dont elle ne sortait que pour tenter des contre-attaques en vue d'arrêter l'offensive ennemie. — ( Ordre du 24 mars 1916. )

2° Excellente unité, qui a fait ses preuves en Artois, en Champagne, sur la Somme et dans l'Aisne. Sous le commandement du capitaine Blondel, secondé par le lieutenant Commend, les sous-lieutenants Rougier et Chaduc, vient d'affirmer ses qualités militaires et techniques, au cours des journées des 18 au 23 juillet 1918, où elle s'est dépensée sans compter, participant à la progression de l'infanterie, combattant dans ses rangs, puis organisant le terrain conquis. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

6e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 9/52
J.O. du 5 décembre 1918 - Page 10470

1° Avec la compagnie ..., sous les ordres du chef de bataillon Vergnon et du capitaine Gobeau, ont travaillé toutes les nuits, du 4 au 24 mai 1917, à construire, redresser, perfectionner les parallèles de départ de l'attaque des courtines, malgré les pertes que leur infligeait le bombardement ennemi. Dans le secteur de Craonne, du 5 au 24 juillet, ont reconstitué les réseaux et créé des places d'armes sous les barrages ennemis ; ont rétabli au milieu d'éléments se battant à la grenade, le 19 juillet vers vingt-trois heures, une tranchée indispensable pour barrer la route à l'ennemi, ont pris part avec quelques détachements à la lutte le 19 juillet. Véritables unités d'élite à tous égards. — ( Ordre du 17 août 1917. )

2° Avec la compagnie ..., engagées en première ligne au nord de Gournay-sur-Aronde, les 9 et 10 juin 1918, sous le commandement du commandant Vergnon et des capitaines Solelhac et Richomme, ont fait le coup de feu aux côtés de leurs camarades de l'infanterie et ont ainsi contribué à briser une puissante attaque allemande. Viennent de donner une nouvelle preuve de leur valeur militaire et professionnelle ainsi que de leur endurance en construisant sur la Marne et en réparant, malgré un bombardement ininterrompu de huit jours et de huit nuits et malgré les nombreux combats d'infanterie qu'elles eurent à soutenir à différentes reprises, des passerelles et des ponts de fortune en nombre suffisant pour assurer le franchissement de la rivière par toute la division. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 septembre 1918. )

6e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 10/1
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8695

1° Le 17 juin, sous le commandement du capitaine Grillet, a établi des communications entre les tranchées conquises et la parallèle de départ, sans que le travail soit ralenti un seul instant par le feu très violent de l'ennemi et a permis ainsi le ravitaillement en munitions des troupes engagées dans le combat. A participé le même jour, à la défense des positions conquises, en combattant avec l'infanterie, et a continué quatre jours durant sans arrêt l'organisation du terrain. — ( Décision du général commandant en chef, du 14 juillet 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : La ...e division d'infanterie, sous les ordres du général Trouchaud, et comprenant le génie divisionnaire ( capitaine Leroux ), compagnie 10/1 et les ... : A fait preuve pendant quatre mois de combats sans interruption ( 29 mai-... ) de qualités militaires hors de pair. Aussi solide dans la défense qu'acharnée dans l'attaque, a, du ..., arrêté les Allemands au Nord de ... et a capturé sur ce champ de bataille près de 1,500 prisonniers et 120 mitrailleuses ; a pris du ..., une part spécialement glorieuse à la dernière offensive, se battant sans arrêt pendant quinze jours et faisant preuve d'une ténacité admirable, s'est lancée le ... à la poursuite de l'ennemi en retraite et a atteint la ... la première de l'armée. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 août 1918. )

6e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 10/2
J.O. du 2 juillet 1916 - Page 5831

1° S'est portée, avec le plus bel élan, à l'attaque des positions allemandes très solidement organisées. Prise sous un feu d'infanterie de face et de flanc et enfilée par une mitrailleuse, est restée sur les points occupés, malgré les efforts faits par l'ennemi pour l'en déloger. — ( Ordre du 22 décembre 1914. )

2° A poursuivi, pendant plus d'un mois, des attaques à la mine dans un terrain envahi par l'eau et malgré un bombardement incessant. A pris une part brillante à la défense d'un village le 16 janvier et a eu, dans cette circonstance, deux officiers blessés, un tué, sept blessés, deux sous-officiers et neuf sapeurs disparus dans la mine. A déjà été citée à l'ordre de l'armée. — ( Ordre du 27 janvier 1915. )

6e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 10/3
J.O. du 2 juillet 1916 - Page 5831

1° S'est élancée hors des tranchées avec le plus bel élan pour se porter à l'assaut d'une localité dont l'organisation avait permis d'accumuler toutes les difficultés ; a montré un courage et une vigueur qui ont permis, malgré une vive résistance, de prendre pied dans le village attaqué et de s'y maintenir. — ( Ordre du 22 décembre 1914. )

2° Lors d'une attaque allemande, le 8 septembre 1915, s'est immédiatement portée à la contre-attaque, sous le commandement du capitaine Hulin et du sous-lieutenant Fenardent. A réussi à enrayer le mouvement de l'ennemi, tenant tête à plusieurs compagnies et les refoulant même. A résisté pendant toute la journée et la nuit suivante, aux attaques allemandes, se fortifiant sur place et empêchant, par son feu, l'ennemi d'organiser les défenses en avant de sa position. — ( Ordre du 1er octobre 1915. )

6e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 10/25
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2595

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Les 28, 29, 30, 31 octobre et 1er novembre 1918, en vue d'un passage de vive force de la vallée inondée de l'Aisne, dans la région de Falaise, le génie divisionnaire de la 74e division d'infanterie, comprenant la compagnie 10/25 et les ..., sous les ordres du commandant Rollin, a procédé à des reconnaissances périlleuses sur les deux rives de la rivière, a amené à pied d'œuvre un important matériel et a réussi, dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1918, à lancer dix passerelles de combat, sous le feu des mitrailleuses allemandes, en faisant prisonnière une des nombreuses patrouilles ennemies qui sillonnaient la région. Par leurs qualités techniques, par leur bravoure et leur énergie, les compagnies du génie de la 74e division d'infanterie ont ainsi contribué d'une façon décisive à la réussite d'une manœuvre qui fut grosse de conséquences. Déjà, dans la nuit du 13 au 14 octobre et dans la journée du 14, le génie divisionnaire de la division d'infanterie avait dans une opération du même genre, à Mouron, réussi à lancer de la manière la plus heureuse, huit passerelles de combat, un pont d'infanterie et un pont d'équipage. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 25 décembre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Dans la nuit du 13 au 14 octobre et dans la journée du 14, le génie divisionnaire de la 74e D. I., comprenant la compagnie 10/25 et les ..., sous les ordres du commandant Rollin, a amené en première ligne le matériel de pontage nécessaire à un passage de vive force sur l'Aisne et a construit successivement, sous le feu de l'ennemi, huit passerelles de combat, un pont d'infanterie et un pont d'équipage contribuant ainsi d'une façon décisive à la réussite d'une opération importante et délicate. Déjà, les 30, 31 mai et 1er juin, les compagnies ..., sous les ordres du capitaine Vallon, avaient contribué brillamment, en tant qu'infanterie, à la défense de Chaudun, point important que la D. I. réussit à conserver malgré tous les efforts de l'ennemi. — ( Ordre du 21 janvier 1919. )

6e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 10/51
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2591

1° Comprise dans la citation collective ci-après : La 19e division d'infanterie, sous les ordres du général Trouchaud, et comprenant la compagnie 10/51 du 6e régiment du génie et les ..., a fait preuve, pendant quatre mois de combats sans interruption ( 29 mai-6 août 1918 ), de qualités militaires hors de pair. Aussi solide dans la défense qu'acharnée dans l'attaque, a, du 29 mai au 3 juillet, arrêté les Allemands au nord de l'Aisne et a capturé sur ce champ de bataille près de 1,500 prisonniers et 120 mitrailleuses ; a pris, du 21 juillet au 6 août 1918, une part spécialement glorieuse à la dernière offensive, se battant sans arrêt pendant quinze jours et faisant preuve d'une ténacité admirable ; s'est lancée le 2 août à la poursuite de l'ennemi en retraite et a atteint la Vesle la première de l'armée. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 août 1918. )

2° Sous le commandement du capitaine Monnac, a donné en mars 1917 une nouvelle preuve de son endurance en construisant deux ponts dans le minimum de temps possible, en les entretenant et en assurant le passage pendant plusieurs jours de suite pendant le défilé continuel de jour et de nuit de troupes de toutes armes et de leurs trains.— ( Ordre du 31 janvier 1919. )

6e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 11/1
J.O. du 24 janvier 1919 - Page 925

