LES FOURRAGÈRES 

 

 

 – MINISTÈRE DE LA GUERRE – 
 LISTE DES RÉGIMENTS ET UNITÉS AYANT REÇU LA FOURRAGÈRE 
 AU TITRE DE LA GUERRE 1914-1918 

( Compilation non exhaustive )

Source :
Bibliothèque nationale de France

 

 

FOURRAGÈRE AUX COULEURS DU RUBAN
DE LA MÉDAILLE MILITAIRE

 

 

INFANTERIE

 

 

1er RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 3 décembre 1918 - Page 10418

1° Régiment qui, depuis le début de la campagne, s'est signalé en toutes circonstances par sa belle tenue au feu, sa ténacité dans la défensive, son ardeur dans l'attaque. Le 24 août, sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel de Bruignac, s'étant tout d'abord heurté à une partie de village puissamment organisée par l'ennemi, l'a enlevée pied à pied au prix d'efforts acharnés qui ont duré toute la nuit, a fini par atteindre le 25 au matin, les objectifs qui lui étaient assignés, les a conquis, s'y est organisé et y a résisté victorieusement, sous un bombardement des plus intenses, à tous les efforts de l'ennemi pour l'en repousser. — ( Ordre n° 393 du 14 septembre 1916. )

2° Sous le commandement du lieutenant-colonel de Bruignac, vient d'affirmer à nouveau sa réputation, en enlevant brillamment, à l'attaque du 31 juillet 1917, plusieurs tranchées fortement organisées et en pénétrant dans les lignes allemandes jusqu'à trois kilomètres de profondeur. S'est maintenu ensuite pendant plusieurs jours sous des bombardements violents, dans des trous remplis d'eau, organisant le terrain malgré la tempête, élargissant chaque jour sa conquête et donnant ainsi la preuve de sa ténacité et de son esprit offensif. — ( Ordre du 16 août 1917. )

3° Régiment animé du plus bel esprit de sacrifice et d'un sentiment élevé du devoir. Pendant la période du 28 mai au 7 juin 1918, constamment engagé en première ligne, dans des situations souvent difficiles, a accompli toutes les missions qui lui ont été confiées. Débordé à plusieurs reprises, n'a cédé du terrain que sur un ordre formel et, sous l'ardente impulsion personnelle du lieutenant-colonel Bidoz, n'a cessé d'opposer un obstacle inviolé aux attaques ennemies. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

4° Régiment animé du plus bel esprit de sacrifice et d'un sentiment élevé du devoir. Sous l'ardente impulsion personnelle de son chef, le lieutenant-colonel Bidoz, a soutenu, du 27 mai au 4 juin 1918, le choc des forces allemandes supérieures en nombre, remplissant, dans des conditions très difficiles, toutes les missions qui lui étaient confiées. Du 18 au 26 juillet, prenant part à la contre-offensive du Tardenois, a atteint, par des attaques successives contre un ennemi tenace, tous les objectifs qui lui étaient assignés, pénétrant de plus de 8 kilomètres dans les positions allemandes et affirmant de nouveau son élan et sa valeur offensive. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 septembre 1918. )

12e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 mars 1919 - Page 2591

1° Le 20 août 1917, sous l'habile et énergique commandement du colonel Rauscher, a bousculé l'ennemi sur une première position très forte et en partie intacte, puis, d'un seul élan, a atteint tous ses objectifs. S'est installé, en fin d'attaque, dans l'ouvrage de Mormont ( Est de la cote 326 ) où il a résisté victorieusement, pendant cinq jours, à toutes les contre-attaques et aux bombardements les plus violents, A fait près de trois cents prisonniers, dont six officiers avec douze mitrailleuses et deux canons de tranchée. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° Jeté, au cours d'une nuit, dans une lutte violente, soutenue contre un adversaire progressant avec acharnement, a arrêté cet ennemi dès la prise de contact. Puis, sous l'impulsion de son chef, le colonelRauscher, a contenu, pendant trois jours, toutes les attaques, usant l'adversaire par une résistance opiniâtre, poussée parfois jusqu'au sacrifice absolu. Est passé alors à l'offensive, refoulant définitivement l'assaillant et maintenant intact le front, dont la défense lui avait été confiée. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 août 1918. )

3° Régiment d'une énergie et d'une ténacité hors de pair. Au cours de onze journées d'une lutte acharnée, du 8 au 18 octobre 1918, a, sous les ordres du lieutenant-colonel Grasse, brisé toutes les résistances de l'adversaire, terminant par un succès décisif une série de combats au cours desquels il a enlevé à l'ennemi 468 prisonniers, 10 canons, plus de 80 mitrailleuses et un matériel considérable. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 21 novembre 1918. )

4° Vaillant régiment qui, au cours d'une lutte de douze jours soutenue dans le massif boisé et difficile de Thiescourt, du 10 au 21 août 1918, a, sous les ordres du lieutenant-colonel Grasse, fait preuve de qualités offensives et d'une endurance exceptionnelle. A réalisé une progression de plus de 10 kilomètres, capturant 200 prisonniers, 100 mitrailleuses et un important matériel. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 13 janvier 1919. )

18e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10878

1° Le général commandant l'armée cite à l'ordre de l'armée : Le colonel Gloxin, commandant le 18e régiment d'infanterie et ce régiment pour leur belle conduite dans l'affaire de Marchais-en-Brie, le 6 septembre. Le 18e régiment d'infanterie a enlevé brillamment, par une attaque de nuit, à la baïonnette, le village de Marchais-en-Brie puissamment fortifié. Il a fait de nombreux prisonniers et pris un canon. — ( Ordre n° 15 du 12 septembre 1914. )

2° Régiment d'élite. Chargé d'enlever, les 4 et 5 mai 1917, sous le commandement du lieutenant-colonel Decherf, le plateau de Craonne, position jugée inexpugnable, l'a pris d'assaut dans un élan superbe, faisant plus de deux cent cinquante prisonniers, prenant un nombreux matériel, dont une partie a été retournée contre l'ennemi. S'est maintenu énergiquement sur ses positions malgré un bombardement d'une intensité exceptionnelle et des contre-attaques répétées. — ( Ordre du 26 mai 1917. )

3° Régiment d'élite qui, brusquement jeté dans la bataille, a, sous l'énergique impulsion de son chef, le colonel Decherf, tenu tête à l'ennemi pendant trois journées consécutives, repoussé trois attaques et exécuté lui-même trois opérations offensives en enlevant à l'adversaire des prisonniers et du matériel. — ( Ordre du 8 juin 1918. )

4° Sous la conduite habile et énergie de son chef, le colonel Decherf, a enlevé de haute lutte, dans la journée du 17 septembre 1918, l'objectif qui lui était assigné et qui constituait pour l'ennemi un observatoire des plus importants. A progressé de plus de 600 mètres au-delà, sous le bombardement et les feux croisés de mitrailleuses, sans se soucier des pertes subies. A, malgré les furieuses contre-attaques exécutées par l'ennemi, le jour même et les jours suivants, conservé intégralement le terrain conquis. A enlevé cinq canons, trois minenwerfer, trente-cinq mitrailleuses, fait près de deux cents prisonniers et infligé des pertes très sévères à l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 12 octobre 1918. )

19e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 25 mai 1919 - Page 5392

1° Chargé, le 17 décembre, de l'attaque sur Ovillers, s'est porté en avant sur un terrain absolument découvert, avec un entrain remarquable. En prise à des feux de face, d'écharpe et d'enfilade, a progressé quand même. S'est emparé, à la baïonnette, d'un blockhaus fortement organisé et des tranchées ennemies en avant du village. S'est maintenu, toute la journée, sous un feu violent d'infanterie et d'artillerie. S'était déjà fait remarquer à Maissin, le 22 août, à Chaumont-Saint-Quentin, le 27 août, à Lenharre, les 7 et 8 septembre, à Thiepval, et à la cote 141, les 6 et 7 octobre. — ( Ordre n° 282 du 3 janvier 1915. )

2° La 22e division d'infanterie, comprenant le 19e régiment d'infanterie et les ..., a, le 25 septembre 1915, sous la vigoureuse impulsion de son chef, le général Bouyssou, enlevé dans un superbe élan, les positions ennemies fortement organisées sur une profondeur quatre kilomètres, en s'emparant de plusieurs batteries. Pendant deux semaines, au prix d'efforts soutenus et énergiques, n'a cessé de lutter contre l'ennemi qui se défendait pied à pied, le refoulant sans cesse et faisant chaque jour de nombreux prisonniers. — ( Ordre général n° 1 du 25 octobre 1915. )

3° Le 26 septembre 1918, fidèle à son passé glorieux, sous les ordres du lieutenant-colonel Vassal, est parti à l'attaque avec un entrain remarquable, a conquis, de haute lutte, les tranchées entre Navarin et la butte de Souain ; s'est emparé, les jours suivants, de Somme-Py et des tranchées au Nord, malgré une défense opiniâtre et a réalisé une progression de sept kilomètres. Jeté de nouveau, quatre jours après, dans la bataille, s'est emparé de la tête de pont de Saint-Pierre-à-Arnes et du système défensif des tranchées de Marre, fortement défendus, réalisant ainsi une nouvelle avance de sept kilomètres. Au cours de ces deux périodes de lutte, a capturé plus de 200 prisonniers, une batterie de 150, plusieurs canons de 77 et de nombreuses mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

4° Régiment d'élite qui, sous les ordres de son chef, le colonel Taylor, a donné, du 25 mars au 4 avril 1918 — combattant sans trêve ni repos, de jour et de nuit — de nouvelles preuves de son esprit de sacrifice, en tenant tête devant Nesle, Roye, Dancourt, Rollot et Mortemer, à des forces ennemies très supérieures en nombre et exaltées par un premier succès. Le 30 mars, réduit de plus de moitié par les pertes subies, fortement éprouvé par de dures fatigues, a retrouvé, sous le feu, toute sa valeur offensive et a pris une part brillante à l'attaque de la 38e division sur Rollot et Mortemer. A tenu ensuite du 3 au 4 avril, avec sa traditionnelle et légendaire ténacité, sous un bombardement intense, sans faiblir un seul instant, les positions qui lui avaient été confiées. A donné, une fois de plus, au cours de cette période de très durs combats, un bel exemple de l'esprit de sacrifice et des nobles qualités militaires qui l'animent. — ( Ordre du 29 mars 1919. )

21e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 23 août 1918 - Page 7419

1° Du 4 au 18 mars, sous les ordres du lieutenant-colonel Lecoanet, blessé le cinquième jour, puis le commandant Sermage, a repoussé trois attaques accompagnées de jets de liquide enflammé et déjoué toutes les autres tentatives de l'ennemi sur son front, en même temps qu'il prêtait son concours actif et efficace aux unités voisines. A supporté sans faiblir et avec bonne humeur un bombardement ininterrompu de jour et de nuit d'une violence sans précédent, justifiant ainsi sa réputation de bravoure, de vigueur et de ténacité. — ( Ordre général n° 114 du 20 avril 1916. )

2° Le 21e régiment d'infanterie, sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel de Riencourt, a prouvé, du 7 septembre au 15 octobre 1916, qu'il était digne de son glorieux passé. Les 17 et 18 septembre, a contribué à l'enlèvement de haute lutte du parc et du village de Deniécourt. Le 10 octobre, les unités du 21e régiment, escaladant leurs tranchées au chant de la Marseillaise, ont enlevé brillamment tous les objectifs assignés, parmi lesquels le réduit fortement organisé de Bovent, poussant ensuite jusqu'au chemin d'Ablaincourt à Genermont et enlevant à l'ennemi plus de 400 prisonniers et un important matériel. — ( Ordre du 19 novembre 1916. )

3° Superbe régiment qui, sous le commandement de son chef, le lieutenant-colonel Lardant, a, lors de l'attaque du 23 octobre 1917, enlevé dans un élan irrésistible et avec la plus grande bravoure tous les objectifs qui lui étaient assignés, malgré les défenses extrêmement puissantes accumulées par l'ennemi. S'est emparé de 10 canons, d'un matériel important d'artillerie de tranchée, de nombreuses mitrailleuses et a fait plus de 600 prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1917. — Ordre du 13 novembre 1917. )

4° Au cours des récentes attaques ennemies, a fait preuve, sous le commandement du lieutenant-colonel Weiller, du plus bel héroïsme, d'une ténacité et d'une endurance hors de pair, en repoussant de haute lutte de nombreux assauts de l'ennemi, en se dépensant sans compter et en infligeant les plus lourdes pertes à une division bavaroise, faisant ainsi preuve d'une abnégation allant jusqu'à l'esprit de sacrifice le plus absolu. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 août 1918. )

22e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 223

1° Dans les attaques exécutées le 25 septembre par les 1er et 3e bataillons, comme dans les combats auxquels il a pris part les jours suivants, le 2e bataillon a recueilli les résultats de ses travaux de préparation minutieux et persévérants et fait paraître dans tout son éclat la valeur guerrière qu'il a acquise sous le commandement du lieutenant-colonel Justin. — ( Ordre n° 40 du 21 octobre 1915. )

2° Sous les ordres du lieutenant-colonel Engelhart, a brillamment enlevé, le 23 octobre 1917, toute une succession de lignes allemandes fortement organisées et solidement tenues et a réussi, malgré de violentes contre-attaques, à maintenir l'occupation d'un point d'appui qui couvrait la gauche de sa division, contribuant ainsi, par des actions de flanc, à la capture des prisonniers réalisée par les corps voisins. — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

3° Régiment d'élite, aussi solide dans la défensive que brillant dans l'offensive, déjà cité deux fois à l'ordre de l'armée. Sous les ordres du lieutenant-colonel Tronyo, après trente heures de marche presque ininterrompue en formation de guerre, est arrivé au contact d'un ennemi qui poursuivait depuis quatre jours une avance sans arrêt. Dans la zone dont la défense lui a été attribuée, malgré la violence des attaques ennemies qui se sont succédé pendant dix jours, pas un pouce de terrain n'a été cédé. Grâce à la vigueur et à la ténacité des éléments en première ligne, ceux en réserve ont pu être engagés avec succès pour faire des contre-attaques et rétablir la situation des corps voisins attaqués. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

4° Régiment d'élite. Sous les ordres du lieutenant-colonel Tronyo, au cours de l'offensive commencée le 23 septembre 1918, a fait preuve, une fois de plus, d'un courage magnifique et d'une endurance admirable. Au travers d'un terrain couvert de fortifications formidables, hérissé de mitrailleuses, et défendu par l'ennemi avec acharnement, a, par des assauts successifs, refoulé l'ennemi jusqu'à la Py, alliant l'héroïsme à l'art de la manœuvre, capturant 320 prisonniers dont 8 officiers, 2 canons, 8 minenwerfer, 12 fusils antitanks, 80 mitrailleuses, un matériel et des approvisionnements considérables. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

30e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 5 mars 1919 - Page 2409

1° Sous les ordres du colonel Dol, s'était déjà fait remarquer dans les Vosges et dans la Somme pour sa belle tenue sous le feu. S'est remarquablement conduit pendant les journées des 25, 26 et 27 septembre, au cours desquelles il a fait 1,500 prisonniers et pris 2 canons à l'ennemi. — ( Ordre n° 40 du 21 octobre 1915. )

2° Chargé d'enlever, le 23 octobre 1917, des lignes ennemies solidement organisées et soutenues par des points d'appui importants a, sous les ordres du lieutenant-colonel Santoscottin, rempli cette première mission avec un entrain et une vigueur remarquables. A, ensuite, exécuté sous le feu, avec une précision et une méthode parfaites, une manœuvre de conversion des plus délicates qui lui a permis de conquérir, dans une nouvelle direction, d'autres centres de résistance fortement tenus. A fait plus de 800 prisonniers, pris 3 canons de campagne, 15 mitrailleuses, 8 lance-bombes et un important matériel, — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

3° Superbe régiment, d'un moral très élevé et d'une bravoure affirmée. Sous l'énergique impulsion de son chef de corps le lieutenant-colonel Longin, a soutenu avec succès une lutte ardente pendant plusieurs jours. Avec des effectifs très réduits, le 25 octobre 1918, s'est lancé à l'attaque d'une position puissamment fortifiée, et en a chassé l'ennemi, a résisté à plusieurs contre-attaques et capturé près de 500 prisonniers et un nombreux matériel. — ( Décision du maréchal de France commandant en chef. )

4° Vient de se distinguer de nouveau sous les ordres du lieutenant-colonel Santoscottin, par sa valeur combative. Amené à marches forcées contre un ennemi dont l'avance se poursuivait depuis quatre jours sans arrêt, a tout d'abord, dès son entrée en ligne, enrayé cette avance dans la vallée de l'Ardre et repris, par son attitude agressive, l'ascendant sur l'adversaire, puis pendant dix jours de combats meurtriers et continuels, repoussé tous les assauts, reconquérant par d'incessantes et énergiques contre-attaques, d'importants points d'appui dans les avancées de la Montagne de Reims. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 4 janvier 1919. )

32e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 5 décembre 1918 - Page 10470

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Rondeau, aux combats des 30 avril et 16 juin, a enlevé brillamment les tranchées allemandes qu'il était chargé d'attaquer. A montré dans ces deux assauts victorieux, un élan digne de sa réputation séculaire. — ( Ordre n° 90 du 14 juillet 1915. )

2° A pris part, le 8 mai 1917, à l'attaque des courtines et du bastion de Chevreux ; le 24 mai, a, par sa vigoureuse offensive, achevé la conquête de ce bastion boisé que défendaient des blockhaus cimentés. Le 19 juillet, venant à peine de quitter les lignes où il avait passé dix jours sous un bombardement continuel, a engagé entre seize heures et vingt heures successivement ses trois bataillons en contre-attaques dans des quartiers de secteurs qu'ils ne connaissaient pas ; est arrivé, par des combats qui ont duré toute la soirée et toute la nuit, à reconquérir presque tout le terrain perdu et à consolider la position. Le 22 juillet, attaqué sur les emplacements qu'il avait pu reconquérir le 19, n'a cédé momentanément qu'en quelques points et, par un combat acharné de jour et de nuit, à la grenade, a tenu sur place jusqu'à ce que des renforts soient venus le relever. — ( Ordre du 17 août 1917. )

3° Sous le commandement du lieutenant-colonel Sauget, a opposé, le 9 juin 1918, la résistance la plus héroïque aux assauts de forces très supérieures. Menacé de débordement, s'est, par ses habiles dispositions et son énergie, maintenu sur ses positions, permettant ainsi l'intervention des réserves. Le 12 juin, a profité de la contre-attaque de troupes voisines pour se porter en avant spontanément malgré ses pertes et sa fatigue, et a réoccupé et organisé des positions importantes dont l'ennemi s'était rendu maître. — ( Décision du général commandant en chef, du 31 juillet 1918. )

4° Pendant dix-huit jours de combats ininterrompus et au prix des plus dures fatigues, a chassé l'ennemi de positions fortement tenues, franchi la Marne de vive force et poursuivi l'adversaire en retraite sans en perdre le contact. Sous l'énergique impulsion du lieutenant-colonel Sauget, et grâce à sa ténacité et à la persistance de ses efforts, a repoussé l'ennemi sur une profondeur de 20 kilomètres, en lui capturant 150 prisonniers, 5 canons d'accompagnement et 37 mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 septembre 1918. )

34e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 15 janvier 1919 - Page 541

1° Attaqué par des forces supérieures en nombre dont action avait été préparée par un bombardement d'une extrême violence, a opposé une résistance héroïque. Après une lutte acharnée où tous, officiers, sous-officiers et soldats ont fait preuve d'une magnifique bravoure et d'une ténacité remarquable ; a réussi à briser l'offensive ennemie. — ( Ordre n° 92 du 5 février 1916. )

2° Régiment d'élite. Amené par son chef, le lieutenant-colonel Meurisse, à un magnifique entraînement moral, a, le 5 mai 1917, enlevé d'un seul élan, le plateau de Craonne, position jugée imprenable, faisant plus de trois cents prisonniers et s'emparant d'un nombreux matériel. S'est maintenue sur cette position malgré un bombardement d'une violence exceptionnelle et des contre-attaques répétées faisant preuve d'un magnifique esprit de sacrifice. — ( Ordre du 26 mai 1917. )

3° Régiment d'élite qui, parfaitement entraîné et préparé par son chef, le lieutenant-colonel Meurisse, a su, un mois à peine après un effort glorieux fourni dans un autre secteur, entrer d'emblée dans la bataille, y tenir tête à l'adversaire pendant trois journées de lutte opiniâtre au cours desquelles il a repoussé trois attaques ennemies et exécuté lui-même trois opérations offensives. — ( Ordre du 8 juin 1918. )

4° Le 10 octobre 1918, sous le commandement énergique du lieutenant-colonel Meurisse, a emporté de haute lutte, sous un violent barrage d'artillerie lourde ennemie, un saillant important et puissamment organisé de la Hunding Stellung, entre le moulin et les lisières est de Verneuil-sur-Serre. Débordant ensuite ce village par le Nord et exploitant le succès, a capturé une batterie de 77, plusieurs minenwerfer et plus de 150 prisonniers. Au cours d'un effort magnifique, soutenu pendant quarante jours, du 16 septembre au 25 octobre 1918, et marqué par des combats journaliers, avait déjà, le 17 septembre précédent, enlevé la position dominante du Piquet, entre les ravins d'Ailleval et de Vauxaillon, et l'avait maintenue contre les contre-attaques acharnées de l'ennemi. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 30 novembre 1918. )

35e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 386

1° Sous le commandement du colonel Tesson, s'est porté avec un élan magnifique à l'attaque de la première position allemande comprenant plusieurs lignes de tranchées qu'il a enlevées de la façon la plus brillante ; malgré des pertes très élevées, a poursuivi son offensive et a pénétré dans la deuxième position allemande, devant laquelle son chef est tombé mortellement frappé. S'est maintenu dans le terrain conquis malgré un feu des plus violents et des contre-attaques acharnées. — ( Ordre n° 477 du 28 janvier 1916. )

2° Superbe régiment qui, depuis le début de la campagne, a toujours été des combats les plus durs, en Champagne, à Verdun, sur la Somme. Dans la bataille du 16 avril 1917, sous les ordres du colonel Roland, a, d'un seul bond, dépassé la deuxième position allemande, s'est emparé de Berméricourt, a fait plus de 400 prisonniers, pris des mitrailleuses et a résisté à toutes les contre-attaques. A mené âprement, ensuite, jour et nuit, un combat sans répit. — ( Ordre du 1er mai 1917. )

3° Régiment au passé glorieux, qui vient d'acquérir de nouveaux titres de gloire. Par sa défense opiniâtre dans le secteur de Dickebush où, en mai 1918, brisant l'attaque allemande et bien que débordé sur ses flancs, il a, par des contre-attaques incessantes, maintenu énergiquement toutes ses positions et aidé les unités voisines à réoccuper leurs tranchées. Par ses attaques répétées, poursuivies avec une ténacité et une vigueur au-dessus de tout éloge, pendant plus de quinze jours, dans les bois de la Montagne de Reims où, sous la vigoureuse impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Clément-Grandcourt, il a brisé la poussée allemande, reconquis notre ancienne position et, sans répit, a poursuivi l'ennemi jusque sur l'Ardre. A donné ainsi des preuves éclatantes de son inébranlable volonté de vaincre et de son splendide esprit offensif. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 octobre 1918. )

4° Toujours fidèle à ses glorieuses traditions, a pu, les 26, 27 et 28 septembre 1918, sous les ordres du lieutenant-colonel Clément-Grandcourt, grâce à l'esprit de décision de ses officiers et à l'ardeur de ses soldats, pénétrer de plus de 2 kilomètres dans les lignes ennemies et, d'un seul élan, porter le combat au nord de la voie ferrée de .... A enlevé de haute lutte, et malgré une défense opiniâtre, tout le système fortifié de la région de Tahure, présentant plus de vingt lignes de tranchées successives ; puis, rejeté dans la bataille, s'est emparé de vive force des bois au sud du signal d'Orfeuil, faisant au total 376 prisonniers, capturant 16 pièces de canons, dont 4 de gros calibres, 11 minenverfer, 97 mitrailleuses lourdes et légères et un parc du génie renfermant un matériel considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 novembre 1918. )

42e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 janvier 1919 - Page 728

1° Brillamment enlevé par son chef, le lieutenant-colonel Petit, s'est porté, avec un merveilleux entrain, à l'attaque de la première position allemande et l'a enlevée d'un seul élan. Poursuivant ensuite son offensive, au cours de laquelle il s'est emparé de onze canons et de nombreux prisonniers, a pris pied dans la deuxième position ennemie et s'y est maintenu malgré de violentes contre-attaques et des pertes très élevées. — ( Ordre n° 477 du 28 janvier 1916. )

2° Régiment de haute allure qui s'est toujours distingué en Champagne, à Verdun et sur la Somme. Dans la bataille du 16 avril, sous les ordres du lieutenant-colonel Reboul, a marché sous un violent tir de barrage, sans ralentir, dans un terrain particulièrement difficile. A manœuvré sous le feu et, insensible aux pertes, atteint ses objectifs sur lesquels, jour et nuit, il s'est cramponné. — ( Ordre du 1er mai 1917. )

3° Régiment d'une allure superbe. A, sous l'énergique commandement de son chef, le lieutenant-colonel Reboul, pris une part brillante à la dernière offensive et fait preuve d'un élan, d'un entrain et d'une vigueur au-dessus de tout éloge. A arraché, morceau par morceau, à un adversaire résolu et tenace, un terrain que celui-ci avait l'ordre de tenir à tout prix. Après onze jours de combat et des pertes sévères, a repoussé une très forte contre-attaque, faisant à l'ennemi quatre cent dix-neuf prisonniers, dont douze officiers. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 septembre 1918. )

4° Le 14 octobre 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Reboul, a attaqué de front les redoutables organisations ennemies à l'ouest de Roulers, s'en est emparé, a pénétré dans la ville et en a fait la conquête. A capturé plus de cent prisonniers, pris cinq canons et un matériel considérable, désamorcé un grand nombre de mines prêtes à exploser et délivré une population de plus de deux mille habitants. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 11 décembre 1918. )

49e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 15 janvier 1919 - Page 542

1° Sous les ordres du colonel de France, a, le 5 mai 1917, enlevé d'un seul élan la partie du plateau de Craonne qui constituait son objectif et l'a conservé malgré le plus violent bombardement. Chargé de nouveau de la défense de cette position, a fait preuve, une fois encore, d'une admirable vaillance, en repoussant, le 23 juin, une puissante attaque ennemie et en maintenant intégralement toutes ses positions. — ( Ordre du 20 juin 1917. )

2° Régiment animé au plus haut point de l'esprit du devoir et d'ardeur combative. Brusquement enlevé de ses cantonnements, transporté au loin et jeté dans la bataille au débarquement de ses unités, a, sous le commandement du colonel de France, combattu sans relâche pendant trois journées consécutives. Le 30 mars, a repoussé trois assauts de l'ennemi, maintenu malgré tout une liaison que tous les efforts de l'ennemi tendaient à rompre, repris ensuite l'offensive et refoulé l'adversaire, lui enlevant des prisonniers et des mitrailleuses. — ( Ordre du 8 juin 1918. )

3° Se trouvait en secteur au cours d'une violente attaque allemande, énergiquement et habilement commandé par son chef, le lieutenant-colonel Giraud, a reçu l'attaque sans faiblir, arrêté tous les assauts et repris par d'immédiates contre-attaques les parties momentanément enlevées par l'adversaire. Malgré la progression de l'ennemi dans le secteur à sa droite, malgré les nuits sans sommeil, les ravitaillements difficiles, l'extrême fatigue de tous, a su conserver intact, après quatre journées de lutte acharnée, un important point d'appui confié à sa vaillance. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 juillet 1918. )

4° Le 19 octobre 1918, malgré les difficultés d'un terrain marécageux où les hommes enfonçaient jusqu'à la ceinture, a enlevé sous un violent barrage d'artillerie lourde et sous le feu des mitrailleuses ennemies, le village de Verneuil-sur-Serre, saillant puissamment organisé de la Hunding Stellung faisant à l'ennemi plus de 200 prisonniers, capturant 50 mitrailleuses. Au cours d'un effort magnifique, soutenu pendant 40 jours du 16 septembre au 25 octobre 1918, et marqué par des combats journaliers, a, sous l'impulsion énergique de son chef de corps, le lieutenant-colonel Giraud, fait à l'ennemi plus de 600 prisonniers, capturé près de 100 mitrailleuses et un matériel de guerre considérable. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 30 novembre 1918. )

51e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 386

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Brion ; a enlevé d'un seul élan une importante position allemande fortement organisée, en a chassé les défenseurs avec une bravoure et une énergie qui ont fait l'admiration de toutes les troupes du secteur. S'est installé sur la position conquise et a résisté obstinément pendant plusieurs jours aux contre-attaques acharnées des renforts ennemis. — ( Ordre n° 186 du 4 mars 1915. )

2° Régiment ardent dont la haute réputation s'est maintenue au cours de la campagne en de glorieuses occasions notamment, en 1916, à la tranchée de Calonne, en 1916 au cours de la bataille de Verdun, puis à la bataille de la Somme ou il a conquis de haute lutte, un système de tranchées des plus forts. Le 17 juillet 1917, en Argonne, sous les ordres du lieutenant-colonel Teilhac, a bondi de ses tranchées, atteignant, d'un seul élan, tous les objectifs, sur un front de 1,000 mètres. A maintenu toutes ses positions contre les retours offensifs, sans céder la moindre parcelle de terrain, malgré une violente réaction d'artillerie. A capturé cent cinquante prisonniers, six mitrailleuses et cinq minenwerfer. — ( Ordre du 9 août 1917. )

3° Sous le commandement de son chef, le lieutenant-colonel Teilhac, après trois mois de séjour dans un secteur qu'il a dû complètement organiser, a enlevé de haute lutte des points d'appui ennemis fortement défendus sur une profondeur de plus de 3 kilomètres. Placé à l'aile marchande du dispositif d'attaque, a, grâce à la rapidité de sa progression, débordé constamment les lignes adverses contribuant ainsi puissamment au succès de l'opération du 23 juillet 1918. A fait plus de 350 prisonniers dont 6 officiers et pris plus de 25 mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 septembre 1918. )

4° Régiment ardant et manœuvrier. Sous la conduite du lieutenant-colonel Teilhac, après avoir, le 8 août 1918, exécuté de vive force, en plein jour, sous le feu de l'ennemi, un passage de rivière difficile et âprement disputé, a abordé, les 27 et 28 septembre, avec entrain et habileté, des positions ennemies successives, défendues par un système puissant de feux de mitrailleuses énergiquement servies, abritées sous casemates et non soumises à la préparation de l'artillerie. Y a fait plus de trois cents prisonniers et a capturé trente-cinq canons, cinquante mitrailleuses, des munitions et un matériel considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 novembre 1918. )