1° Comprise dans la citation collective ci-après : La 21e division d'infanterie, composée de la compagnie 11/1 du 6e régiment du génie et des ... : le 7 juin 1915, devant la ferme de Toutvent, s'est portée à l'attaque avec un entrain superbe. Grâce à l'héroïsme des officiers et de la troupe, a dépassé, avec un brio admirable et d'un seul élan, deux lignes de tranchées, malgré un barrage terrible d'artillerie — ( Ordre du 22 juin 1915. )

2° Sous la direction intelligente et l'impulsion énergique du capitaine Roou, qui la commande depuis le début de la campagne, s'est signalée par son courage, son dévouement, son labeur acharné au cours des opérations de franchissement du canal des Ardennes et de l'Aisne, du 20 octobre au 7 novembre 1918, près de Pugny ( Ardennes ). Malgré les pertes subies par le feu et par les gaz, au cours de l'établissement et de la préparation de nombreuses passerelles sur le canal, elle établit dans la nuit du 5 au 6 novembre 1918, deux passerelles sur l'Aisne et, dans la journée du 6, les ponts sur le canal et sur l'Aisne, qui ont permis le passage rapide de l'artillerie et de tous les convois de la 21e division d'infanterie, travaillant deux jours et deux nuits sans désemparer. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 25 décembre 1918. )

6e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 11/2
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 329

1° Comprise dans la citation collective ci-après : La 32e division d'infanterie : comprenant ..., la compagnie 11/2 du 6e régiment du génie, a, le 25 septembre 1915, sous la vigoureuse impulsion de son chef, le général Bouyssou, enlevé, dans un superbe élan, les positions ennemies fortement organisées sur une profondeur de 4 kilomètres, en s'emparant de plusieurs batteries. Pendant deux semaines, au prix d'efforts soutenus et énergiques, n'a cessé de lutter contre l'ennemi qui se défendait pied à pied, le refoulant sans cesse et faisant chaque jour de nombreux prisonniers. — ( Ordre du 25 octobre 1915. )

2° Avec la ..., compagnies d'élite, dont les gradés et les sapeurs ont fait preuve, en toutes circonstances, des plus belles qualités de discipline et de bravoure. Du 26 septembre au 12 octobre 1918, ont poursuivi sans interruption, de jour comme de nuit, les travaux de construction de pistes et, sous un feu violent de mitrailleuses et d'artillerie, jeté en première ligne huit ponts sur l'Arnes et la Retourne, qui ont permis de faire avancer en temps utile les chars d'assaut et l'artillerie. — ( Décision du commandant en chef, du 15 novembre 1918. )

6e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 11/3
J.O. du 24 février 1919 - Page 2103

1° Unité toujours animée de l'esprit de dévouement et de sacrifice. Sous le commandement énergique du capitaine Heurtematte et la vigoureuse impulsion des sous-lieutenants Le Gall et Esneau, a contribué à la réussite des opérations de juillet 1918, en rétablissant, dans un délai extrêmement court, à proximité de l'ennemi, les voies de communication et les passages sur les cours d'eau, et en les entretenant dans des conditions qui ont permis, sans à-coup, la circulation régulière des troupes, du matériel de toute nature et des ravitaillements. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

2° Lors des récentes opérations en Champagne, sous le vigoureux commandement du capitaine Heurtematte, et l'entraînement des sous-lieutenants Esneau et Duquesnel, a rétabli les communications dans les circonstances les plus difficiles, comblé des entonnoirs et construit des ponts, travaillant de jour et de nuit, malgré la fatigue et les pertes subies, et sans que le travail soit un instant ralenti par le feu de l'ennemi ou le bombardement. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 30 décembre 1918. )

6e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 11/4
J.O. du 8 décembre 1918 - Page 10567

1° Depuis le début de la campagne, s'est fait remarquer par son excellent esprit militaire, son activité et son endurance. A toujours trouvé dans ses rangs des volontaires pour les missions les plus dangereuses. A exécuté avec le plus grand sang-froid des travaux extrêmement périlleux, notamment devant la Boisselle, où elle creusa avec entrain une galerie, sachant le sol miné au-dessous d'elle. A pris part, le 7 février 1915, en tête de l'infanterie, à l'attaque dirigée sur des entonnoirs de mine occupée par les Allemands, à la suite d'explosions qui avaient coûté la vie à plusieurs de ses hommes. — ( Ordre du 23 avril 1915. )

2° Unité toujours animée de l'esprit de dévouement et de sacrifice. Sous le ferme commandement du lieutenant Fénelon, puissamment secondé par le sous-lieutenant Pillet, a contribué à la réussite des opérations de juillet 1918, en rétablissant, dans un délai extrêmement court, à proximité de l'ennemi et malgré le tir de mitrailleuses, les voies de communication et les passages sur les cours d'eau, et en les entretenant dans des conditions qui ont permis, sans à-coup, la circulation régulière des troupes, du matériel de toute nature et des ravitaillements. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

6e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 11/13
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 224

1° Sous les ordres du capitaine Schnell, a accompagné l'infanterie pendant l'attaque du 6 juin 1915, a subi de grosses pertes et s'est employée, sous un feu violent, à la destruction de trois canons qui avaient été enlevés à l'ennemi. — ( Ordre du 8 juin 1915. )

2° Compris dans la citation collective ci-après : La 61e division d'infanterie comprenant la compagnie 11/13 du 6e régiment du génie et les ... : Entrée dans son secteur d'attaque le 4 juin 1916, sous le commandement de son chef, le général Vandenberg, la 61e division a remarquablement organisé les travaux d'approche. Placée au pivot et à la droite des attaques, elle a enlevé, le 1er juillet 1916, d'un admirable élan, malgré le feu violent de l'ennemi, les objectifs qui lui étaient assignés, faisant plus de 1,000 prisonniers ; capturant de nombreux canons et des mitrailleuses. Rentrées dans le secteur après quelques jours de repos, les troupes de cette belle division ont réalisé dans des conditions très difficiles, des gains importants en une série d'opérations très bien conduites. — ( Ordre du 27 août 1916. )

6e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 11/63
J.O. du 24 février 1919 - Page 2103

1° Comprise dans la citation collective ci-après : La 61e division d'infanterie, comprenant la compagnie 11/63 du 6e régiment du génie et les .... Entrée dans son secteur d'attaque le 4 juin 1916, sous le commandement de son chef, le général Vandenberg, la 61e division a remarquablement organisé les travaux d'approche. Placée au pivot et à la droite des attaques, elle a enlevé, le 1er juillet 1916, d'un admirable élan, malgré le feu violent de l'ennemi, les objectifs qui lui étaient assignés, faisant plus de 1,000 prisonniers, capturant de nombreux canons et des mitrailleuses. Rentrées dans le secteur après quelques jours de repos, les troupes de cette belle division ont réalisé dans des conditions très difficiles des gains importants en une série d'opérations très bien conduites. — ( Ordre du 27 août 1916. )

2° Depuis le 26 septembre 1918, a toujours accompagné l'infanterie dans les combats lui créant de nombreux passages et combattant avec elle, pour les coups de main et la marche en avant, a établi trois ponts et plus de vingt passerelles sur des cours d'eau importants et sous le feu des mitrailleuses ennemies. A été la première unité à franchir la Meuse dans le secteur de la division. A perdu dans ces opérations deux officiers et le cinquième de son effectif de travailleurs. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 20 décembre 1918. )

6e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 12/52
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3103

1° Le 24 octobre 1918, sur le plateau d'Asiago, a brillamment participé à un fort coup de main qui a eu pour résultat la capture de près de 800 prisonniers ; malgré de lourdes pertes, a rempli sa mission, en détruisant des abris, prenant des mitrailleuses et faisant de nombreux prisonniers. S'est déjà fait remarquer en Artois, à Verdun, à Maisons-en-Champagne, à Auberive et sur le plateau d'Asiago. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 23 novembre 1918. )

2° Sous les ordres du capitaine Claudon, a fait preuve de bravoure en maintes circonstances, en particulier aux attaques du 8 au 12 mars 1917 et à celles du 17 avril 1917. Marchant chaque fois avec les vagues d'assaut, a contribué par une lutte acharnée à nettoyer les abris et à capturer de nombreux prisonniers. Regroupée rapidement par son capitaine, s'est mise en chantier malgré la violence des tirs de barrage, a poursuivi pendant plusieurs nuits l'aménagement de la position conquise et l'ouverture de nouveaux boyaux de communications. — ( Ordre du 7 février 1919. )

7e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 7/2
J.O. du 3 juin 1918 - Page 4789