55e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 383

1° Le 15 décembre 1916, sous l'impulsion énergique de son chef, le lieutenant-colonel Vignal, a marché à l'attaque de positions allemandes qu'il a trouvées, sur plusieurs points, encore fortement organisées. Après de violents corps à corps, grâce à l'énergie et au courage de tous les combattants, a réussi à briser la résistance ennemie, s'est emparé des objectifs qui lui étaient assignés, prenant 4 mitrailleuses 3 minenwerfer et faisant plus de 480 prisonniers, dont plusieurs officiers. — ( Ordre n° 573 du 5 janvier 1917. )

2° Sous la tenace et énergique impulsion du lieutenant-colonel Vignal, chef de corps de la plus haute valeur morale, le 55e régiment d'infanterie s'est montré un régiment de tout premier ordre, magnifique de bravoure, de ténacité et d'allant. Après avoir conquis, le 20 août 1917, une première position, a, le lendemain, enlevé pied à pied et sans arrêt le village de Samogneux et plusieurs lignes de tranchées solidement organisées, malgré de nombreuses mitrailleuses et des réseaux de fils de fer presque intacts. A fait plus de 300 prisonniers et un important butin, dont 11 mitrailleuses. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

3° Magnifique régiment, que son moral élevé, son élan et son ardeur combative rendent à chaque engagement supérieur à lui-même. A, dans la journée du 9 août 1918, sous le commandement successif du lieutenant-colonel Vignal, commandant le régiment, puis du commandant Félici, adjoint au chef de corps, tous deux blessés à sa tête, et du commandant Guiol, commandant le 11e bataillon, prenant le commandement du régiment en plein combat, grâce à la vigoureuse impulsion de ses cadres, a, malgré de lourdes pertes et la disparition de presque tous ses chefs de bataillon et commandants de compagnies tombés pendant le combat, bousculé et poursuivi l'ennemi pendant 6 kilomètres, forçant trois lignes de défenses successives et enlevant un village. Placé en réserve immédiate et maintenu dans la zone de bataille, s'est encore trouvé capable sans avoir été reconstitué et sans avoir joui de presque aucun repos, d'un nouvel effort soutenu et prolongé, du 22 au 31 août, coopérant à la prise d'un village puissamment fortifié, réalisant à chaque engagement une nouvelle avance, qui facilitait la progression des unités voisines, et prenant pied finalement, sur un front de près d'un kilomètre, dans une importante ligne de défense que l'ennemi défendait avec acharnement. A capturé pendant cette période environ 580 prisonniers, dont plusieurs officiers, 44 mitrailleuses, 2 canons, 2 minenwerfer et un matériel considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

4° Régiment d'élite, sous la direction intelligente et le commandement énergique du lieutenant-colonel Vignal. Chef de corps admirable de conscience et d'abnégation, vient de donner de nouvelles preuves des plus belles qualités d'endurance, de mépris du danger et d'ardeur offensive par lesquelles il a réussi à prendre sur l'ennemi un ascendant qui s'affirme à chaque rencontre. A, pendant onze jours de durs et incessants combats, du 8 au 18 octobre 1918, refoulé l'ennemi sur une distance d'environ 17 kilomètres, forcé deux lignes de résistance fortement organisées, enlevé plusieurs points d'appui, fermes, bois et villages opiniâtrement défendus par l'adversaire et les a conservés malgré de violentes contre-attaques. A capturé pendant cette période près de 750 prisonniers, 3 canons, 7 minenwerfer, 77 mitrailleuses et une grande quantité d'armes, de munitions et de matériel de toute nature. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1918. )

60e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 222

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Mittelhauser, s'est élancé, le 25 septembre, drapeau déployé, à l'assaut des tranchées allemandes. A successivement enlevé les trois de la première position ennemie, sous un feu des plus violant et des plus meurtriers. Poursuivant ensuite l'ennemi sur 4 kilomètres, a fait plus de 300 prisonniers, s'est emparé d'une batterie lourde et a atteint la deuxième position allemande. S'est maintenu sur le terrain conquis, bien que privé de son chef, grièvement blessé, et d'une grande partie de ses cadres, et a repoussé victorieusement toutes les contre-attaques de l'ennemi. — ( Ordre n° 477 du 28 janvier 1916. )

2° Remarquable régiment qui s'est toujours trouvé aux endroits où il y avait des risques à courir et de l'honneur à gagner, en Champagne, à Verdun, sur la Somme. Vient de se signaler à nouveau, le 16 avril 1917, en enlevant d'un superbe élan, sous l'impulsion entraînante de son chef, le lieutenant-colonel de Pirey, trois positions ennemies successives, pénétrant ainsi sur une profondeur de 4 kilomètres dans le front ennemi qui n'avait pu être entamé depuis plus de deux ans. — ( Ordre du 1er mai 1917. )

3° Régiment d'élite, qui s'est toujours montré digne de son glorieux passé. Conduit une fois de plus par son chef, le lieutenant-colonel Arnoulx de Pirey, vient de se distinguer encore dans les combats de la Montagne de Reims, en juillet 1918. Attaquant avec audace et par surprise un ennemi qui se croyait déjà victorieux, a brisé net la poussée allemande dans la partie sud du bois de Courton. A reconquis de vive force une partie de notre ancienne position et a pris part à toutes les attaques qui ont rejeté l'ennemi au delà de Ville-en-Tardenois. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 octobre 1918. )

4° Au cours de l'offensive générale, le 26 septembre 1918, sous les ordres du colonel Arnoulx de Pirey, s'est porté d'un irrésistible élan, à l'assaut de la butte de Tahure. Par une manœuvre habile et après un combat acharné, a enlevé rapidement cette position dont la conquête était capitale pour le succès de la journée. Poursuivant l'ennemi sans répit, dans les journées des 27 et 28 septembre, l'a chassé de ses positions successives jusqu'aux hauteurs au sud d'Aure, progressant ainsi de plus de 8 kilomètres, faisant 500 prisonniers dont un commandant de régiment et 16 officiers ; capturant 5 batteries dont 3 lourdes, 15 pièces de 77, 12 minenwefer, 100 mitrailleuses et un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 octobre 1918. )

65e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 23 janvier 1919 - Page 893

1° Comprise dans la citation collective ci-après : La 21e division d'infanterie, composée du 65e régiment d'infanterie et des ... : le 7 juin 1915, devant la ferme de Toutvent, s'est portée à l'attaque avec un entrain superbe. Grâce à l'héroïsme des officiers et de la troupe, a dépassé, avec un brio admirable et d'un seul élan, deux lignes de tranchées, malgré un barrage terrible d'artillerie. — ( Ordre du 22 juin 1915. )

2° Régiment d'élite, déjà cité à l'ordre de l'armée pour sa belle tenue au feu et sa discipline impeccable. En ligne, depuis quatre mois et demi, aux lisières d'une ville continuellement bombardée et incendiée, a été retiré de son sous-secteur pour être engagé au point le plus critique du front et y créer, de haute lute, une nouvelle position ; s'est particulièrement distingué, sous le commandement énergique et calme du lieutenant-colonel Prouzergue, dans l'accomplissement de cette mission, et a réussi, après avoir subi une intense préparation d'artillerie, à briser de violents assauts et à rétablir, par de fougueuses contre-attaques à la baïonnette, l'intégralité de son front. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 juillet 1918. )

3° Brave régiment. Vient, du 18 au 24 octobre 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Prouzergue, devant Vouziers, de moissonner une gloire nouvelle en forçant de haute lutte, après un pénible cheminement à travers de vastes inondations tendues par l'ennemi, un puissant bastion de la Brunehilde-Stellung, puis enlevant trois plateaux fortifiés, huit fermes et villages puissamment défendus à un ennemi supérieur en nombre et constamment renforcé en troupes d'élite. Le 21 octobre, pliant sous le nombre, tourné à gauche, s'est finalement, désespérément accroché au terrain et a brisé tous les furieux assauts de l'ennemi qui s'efforçait de le jeter à l'Aisne et a conservé ses positions sur la tête de pont tenue par la division. A fait à l'ennemi 206 prisonniers, dont 12 officiers, et lui a pris 11 canons, dont 4 de gros calibre, plusieurs minenwerfer et quantité de mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 novembre 1918. )

4° Régiment d'élite, déjà cité plusieurs fois à l'ordre de l'armée pour sa vaillance, sa discipline et sa belle défense de la ville de Reims depuis longtemps convoitée par l'ennemi. Surmontant la fatigue et les épreuves d'un séjour de six mois dans un secteur très dur, ne perd aucune occasion de mordre sur l'ennemi et de le refouler. Vient encore, sous le commandement du lieutenant-colonel Prouzergue, de reprendre, sur toute l'étendue du front de son secteur, par une série de brillants combats, où il a de nouveau affirmé son aptitude manœuvrière et son beau mordant, une profondeur de terrain allant de deux à quatre kilomètres, libérant cinq villages, tuant à l'ennemi plusieurs centaines d'hommes et lui capturant des prisonniers et un butin important, de nombreux fusils, un stock considérable de munitions d'infanterie et d'artillerie, plusieurs mitrailleuses, 3 minenwerfer, 2 camions automobiles. A maintenu toutes les positions conquises en dépit de furieuses contre-attaques ennemies. — ( Ordre du 24 décembre 1918. )

66e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 222

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Paillé, a enlevé le 8 mai 1917, une première position fortifiée devant laquelle plusieurs attaques avaient échoué. A refoulé victorieusement, le 10 mai, deux violentes contre-attaques exécutées par des troupes fraîches supérieures en nombre et achevé, les 22, 23 et 24 mai, la conquête de toute la position ennemie en prenant à l'adversaire, au cours de ces opérations, de nombreux prisonniers, plusieurs mitrailleuses et lance-bombes. — ( Ordre n° 286 du 11 juillet 1917. )

2° Sous les ordres du lieutenant-colonel Paillé, après avoir travaillé sans arrêt pendant quinze jours et quinze nuits à l'organisation défensive d'un plateau particulièrement convoité par l'ennemi et battu sans interruption par ses feux, a résisté le 19 juillet 1917 à une attaque très minutieusement préparée et menée par des troupes d'élite ( 5e division de la garde ). Après avoir reculé momentanément sous cette poussée, a su s'accrocher au terrain et, par des contre-attaques locales, conserver ou reconquérir les points importants du secteur. Attaqué une seconde fois, le 22 juillet, a malgré ses pertes et sa fatigue, coopéré avec des troupes venues l'appuyer, au maintien de la ligne sur laquelle il s'était accroché le 19. — ( Ordre du 17 août 1917. )

3° Sous la direction du colonel Soule, a eu ses bataillons engagés dans la bataille, le 9 juin 1918, dans les circonstances les plus critiques. Accourant au secours d'un régiment menacé de débordement, a rétabli la situation ce jour-là, grâce à son énergie et à son aptitude à la manœuvre ; le lendemain a brisé les assauts ennemis, luttant jusqu'au corps à corps avec une bravoure admirable. — ( Décision du général commandant en chef, du 31 juillet 1918. )

4° Pendant seize jours de combats ininterrompus et au prix des plus dures fatigues, a chassé l'ennemi de positions fortement tenues, franchi la Marne de vive force et poursuivi l'adversaire en retraite, sans en perdre le contact. Sous l'énergique impulsion du colonel Soule, grâce à sa ténacité et à la persistance de ses efforts, a repoussé l'ennemi sur une profondeur de 14 kilomètres en lui capturant 102 prisonniers, 7 canons et un grand nombre de mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 octobre 1918. )

67e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 janvier 1919 - Page 728

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Girardon, pendant les journées du 21 au 23 juin 1916, a soutenu, avec la plus grande opiniâtreté, les attaques violences et incessamment renouvelées d'un ennemi très supérieur en nombre. Débordé sur ses deux flancs et malgré un bombardement d'une intensité inouïe d'obus de gros calibre et de projectiles asphyxiants, n'a pas cédé un pouce de ce terrain et a même réalisé de légers progrès, grâce à d'énergiques contre-attaques, poussées jusqu'au corps-à-corps. En dépit de lourdes pertes, malgré les difficultés matérielles considérables et les souffrances causées par la soif, a, par la vigueur de sa résistance, permis le rétablissement de la ligne. — ( Ordre n° 276 du 11 juillet 1916. )

2° Sous les ordres du lieutenant-colonel Girardon, a montré, dans les journées des 5, 6 et 7 mai 1917, la plus belle vaillance pour libérer la région où il s'était entraîné à vaincre. Dans une attaque irrésistible, surmontant des défenses naturellement fortes, encore multipliées par un adversaire tenace, a enlevé trois lignes de tranchées ennemies disputées avec acharnement, progressant de près de deux kilomètres et capturant plus de quatre cents prisonniers, avec trois canons et huit mortiers de tranchée. A conservé tout le terrain conquis, malgré les plus violentes contre-attaques, en dépit d'un bombardement intense et continu, en infligeant à l'ennemi de lourdes pertes. — ( Ordre du 29 mai 1917. )

3° Sous la conduite énergique et éclairée de son chef, le colonel Grillot, n'a cessé, durant deux mois consécutifs, de montrer les plus belles qualités de vigueur, d'entrain et de ténacité. Après avoir enlevé d'assaut un village très fortement organisé, clef de la position ennemie, et s'y être maintenu malgré six contre-attaques, ce qui a puissamment contribué à déterminer la retraite des Allemands, a vigoureusement talonné ceux-ci, les refoulant sur une profondeur de trente kilomètres, enlevant de nombreux villages et de redoutables organisations défensives, capturant 716 prisonniers, dont 26 officiers, et 97 mitrailleuses. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 30 septembre 1918. )

4° Très beau régiment qui, sous le commandement du colonel Grillot, a fait preuve, à tous les échelons, d'un allant extrême et d'un grand esprit d'initiative. Dans une série de combats partiels, a débusqué l'ennemi fortement retranché sur la rive droite de la Lys, puis l'a talonné jusqu'à l'Escaut, réussissant à passer le fleuve de vive force. Malgré les souffrances des hommes, privés d'abris et plongés jusqu'à mi-corps dans la boue, a, pendant plusieurs jours, repoussé les contre-attaques de l'ennemi, l'a contraint à la retraite et l'a poursuivi à huit kilomètres de l'Escaut, combattant jusqu'à la dernière minute. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 11 décembre 1918. )

69e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 janvier 1919 - Page 728

1° Compris dans la citation collective ci-après : Le 20e corps d'armée, comprenant le 69e régiment d'infanterie et les .... Pendant les journées des 26 et 27 septembre 1914, sur toutes les parties du front où il a été employé, le 20e corps a toujours su progresser et entraîner la progression de ses voisins. Le 28, il a résisté aux attaques les plus furieuses et il a trouvé dans son ardeur assez de ressources pour passer, à son tour, à l'offensive le 29 au matin. Le général commandant l'armée est heureux de féliciter le 20e corps. Dans l'Ouest, comme précédemment dans l'Est, ce corps ne cesse de montrer les plus hautes qualités manœuvrières, une endurance qui ne se dément pas, une vigueur et un entrain que rien ne saurait abattre. — ( Ordre du 29 septembre 1914. )

2° Régiment d'élite, au magnifique passé militaire, aux plus nobles et plus glorieuses traditions. Vient, sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel Martin, de se distinguer à nouveau au cours des dernières actions auxquelles a pris part la division, et notamment le 13 juillet 1918, où, après une lutte corps à corps de plusieurs heures, ses unités magnifiquement entraînées par leurs cadres, ont enlevé à l'ennemi une série de villages fortement organisés dans un terrain particulièrement difficile, s'emparant intégralement de tous leurs objectifs, faisant plusieurs centaines de prisonniers et un butin considérable, dont plus de vingt canons. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

3° Le 20 août 1918, sous les ordres du lieutenant-colonel Martin, après avoir progressé dans un ordre parfait pendant plus de trois heures, sous un feu très violent d'artillerie ennemie, a exécuté à l'heure fixée un dépassement de ligne, s'est élancé à l'attaque sans se soucier de ses lourdes pertes, s'est emparé, en dépit de la résistance acharnée de l'ennemi, de l'objectif qui lui avait été assigné, faisant plus de quatre cents prisonniers, dont huit officiers, s'emparant de dix canons et d'un grand nombre de mitrailleuses, ainsi que d'un matériel considérable. Privé de son colonel grièvement blessé, a conservé, sous les ordres du commandant Lemaitre, tout le terrain conquis, repoussant six contre-attaques exécutées par une division de chasseurs prussienne. Le 22 août, sous les ordres du lieutenant-colonel d'Alauzier, a entrepris la poursuite, bousculant les arrière-gardes allemandes sur plus de 1,500 mètres de profondeur, s'emparant d'un village et d'une ferme fortement organisés et défendus par de nombreuses mitrailleuses ; n'a arrêté sa poursuite qu'après avoir été relevé par ordre du commandement. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

4° Magnifique régiment, modèle de discipline et d'abnégation, qui a poussé jusqu'à l'acharnement sa continuité dans l'effort. Le 1er novembre 1918, sous les ordres du lieutenant-colonel Le Villain, s'est lancé à la poursuite de l'ennemi, au moment où celui-ci commençait son mouvement de repli. Harcelant sans relâche ses arrière-gardes, s'accrochant à elles avec ténacité, a bousculé l'adversaire et l'a rejeté sur la rive droite de l'Escaut, brisant toutes les résistances qui s'opposaient à sa marche victorieuse. Le 2 novembre, dans une initiative hardie, sous les ordres du capitaine Manhes, le 1er bataillon pointait de cinq kilomètres en dehors de sa zone d'action pour chercher à passer l'Escaut par surprise. Le 8 novembre, en dépit de difficultés de toutes nature, bravant le débordement d'un fleuve et le tir nourri des mitrailleuses et de l'artillerie ennemie, est parvenu avec des moyens de fortune, à lancer au delà de l'Escaut, un détachement de trois compagnies sous les ordres du capitaine Emo, qui a établi une forte tête de pont contre laquelle devaient venir se briser, impuissantes, toutes contre-attaques de l'ennemi. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 9 décembre 1918. )

77e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 20 août 1918 - Page 7338

1° Le 9 septembre 1914, envoyé à un moment critique pour reprendre le château et le village de Mondement, les a enlevés à l'ennemi par un assaut brillamment mené dont le résultat heureux a eu une influence des plus importantes sur le succès de la journée. — ( Ordre n° 204 bis du 20 août 1915. )

2° Sous les ordres du lieutenant-colonel Maillard, a pris part le 22 mai 1917, à l'attaque des courtines et du bastion de Chevreux : a, par sa vigoureuse offensive, le 24 mai, achevé la conquête des trois lignes de tranchées de la courtine centrale de cette position. Attaqué le 19 juillet, sur la plateau de Californie par des troupes d'élite, a maintenu ses positions après un combat corps à corps, sauf en un point où des lance-flammes avaient fait céder la garnison ; a su, au moyen de deux contre-attaques immédiates, arrêter en ce point la marche de l'ennemi en lui prenant trois mitrailleuses. Attaqué une seconde fois, le 22 juillet, par un régiment nouvellement arrivé, n'a cédé qu'après une lutte corps à corps et, par des contre-attaques particulièrement meurtrières, a limité l'avance de l'ennemi. A pu, le 23 juillet, par une reconnaissance offensive, reprendre pied dans l'extrémité Est de sa première ligne et y constater les pertes énormes qu'avait subies l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 août 1917. — Ordre n° 294 du 17 août 1917. )

3° Sous l'impulsion énergique de son chef, le lieutenant-colonel Gaussot, a, le ..., après un violent combat d'infanterie qui a durée de cinq heures du matin à quinze heures, atteint les objectifs qui lui étaient assignés. Grâce aux belles qualités manœuvrières et à la parfaite instruction de ses petites unités, a fini par avoir raison de la résistance acharnée de l'ennemi lui causant de grosses pertes, lui faisant près de 400 prisonniers et s'emparant d'un nombreux matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 24 mai 1918. — Ordre n° 36 du 31 mai 1918. )

4° Régiment d'élite, qui, le ..., sous le commandement du lieutenant-colonel Oherne, un mois à peine après avoir été cité à l'ordre de l'armée pour son ardeur à l'attaque, a montré ce dont il était capable dans la défense. A résisté toute une journée à des forces très supérieures, ne cédant du terrain que pour le reprendre aussitôt par une contre-attaque et infligeant à l'ennemi les plus lourdes pertes. — ( Décision du général commandant en chef, du 31 juillet 1918. )

81e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 23 mars 1919 - Page 3006

1° Régiment qui, sous le commandement du lieutenant-colonel Rondenay, depuis le début de la campagne, s'est toujours fait remarquer par sa belle tenue au feu et sa discipline. Au cours des journées des 4 au 9 août 1916, a disputé le terrain conquis sur l'ennemi par des actions vigoureuses à la baïonnette, progressant de plus de trois cents mètres malgré les contre-attaques acharnées et des bombardements d'une violence extrême, jour et nuit. A fait des prisonniers, pris cinq mitrailleuses et résisté héroïquement aux assauts jusqu'à la limite des forces, donnant ainsi un bel exemple d'abnégation et d'esprit de sacrifice. — ( Ordre général n° 358 du 25 août 1916. )

2° Magnifique régiment qui, sous le commandement du lieutenant-colonel Rondenay, a enlevé le 20 août 1917, d'un seul élan, une importante position ennemie, progressant de deux kilomètres malgré la résistance acharnée opposée par l'adversaire, s'emparant d'un tunnel défendu par des mitrailleuses et lançant enfin, dès l'arrivée sur le dernier objectif, une hardie reconnaissance, qui a mis hors de service une batterie ennemie et détruit tous les abris. A fait au cours de cette opération plus de 400 prisonniers dont 25 officiers, pris 14 canons, 4 minenwerfer, 25 mitrailleuses et un matériel de guerre considérable. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

3° Beau et solide régiment qui, sous l'ardent et habile commandement de son chef, le colonel Rondenay, s'est constamment montré à hauteur de son valeureux passé. Pendant la période du 3 septembre au 26 octobre 1918, devant le massif de Saint-Gobain, d'abord, au cours de la traversée de la forêt puis de la plaine de Laon ensuite, et, enfin, sur la Serre, a, en divers combats, hardiment attaqué de redoutables positions fortifiées, talonnant l'ennemi sans relâche au cours de la poursuite, lui faisant de nombreux prisonniers et capturant un important matériel. Dans la nuit du 25 au 26 octobre, notamment, le 4e bataillon, sous les ordres du commandant Pusey, franchissant une rivière sous le feu, s'est hardiment lancé à l'attaque et a conquis un important point d'appui, capturant plus de deux cents prisonniers et assurant la possession d'une solide tête de pont dans les lignes ennemies. — ( Ordre du 11 novembre 1917. )

4° Régiment ayant déjà fait ses preuves au feu, deux fois cité pendant la bataille de Verdun. Au cours des opérations en Flandre, a, de nouveau, sous la conduite de son chef, le colonel Rondenay, fait montre de particulières qualités d'énergie et d'endurance. Entré dans la bataille, le 29 avril 1918, en pleine nuit et en terrain inconnu, a reconquis de haute lutte le village de Locre, avançant nos lignes en certains endroits de plus d'un kilomètre. N'a laissé ensuite et pendant dix-huit jours, sans interruption, aucun répit à l'ennemi, exerçant sur lui une pression active et continue, multipliant attaques et reconnaissances et empêchant ainsi l'adversaire de renouveler son attaque. A fait 150 prisonniers dont 5 officiers, pris 18 mitrailleuses et délivré une vingtaine de prisonniers français. — ( Ordre du 8 février 1919. )

94e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10726

1° Mentionné dans la citation suivante de la 42e division : Division d'élite, qui a pris la part la plus glorieuse à toutes les opérations les plus importantes de cette campagne : la Marne, l'Yser, l'Argonne, la Champagne, Verdun. Sous la direction énergique du général Deville, vient de donner ( en septembre 1916 ) de nouvelles preuves de son esprit d'offensive et de ses brillantes qualités manœuvrières sur la Somme en enlevant des positions fortement organisées et âprement défendues. Les ... et le 94e régiment d'infanterie, se sont ainsi acquis de nouveaux titres de gloire. — ( Ordre général n° 436 du 11 janvier 1917. )

2° Sous l'ardente impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Détrié, le 94e régiment d'infanterie s'est élancé, le 16 avril 1917, à l'attaque de positions ennemies fortement organisées, les a enlevées d'un seul élan. Méprisant les barrages d'artillerie et les tirs de mitrailleuses, qui, le prenant de flanc, lui causaient des pertes sensibles, il atteignait les objectifs qui lui étaient assignés, capturant 200 prisonniers, 2 canons de 37, 8 mitrailleuses, 3 lance-bombes et d'importants approvisionnements de munitions. Le 94e régiment d'infanterie s'est ensuite installé sur les positions qu'il avait conquises, et malgré de fortes contre-attaques et un violent bombardement les a intégralement maintenues. — ( Ordre du 1er juin 1917. )

3° Sous les ordres du lieutenant-colonel Détrié, a enlevé, le 20 août 1917, dans un superbe élan, les objectifs qui lui étaient assignés sous un bombardement des plus violents et des rafales incessantes de mitrailleuses. Malgré de nombreuses contre-attaques s'est installé sur les positions qu'il venait de conquérir. Le 26 août, animé d'un magnifique esprit de dévouement patriotique, est reparti à l'attaque avec une crânerie superbe, faisant preuve des plus belles qualités manœuvrières pour faire tomber tous les obstacles qui essayaient de briser son élan et a, au cours de sa progression aidé les unités voisines par des interventions toujours heureuses. A, au cours de cette période fait 200 prisonniers, dont 7 officiers et conquis 11 mitrailleuses, 2 canons de tranchée et une grande quantité de matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 18 septembre 1917. )

4° Régiment d'élite. Malgré un long séjour en secteur, a conservé, grâce aux efforts persévérants et à l'ascendant moral de son chef, le lieutenant-colonel Détrié, ses belles qualités manœuvrières et son brillant esprit offensif. A pris part, le 8 août 1918, à une attaque brusquée de la division, a atteint tous ses objectifs, enlevant de haute lutte les solides points d'appui où l'ennemi se cramponnait désespérément, progressant dans les positions ennemies de plus de neuf kilomètres, participant à la prise de 2,035 prisonniers dont 65 officiers, 70 pièces d'artillerie de tous calibres, plus de 200 mitrailleuses lourdes et légères et d'un matériel de guerre important. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

98e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 23 février 1919 - Page 1992

1° Les 20 et 21 août 1917, sous les ordres du lieutenant-colonel Gaube, a enlevé vigoureusement les objectifs qui lui étaient assignés, capturant plus de 300 prisonniers et ramenant 19 mitrailleuses et 10 canons de tranchée. A repoussé deux fortes contre-attaques en faisant de nouveaux prisonniers et, par un vigoureux retour offensif, a enlevé un ouvrage où il s'est installé dans une excellente situation tactique. Le 25 août, a poussé une pointe hardie dans les organisations ennemies fortement occupées, y a détruit des abris et du matériel et ramené d'autres prisonniers. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° Régiment qui s'est maintes fois signalé au cours de la campagne. Lors des récents combats, sous les ordres du lieutenant-colonel Gaube, après avoir conquis les 29 et 30 juillet 1918, un important point d'appui ennemi sur le flanc de l'attaque principale, a enlevé d'un seul élan, le 1er août, la crête des observatoires ennemis, malgré une résistance acharnée, et repoussé les violentes contre-attaques poursuivies sans succès par l'ennemi au cours de la journée. A capturé 150 prisonniers, 76 mitrailleuses et 4 minen. Les 2 et 3 août, a marché à l'avant-garde de la division et conduit avec vigueur le combat de jour et de nuit, refoulant les arrière-gardes ennemies au delà de la Vesle. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 août 1918. )

3° Après avoir battu, le 1er août 1918 et mis en fuite, sous le commandement du lieutenant-colonel Gaube, un régiment de la garde allemande, a, sous le commandement du chef d'escadrons d'Humières, remplaçant le lieutenant-colonel Gaube, blessé le 12 août, poursuivi et talonné pendant deux mois consécutifs, sans trêve ni repos, trois autres régiments ennemis, en leur infligeant de lourdes pertes. A traversé, au cours de la poursuite, deux rivières et un canal âprement défendus, et s'est emparé du village de Vailly en y organisant une solide tête de pont. A capturé cent prisonniers, un grand nombre de mitrailleuses, de canons de tranchée, d'armes, de munitions et de matériels de toutes sortes, précipitamment abandonnés par l'ennemi dans sa retraite. — ( Décision du général commandant en chef, du 1er novembre 1918. )

4° Magnifique régiment qui, sous l'impulsion ardente du lieutenant-colonel Didier, a été l'âme de la défense de la position des Loges pendant les journées des 5, 6, 7, 8 et 9 octobre 1914. A capturé à l'ennemi de nombreux prisonniers et lui a fait subir des pertes telles que le drapeau du 49e régiment d'infanterie allemande a été relevé devant nos lignes au milieu des morts et des blessés. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 3 janvier 1919. )

106e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 23 janvier 1919 - Page 893

1° A enlevé brillamment la pointe ouest d'une crête, transformée par l'ennemi en véritable forteresse ; ayant dû l'évacuer à la suite d'un bombardement d'artillerie lourde des plus violents et ininterrompu pendant douze heures, s'en est emparé à nouveau par une vigoureuse contre-attaque menée à la baïonnette, résistant ensuite victorieusement à une série de contre-attaques ennemies. — ( Ordre n° 137 du 7 mars 1915. )

2° Les 16, 17 et 18 avril 1917, sous l'habile et énergique impulsion du lieutenant-colonel Gastinel, a pris d'assaut une colline puissamment organisée ainsi que toute une série de points d'appui, opiniâtrement défendus, refoulant l'ennemi sur sa troisième position et ouvrant largement la voie aux corps voisins. A capturé, pendant ces trois jours de lutte acharnée, 600 prisonniers, 30 canons, 12 mitrailleuses, 7 minenwerfer de gros calibre et un important matériel. — ( Ordre du 12 mai 1917. )

3° Chargé d'accomplir une mission dans des circonstances particulièrement délicates, a réussi, après onze jours de luttes incessantes, du 14 au 20 octobre 1918, malgré des fatigues considérables et de lourdes pertes, à bousculer dans un élan de suprême énergie et à faire battre en retraite un ennemi puissamment fortifié, constamment renforcé, en lui infligeant de grosses pertes et en capturant plus de 110 hommes et 4 officiers. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1918. )

4° Sous la conduite de son chef, le lieutenant-colonel Pintiaux, a participé, du 11 août au 7 septembre, à la poursuite des armées allemandes, sur une profondeur de 50 kilomètres, dont 28 à l'avant-garde, attaquant et manœuvrant avec autant d'énergie que d'habileté toutes les résistances, progressant opiniâtrement malgré l'extrême fatigue, les bombardements les plus violents d'obus toxiques et les barrages de mitrailleuses, a libéré de nombreux villages, fait 113 prisonniers et pris à l'ennemi 22 mitrailleuses, 2 minenwerfer, un obusier, 40 caissons de munitions, et un matériel de guerre considérable. — ( Ordre du 21 décembre 1918. )