1° Depuis le début de la campagne, a pris part à tous les combats de sa division, où elle a fourni de nombreux détachements qui se sont toujours brillamment comportés, sous l'impulsion énergique de son chef ; a mené pendant quatre mois une guerre de mines acharnée, au cours de laquelle elle a porté de rudes coups à son adversaire ; en moins d'un mois, a pris part à trois assauts victorieux, précédant les colonnes d'attaque par des détachements chargés de détruire les dernières défenses accessoires. S'est consacrée avec acharnement, de jour et de nuit, à la préparation des attaques et à l'organisation des positions conquises. — ( Ordre du 5 août 1915. )

2° La compagnie 7/2 et la ...e compagnie : Après s'être signalées par leur ardeur au travail et leur endurance sous le bombardement, à la cote 344, à Verdun, viennent de s'affirmer au cours de l'opération du 20 février 1918 comme des unités de premier ordre par l'entrain l'ardeur et le courage dont elles ont fait preuve. Ont apporté dans les lignes ennemies, à plus d'un kilomètre de nos tranchées, des charges représentant près d'une tonne d'explosifs et ont opéré avec décision et sang-froid la destruction de nombreuses entrées d'abris, provoquant ainsi, dans plusieurs d'entre eux, la reddition de la garnison qu'ils ont fait prisonnière. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 mai 1918. )

7e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 15/1
J.O. du 25 mai 1919 - Page 5393

1° Employée pendant onze jours consécutifs, du 3 au 13 avril 1918, dans un secteur soumis à de nombreuses et violentes attaques de l'ennemi, a donné sous le commandement du capitaine Cauquil, des preuves remarquables d'endurance, d'énergie et de courage, aussi bien dans l'exécution des travaux sous des bombardements violents que pendant les combats pour la possession d'un village, au cours desquels elle a vaillamment lutté côte à côte avec l'infanterie. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 juin 1918. )

2° Vaillante unité. Dans le secteur de Nieuport ( avril 1916 à juin 1917 ), dans l'offensive des Flandres ( septembre-octobre 1917 ), enfin lors de l'attaque du moulin de Laffaux ( septembre 1918 ) n'a cessé, sous le commandement du capitaine Cauquil, de faire preuve de la plus grande endurance et du plus beau dévouement, en exécutant d'importants travaux de défense ou d'attaque, sous les vues de l'ennemi et sous les plus violents bombardements avec le plus grand mépris du danger. — ( Ordre du 9 avril 1919. )

7e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 15/62
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3103

1° A fait preuve, au cours des actions du 29 août au 2 septembre 1918, de superbes qualités de bravoure, de ténacité et d'une habileté technique consommée, en établissant sous un feu des plus violents et par des moyens de fortune, sur un canal et une rivière, les moyens de passage indispensables à l'infanterie qui devait s'emparer de vive force de la rive opposée. A permis à cette dernière de s'asseoir solidement de l'autre côté de l'obstacle en assurant, malgré des pertes sévères, le maintien de tous les passages sous des bombardements massifs et dans une atmosphère infectée par les gaz. — ( Décision du général commandant en chef, du 28 septembre 1918. )

2° Sous les ordres du capitaine Mazaud, a montré à deux reprises différentes, les 3 et 4 mai 1918 et du 16 au 18 juillet de la même année, un dévouement, une endurance, un allant, un esprit de sacrifice remarquables en établissant sous le feu de l'ennemi et avec les plus grandes difficultés, des passages de rivière qui ont permis le succès de nos troupes. A ainsi contribué dans la plus large mesure à la victoire finale. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 9 février 1919. )

9e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 6/2
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2730

1° A montré pendant toute la campagne les plus belles qualités militaires et techniques. S'est toujours distinguée par son courage, son ardeur au travail, notamment en Argonne, en Champagne, au Mort-Homme, sur la Somme et sur l'Aisne. Plus récemment à Verdun, du 15 juillet au 23 septembre 1917, sous le commandement du capitaine Ubertino, a participé avec un dévouement inlassable et un moral très élevé à la préparation des attaques et à l'organisation du terrain conquis. — ( Ordre du 8 octobre 1917. )

2° Avec la compagnie .... Unités remarquablement entrainées, dont les qualités techniques et le dévouement font l'admiration des fantassins et des artilleurs. Du 1er au 10 novembre 1918, sous les ordres du chef de bataillon Legros, et sous le commandement immédiat du capitaine Gros et du lieutenant Ducastel, ont exécuté sous le feu, de jour et de nuit, en dépit des plus grandes difficultés atmosphériques et des plus lourdes fatigues, la construction de ponts sur l'Aisne et de nombreux travaux de réparation de routes, aidant ainsi de la manière la plus heureuse à la progression des troupes d'attaque. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 31 janvier 1919. )

9e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 6/14
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 853

1° Sous le commandement du capitaine Carbonne, s'est distinguée dans la Somme, en mars et avril 1918, par l'importance des travaux exécutés et par l'énergie particulièrement tenace déployée sous le feu ennemi dans l'organisation défensive du terrain. Du 4 août au 8 septembre 1918, chargée de la réfection des routes, du rétablissement de ponts et de la recherche des dispositifs de mines ennemis, a rempli sa mission dans un délai relativement restreint, sans souci des pertes subies, sous de violents bombardements d'artillerie et malgré les tirs de mitrailleuses dirigés sur ses travaux, effectués au contact ou en vue de l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 octobre 1918. )

2° Sous les ordres du capitaine Carbonne, a participé à toutes les affaires auxquelles a pris part la division. En toutes circonstances, a toujours rempli d'une façon brillante toutes les missions qui lui ont été confiées, donnant de belles preuves d'un zèle et d'une activité inlassables. En particulier, du 21 septembre au 11 novembre 1918, a réussi, dans les délais fixés, le lancement de plusieurs passerelles et la construction de ponts, malgré de violents bombardements et tirs de mitrailleuses ennemis. A assuré la réfection des routes bouleversées par d'énormes entonnoirs, dans un délai exceptionnellement restreint. A parfaitement rempli les opérations délicates et périlleuses de recherches des nombreux dispositifs de mines et pièges tendus par l'ennemi, parvenant ainsi à éviter tout accident dans les zones successivement occupées par la division. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 11 décembre 1918. )

9e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 6/52
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2730

1° A fait preuve depuis sa formation, d'un moral élevé et d'un dévouement exemplaire. A toujours montré les plus belles qualités de zèle, d'ardeur au travail et de bravoure, notamment au Mort-Homme ; sur la Somme et sur l'Aisne et plus récemment à Verdun, où, du 15 juillet au 23 septembre 1917, elle a participé, sans un instant de défaillance, sous le feu de l'ennemi, à la construction des parallèles de départ et à l'organisation du terrain conquis. — ( Ordre du 8 octobre 1917. )

2° Avec la compagnie .... Unités remarquablement entrainées, dont les qualités techniques et le dévouement font l'admiration des fantassins et des artilleurs. Du 1er au 10 novembre 1918, sous les ordres du chef de bataillon Legros, et sous le commandement immédiat du capitaine Gros et du lieutenant Ducastel, ont exécuté sous le feu, de jour et de nuit, en dépit des plus grandes difficultés atmosphériques et des plus lourdes fatigues, la construction de ponts sur l'Aisne et de nombreux travaux de réparation de routes, aidant ainsi de la manière la plus heureuse à la progression des troupes d'attaque. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 31 janvier 1919. )

9e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 6/64
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 853

1° S'est distinguée dans la Somme, en mars et avril 1918, par l'importance des travaux exécutés et par l'énergie particulièrement tenace déployée sous le feu ennemi dans l'organisation défensive du terrain. Du 10 août au 8 septembre 1918, sous le commandement du lieutenant Gautier, chargée de la réfection de routes, du rétablissement de ponts et de recherche des dispositifs de mines ennemis, a rempli sa mission dans un délai exceptionnellement restreint, sans souci des pertes subies, sous de violents bombardements d'artillerie et malgré les tirs de mitrailleuses dirigés sur ses travaux effectués au contact ou en vue de l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 octobre 1918. )

2° A participé à toutes les affaires auxquelles a pris part la division. En toutes circonstances a toujours rempli d'une façon brillante toutes les missions qui lui ont été confiées, donnant de belles preuves d'un zèle et d'une activité inlassables. En particulier, du 21 septembre au 11 novembre 1918, sous le commandement du capitaine Gautier, a réussi, dans les délais fixés, le lancement de plusieurs passerelles et la construction de ponts, malgré de violents bombardements et tirs de mitrailleuses ennemies. A assuré la réfection des routes bouleversées par d'énormes entonnoirs, dans un délai exceptionnellement restreint. A parfaitement rempli les opérations délicates et périlleuses de recherche des nombreux dispositifs de mines et pièges tendus par l'ennemi, parvenant ainsi à éviter tout accident dans les zones successivement occupées par la division. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 11 décembre 1918. )

9e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 25/1
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10880