109e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 23 août 1918 - Page 7420

1° Le 109e régiment d'infanterie qui, sous le commandement du lieutenant-colonel Delestre, blessé le second jour, a donné le plus magnifique exemple d'allant, d'héroïsme et de ténacité, combattant victorieusement à l'avant-garde de la brigade pendant cinq jours, faisant tomber d'un seul élan les formidables défenses accumulées par l'ennemi devant Souchez et qui, malgré des pertes, s'est élancé le soir du cinquième jour, sous le commandement du commandant Boreau de Roince, dans un ouvrage formant réduit de la défense ennemie au cri de « Vengeons nos morts ! » — ( Ordre n° 111 du 30 septembre 1915. )

2° Le 109e régiment d'infanterie, sous l'habile et ardente impulsion de ses chefs, le lieutenant-colonel Boreau de Roince, puis le lieutenant-colonel Randier, s'est, au cours de la période du 7 septembre au 15 octobre 1916, montré digne de sa glorieuse tradition. Les 15, 16, 17 et 16 septembre, alliant une ardeur opiniâtre à une habileté manœuvrière remarquable, a réalisé pied à pied l'encerclement du parc et du village de Deniécourt. Malgré les fatigues et les intempéries, a immédiatement préparé de nouvelles attaques et, le 10 octobre 1916, malgré de violents tirs de barrage, dépassant tous ses objectifs, a enlevé de haute lutte, une partie du village d'Ablaincourt, d'où l'ennemi n'a pu le déloger, malgré de violentes contre-attaques. A fait plus de 400 prisonniers, pris un nombreux matériel, parmi lequel deux canons de campagne. — ( Ordre du 19 novembre 1916. )

3° Régiment animé au plus haut point de l'esprit de devoir et de sacrifice. Le 23 octobre 1917, sous le commandement du lieutenant-colonel Randier, a pu, après une lutte acharnée, et avec un élan et une bravoure dignes des plus grands éloges, atteindre successivement tous ses objectifs, capturant deux cents prisonniers, trente-trois canons, dont quinze lourds et un grand nombre de mitrailleuses et d'engins de tranchées. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1917. — Ordre du 13 novembre 1917. )

4° Régiment qui, dans les combats de ... s'est montré digne de sa glorieuse réputation par son courage inlassable, son abnégation et son esprit de sacrifice. Sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel Randier, a pu, malgré les pertes, arrêter la ruée ennemie sur des ponts, permettant ainsi aux autres corps de la division d'organiser la défense pied à pied et barrer l'accès d'une rivière aux Allemands. Pendant cinq jours de combats acharnés, et malgré une pression ennemie formidable, a rempli sa mission avec le plus pur héroïsme. A fait preuve également, lors de la dernière ruée allemande, d'une abnégation hors de pair, arrêtant net l'ennemi et lui infligeant les pertes les plus élevées. A repris de haute lutte, les jours suivants, à la suite de combats opiniâtres, la plus grande partie du terrain cédé volontairement pour des raisons tactiques, faisant de nombreux prisonniers et s'emparant de mitrailleuses et de matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 août 1918. )

110e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8692

1° Au contact de l'ennemi pendant trente jours, a constamment suivi l'impulsion de ses chefs, le colonel Levi, commandant la brigade et le colonel Buffet, commandant le régiment. S'est ainsi avancé jusqu'au pied des retranchements ennemis contre lesquels il a mené une attaque vigoureuse. — ( Ordre du 19 octobre 1914. )

2° Sous l'ardente impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Lehagre, s'est emparé, dans une série de combats menés sans interruption, du 12 au 25 septembre 1916, de tout un ensemble de points d'appui fortement organisés. Enfin, dans la nuit du 25 au 28 septembre, a parachevé l'encerclement de la position ennemie et s'est emparé de toute la partie Sud-Est, faisant preuve jusqu'au bout, malgré les pertes subies, d'un mordant et d'une vigueur admirables. A fait 770 prisonniers et capturé un matériel de guerre considérable. — ( Ordre du 21 octobre 1916. )

3° Régiment d'élite, fidèle à son glorieux passé, qui a participé joyeusement à l'offensive du 9 octobre 1917. Sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel Rollet, a établi, en quelques instants, sous le feu de l'ennemi, des passages de fortune sur un ruisseau très marécageux, qui le séparait de celui-ci et qui constituait un obstacle très sérieux dès sa base de départ. S'est emparé de tous ses objectifs, réduisant à la grenade de nombreux points de résistance énergiquement défendus. S'est cramponné sur le terrain conquis, qu'il a rapidement organisé, malgré de furieuses contre-attaques de l'ennemi. A capturé quatre officiers, deux cents prisonniers, quatorze mitrailleuses, trois canons de tranchée et un nombreux matériel. — ( Ordre du 8 décembre 1917. )

4° Régiment au brillant passé. Lancé dans la bataille défensive de fin mai 1918, a puissamment contribué à l'arrêt de l'ennemi, n'a cessé de le harceler dans un secteur défensif très actif, lui reprenant des positions importantes. Puis, malgré les fatigues causées par deux mois de luttes continues, a pris une part des plus brillantes, sous le commandement du colonel Paillot, à l'offensive du ..., s'est emparé de tous ses objectifs ( trois villages, dont une localité très importante ), âprement défendus pied à pied par un ennemi tenace. A fait une avance de vingt et un kilomètres en profondeur, capturant 234 prisonniers, 21 canons, 60 mitrailleuses avec un très nombreux matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

112e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 384

1° Le 15 décembre 1916, sous l'énergique impulsion du lieutenant-colonel de Gail, a marché à l'ennemi dans un ordre parfait et, d'un élan irrésistible, a rompu ses lignes sur une profondeur d'un kilomètre, s'emparant d'un village fortement occupé et capturant près de cinq cents prisonniers, six mitrailleuses et cinq canons de tranchées ou lance-bombes. — ( Ordre n° 573 du 5 janvier 1917. )

2° Exalté par son ardent chef de corps, le lieutenant-colonel de Gail, a, le 20 août 1917, brillamment atteint tous ses objectifs sur le Talou, malgré la résistance désespérée de l'ennemi dans des ouvrages imparfaitement démolis, sans se soucier de ses pertes. Ensuite, pendant plusieurs jours, a, non seulement conservé et organisé le terrain conquis, mais encore harcelé sans cesse l'ennemi par des patrouilles audacieuses, montrant une constance et une ténacité égales à son enthousiasme et à son élan. Régiment superbe d'allure et de bravoure. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

3° Régiment d'un allant et d'un mordant légendaires. Pendant les journées du 9 au 12 août 1918 et du 21 août au 1er septembre, sous le commandement du colonel de France, chef de corps remarquable par son courage calme et son esprit de décision, s'est montré digne des glorieuses traditions qui lui ont inspiré le plus bel esprit de corps et la plus généreuse émulation. Le 9 août, étant en deuxième ligne, a prêté un appui spontané aux régiments de première ligne. Le 10 et le 11, a poursuivi ses attaques avec une vigueur remarquable, refoulant l'ennemi et prenant pied, après une progression de plus de quatre kilomètres, dans les anciennes positions allemandes à l'ouest de Roye, particulièrement puissantes et où l'ennemi avait concentré ses réserves. S'est trouvé encore capable, malgré des pertes sensibles, d'un nouvel effort soutenu et prolongé, enlevant, le 26 août, un village puissamment fortifié, dont la chute entraîna le repli de tout le front allemand, talonnant ensuite l'ennemi pendant près de quinze kilomètres, le chassant de ses positions successives, et traversant finalement, le 31 août, une importante ligne de défense que l'ennemi défendait avec acharnement. A capturé pendant cette période : 10 officiers dont 1 chef de bataillon, plus de 450 hommes, 60 mitrailleuses, 11 canons, 4 minenwerfer et un matériel considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

4° Superbe troupe d'attaque. Sous le commandement du colonel de France, chef éclairé, homme de devoir accompli, doué d'un sang-froid imperturbable, toujours au contact immédiat de ses unités de première ligne, vient le 17 et le 18 octobre 1918, de remporter un succès complet et décisif. Par la précision et la fougue avec lesquelles il a exécuté une manœuvre de longue haleine et particulièrement délicate, a tourné et enlevé presque sans coup férir un gros village soigneusement fortifié, surpris et annihilé la très nombreuse garnison de cet important centre de résistance, faisant en quelques minutes un nombre de prisonniers égal à son effectif combattant, puis a débordé, encerclé et nettoyé un vaste massif boisé, réalisant en deux jours de combats soutenus, dans un terrain difficile, une progression de 8 kilomètres, qui a provoqué le repli de l'ennemi sur un large front et libérant ainsi une vaste étendue de territoire français. A capturé plus de 900 prisonniers dont 27 officiers, 2 batteries d'artillerie, plus de 100 mitrailleuses, un grand nombre de minenwerfer et une quantité considérable d'armes, de munitions et de matériel de toute nature. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1918. )

116e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 12 janvier 1919 - Page 420

1° La 22e division d'infanterie, comprenant le 116e régiment d'infanterie et les ..., a, le 25 septembre 1915, sous la vigoureuse impulsion de son chef, le général Bouyssou, enlevé, dans un superbe élan, les positions ennemies fortement organisées sur une profondeur de quatre kilomètres, en s'emparant de plusieurs batteries. Pendant deux semaines, au prix d'efforts soutenus et énergiques, n'a cessé de lutter contre l'ennemi qui se défendait pied à pied, le refoulant sans cesse et faisant chaque jour de nombreux prisonniers. — ( Ordre du 25 octobre 1915. )

2° Beau régiment, plein d'élan, d'un mordant remarquable. Sous l'impulsion énergique de son chef, le colonel Arnoux, a, pendant quatre jours, sans répit, malgré sa fatigue, ses pertes, la vive résistance et les réactions violentes de l'ennemi, poursuivi la conquête de ses objectifs avec une ténacité admirable ; les a atteints et s'y est maintenu. A fait plus de quatre cents prisonniers et s'est emparé d'une trentaine de mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 2 juillet 1918. )

3° Superbe régiment, admirable par sa bravoure et son endurance. Au cours de cinq journées de bataille, du 29 septembre au 3 octobre 1918, sous les ordres du colonel Zopff, a montré, une fois de plus, qu'il était digne de sa brillante réputation et de l'entière confiance témoignée à son égard par le commandement. A enlevé, dans un superbe élan les positions ennemies puissamment organisées et opiniâtrement défendues, échelonnées sur une profondeur de 3 kilomètres, montrant les plus belles qualités militaires, toujours prêt à se dépenser dans une entière camaraderie de combat. A atteint tous les objectifs assignés, capturant, dans une avance superbe quatre cent vingt-cinq prisonniers dont onze officiers, une cinquantaine de mitrailleuses, une batterie de 77 enlevée de haute lutte et un important matériel. A, malgré ses pertes et ses fatigues, repoussé de nombreuses et violentes contre-attaques, infligeant de lourdes pertes à l'ennemi et maintenant intégralement les positions conquises. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

4° Le 25 octobre 1918, sous les ordres du colonel Zopff, s'est élancé à l'assaut du village fortement organisé de Saint-Quentin-le-Petit et des tranchées avoisinantes de la position Hunding. Sous un feu intense de mitrailleuses et un barrage nourri d'artillerie, a traversé plusieurs réseaux de fil de fer et conquis, maison par maison, le village de Saint-Quentin-le-Petit, malgré une résistance acharnée de l'ennemi. A capturé cent cinquante prisonniers, une cinquantaine de mitrailleuses, un canon de 77 antitanks. Malgré les fatigues des journées précédentes, les pertes éprouvées, les efforts répétés de l'adversaire pour lui reprendre sa conquête, s'est maintenu victorieusement sur la position conquise. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

123e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 1er mai 1919 - Page 4519

1° Sous les ordres du commandant Nodiom, appelé la veille de l'attaque au commandement du régiment, a pris un secteur en plein combat ; l'a nettement élargi et amélioré. Après avoir victorieusement résisté, du 21 avril au 4 mai, à de multiples contre-attaques, est passé le 5 à l'offensive et a brillamment enlevé les objectifs assignés, réduisant un à un tous les centres de résistance. A, en collaboration avec un régiment voisin, fait plus de 800 prisonniers et capturé un nombreux matériel de guerre, dont 14 mitrailleuses, 8 minenwerfer et 6 canons de tranchées. — ( Ordre du 26 mai 1917. )

2° Régiment connu par son entrain superbe et sa magnifique tenue au feu. Intervenant dans la bataille dans la soirée du 25 mars 1918, a, sous les ordres du commandant Nodiom, puis du lieutenant-colonel Rouchon, soutenu de jour et de nuit, jusqu'au 30 mars, une lutte héroïque pour empêcher toute infiltration et tout débordement d'un ennemi supérieur en nombre, dont la progression fut ainsi arrêtée, malgré ses puissantes attaques renouvelées sans cesse. Le 30 avril 1918, chargé de la défense d'un point important du front, a soutenu avec la plus belle énergie une violente attaque allemande à gros effectifs, menée en partie par des troupes d'assaut spéciales, précédée par un bombardement d'une extrême intensité par obus toxiques et appuyée par une puissante artillerie. A, par une brillante contre-attaque, repoussé l'ennemi, lui faisant subir de lourdes pertes dans un combat corps à corps de plusieurs heures, capturant des prisonniers, huit mitrailleuses et maintenant intégralement ses positions. — ( Ordre du 4 juin 1918. )

3° Régiment manœuvrier et plein d'ardeur. Sous les ordres du lieutenant-colonel Rouchon, après avoir, les 17 et 18 octobre 1918, forcé le passage d'un cours d'eau marécageux dans des conditions particulièrement difficiles, a mené la poursuite avec vigueur et ténacité. Le 24 octobre, franchissant à la cisaille de forts réseaux barbelés, sous un feu intense des mitrailleuses et de l'artillerie, a réussi, dans un assaut brillant allant jusqu'au corps à corps, à enlever une position fortement défendue, puis, par des attaques répétées, a bousculer l'ennemi sur une profondeur de plus de 3 kilomètres, capturant 450 prisonniers, près de 100 mitrailleuses, un canon de 77 antitank et une grande quantité de fusils, de munitions et de matériel. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

4° Sous les ordres du lieutenant-colonel Rouchon, a, du 25 août au 15 septembre 1918, chassé l'ennemi sur 30 kilomètres de profondeur, fait 172 prisonniers et pris un nombreux matériel. Grâce à son élan et à son moral élevé, a supporté vaillamment les pertes et les fatigues imposées, tant par les combats journaliers victorieusement soutenus, que par la marche en un pays complètement dévasté par l'ennemi en retraite. — ( Ordre du 11 mars 1919. )

125e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 12 janvier 1919 - Page 420

1° Le 7 mai 1916, sous le commandement du lieutenant-colonel Oudry, après avoir supporté un bombardement d'une violence inouïe, a rejeté, par une vigoureuse contre-attaque, l'attaque d'un ennemi supérieur en nombre, lui faisant plus de cent prisonniers. — ( Ordre du 25 octobre 1915. )

2° Sous les ordres du lieutenant-colonel Maurel, a, le 9 mai 1918, attaqué après une courte et violente préparation d'artillerie, une position fortement tenue et très solidement organisée. S'est élancé à l'assaut avec une ardeur telle que les organisations ennemies furent débordées et les mitrailleuses capturées avant d'avoir pu entrer en action. A atteint en vingt minutes tous les objectifs qui lui étaient assignés, les a organisés immédiatement et les a conservés malgré trois contre-attaques. A capturé au cours de cette affaire deux cent quatre-vingt-dix prisonniers, dont cinq officiers, vingt-cinq mitrailleuses, sept minenwerfer et un important matériel. — ( Ordre du 9 juin 1918. )

3° Sous le commandement du lieutenant-colonel Maurel, a, les 8 et 9 août 1918, réussi à forger le passage d'une rivière malgré la défense formidable que l'ennemi avait accumulée pour en interdire l'accès, et à s'emparer d'un village fortement organisé. Poursuivant ses succès les 10 et 11 août, a rompu la résistance de l'ennemi et progressé de 12 kilomètres, faisant près de trois cents prisonniers, capturant de nombreuses mitrailleuses et un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

4° Superbe régiment qui, depuis le début de la guerre, s'est couvert de gloire en Belgique, en Artois, sur la Somme et à Verdun. En septembre 1918, il enlève successivement le passage du canal du Nord, celui de la Somme, s'empare de Ham, force le passage du canal de Saint-Quentin à Tugny. Enfin le 4 novembre, dans une action d'une vigueur et d'une rapidité admirables, il enlève le passage du canal de la Sambre à Hannapes et en moins de quarante-huit heures réalise une avance de plus de 18 kilomètres, en faisant cinq cents prisonniers dont quinze officiers, capturant un important matériel parmi lequel quatorze canons dont sept lourds, vingt mitrailleuses lourdes et cinq minenwerfer. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 27 novembre 1918. )

128e RÉGIMENT D'INFANTERIE
( 5e brigade d'infanterie )
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 386

1° Avec le 272e régiment d'infanterie, sous les ordres de son chef, le colonel Nerel, s'est porté vigoureusement à l'attaque d'un village fortifié et d'une crête fortement tenue par l'ennemi ; a conquis d'un seul élan les positions, où elle s'est maintenue et organisée, malgré les contre-attaques ennemies et un violent bombardement d'obus de gros calibre et asphyxiants. — ( Ordre du 21 octobre 1915. )

2° Régiment qui a toujours eu une très belle attitude au feu. Après s'être distingué à Verdun en octobre 1917, à la cote 304, vient encore sous le commandement énergique du lieutenant-colonel Berthoin, de se faire remarquer à l'attaque du 20 février 1918. Après avoir franchi comme à la parade les 1,100 mètres qui séparaient les lignes, a abordé les tranchées allemandes dans un élan magnifique, sur un front de 1,300 mètres et pénétré d'un kilomètre à l'intérieur. Est revenu après avoir détruit et bouleversé les organisations et les abris, ramenant 215 prisonniers dont 3 officiers et plusieurs mitrailleuses. — ( Ordre du 15 mai 1918. )

3° Régiment d'une solidité à toute épreuve, a toujours rempli jusqu'au bout et souvent au delà les missions qui lui étaient confiées. A, sous l'énergique commandement de son chef, le lieutenant-colonel Berthoin, pris une part brillante à l'offensive de juillet 1918. S'est emparé notamment de la forêt de Pringy, de la butte de Chalmont et, par sa ténacité et son esprit de sacrifice devant la Râperie, contraint l'ennemi à abandonner Saponay et à ouvrir le passage sur la Vesle. A combattu pendant quinze jours sans répit, progressant de plus de 25 kilomètres, s'emparant de nombreux prisonniers et d'un matériel considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

4° Le 14 octobre 1918, sous le commandement provisoire du commandant Dagalier, a marché droit sur son objectif, sans s'inquiéter de ses flancs. A, par cette manœuvre hardie, débordé les résistances locales, pénétré profondément dans les lignes ennemies et atteint d'un seul élan les batteries adverses qu'il a capturées et désorganisées. A ainsi rempli complètement sa mission et, en enlevant Roulers, a grandement contribué au repli général de l'adversaire. Les 15, 16 et 17 octobre, a continué ardemment la poursuite jusqu'au sud de Thielt, réalisant une avance considérable de 16 kilomètres, prenant 9 canons, un matériel considérable, faisant 400 prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 17 novembre 1918. )

133e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 387

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Baudrand, ce régiment, dont deux bataillons, trois semaines auparavant, avaient été cités à l'ordre de l'armée, pour avoir enlevé une position puissamment fortifiée sur une autre partie du front, a renouvelé cet exploit à la Fontenelle. Entraîné par son ardeur, il est parti avant la fin de la préparation d'artillerie, est arrivé sur les premières tranchées ennemies avec les derniers obus français, a enlevé une position comprenant plusieurs lignes de tranchées et de casemates. A fait prisonniers près de neuf cents Allemands, dont vingt et un officiers, s'est emparé d'un butin, considérable ( canons, mitrailleuses, lance-bombes, fusils, etc. ). S'est installé sur la position conquise et y a défié tous les assauts. — ( Ordre n° 37 du 12 juillet 1915. )

2° Les 16 et 18 avril 1917, sous le commandement du lieutenant-colonel Baudrand, a enlevé, avec un enthousiasme superbe, une position puissamment fortifiée, un village solidement organisé et a franchi un canal, malgré des feux violents de mitrailleuses de front et d'écharpe, atteignant ainsi tout l'objectif qui lui était assigné et capturant plus de mille prisonniers, dont douze officiers, quinze mitrailleuses, un minenwerfer et un matériel considérable. — ( Ordre du 1er mai 1917. )

3° Le 133e régiment d'infanterie, sous le commandement du lieutenant-colonel Kiffer, s'est porté, le 18 juillet 1918, à l'attaque, dans un élan irrésistible et dès le premier jour de la bataille, a réalisé une avance de 4 kilomètres, enlevé deux villages solidement tenus par l'ennemi, pris 22 canons et plus de 200 prisonniers. Les jours suivants, en dépit des fatigues et des pertes, il a maintenu tout le terrain conquis avec une énergie et une ténacité inlassables, et, reprenant l'attaque, brisant toutes les résistances rencontrées, a fait au total une progression de 14 kilomètres, capturant 350 prisonniers, 22 canons dont 4 gros minenwerfer, 100 mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 août 1918. )

4° Régiment d'élite qui, sous les ordres du lieutenant-colonel Kiffer, a attaqué quinze fois, durant un seul mois d'opérations offensives. Après plusieurs marches de nuit pénibles, a enlevé d'assaut et conservé de haute lutte une position fortement organisée, capturant cent vingt prisonniers et de nombreuses mitrailleuses. Malgré une âpre résistance, a forcé le passage d'une rivière et contraint l'adversaire au repli. Au terme de la poursuite, a harcelé, d'attaques quotidiennes, l'ennemi fixé sur une nouvelle position, lui enlevant l'un après l'autre des centres de résistance puissamment défendues, avec l'élan le plus intrépide et la plus admirable ténacité. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 23 novembre 1918. )

146e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 25 juin 1918 - Page 5471

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 20e corps d'armée comprenant le 146e régiment et les ... : Pendant les journées des 26 et 27 septembre 1914, sur toutes les parties du front où il a été employé, le 20e corps a toujours su progresser et entraîner la progression de ses voisins. Le 28, il a résisté aux attaques les plus furieuses et il a trouvé dans son ardeur, assez de ressources pour passer à son tour, à l'offensive, le 29 au matin. Le général commandant l'armée, est heureux de féliciter le 20e corps. Dans l'Ouest, comme précédemment dans l'Est, ce corps ne cesse de montrer les plus hautes qualités manœuvrières, une endurance qui ne se dément pas, une vigueur et un entrain que rien ne saurait abattre. — ( Ordre du 29 septembre 1914. )

2° Arrivant à la rescousse sur un terrain nouveau, dans une situation très confuse, s'est immédiatement lancé à l'attaque sous la conduite de son chef le lieutenant-colonel Jean-Pierre, et, par cette offensive hardie, a arrêté net les progrès de l'ennemi, l'a fixé, et pendant quatorze jours, jusqu'à ce qu'il ait été relevé, a résisté à toutes les attaques, sans perdre un pouce de terrain, et malgré le plus violent des bombardements. — ( Ordre n° 33 du 19 mars 1916. )

3° S'est déjà distingué sur la Somme, où, engagé en pleine bataille, du 1er au 10 juillet 1916, il a brillamment enlevé le bois Favière, le 1er juillet, le village d'Hardecourt, le 8 juillet, et repoussé toutes les contre-attaques, capturant quatre cents prisonniers et dix mitrailleuses. Vient, à nouveau, sous le commandement du lieutenant-colonel de la Rupelle, de s'affirmer régiment d'élite en s'emparant de haute lutte, le 16 avril 1917, d'un village solidement organisé, en enlevant à l'ennemi deux canons, des mitrailleuses et de nombreux prisonniers. — ( Ordre du 4 mai 1917. )

4° Sous le commandement de son chef, le lieutenant-colonel Grasset, modèle de beau soldat, énergique et brave, a pris part à la bataille. A victorieusement repoussé une violente attaque allemande engagée avec des forces considérables ; a livré de furieux combats dans les éléments de tranchée où l'ennemi avait pénétré, a réussi à l'en chasser par des contre-attaques vigoureusement conduites, lui infligeant des pertes terribles. A ensuite enlevé brillamment un point d'appui fortement organisé et dont la possession était de la plus haute importance pour assurer la sécurité de nos positions. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 juin 1918. )

149e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 28 novembre 1918 - Page 10268

1° Le général commandant la 9e armée cite à l'ordre de l'armée le 149e régiment d'infanterie qui, après s'être emparé du village de Souain, dans la nuit du 13 au 14 septembre, a dû l'abandonner, à la suite d'un violent bombardement, dans la matinée du 14 ; s'en est emparé à nouveau dans la soirée du 15 et, depuis ce temps, s'y maintient et en assure la possession, malgré toutes les attaques d'infanterie qu'il a eu à repousser et le bombardement d'une extrême violence qu'il n'a cessé de subir. Ce régiment a, en particulier, le 19 septembre, repoussé une attaque d'une brigade allemande qui avait réussi à pénétrer dans la partie est du village, en infligeant à l'ennemi de grosses pertes et en faisant cent soixante prisonniers. Il a dû, par sa ténacité et sa remarquable endurance, non seulement se maintenir dans le village à peu près complètement détruit, mais prendre pied dans les tranchées au nord de la localité, en assurant ainsi à l'armée ce point d'appui très important, objet des attaques incessantes de l'adversaire. — ( Ordre n° 18 du 30 septembre 1914. )

2° Régiment d'avant-garde ayant un long passé de gloire. Sous les ordres du colonel Boigues, s'est distingué une fois de plus, le 23 octobre 1917, en s'emparant, dans un élan irrésistible, de positions puissamment organisées sur plus de trois kilomètres de profondeur. Malgré de lourdes pertes en officiers, a mené le combat jusqu'au bout avec la même ardeur, la même cohésion, brisant toutes les résistances et atteignant tous les objectifs assignés. A fait 700 prisonniers et capturé 19 canons, dont 10 lourds, 54 mitrailleuses et une grande quantité de matériel. — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

3° Amené en camions dans un secteur qui venait d'être rompu par l'ennemi, a, sous les ordres du lieutenant-colonel Vivier, été engagé aussitôt débarqué. Puis, pendant huit jours et sept nuits, s'est battu sans arrêt, sans aucune défaillance, et a ainsi contribué à briser la progression d'un ennemi supérieur en nombre. Conduit par un chef énergique qui n'a cessé de maintenir son poste de commandement aux endroits les plus exposés, entraîné par un corps d'officiers d'élite, dont les lourdes pertes montrent l'héroïque dévouement, a su non seulement tenir dans les situations les plus critiques, mais rétablir le front par ses contre-attaques. En particulier, a reconquis des batteries françaises momentanément abandonnées. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 juillet 1918. )

4° Régiment d'élite, solide comme le roc, fidèle à sa devise « Résiste et mords », témoigne, en toutes circonstances, de l'ardeur qui l'anime, montrant autant de ferme opiniâtreté dans la résistance que de fougue dans l'offensive. Le 15 juillet 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Vivier, soumis à un bombardement d'une violence inouïe, a repoussé des attaques répétées, appuyées par des chars d'assauts. A maintenu l'intégrité de ses positions. Dissociant les vagues ennemies, contre-attaquant sans relâche, ramenant des prisonniers et du matériel, a dominé constamment un ennemi supérieur en nombre. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

150e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 8 septembre 1918 - Page 7877

1° La 40e division d'infanterie, sous la vigoureuse impulsion de son chef, le général Leconte, remarquablement secondé par les colonels Poignon et Dillemann, commandant les brigades : A, du 16 mars au 6 avril 1916, organisé avec méthode et défendu avec acharnement un terrain particulièrement visé par l'ennemi dont toutes les attaques ont été brisées. Du 15 avril au 4 mai, prenant à son tour l'initiative des attaques, malgré les bombardements quotidiens d'une extrême violence et les retours offensifs furieux des Allemands, la division a progressivement conquis plus de 1,500 mètres de tranchées et infligé de lourdes pertes à l'ennemi. Elle a ainsi attaché d'une manière impérissable les noms du Mort-Homme et de Cumières aux drapeaux des 150e et ...e régiments d'infanterie qui avaient déjà bien mérité de la patrie par leur belle défense de l'Argonne et leur vigoureuse offensive en Champagne. — ( Ordre n° 174 du 16 mai 1916. )

2° Le 16 avril 1917, sous le commandement du lieutenant-colonel Rollet, s'est élancé avec un enthousiasme superbe et une farouche énergie à l'attaque du mont Sapigneul et a atteint, d'un seul bond, la troisième ligne ennemie. Fortement éprouvé par un feu terrible d'artillerie et de mitrailleuses, a résisté toute la journée à de furieuses contre-attaques, montrant une ardeur et une ténacité admirables, accomplissant des prodiges de valeur. Ne s'est replié que le soir, après avoir perdu son lieutenant-colonel, ses trois chefs de bataillon, la majeure partie de ses cadres et plus de la moitié de son effectif. — ( Ordre n° 5778 du 8 octobre 1917. )

3° Magnifique régiment, animé du plus haut sentiment du devoir et du sacrifice. Après avoir tenu, dans des conditions souvent pénibles, un secteur important du front, a été jeté en pleine bataille, avec mission d'arrêter coûte que coûte l'avance ennemie. Sous les ordres du lieutenant-colonel Voinier, a résisté pendant une semaine, sans faiblir, dans des combats très rudes, allant souvent jusqu'au corps à corps, à l'assaut de forces supérieures, et a conservé ses positions, infligeant à l'ennemi de lourdes pertes et lui faisant des prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

4° Régiment d'élite. A fait preuve des plus belles qualités d'énergie et d'endurance, en travaillant sans trêve pendant quarante-cinq jours sous le bombardement, à l'organisation des positions devant lesquelles il avait arrêté l'offensive ennemie précédente. Sous le commandement du lieutenant-colonel Voinier, malgré son état de fatigue, a combattu héroïquement avec une ténacité inébranlable et en donnant l'exemple du plus bel esprit de sacrifice, contre un adversaire de beaucoup supérieur en nombre, qu'il a arrêté net sur les positions à lui confiées, sans en céder la moindre parcelle, infligeant à l'ennemi des pertes considérables. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 août 1918. )

151e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 janvier 1919 - Page 731