1° Au cours d'une puissante offensive ennemie, après avoir travaillé sous le feu pendant deux heures, ayant reçu comme mission, le 10 juin 1918, d'arrêter l'assaillant à tout prix, s'est défendue énergiquement avec ses mousquetons ; par son attitude résolue, malgré de lourdes pertes, a arrêté, pendant six heures, un ennemi supérieurement armé ; ne s'est repliée que par ordre. S'est déjà distinguée au combat à plusieurs reprises, notamment à Verdun et à Biaches. — ( Décision du général commandant en chef, du 2 août 1918. )

2° Commandée par le capitaine Dugue, faisant partie d'une division chargée de franchir de vive force une rivière importante et ayant reçu l'ordre de préparer et de mettre en œuvre les moyens de passage nécessaires, a exécuté sa mission avec un succès complet, malgré des pertes sensibles ; a fait preuve à cette occasion du plus grand courage et d'une inlassable énergie ; en particulier, a rétabli, pendant la bataille, dans d'excellentes conditions de rapidité, un pont pour artillerie lourde. S'était déjà distinguée, du 18 au 23 juillet 1918, en prenant une part active à l'attaque sur Soissons. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 octobre 1918. )

9e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 25/4
J.O. du 5 mars 1919 - Page 2409

1° Sous l'énergique commandement du lieutenant Cotte, s'est tout particulièrement distinguée au cours des opérations actives du 25 août au 6 septembre 1918 par sa bravoure, son admirable entrain et son esprit de sacrifice, travaillant sous le feu avec acharnement, malgré les pertes subies. A contribué pour une large part aux succès obtenus en opérant d'abord le passage de vive force d'un canal puis, après avoir suivi l'infanterie dans sa progression et assuré son passage sur un nouveau cours d'eau, en construisant un pont qui a permis dans le moindre délai le mouvement en avant de l'artillerie de deux divisions. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 octobre 1918. )

2° Sous l'énergique impulsion du capitaine Cotte, la compagnie 25/4 déjà citée à l'ordre de l'armée, s'est de nouveau particulièrement distinguée au cours des durs combats du 19 au 30 octobre 1918, en exécutant le passage de vive force d'un cours d'eau important sous des violents feux ( comportant le lancement d'une passerelle et d'un pont de bateaux ). En construisant du 21 au 29 octobre, 7 passerelles et en entretenant des passages sous des bombardements continuels. En montrant les plus belles qualités d'endurance, d'énergie et en faisant preuve de la plus grande bravoure, du mépris du danger le plus absolu, réussissant à assurer avec succès les missions dont elle était chargée malgré son effectif réduit. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 7 janvier 1919. )

9e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 25/51
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10880

1° Au cours d'une puissante offensive ennemie, après avoir travaillé sous le feu pendant deux jours, ayant reçu comme mission, le 10 juin 1918, d'effectuer un passage de troupes important sur un canal et une rivière, dans des circonstances critiques, a accompli sa tâche en pleine bataille avec un plein succès, en utilisant des moyens de fortune ; a fait preuve à cette occasion de réelles qualités d'endurance, de courage et de discipline. S'était déjà distinguée, à plusieurs reprises, et en particulier aux attaques du Mont-Haut. — ( Décision du général commandant en chef, du 2 août 1918. )

2° Faisant partie d'une division chargée de franchir de vive force une rivière importante et ayant reçu l'ordre de préparer et de mettre en œuvre les moyens de passage nécessaires, a exécuté sa mission avec un succès complet, malgré des pertes sensibles ; a fait preuve à cette occasion du plus grand courage et d'une inlassable énergie ; en particulier sous le commandement du lieutenant Fouchier, a rétabli, pendant la bataille, dans d'excellentes conditions de rapidité, un pont pour l'artillerie lourde. S'était déjà distinguée, du 18 au 23 juillet 1918, en prenant une part active à l'attaque sur Soissons. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 octobre 1918. )

9e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 25/54
J.O. du 5 mars 1919 - Page 2410

1° Sous l'énergique commandement du capitaine Guerin, s'est distinguée tout particulièrement au cours des opérations actives du 25 août au 6 septembre 1918 par sa bravoure, son admirable entrain et son esprit de sacrifice, travaillant sous le feu avec acharnement malgré les pertes subies. A contribué pour une large part aux succès obtenus en opérant d'abord le passage de vive force d'un canal, puis en construisant trois ponts sous de violents bombardements, rendant ainsi possible, dans le moindre délai, le mouvement en avant de l'artillerie de deux divisions. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 octobre 1918. )

2° Déjà citée à l'ordre de l'armée et à l'ordre du corps d'armée ; s'est de nouveau particulièrement distinguée au cours des durs combats du 19 au 30 octobre 1918, sous les ordres du capitaine Guerin, en exécutant le passage de vive force d'un cours d'eau important sous des feux violents devant un village fortement occupé ; en prenant part avec le bataillon d'avant-garde des trois régiments d'infanterie de la division, à toutes les attaques comportant l'enlèvement d'une localité défendue pied à pied par l'ennemi avec la plus grande opiniâtreté. A montré les plus belles qualités d'endurance, d'énergie ; a fait preuve de la plus grande bravoure, du mépris du danger le plus absolu, réussissant à assurer avec succès les missions dont elle était chargée malgré son effectif réduit et ses pertes sérieuses. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 7 janvier 1919. )

10e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 20/1
J.O. du 13 janvier 1918 - Page 516

1° N'a cessé depuis le début de la campagne de se prodiguer en actes collectifs et individuels de courage et de dévouement. Constamment employée sur la ligne de feu a, dans des circonstances souvent très difficiles coopéré aux diverses organisations de secteur ; a fourni, en tête des colonnes d'attaque, lancées sur les ouvrages ennemis, des détachements qui sont allés, sous des feux violents, ouvrir des passages dans les défenses accessoires et y sont le plus souvent parvenus, des sapeurs nouveaux se substituant à ceux tués dans cette tâche. — ( Ordre n° 59 du 28 décembre 1914.)

2° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 20e corps d'armée, comprenant la compagnie 20/1 du 10e régiment du génie .... Pendant les journées des 26 et 27 septembre 1914, sur toutes les parties du front où il a été employé, le 20e corps a toujours su progresser et entraîner la progression de ses voisins. Le 28, il a résisté aux attaques les plus furieuses et il a trouvé dans son ardeur assez de ressources pour passer à son tour à l'offensive, le 29 au matin. Le général commandant l'armée est heureux de féliciter le 20e corps. Dans l'Ouest, comme précédemment dans l'Est, ce corps ne cesse de montrer les plus hautes qualités manœuvrières, une endurance qui ne se dément pas, une vigueur et un entrain que rien ne saurait abattre. — ( Ordre général n° 110 du 29 septembre 1914, complété par décision du général commandant en chef, du 30 décembre 1917. )

10e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 20/2
J.O. du 13 janvier 1918 - Page 516

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 20e corps d'armée, comprenant la compagnie 20/2 du 10e régiment du génie .... Pendant les journées des 26 et 27 septembre 1914, sur toutes les parties du front où il a été employé, le 20e corps a toujours su progresser et entraîner la progression de ses voisins. Le 28, il a résisté aux attaques les plus furieuses et il a trouvé dans son ardeur assez de ressources pour passer à son tour à l'offensive, le 29 au matin. Le général commandant l'armée est heureux de féliciter le 20e corps. Dans l'Ouest, comme précédemment dans l'Est, ce corps ne cesse de montrer les plus hautes qualités manœuvrières, une endurance qui ne se dément pas, une vigueur et un entrain que rien ne saurait abattre. — ( Ordre général n° 110 du 29 septembre 1914, complété par décision du général commandant en chef, du 30 décembre 1917. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : La e division d'infanterie ( compagnie 20/2 du 10e régiment du génie ) : Après s'être distinguée dans toutes les grandes opérations de la campagne, s'est très brillamment comportée en mai et septembre 1915, vient de se montrer, à nouveau, sous le commandement de son chef, le général Nourrisson, digne de son passé, en contribuant à arrêter l'offensive allemande du 25 février au 12 mars, et cela sous un effroyable bombardement. A cédé aux troupes qui l'ont relevée une situation nettement définie. — ( Ordre général n° 89 du 4 avril 1916, complété par décision du général commandant en chef, du 30 décembre 1917. )

10e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 20/51
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10727

1° Commandée par le capitaine Guelton : ayant reçu mission d'assurer, le 18 juillet 1918, le franchissement d'un ruisseau par les colonnes d'attaque, est partie en tête de ces colonnes, a lancé huit passerelles sans se laisser arrêter par les difficultés du terrain, les gradés et les sapeurs n'hésitant pas à entrer dans l'eau jusqu'à mi-corps, afin d'assurer la stabilité des passerelles pendant le passage de l'infanterie dont ils ont fait l'admiration. Cette mission terminée, a pris part à la progression de l'infanterie, a organisé le terrain conquis et a assuré la surveillance de la rive gauche de la rivière, afin d'empêcher la construction de portières par l'ennemi et le lancement possible d'un pont avant le lever du jour, en vue d'une contre-attaque de flanc. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