1° Mentionné dans la citation suivante de la 42e division : division d'élite qui a pris la part la plus glorieuse à toutes les opérations les plus importantes de cette campagne : la Marne, l'Yser, l'Argonne, la Champagne, Verdun : sous la direction énergique du général Deville, vient de donner ( en septembre 1916 ) de nouvelles preuves de son esprit d'offensive et de ses brillantes qualités manœuvrières sur la Somme en enlevant des positions fortement organisées et âprement défendues. Le 151e régiment d'infanterie et les ..., se sont ainsi acquis de nouveaux titres de gloire. — ( Ordre général n° 436 du 11 janvier 1917. )

2° Régiment d'élite qui vient d'affirmer à nouveau sa réputation au cours des récents combats ; le 16 avril 1917, sous les ordres d'un chef brave et énergique, le lieutenant-colonel Moisson, s'est porté, dans un ordre parfait, à l'assaut de tranchées ennemies puissamment fortifiées. A enlevé les premières et deuxièmes positions, puis a progressé au delà, évoluant, comme à la manœuvre, sous le feu des mitrailleuses et des barrages d'artillerie lourde. A brisé net de puissantes contre-attaques et s'est maintenu sur le terrain conquis, sous un bombardement d'une violence extrême. A fait de nombreux prisonniers, pris des canons et des mitrailleuses. — ( Ordre du 1er juin 1917. )

3° Au cours des combats très durs soutenus, du 28 au 31 août 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Perchenet, a franchi de vive force une rivière dans la traversée d'une ville, malgré la défense organisée de la rive nord et la présence de nombreux nids de mitrailleuses placés dans les maisons. A conquis, pied à pied et maison par maison, le faubourg nord de la ville, s'emparant, par trois jours de luttes acharnées, de la base de départ nécessaire pour les attaques ultérieures et la conservant en dépit de cinq contre-attaques ennemies. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

4° Régiment ayant une très belle tenue au feu. Sous le commandement du lieutenant-colonel Perchenet, a enrayée l'avance de l'ennemi et a contribué, par sa résistance opiniâtre à briser les efforts allemands. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 24 décembre 1918. )

154e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 28 novembre 1918 - Page 10268

1° La 40e division d'infanterie, sous la vigoureuse impulsion de son chef le général Leconte, remarquablement secondé par les colonels Poignon et Dillemann, commandant les brigades : A, du 16 mars au 5 avril 1916, organisé avec méthode et défendu avec acharnement un terrain particulièrement visé par l'ennemi dont toutes les attaques ont été brisées. Du 15 avril au 4 mai, prenant à son tour l'initiative des attaques, malgré les bombardements quotidiens d'une extrême violence et les retours offensifs furieux des Allemands, la division a progressivement conquis plus de 1,500 mètres de tranchées et infligé de lourdes pertes à l'ennemi. Elle a ainsi attaché d'une manière impérissable les noms du Mort-Homme et de Cumières, aux drapeaux des 154e et ...e régiments d'infanterie qui avaient déjà bien mérité de la patrie, par leur belle défense de l'Argonne et leur vigoureuse offensive en Champagne. — ( Ordre général n° 174 du 16 mai 1916. )

2° S'est distingué depuis le début de la campagne sur les nombreux champs de bataille où il a été engagé et, en dernier lieu, sur l'Aisne, du 16 avril au 10 mai 1917. Le 20 août 1917, au cours de la bataille devant Verdun, sous l'énergique direction du lieutenant-colonel Ardisson, s'est porté à l'attaque avec un élan admirable, et, surmontant les difficultés du terrain, a enlevé des tranchées et ouvrages fortement organisés couvrant tous ses objectifs. Le 26 août, après avoir été soumis pendant six jours à un violent bombardement, a enlevé brillamment de nouvelles positions allemandes. A capturé de nombreux prisonniers, ainsi qu'un important matériel. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

3° Fidèle à ses traditions, a fait preuve, une fois de plus, le 11 juin 1918, sous l'ardente impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Ardisson, des plus belles qualités militaires : bravoure, entrain, mépris du danger, ainsi que d'une habileté manœuvrière qui lui a permis d'obtenir les plus beaux résultats. Entraîné par son chef de corps, puis, après la blessure de ce dernier, par le commandant Pascal, le régiment a enlevé deux fermes, un bois, progressé sur 3 kilomètres, fait 150 prisonniers, pris 14 canons lourds, 17 mitrailleuses, 2 lance-bombes, un important matériel et une grande quantité de munitions, ajoutant ainsi à un passé exceptionnellement brillant une nouvelle page de gloire. — ( Décision du général commandant en chef, du 14 juillet 1918. )

4° Magnifique régiment qui, après s'être déjà illustré précédemment, vient, sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Viard, de conquérir de nouveaux titres de gloire les 10, 16 et 17 août 1918. A enlevé, dans un élan irrésistible, plusieurs positions très fortifiées, poursuivi l'ennemi en brisant toutes les résistances et pénétré profondément dans ses lignes. A ainsi réalisé, après quinze heures de combat, une avance de douze kilomètres de profondeur, capturant 163 prisonniers, dont 8 officiers, 6 obusiers de 150, 4 canons de 105, 4 de 77, 29 mitrailleuses, 3 minenwerfer, un important matériel et une rame de wagons de munitions et de minenwerfer. — ( Décision du général commandant en chef, du 11 septembre 1918. )

155e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10877

1° La 40e division d'infanterie ; sous la vigoureuse impulsion de son chef, le général Leconte, remarquablement secondé par les colonels Poignon et Dillemann, commandant les brigades : A, du 16 mars au 6 avril 1916, organisé avec méthode et défendu avec acharnement un terrain particulièrement visé par l'ennemi, dont toutes les attaques ont été brisées. Du 15 avril au 4 mai, prenant à son tour l'initiative des attaques, malgré les bombardements quotidiens d'une extrême violence et les retours offensifs furieux des Allemands, la division a progressivement conquis plus de 1,500 mètres de tranchées et infligé de lourdes pertes à l'ennemi. Elle a ainsi attaché d'une manière impérissable les noms du Mort-Homme et de Cumières aux drapeaux du 155e régiment d'infanterie et des ... qui avaient déjà bien mérité de la Patrie par leur belle défense de l'Argonne et leur vigoureuse offensive en Champagne. — ( Ordre général n° 174 du 16 mai 1916. )

2° S'est distingué depuis le début de la campagne sur les nombreux champs de bataille où il a été engagé et en dernier lieu sur l'Aisne, du 16 avril au 10 mai 1917. Le 28 août 1917, au cours de la bataille devant Verdun, entraîné par son chef, le lieutenant-colonel Etienne, est parti à l'assaut avec un entrain magnifique, a enlevé d'un seul bond les positions fortement organisées qui constituaient son objectif. Le 26 août 1917, malgré les pertes et les fatigues, après avoir subi pendant six jours un violent bombardement, s'est porté à l'assaut de nouvelles positions puissamment organisées qu'il a enlevées brillamment. A capturé de nombreux prisonniers ainsi qu'un important matériel. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

3° Régiment superbe qui, après s'être acquis de nombreux titres de gloire, vient de nouveau, sous le commandement de son chef le lieutenant-colonel Lequeux, de faire preuve des plus belles qualités offensives, les 10, 11, et 12 août 1918. Après avoir enlevé brillamment trois lignes successives de tranchées, capturant 300 prisonniers, un armement et un matériel considérables, a progressé sur une profondeur de 12 kilomètres dans les lignes ennemies, atteignant cinq objectifs successifs et s'emparant de six villages, malgré les tirs de barrage, les mitrailleuses et les contre-attaques de l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 11 septembre 1918. )

4° Sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Lequeux, a, dans la journée du 30 août 1918, ajouté un titre de gloire de plus à tous ceux qu'il avait précédemment conquis. Dans cette seule journée, il a attaqué et enlevé, malgré une résistance opiniâtre de l'ennemi, un village fortement organisé ; franchi de vive force le canal du Nord et s'est emparé d'un nouveau village, capturant 143 prisonniers appartenant à trois régiments différents, ainsi que plus de 40 mitrailleuses, un canon de 77, deux batteries de minenwerfer et un nombreux matériel. Il n'a cessé de tenir la tête du mouvement offensif et, une fois de plus, a fait preuve, en même temps que de remarquables qualités manœuvrières, de la plus intense ténacité dans l'effort et de la plus belle ardeur offensive. — ( Décision du général commandant en chef, du 7 octobre 1918. )

156e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 28 novembre 1918 - Page 10268

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 20e corps d'armée, comprenant le 156e régiment d'infanterie et les ... : Pendant les journées des 26 et 27 septembre 1914, sur toutes les parties du front où il a été employé, le 20e corps a toujours su progresser et entraîner la progression de ses voisins. Le 28, il a résisté aux attaques les plus furieuses et il a trouvé dans son ardeur assez de ressources pour passer à son tour à l'offensive, le 29 au matin. Le général commandant l'armée est heureux de féliciter le 20e corps. Dans l'Ouest, comme précédemment dans l'Est, ce corps ne cesse de montrer les plus hautes qualités manœuvrières, une endurance qui ne se dément pas, une vigueur et un entrain que rien ne saurait abattre. — ( Ordre du 29 septembre 1914. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : La 39e division d'infanterie ( 156e régiment d'infanterie et ... ) : Après s'être distinguée dans toutes les grandes opérations de la campagne, s'est très brillamment comportée en mai et en septembre 1915 ; vient de se montrer à nouveau, sous le commandement de son chef, le général Nourrisson, digne de son passé, en contribuant à arrêter l'offensive allemande, du 25 février au 12 mars, et cela sous un effroyable bombardement. A cédé, aux troupes qui l'ont relevée, une situation nettement définie. — ( Ordre du 4 avril 1916. )

3° A pris part à la bataille des monts de Flandre, en avril et mai 1918. Engagé de nuit sur un terrain difficile contre un ennemi fortement exalté par de récents succès, a réussi à arrêter sa progression en lui infligeant de lourdes pertes. A de nouveau, quelques jours après, contenu, en défendant le terrain pied à pied, un ennemi très supérieur en nombre qui s'acharnait à la conquête de nos positions. Bien qu'ayant subi des pertes sérieuses et quoique soumis à des bombardements continuels d'une violence extrême, a rejeté ensuite l'adversaire, par des contre-attaques furieuses et répétées, allant jusqu'aux corps à corps les plus acharnés, des parties essentielles de nos lignes dans lesquelles il avait réussi à pénétrer. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 juin 1918. )

4° Régiment d'élite, animé d'un ardent esprit offensif. Sous le commandement du lieutenant-colonel Guitry, a mené, du 21 au 27 juillet 1918, une poursuite vigoureuse contre un ennemi tenace, se défendant pied à pied, le talonnant sans répit, délogeant successivement ses arrière-gardes des positions d'arrêt, en terrain difficile et couvert, sur lesquelles elles voulaient résister. A réussi finalement à libérer une ville importante, à rejeter l'adversaire sur une profondeur de plus de quinze kilomètres, après lui avoir capturé des prisonniers, des mitrailleuses et un matériel de guerre considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

158e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 27 août 1918 - Page 7548

1° Régiment d'élite qui s'est toujours acquitté brillamment des tâches les plus dures. Les 4 et 6 septembre 1916, sous le commandement du lieutenant-colonel Guedeney, a enlevé d'un magnifique élan tous les objectifs qui lui avaient été assignés ; a maintenu les positions conquises avec une inébranlable ténacité jusqu'à la relève, repoussant les contre-attaques furieuses de l'ennemi, lui infligeant des pertes sanglantes et faisant près de 400 prisonniers. — ( Ordre n° 225 du 25 octobre 1916. )

2° Régiment qui s'est acquis au cours de la campagne une renommée particulière pour sa très grande énergie et sa belle vaillance. Le 23 octobre 1917, sous les ordres du lieutenant-colonel Lefort, a conquis dans une magnifique attaque tous les objectifs qui lui avaient été assignés, réalisant une progression de 3 kilomètres, capturant sept cents prisonniers, quinze pièces d'artillerie dont six lourdes, un grand nombre de mitrailleuses et du matériel. A complété son succès, le 25 octobre 1917, en réalisant une nouvelle progression de 1,500 mètres au cours de laquelle il a capturé, dans de vifs engagements, cent vingt prisonniers et plusieurs mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1917. )

3° Régiment d'élite. Engagé brusquement dans la bataille dans la nuit du ... pour arrêter l'ennemi qui venait de rompre un secteur de notre front, s'est battu sans arrêt pendant huit jours et sept nuits, contribuant ainsi à arrêter la progression d'un ennemi très supérieur en nombre. Sous les ordres du lieutenant-colonel Cazal, chef dont le calme et le sang-froid imposaient la confiance, entraîné par l'énergie des commandants d'unités, a rempli complètement toutes les missions défensives ou offensives qui lui furent successivement confiées. Avant de quitter le champ de bataille le ..., et malgré l'extrême fatigue d'une longue et pénible lutte, a exécuté une contre-attaque qui a permis de reporter le front à deux kilomètres kilomètres en avant. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 juillet 1918. )

4° Magnifique régiment aux belles traditions. Au cours de la dernière offensive allemande, vient d'ajouter grâce à la calme bravoure et l'habileté manœuvrière de son chef, le lieutenant-colonel Cazal, une nouvelle page aux annales de son glorieux passé. Malgré une préparation d'artillerie d'une violence sans égale, après avoir dissocié les vagues d'assaut, grâce à l'esprit de sacrifice et à l'héroïsme de ses éléments avancés, a, par sa résistance et ses contre-attaques, brisé net sur ses positions de combat les efforts répétés et acharnés d'un ennemi puissant. Les jours suivants, par des contre-attaques locales, a maintenu son ascendant sur l'ennemi, puis, dans un splendide retour offensif, par une contre-attaque vigoureuse, a porté ses lignes à plus de 1,000 mètres en avant, refoulé l'adversaire désemparé, lui infligeant de lourdes pertes, capturant 65 prisonniers, 12 mitrailleuses et un matériel important. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 août 1918. )

161e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 8 septembre 1918 - Page 7877

1° La 40e division d'infanterie, sous la vigoureuse impulsion de son chef, le général Leconte, remarquablement secondé par les colonels Poignon et Dillemann, commandant les brigades : A, du 16 mars au 6 avril 1916, organisé avec méthode et défendu avec acharnement un terrain particulièrement visé par l'ennemi dont toutes les attaques ont été brisées. Du 15 avril au 4 mai, prenant à son tour l'initiative des attaques, malgré les bombardements quotidiens d'une extrême violence et les retours offensifs furieux des Allemands, la division a progressivement conquis plus de 1,500 mètres de tranchées et infligé de lourdes pertes à l'ennemi. Elle a ainsi attaché d'une manière impérissable les noms du Mort-Homme et de Cumières aux drapeaux des 161e et ...e régiments d'infanterie qui avaient déjà bien mérité de la patrie par leur belle défense de l'Argonne et leur vigoureuse offensive en Champagne. — ( Ordre n° 174 du 16 mai 1916. )

2° Régiment d'élite qui n'a cessé de se distinguer depuis le début de la campagne, et en dernier lieu sur la Somme (1916), et sur l'Aisne (1917), les 23 et 26 août 1917 devant Verdun, sous les ordres du lieutenant-colonel Linares, a contribué puissamment à l'enlèvement des positions allemandes du bois des Fosses, du bois de Beaumont et du plateau de Beaumont. Maintenu en secteur pendant près d'un mois sous un bombardement violent, a tenu et organisé les positions conquises, brisant toutes les contre-attaques. — ( Ordre n° 5778 du 8 octobre 1917. )