2° Compagnie douée d'un entrain magnifique qui, après avoir rétabli ou créé, pendant la nuit précédant une attaque, les chemins sur les boyaux et tranchées jusqu'au-delà de la parallèle de départ, en vue du passage de l'artillerie à tracteurs et des chars d'assaut, a suivi, sous le commandement du capitaine Guelton, pas à pas l'infanterie dans sa progression, continuant à frayer la route à l'artillerie, sans se préoccuper des tirs de barrage. A permis ainsi la mise en batterie rapide de l'artillerie à quatre kilomètres au-delà de la première parallèle quelques heures après le commencement de l'attaque, en vue de la poursuite acharnée de l'ennemi qui a pu avoir lieu sur une profondeur de six kilomètres. A continué à remplir la même mission pendant trois jours et trois nuits avec une ardeur et un mépris du danger qui ont fait l'admiration des autres armes, facilitant grandement les ravitaillements de toute nature. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

10e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 20/52
J.O. du 13 juillet 1918 - Page 6039

1° La ...e division d'infanterie, composée des compagnies 20/52 du 10e génie et ... : Après s'être distinguée dans toutes les grandes opérations de la campagne, s'est très brillamment comportée en mai et septembre 1915, vient de se montrer, à nouveau, sous le commandement de son chef, le général Nourrisson, digne de son passé, en contribuant à arrêter l'offensive allemande du 25 février au 12 mars, et cela sous un effroyable bombardement. A cédé aux troupes qui l'ont relevée une situation nettement définie. — ( Ordre du 4 avril 1916. )

2° Excellente unité, ayant participé avec le plus grand courage et le plus beau dévouement, sous le commandement du capitaine Beaumont, puis du lieutenant Griaule, aux nombreuses et périlleuses opérations dans lesquelles sa division a été engagée depuis 1916. Vient de se distinguer d'une manière toute particulière au cours des combats récents, en opposant, sous des bombardements violents, la résistance la plus opiniâtre aux efforts tentés par l'ennemi pour forcer et déborder les positions dont la défense lui était confiée. — ( Décision du général commandant en chef, du 21 juin 1918. )

10e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 26/2
J.O. du 12 septembre 1918 - Page 8013

1° Sur le front depuis plus de sept mois, a participé à quinze attaques et journellement exécuté les travaux de sapes et de mines les plus périlleux. N'a cessé de se prodiguer en actes individuels et collectifs de courage et d'énergie, donnant une preuve constante de l'esprit de sacrifice dont elle est animée. — ( Ordre du 10 juillet 1915. )

2° Commandée par le capitaine Cottez, a fait preuve depuis le début de la campagne, du plus bel esprit de courage et d'ardeur. Officiers et sapeurs ont fait preuve en tout temps, de grandes connaissances techniques. S'est particulièrement distinguée en Champagne, en septembre 1915, sur la Somme en 1916 ; à Verdun en 1917, et plus particulièrement sur l'Aisne, à la construction de ponts pour l'artillerie lourde en 1917, en établissant trois ponts malgré la rigueur de la température et les glaces que charriait la rivière. Vient encore de se distinguer dans l'attaque du ... devant ..., et le ... en organisant les positions conquises malgré les violentes réactions des mitrailleuses et de l'artillerie ennemies. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 août 1918. )

10e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 26/3
J.O. du 16 août 1917 - Page 6460

1° Sous la direction du capitaine Wathier, commandant la compagnie 26/2, a montré un entrain admirable, un dévouement sans bornes et une ardeur agressive qui ne se sont jamais démentis au cours d'opérations de guerre souterraines entreprises dans les conditions les plus difficiles. De nombreux actes de bravoure individuels ou collectifs ont marqué les trois mois qu'ont duré ces opérations poursuivies avec une ténacité inlassable et couronnées par le succès. — ( Ordre n° 222 du 16 juillet 1915. )

2° Du 1er au 17 juillet 1917, sous le commandement du capitaine Chanoine, a préparé un terrain d'attaque sous des bombardements violents, lui causant des pertes sérieuses. Dans la nuit du 16 au 17 juillet, a ouvert des brèches dans nos réseaux en vue de l'attaque du lendemain. Après l'attaque, malgré une réaction violente de l'ennemi, s'est employée avec une ténacité admirable à ouvrir les communications vers l'avant, refaisant la nuit les travaux détruits dans la journée. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 août 1917. )

10e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 26/53
( ancienne compagnie auxiliaire 26/1 bis )
J.O. du 22 janvier 1918 - Page 811

1° La compagnie auxiliaire 26/1 bis et les ..., sous la direction du capitaine Wathier, commandant la compagnie ..., ont montré un entrain admirable, un dévouement sans bornes et une ardeur agressive qui ne se sont jamais démentis au cours d'opérations de guerre souterraines entreprises dans les conditions les plus difficiles. De nombreux actes de bravoure individuels ou collectifs ont marqué les trois mois qu'ont duré ces opérations poursuivies avec une ténacité inlassable et couronnées par le succès. — ( Ordre n° 222, du 16 juillet 1915, de la ...e armée, modifié par décision du général commandant en chef, du ... janvier 1918. )

2° Sous le commandement du capitaine Chanoine, a préparé du 1er au 15 juillet, dans des conditions pénibles, un terrain d'attaque soumis toutes les nuits à des bombardements très violents. Dans la nuit du 16 au 17, a ouvert les brèches dans nos réseaux, facilitant ainsi l'attaque du 17. Sitôt après l'attaque, avec une ténacité bien française, s'est efforcée, malgré une réaction de feu violente de l'ennemi, d'ouvrir les communications vers l'avant, refaisant la nuit suivante le travail détruit dans la journée. — ( Décision du général commandant en chef, du 2 octobre 1917. )

11e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 21/1
J.O. du 29 juillet 1918 - Page 6583

1° Sous les ordres du capitaine Vergnaud, a puissamment contribué à la prise du château de Vermelles, en faisant sauter à la mine, le mur d'enceinte du parc et en détruisant, à l'aide de cisailles, les treillages en fils de fer qui retardaient l'attaque. — ( Ordre du 31 décembre 1914. )

2° Au cours de récents combats, sous le commandement du capitaine Gautier, a eu une conduite particulièrement brillante dans l'organisation et la défense d'une tête de pont où, résistant à des forces très supérieures en nombre, elle a arrêté l'ennemi, fait des prisonniers et ne s'est repliée que par ordre et en combattant. A eu la même attitude résolue et énergique dans une localité, jusqu'au moment où, les munitions étant épuisées, elle ne s'est retirée que complètement débordée par l'ennemi et après lui avoir infligé de lourdes pertes. A peine rassemblée depuis douze heures au cantonnement, et malgré un état de fatigue voisin de l'épuisement et les pertes subies, est remontée en ligne dans un bois, où pendant trois jours, sous un bombardement sévère, elle a servi de soutien à des unités d'infanterie violemment attaquées. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

11e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 21/51
J.O. du 4 mai 1919 - Page 4604

1° Au cours des récents combats, sous le commandement du lieutenant Valençon, a eu une conduite particulièrement brillante. A lancé au contact de l'ennemi deux passerelles qui ont servi de communication à des unités d'infanterie violemment attaquées. A organisé et défendu un village avec la plus grande énergie jusqu'à épuisement complet des munitions et encerclement par l'ennemi. A peine rassemblée depuis douze heures au cantonnement, malgré un état de fatigue voisin de l'épuisement et les pertes subies, est remontée en ligne dans un bois où, pendant trois jours, sous un bombardement sévère, elle a servi de soutien à des unités d'infanterie violemment attaquées. — ( Ordre du 10 juillet 1918. )

2° Unité d'élite qui s'est fait remarquer à Verdun, par sa belle tenue au feu et son esprit de sacrifice. Le 23 octobre 1917, à la bataille de la Malmaison, a accompagné l'assaut de l'infanterie avec son entrain habituel et en fin de progression a poussé avec mordant jusqu'à l'Ailette, au contact de l'ennemi des reconnaissances pour le rétablissement des communications, malgré la violente réaction de l'ennemi par obus et mitrailleuses. N'a cessé depuis, en Champagne et dans le Porcien, de se distinguer en rétablissant les communications sous le feu de l'ennemi et en suivant au plus près, la progression de l'infanterie. A permis, en particulier, par un travail acharné et exécuté dans l'eau, la poussée en avant de l'artillerie lourde, au cours de la poursuite en novembre 1918, malgré les circonstances les plus difficiles et les plus pénibles. Entraînée par l'exemple du capitaine Gely et du lieutenant Valençon, ses chefs successifs, a montré les mêmes qualités au combat qu'au travail. — ( Ordre du 10 mars 1919. )

11e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 27/3
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 852

1° Depuis qu'elle est sur le front, sous le commandement du capitaine Laillat, s'est fait constamment remarquer par sa bravoure et ses connaissances techniques, notamment lors de la préparation et de l'exécution de plusieurs attaques. — ( Ordre du 20 octobre 1915. )

2° Sous les ordres du chef de bataillon Benoit, commandant le génie, du capitaine Laillat, commandant la compagnie 27/3, du ..., ont, du 25 octobre au 5 novembre 1918, montré beaucoup de vaillance et d'abnégation, d'abord en se portant courageusement sur tous les points où un danger était signalé du fait des mines ennemies et en enlevant ces mines, puis, malgré un feu violent d'artillerie, en rétablissant rapidement, avec des moyens de fortune, sur l'Oise, de nombreux passages qui, pendant plusieurs jours, ont été les seuls permettant la progression et les ravitaillements de toutes sortes. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est. )

11e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 27/53
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 852

1° Sous les ordres du capitaine Munier, a fait preuve des plus belles qualités de courage et d'endurance, en travaillant sans relâche, du 1er au 8 octobre 1918, d'abord au rétablissement des communications à travers les lignes de défense ennemies, immédiatement derrière nos troupes d'attaque et sous les tirs de harcèlement, puis à l'organisation, sous le feu des mitrailleuses, de points d'appui solides, partout où la résistance ennemie s'affirmait par de violentes contre-attaques. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1918. )

2° Sous les ordres du chef de bataillon Benoit, commandant le génie, du capitaine de Solere, commandant la compagnie 27/53, du ..., ont, du 25 octobre au 5 novembre 1918, montré beaucoup de vaillance et d'abnégation, d'abord en se portant courageusement sur tous les points où un danger était signalé du fait des mines ennemies et en enlevant ces mines, puis, malgré un feu violent d'artillerie, en rétablissant rapidement, avec des moyens de fortune, sur l'Oise, de nombreux passages qui, pendant plusieurs jours, ont été les seuls permettant la progression et les ravitaillements de toutes sortes. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est. )

21e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 5/4
J.O. du 14 janvier 1919 - Page 503

1° Compagnie d'élite, engagée depuis décembre 1915, sur deux secteurs différents, dans une guerre de mines très active, sous la direction énergique de son chef, le capitaine Blanc, aidé des lieutenants et sous-lieutenants Pouille, Reviron, Regaud et Pinat, a arrêté les progrès de l'ennemi et l'a obligé à reculer, tout en organisant la fortification de son secteur d'une façon remarquable. — ( Ordre du 24 juin 1916. )

2° S'est distinguée par sa cohésion et sa discipline sous le feu pendant les opérations du 17 au 21 juillet, puis du 4 au 14 septembre 1918, en maintenant intactes, malgré des pertes sévères et au prix d'efforts considérables, les communications vitales pour l'infanterie. Le 30 septembre, sous le commandement du lieutenant Reviron, a fait preuve d'un courage, d'un calme, d'une ténacité, d'une aptitude technique exemplaires, en réussissant la mission audacieuse de lancer, par surprise, en face d'un ennemi vigilant et résolu, les passerelles nécessaires aux bataillons d'assaut pour le franchissement d'une rivière et de marécages. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 24 novembre 1918. )

21e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 5/7
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 852

1° Sous le commandement du capitaine Gerbaulet, soutient depuis près de cinq mois, avec une ardeur au travail continue et une bravoure qui ne s'est jamais démentie dans les circonstances les plus impressionnantes, une guerre de mines intense et sans répit. A ruiné, par de multiples explosions, les travaux de l'ennemi, et a réussi, sur de nombreux points, à prendre l'ascendant sur lui, au prix de généreux sacrifices. — ( Ordre du 9 septembre 1915. )

2° Belle compagnie divisionnaire qui, par les résultats obtenus et les sacrifices généreusement consentis, ajoute chaque jour de nouveaux titres de gloire à ceux acquis au cours d'un brillant passé ( Souchez, Tavannes, Douaumont, Craonne, Laffaux, Locre, combats sur l'Ardre ). Sous le commandement du capitaine Minost, vient, au cours de l'offensive de Champagne ( 26 septembre, 20 octobre 1918 ), d'affirmer à nouveau ses belles qualités d'ardeur, de ténacité et d'héroïsme, et de contribuer puissamment au succès en rétablissant sous le feu, les voies de communication détruites par l'ennemi en retraite. Pendant plus de trois semaines consécutives, au cours d'une progression de près de 40 kilomètres, ne connaissant ni trêve ni repos, a assuré avec rapidité, en dépit des fatigues des bombardements et des obstacles accumulés par l'ennemi, le passage de l'infanterie et de l'artillerie sur quatre rivières. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 10 décembre 1918. )

21e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 5/7 bis
( actuellement 5/57 )
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 852

1° Sous le commandement du lieutenant Desamblanc, soutient, depuis près de cinq mois, avec une ardeur au travail continue et une bravoure qui ne s'est jamais démentie dans les circonstances les plus impressionnantes, une guerre de mines intense et sans répit. A ruiné, par de multiples explosions, les travaux de l'ennemi et a réussi, sur de nombreux points, à prendre l'ascendant sur lui, au prix de généreux sacrifices. — ( Ordre du 9 septembre 1915. )

2° Du 23 au 30 octobre 1917, sous le commandement énergique et remarquablement entendu du capitaine Versille, a fait preuve d'une activité et d'une endurance dignes des plus grands éloges en exécutant un travail de réfection de route particulièrement difficile, entrepris immédiatement après la première avance des troupes d'attaque sur un terrain complètement bouleversé et exposé au bombardement ennemi. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 10 décembre 1918. )

21e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 5/52
J.O. du 14 janvier 1919 - Page 503

1° Compagnie d'élite, qui, sous le commandement du capitaine Caloni, secondé par le lieutenant Besse et les sous-lieutenants Laborderie et Rancon, après avoir contribué, pour une bonne part, dans des conditions très difficiles, à l'aménagement du terrain d'attaque d'une division, a fait preuve d'un entrain et d'un dévouement remarquables, en se portant au secours d'un bataillon d'infanterie très fortement engagé et sévèrement éprouvé, puis, la situation rétablie, en exécutant sous des tirs de barrage les plus violents des pistes et des passerelles pour permettre la progression de l'artillerie et de l'infanterie. — ( Ordre du 25 juin 1917. )

2° S'est distinguée par sa cohésion et sa discipline sous le feu pendant les opérations du 24 juillet, puis du 4 au 14 septembre 1918, en maintenant intactes, malgré des pertes sévères et au prix d'efforts considérables, les communications vitales pour l'infanterie. Le 30 septembre, sous le commandement du capitaine Besse, a fait preuve d'un courage, d'un calme, d'une ténacité, d'une aptitude technique exemplaires, en réussissant la mission audacieuse de lancer par surprise, en face d'un ennemi vigilant et résolu, les passerelles nécessaires aux bataillons d'assaut pour le franchissement d'une rivière et de marécages. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 24 novembre 1918. )

21e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 22/1
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2731

1° Depuis le commencement de la campagne, a toujours fait preuve de remarquables qualités techniques et militaires. Sous le commandement énergique du capitaine Martin ( Ernest ), a participé brillamment aux attaques de la cote 240 après avoir, pendant près de deux mois, coopéré très activement à l'organisation de cette position sous les plus violents bombardements. Accompagnant les vagues d'assaut de l'infanterie, les a aidées vaillamment, subissant de lourdes pertes et donnant un bel exemple de courage, de ténacité et d'initiative. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 août 1918. )

2° Unité d'élite. Vient de fournir, pendant un mois, de gros efforts pour rétablir de nombreux passages sur la Vesle, la Suippe, la Retourne et l'Aisne. Grâce à son ingéniosité, son endurance, a rétabli des communications importantes dans des temps très courts, malgré les grandes difficultés rencontrées, et a ainsi facilité grandement la marche des opérations et le ravitaillement de toutes les unités de la division. — ( Ordre du 2 février 1919. )

21e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 22/3
J.O. du 14 janvier 1919 - Page 504

1° Unité animée du plus bel esprit de dévouement et de sacrifice. S'est distinguée en Champagne, sur la Somme et au Chemin-des-Dames ; sous les ordres du capitaine Cauchin, vient de se surpasser durant la période des récents combats. Chargée d'assurer la garde des ponts et passerelles dans un secteur violemment bombardé, les a réparés au cours de la préparation de l'attaque ennemie, les a défendus ensuite à coups de fusil, en a fait sauter une partie au contact immédiat de l'adversaire et, nos contre-attaques ayant réussi, les a rétablis malgré une violente réaction de l'artillerie adverse, maintenant ainsi, grâce à un effort inlassable de jour et de nuit, l'intégralité de nos communications. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

2° Unité toujours animée du plus bel esprit de dévouement et de sacrifice. Vient à nouveau de se signaler sous les ordres du capitaine Cauchin, puis du capitaine Védrinelle, au cours des opérations de poursuite entre Reims et l'Aisne, du 5 au 10 octobre 1918. Par l'établissement de passerelles sur la Suippe, en plein combat, a contribué à la prise et à la conservation de la tête de pont de Bazancourt. A travaillé avec ardeur de jour et de nuit au rétablissement des passages sur la Suippe, la Retourne, le canal des Ardennes et l'Aisne, sous le feu des mitrailleuses et de l'artillerie ennemies, assurant, sans aucune perte de temps, le passage de tous les éléments de la division. A réussi à jeter deux ponts d'équipage sur le canal et sur l'Aisne, à proximité immédiate de l'adversaire et malgré un violent bombardement de son artillerie, permettant ainsi le ravitaillement de nos unités qui avaient franchi la rivière et se battaient sur les hauteurs avoisinantes. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 24 novembre 1918. )

21e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 22/63
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10879

1° Sous l'énergique impulsion de son chef, le capitaine Chalon, la compagnie 22/63 du 21e régiment du génie, a continué ses belles traditions et n'a cessé de montrer les plus précieuses qualités militaires. Engagée dans la région de Monchy-Humières, a assuré, dans des conditions extrêmement pénibles, la construction des passerelles sur l'Aronde, a ensuite coopéré à la défense des positions et contribué, par sa bravoure, à briser les efforts ennemis pendant les journées du 9 au 11 juin 1918. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 septembre 1918. )

2° Le 28 août 1918, brillamment entraînée par son chef, le capitaine Chalon ( Paul ), électrisée par l'attitude du sous-lieutenant Rey ( Gaston ), a organisé le franchissement d'une rivière, sans souci des lourdes pertes que lui faisaient subir quatre mitrailleuses ennemies installées sous casemates à moins de cinquante mètres. A réussi à assurer, avec des moyens de fortune, le passage de tout un bataillon, enthousiasmé par l'attitude héroïque des sapeurs. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 octobre 1918. )

7e BATAILLON DU GÉNIE – COMPAGNIE 7/1
J.O. du 22 janvier 1919 - Page 854

1° Unité dont la valeur s'est affirmée en toutes circonstances depuis le début de la campagne. Lors de l'attaque du 16 avril 1917, a, sous ordres du sous-lieutenant Champion, construit sur le canal de la Marne à l'Aisne, secteur du Godat, plus de 5 kilomètres de ponts et passerelles, malgré les bombardements incessants et les feux d'infanterie, a en outre participé à l'attaque de Berméricourt. S'est encore signalée sous les ordres du capitaine André, au cours des opérations dans le Tardenois du 16 juillet au 3 août 1918, créant des passages à travers les réseaux ennemis, sous le feu des mitrailleuses et participant à l'assaut de l'infanterie dans le bois de Courton. Puis, sans arrêt, pendant la retraite des Allemands sur la Vesle, a rétabli les ponts de l'Ardre, par un travail incessant de jour et de nuit, sous de violents bombardements. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 septembre 1918. )

2° Unité d'élite dont la valeur s'est à nouveau affirmée au cours des offensives de Champagne du 26 septembre au 9 octobre 1918. Sous les ordres du capitaine André, a suivi au plus près la progression de la ligne d'infanterie au cours des journées des 26, 27, 28 et 29 septembre 1918, créant, malgré les tirs d'artillerie et de mousqueterie ennemis, un réseau de pistes, qui a permis l'accompagnement constant de l'attaque par l'artillerie et les ravitaillements de toute nature des unités engagées, ne se laissant arrêter ni par les pertes, ni par la fatigue. Pendant la même période, ses détachements de reconnaissance, marchant avec les bataillons de première ligne, ont reconnu et empêché de nuire les dispositifs de destruction préparés par l'ennemi, notamment les fourneaux de mines des ouvrages d'art de la voie ferrée de Challerange. A effectué dans de remarquables conditions de célérité, et malgré les plus violents bombardements, la reconstruction des points de passage sur l'Alin. Dans la période du 4 au 9 octobre, a collaboré intimement à l'action de l'infanterie, précédant l'assaut et créant au moyen d'explosifs, dans les réseaux ennemis du bois de la Puce, les brèches qui ont permis le débouché de notre attaque du 8 octobre au matin. A conservé, en toutes circonstances, le moral splendide qui caractérise les troupes de la division. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 11 décembre 1918. )

7e BATAILLON DU GÉNIE – COMPAGNIE 7/13
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10881

1° Sur le front depuis six mois, a pris part, en tête de colonne, à dix assauts. Pendant une période d'attaque, elle a, par ses approches à la sape et à la mine et malgré les bombardements journellement répétés, contribué pour une grande part à l'enlèvement d'une position allemande importante. Depuis, elle a su défendre, par ses travaux de mines, un front de quatre kilomètres, désorganisant complètement les travaux de mines de l'ennemi et réduisant celui-ci à l'impuissance. — ( Ordre du 25 juin 1915. )

2° A rivalisé de vaillance avec l'infanterie dans les rangs de laquelle elle est venue se battre, lui apportant, dans une heure de crise, l'appoint de ses énergies plus grand encore que celui de ses mousquetons. Coutumière de ce geste d'héroïque solidarité, qui venait d'être sien à Château-Thierry, a disputé à l'ennemi, pied à pied et avec succès, des points d'appui importants. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 octobre 1918. )

7e BATAILLON DU GÉNIE – COMPAGNIE 7/14
J.O. du 24 mars 1919 - Page 3052

1° Sous le commandement du capitaine Decerle, a assuré, dans la nuit du 18 au 19 octobre 1918, en aval de Vouziers, le passage de l'Aisne, en construisant des passerelles en présence d'un ennemi très vigilant, sous un feu violent et presque ininterrompu de mitrailleuses et de minenwerfer à gaz ; entraînée par l'exemple des lieutenants Riffier et Olivier, a travaillé sans interruption, pendant plusieurs heures, sous le bombardement et dans une atmosphère fortement ypéritée, donnant ainsi la mesure de son abnégation et de son sentiment du devoir. A assuré ensuite l'entretien permanent de ses passerelles dans un secteur très agité et très ypérité. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 novembre 1918. )

2° Sous les ordres du capitaine Decerle, a fait preuve d'un bel esprit de discipline et de devoir dans une lutte ininterrompue pendant quatre jours ( 11 avril au 14 avril 1918 ) contre un formidable incendie qui menaçait d'une destruction totale la ville de Reims soumise à un bombardement intense. A été ensuite employée en permanence, du 27 mai au 25 août 1918, sur le front le plus actif de Reims et y a effectué, en pleine bataille, des travaux techniques de grande importance, affirmant dans les circonstances les plus critiques, l'entrain, l'ardeur, le courage, et la ténacité qui n'ont jamais cessé d'animer officiers, gradés et sapeurs. — ( Ordre du 7 février 1919. )

7e BATAILLON DU GÉNIE – COMPAGNIE 7/52
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 387

1° Comprise dans la citation collective ci-après : La compagnie 7/52 du génie et la ... : Après s'être signalées par leur ardeur au travail et leur endurance sous le bombardement à la cote 344 à Verdun, viennent de s'affirmer au cours de l'opération du 20 février 1918, comme des unités de premier ordre par l'entrain, l'ardeur et le courage dont elles ont fait preuve. Ont apporté dans les lignes ennemies, à plus d'un kilomètre de nos tranchées, des charges représentant près d'une tonne d'explosifs, et ont opéré avec décision et sang-froid la destruction de nombreuses entrées d'abris provoquant ainsi, dans plusieurs d'entre eux, la reddition de la garnison qu'ils ont faite prisonnière. — ( Ordre du 15 mai 1918. )

2° Après s'être dépensée sans compter pour l'équipement du secteur d'attaque, a été engagée, le 14 octobre 1918, avec les premiers éléments d'infanterie dont elle a facilité la progression, en particulier dans la traversée de Roulers, où elle a pu faire avorter la plupart des pièges et des mines placées par l'ennemi aux carrefours des rues et dans les édifices de la ville. Aussitôt après, et sans le moindre repos, a lancé sur le Krombeck plusieurs passerelles qui ont facilité le débouché de l'infanterie et un pont qui, construit pendant la nuit au contact immédiat de l'adversaire, a permis au lever du jour le débouché de la cavalerie, puis de l'artillerie. — ( Décision du général commandant en chef, du 17 novembre 1918. )

28e BATAILLON DU GÉNIE – COMPAGNIE 28/54
J.O. du 9 janvier 1919 - Page 327

1° Sous le commandement du capitaine Didelot, venant de supporter de grandes fatigues, a, avec un dévouement admirable, du 24 au 29 octobre 1917, de jour et de nuit, sous le feu de l'ennemi, dans l'eau et la boue, préparé de concert avec l'infanterie des passages sur le Saint Jansack et le Corverdeck, créé des pistes dans un terrain marécageux et contribué ainsi puissamment au succès obtenu. — ( Ordre du 7 décembre 1917. )

2° Du 17 septembre au 9 octobre 1918, sous le commandement du capitaine Didelot, a exécuté, sous le feu de l'ennemi, les plus durs travaux, neutralisant divers dispositifs de mine laissés par l'ennemi sur le champ de bataille, et assurant sur des lignes d'eau et des marécages la construction de plusieurs passages qui ont permis à la division d'avancer en temps utile ses éléments de combat. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

COMPAGNIE 19/2 DU GÉNIE
J.O. du 25 novembre 1917 - Page 9488

1° A fourni pendant une période de vingt jours de gros efforts pour préparer une attaque dans un secteur particulièrement bombardé. A pris part à cette attaque, suivant les vagues d'assaut qui s'emparaient, dans un élan irrésistible, du fort de Douaumont, a pris part, avec la même bravoure, à la prise de cet ouvrage, nettoyé et organisé la position, permettant ainsi de conserver une brillante conquête. — ( Ordre n° 498 du 24 novembre 1916. )

2° Compagnie d'élite dont les sapeurs font l'admiration de leurs camarades de l'infanterie. Sous le commandement du lieutenant Perrot, s'est dépensée sans compter pour la préparation de l'attaque du 23 octobre 1917, a marché au cours de celle-ci avec les premières vagues de l'infanterie chargées d'enlever le fort de la Malmaison, les a aidées à nettoyer et à organiser le terrain arraché à la garde prussienne. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1917. )

COMPAGNIE 19/52 DU GÉNIE
J.O. du 25 novembre 1917 - Page 9488

1° Sous le commandement du lieutenant Honoré, a fourni un effort remarquablement soutenu pendant vingt-cinq jours pour préparer un terrain d'attaque dans un secteur particulièrement bombardé. A pris part ensuite à l'attaque, assurant les communications derrière les vagues d'assaut qui enlevaient le fort de Douaumont facilitant par son travail et son énergie, la possession d'un terrain brillamment conquis. — ( Ordre n° 477 du 13 novembre 1916. )

2° Unité de premier ordre avec qui l'infanterie est heureuse de combattre. Sous le commandement du capitaine Schultz, a fait preuve des plus belles qualités militaires et techniques et a participé à l'attaque du 23 octobre 1917, progressant avec les premières vagues et les aidant à s'ouvrir un chemin soit aux carrières de Bohery, soit au village de Chavignon. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1917. )

COMPAGNIE 28/2 DU GÉNIE
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3104

1° Sous le commandement du capitaine Thiéry, a assuré, dans la nuit du 18 au 19 octobre 1918, en amont de Vouziers, le passage de l'Aisne, en construisant des passerelles en présence d'un ennemi très vigilant, sous un feu violent de mitrailleuses et sous un bombardement intense ; obligée de faire un transport de matériel dans une zone incendiée et incessamment bombardée, a mené à bien sa mission, grâce à l'énergie et à l'exemple de ses officiers, les sous-lieutenants Renoult et Alusson, donnant ainsi la mesure de son abnégation et de son sentiment du devoir. A assuré ensuite l'entretien permanent de ses passerelles dans un secteur très agité et très ypérité. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 novembre 1918. )

2° A fait preuve d'une endurance, d'une discipline et d'une valeur professionnelle remarquables en luttant pendant quatre jours consécutifs ( 11 au 14 avril 1918 ) contre un formidable incendie qui menaçait d'une destruction totale la ville de Reims, soumise à un bombardement intense. A réussi, à force d'énergie, à enrayer les progrès du fléau. A été ensuite employée, du 27 mai au 25 août 1918, sur le front le plus actif de Reims et y a effectué, en pleine bataille, des travaux techniques de grande importance, affirmant, dans les circonstances les plus critiques, l'entrain, le courage et la ténacité. — ( Ordre du 7 février 1919. )

DÉTACHEMENT TÉLÉGRAPHIQUE DE LA 38e DIVISION D'INFANTERIE
J.O. du 1er mars 1919 - Page 2317

1° Détachement télégraphique d'élite, qui n'a cessé de se faire remarquer, depuis le début de la campagne par ses connaissances techniques, son esprit de devoir, son mépris absolu du danger. Sous l'énergique direction du lieutenant Merlin, a préparé et entretenu successivement le réseau téléphonique de la division, lors des attaques de Fleury, Douaumont. S'est distingué particulièrement, lors de l'attaque de la Malmaison, le 23 octobre 1917, où, malgré les tirs violents de l'artillerie ennemie, il a poussé le réseau téléphonique en avant au contact immédiat des vagues d'assaut, reliant aux réseaux de départ les observatoires successivement conquis et assurant la permanence de la liaison malgré ses pertes. A ainsi largement contribué au succès de l'attaque et à la conservation du terrain conquis. — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

2° Troupe d'élite aussi remarquable par sa valeur et son entraînement technique que par sa bravoure au feu et son dévouement sans limites, le détachement télégraphique de la 38e division a fourni, du 3 mai au 4 septembre 1918, en divers secteurs de bataille, notamment du 18 au 23 juillet, et du 20 août au 4 septembre, un effort exceptionnel de construction, d'organisation et d'exploitation de lignes électriques. Sous la direction active et intelligente du capitaine Merlin et des sous-lieutenants Pauwels et Sambuc, a réussi à donner en toutes circonstances au commandement les moyens d'exercer sûrement son action. A ainsi contribué dans une large mesure au succès de sa division. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 janvier 1919. )

 

 


 

 

SERVICE DE SANTÉ

 

 

GROUPE DE BRANCARDIERS DE LA 38e DIVISION D'INFANTERIE
J.O. du 11 décembre 1917 - Page 10035

1° Sous la brillante conduite de son chef, le médecin-major de 2e classe Fonvieille, a en toutes circonstances donné des marques de courage poussées jusqu'à l'abnégation. A assuré en particulier, dans la période du 24 au 31 octobre 1916, avec une bravoure provoquant l'admiration, l'évacuation des blessés d'une position très avancée, surmontant les difficultés d'un long trajet à découvert dans un terrain détrempé et bouleversé, sous un incessant bombardement. — ( Citation à l'ordre du groupement D. E., transformée en citation à l'ordre de l'armée par ordre n° 0067 D. du 29 novembre 1917. )

2° Unité d'élite qui, sous les ordres de son chef, le médecin-major Fonvieille, assisté du médecin aide-major Mazaubert, a assuré dans le minimum de temps, les 22, 23, 24 octobre 1917, devant la Malmaison, des évacuations extrêmement difficiles dans un terrain bouleversé, détrempé et accidenté, sous des bombardements incessants. Malgré la longueur des trajets et les obus asphyxiants, a poussé le sentiment du dévouement jusqu'à la plus haute abnégation. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1917. )

GROUPE DE BRANCARDIERS DE LA 42e DIVISION D'INFANTERIE
J.O. du 26 mars 1919 - Page 3104

1° Groupe de brancardiers modèle : énergiquement dirigé par son chef, le médecin-major de 2e classe Benazet, a donné depuis le début de la campagne, les preuves des plus belles qualités de dévouement et d'esprit de sacrifice. Au cours des opérations des 1er et 2 novembre 1918, dans une région soumises à de violents tirs toxiques et en dépit des barrages continuellement maintenus par l'ennemi sur les ponts et passerelles de l'Aisne, a réussi, malgré de lourdes pertes, à assurer de façon impeccable le service des évacuations dans la région de Vouziers. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 9 janvier 1919. )

2° Comprise dans la citation ci-après : La 42e division d'infanterie, division d'élite qui a pris la part la plus glorieuse à toutes les opérations les plus importantes de cette campagne : la Marne, l'Yser, l'Argonne, la Champagne, Verdun. Sous la direction énergique du général Deville, vient de donner ( en septembre 1916 ) de nouvelles preuves de son esprit d'offensive et de ses brillantes qualités manœuvrières sur la Somme, en enlevant des positions fortement organisées et âprement défendues. Le groupe de brancardiers divisionnaires et les ... se sont ainsi acquis de nouveaux titres de gloire. — ( Ordre du 15 février 1919. )

 

 

 

 

 

 

 

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