3° Magnifique régiment, animé du plus beau sentiment du devoir et du sacrifice. Après avoir tenu, dans des conditions, souvent pénibles, un secteur important du front, a été jeté en pleine bataille, avec mission d'arrêter coûte que coûte l'avance ennemie. Sous les ordres du lieutenant-colonel Linares, a résisté pendant une semaine, sans faiblir, dans des combats très rudes allant souvent jusqu'au corps à corps, à l'assaut de forces supérieures, et a conservé ses positions, infligeant à l'ennemi de lourdes pertes et lui faisant des prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

4° Régiment d'élite. A fait preuve des plus belles qualités d'énergie et d'endurance, en travaillant sans trêve pendant quarante-cinq jours sous le bombardement, à l'organisation des positions devant lesquelles il avait arrêté l'offensive ennemie précédente. Du ... au ..., sous le commandement du lieutenant-colonel Linares, puis sous les ordres du chef de bataillon Andrieu, malgré son état de fatigue, a combattu héroïquement avec une ténacité inébranlable et en donnant l'exemple du plus bel esprit de sacrifice, contre un adversaire de beaucoup supérieur en nombre, qu'il a arrêté net sur les positions à lui confiées, sans en céder la moindre parcelle, infligeant à l'ennemi des pertes considérables. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 août 1918. )

162e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10877

1° Mentionné dans la citation suivante de la 42e division : Division d'élite, qui a pris la part la plus glorieuse à toutes les opérations les plus importantes de cette campagne : la Marne, l'Argonne, la Champagne, Verdun. Sous la direction énergique du général Deville, vient de donner ( en septembre 1916 ), de nouvelles preuves de son esprit d'offensive et de ses brillantes qualités manœuvrières, sur la Somme, en enlevant des positions fortement organisées et âprement défendues. Les ...e bataillons de chasseurs à pied, les ...e et le 162e régiment d'infanterie, se sont ainsi acquis de nouveaux titres de gloire. — ( Ordre général n° 436 du 11 janvier 1917 et rectificatif du 29 janvier 1917. )

2° Le 16 avril 1917, conduit par son chef, le colonel Bertrand, qui lui servait de guide, s'est élancé bravement à l'assaut de positions ennemies puissamment fortifiées, a progressé sur une profondeur de plusieurs kilomètres, sous le feu des mitrailleuses et de l'artillerie lourde, enlevant plusieurs lignes de tranchées, faisant de nombreux prisonniers, enlevant des canons et des mitrailleuses et du matériel de toutes sortes. A brisé ensuite par ses feux toutes les contre-attaques de l'ennemi et s'est maintenu sur le terrain conquis, sous un bombardement d'une violence extrême. Au cours des opérations devant Verdun ( août-septembre 1917 ) s'est acquis une gloire nouvelle, en conservant pendant dix-sept jours de combats incessants et malgré les efforts acharnés de l'ennemi, la base de départ des attaques. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 octobre 1917. )

3° Régiment connu pour son ardeur au combat. Au cours des journées des 10 et 11 juin 1918, animé par l'exemple du colonel Bertrand, a tenu, devant un adversaire très supérieur en nombre, avec une indomptable énergie. Malgré des pertes et presque submergé, n'a jamais désespéré, a lutté jusqu'au bout et a assuré l'arrêt de l'ennemi qui a subi devant lui des pertes considérables. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 juillet 1918. )

4° Régiment qui a fait preuve d'un esprit offensif admirable. Chargé d'enlever des positions très fortes et défendues avec opiniâtreté, a attaqué sans répit, du 1er au 4 septembre 1918, sous le commandement de son chef, le lieutenant-colonel Duprat de Larroquette. N'a pas cessé de progresser et a brisé toutes les contre-attaques d'un ennemi résolu à tenir coûte que coûte. Le 5 septembre 1918, s'élançant en avant, a poursuivi l'ennemi malgré son extrême fatigue et jusqu'en fin de journée, faisant des prisonniers et capturant onze canons. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 octobre 1918. )

164e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10878

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Roussel, chargé de rejeter l'ennemi au-delà d'un sommet et de lui enlever toutes vues sur nos positions, a rempli sa mission avec un entrain admirable. A atteint, d'un seul élan, tous ses objectifs ; a soutenu une lutte acharnée avec l'ennemi auquel en peu de temps, il a fait près de cinq cents prisonniers. Malgré un violent bombardement qui n'a cessé ni jour ni nuit, s'est organisé sur sa position, a repoussé de nombreuses contre-attaques, et a conservé intégralement le terrain conquis. S'était déjà distingué, le 9 juillet 1916, au combat de Biaches. — ( Ordre n° 877 du 3 juin 1917. )

2° Magnifique régiment qui a donné, depuis le début de la campagne, les plus beaux exemples d'ardeur offensive, d'indomptable ténacité et de noble esprit de discipline, notamment dans les sanglants combats d'Ornes, en décembre 1914, et dans la défense opiniâtre de ses positions à Verdun, en février 1916, où malgré les pertes sérieuses causées par un bombardement violent et continu, il résista jusqu'au bout, défendant le terrain pied à pied et contre-attaquant sans cesse avec un entrain merveilleux et le plus bel esprit de sacrifice. — ( Ordre n° 6050 D du 25 novembre 1917. )

3° Magnifique régiment. Le 18 juillet 1918, sous les ordres du lieutenant-colonel Leroy, s'est porté à l'assaut d'importantes positions ennemies, les a enlevées d'un seul élan, sur une profondeur de sept kilomètres. A fait 1149 prisonniers et s'est emparé de 49 pièces de canon. N'a cessé, pendant les dures journées des 19, 20 et 21 juillet, d'élargir ses gains du premier jour. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

4° Régiment d'élite. Sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Leroy, a franchi une rivière avec des moyens de fortune, escaladé les pentes abruptes des coteaux qui commandent cette rivière et s'en est emparé brillamment, malgré la puissance de l'organisation ennemie ; a fait cent prisonniers, pris trente mitrailleuses, une batterie de mines et plus de deux cents fusils. A montré, une fois de plus, son moral magnifique et fait encore preuve des plus belles qualités de courage et de dévouement. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 octobre 1918. )

168e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 janvier 1919 - Page 731

1° Vigoureux régiment, qui s'est signalé par sa ténacité et sa vaillance, au début de la campagne, dans les affaires du bois le Prêtre, et du bois de la Gruerie et, plus récemment, au bois de Chaume, à la conquête duquel il a largement contribué. Ayant reçu mission d'enlever, le 25 novembre 1917, deux lignes allemandes puissamment organisées et fortement occupées, s'est, dans un élan irrésistible, porté à l'attaque en dépit d'une violente tempête et d'un terrain particulièrement détrempé. Il a atteint tous ses objectifs et nettoyé une importante ligne d'abris très profonds, faisant, dans la journée, trois cent cinquante prisonniers, dont huit officiers et s'emparant d'un important matériel. — ( Ordre du 25 décembre 1917. )

2° Régiment ayant un beau passé. Dans les récents combats, jeté en pleine bataille à sa descente de camion, pour étayer des troupes en retraite et enrayer l'avance ennemie, a su, grâce aux habiles dispositions prisent par son chef, le lieutenant-colonel Blandin, à ses aptitudes manœuvrières et à la haute valeur morale de ses unités, assurer la mission qui lui était confiée. Attaqué, les 1er, 2 et 3 juin, par une division ennemie de la garde, il l'a rejetée des positions françaises, qu'elle avait un instant conquises, jonchant le sol de ses cadavres, lui prenant des prisonniers et lui capturant un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 2 juillet 1918. )

3° Régiment superbe de bravoure, d'ardeur et de résistance morale. Le 5 septembre 1918, après un très court repos, et en partie reconstitué, a été lancé à l'attaque. Du 5 au 7 septembre, sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Mathieu, n'a cessé de harceler l'ennemi par des combats incessants de jour et de nuit ; a réussi à vaincre sa résistance acharnée, en dépit des conditions défavorables de température et de terrain, lui a repris plus de cinq kilomètres de terrain, un point d'appui important, la ferme Mennejean, capturant 290 prisonniers dont 5 officiers, un mortier de 210, 5 canons de 77 d'accompagnement, 30 mitrailleuses et un important matériel. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 9 décembre 1918. )

4° Régiment superbe de bravoure et de vaillance. Le 18 juillet 1918, après cinquante jours passés dans un secteur difficile, s'est porté à l'attaque avec un entrain merveilleux, enlevant de haute lutte un village, capturant plus de 150 prisonniers, 12 canons et 40 mitrailleuses. Pendant les journées du 17 au 24 août, a, par des combats continus de jour et de nuit, sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Mathieu, repris plus de douze kilomètres de terrain, capturant plus de 600 prisonniers, 90 mitrailleuses, 15 canons et un important matériel. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 17 décembre 1918. )

169e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 15 janvier 1919 - Page 542

1° Sous l'ardente impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Jacob, a abordé le 6 septembre 1917, une position fortement organisée, l'a enlevée de haute lutte, a atteint tous ses objectifs, faisant plus de deux cents prisonniers. Contre-attaqué violemment, a brillamment repoussé toutes les tentatives de l'ennemi. A subi ensuite pendant cinq jours un bombardement ininterrompu, sans rien perdre de son moral. Attaqué de nouveau, le 14, par des troupes fraiches et supérieures en nombre, a donné la preuve de son incomparable énergie et de sa ferme volonté de vaincre, en trouvant encore, malgré ses pertes, le mordant nécessaire pour maîtriser l'ennemi et lui reprendre intégralement le terrain momentanément perdu. — ( Ordre du 27 octobre 1917. )

2° Régiment animé du plus bel esprit offensif et des plus solides qualités manœuvrières. Pendant les journées critiques des 1er, 2 et 3 juin 1918, s'est montré digne des précédents faits d'armes de son glorieux passé. Amené en hâte sur un point de la ligne de bataille où la situation était très compromise, l'a rétablie ; sous l'impulsion vigoureuse de son chef, le colonel Allie, a persévéré tout un mois dans son attitude agressive, n'a laissé à l'ennemi aucun instant de repos. Le 10 juillet, a couronné ses efforts en enlevant seul et sans appui d'artillerie, par ses infiltrations, sa manœuvre et son ascendant moral une zone boisée et tout un village, capturant ainsi à l'ennemi au total plus de 100 prisonniers, de nombreuses mitrailleuses et un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

3° Régiment superbe de bravoure, d'énergie et de résistance morale. Bien que fortement éprouvé par de précédents combats, est parti à l'attaque le 17 août 1918 avec un entrain merveilleux sous l'énergique impulsion de son chef le colonel Allie. A livré en cinq jours quatre combats couronnés de succès, faisant plus de 300 prisonniers dont 9 officiers, capturant 38 mitrailleuses, 2 minenwerfer et un canon de 150. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

4° Merveilleux régiment qui, sous l'énergique commandement du beau soldat qu'est le colonel Allie, a, dans la période du 6 au 19 septembre 1918, avec un entrain superbe, enlevé à l'ennemi qui se défendait opiniâtrement plus de 2 kilomètres de terrain, capturant 439 prisonniers et 12 mitrailleuses. Du 29 septembre au 12 octobre, malgré les circonstances matérielles extrêmement défavorables, malgré la supériorité d'artillerie ennemie et la résistance acharnée de l'infanterie, a livré des combats incessants, toujours couronnés de succès, qui ont démoralisé l'adversaire et hâté son mouvement de repli. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 30 novembre 1918. )

170e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 384

1° A pris part à toutes les grandes actions de la campagne, depuis le 24 septembre 1914 et s'est constamment signalé par sa bravoure, son esprit de sacrifice, son endurance et son excellent esprit. En dernier lieu, sous le commandement du lieutenant-colonel d'Albis de Gissac, officier supérieur d'une énergie et d'une bravoure à toute épreuve, s'est emparé, dans un élan magnifique, d'une ligne de tranchées allemandes solidement défendues, dans un secteur où l'artillerie ennemie faisait rage ; s'est maintenu sur la position conquise jusqu'à ce qu'il fût relevé, cinq jours plus tard, repoussant de furieuses contre-attaques et ne cédant pas un pouce de terrain. — ( Ordre n° 195 du 28 mai 1916. )

2° Le 12 août 1916, sous les ordres du colonel Lavigne-Delville, a enlevé, en un quart d'heure, sous un tir intense d'artillerie et de mitrailleuses, une ligne de tranchées puissamment organisée, située à 900 mètres de sa base de départ et précédée de nombreux points d'appui dont la conquête exigea des corps à corps furieux ; y a capturé 250 prisonniers et 4 mitrailleuses. A organisé et conservé le terrain conquis, en dépit des retours offensifs et des violents bombardements de l'ennemi. — ( Ordre du 9 octobre 1916. )

3° Brillant régiment, d'un entrain, d'une ténacité admirables, d'une endurance remarquable. Pendant quarante jours, sous l'impulsion énergique du lieutenant-colonel Charlet, a attaqué l'ennemi sans répit, et malgré les pertes subies et la fatigue éprouvée, l'a refoulé sur une profondeur de vingt kilomètres, lui faisant 150 prisonniers et lui enlevant de nombreuses mitrailleuses et un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

4° Régiment d'élite qui, pour la deuxième fois en trois mois, vient d'affirmer ses qualités d'entrain, d'endurance et de ténacité. Sous l'impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Charlet, tué le troisième jour de l'attaque, au milieu du bataillon de première ligne, puis du commandant de la Ferronays, adjoint au chef de corps a, en moins de soixante heures, les 26, 27 et 28 septembre 1918, sur le champ de bataille le plus disputé de Champagne, Trou-Bricot, cote 193, clairières des Odalisques, enlevé la zone des avant-postes et la zone de grand combat ennemies, solidement occupées et protégées par d'épais réseaux, traversé huit kilomètres de terrain bouleversé par quatre années de bombardement, ramené 435 prisonniers, appartenant à six unités différentes, conquis 23 canons ( dont 6 lourds ), 98 mitrailleuses et un matériel considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

172e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 23 mars 1919 - Page 3006

1° S'est tout particulièrement affirmé comme régiment d'élite pendant les opérations du 16 au 20 mars, puis du 16 au 18 avril où, sous l'ardente impulsion du lieutenant-colonel Zerbini, il a enlevé brillamment de nombreux et formidables points d'appui, disputés avec acharnement par l'ennemi. S'est emparé de près de 1,000 prisonniers, de 12 pièces de canon dont 4 de gros calibres, de 12 minenwerfer, de 25 mitrailleuses et d'importants approvisionnements de toute nature. — ( Ordre du 12 mai 1917. )

2° Le 4 avril 1918, sous les ordres du colonel Dubois, a magnifiquement repoussé les nombreux assauts des troupes allemandes les plus réputées, notamment le 2e régiment de la garde, attendant les vagues d'assaut à courte distance pour les briser par le feu des mitrailleuses et même des grenades, sans perdre un pouce de terrain et en infligeant à l'ennemi des pertes exceptionnelles. Le 5 avril, a contre-attaqué dans un élan superbe, réalisant une progression de 1,000 mètres par un de ses bataillons qui ne s'est arrêté que très éprouvé par les mitrailleuses allemandes. — ( Ordre du 31 mai 1918. )

3° Magnifique régiment. Sous l'énergique et ferme commandement du lieutenant-colonel Michaud, a, par une progression active et constante, déterminé la retraite de l'ennemi. A combattu sans arrêt du 15 au 21 octobre 1918, enlevant le 19, sur tout son front, une position fortifiée âprement défendue, capturant de nombreux prisonniers, 8 canons, 57 mitrailleuses et un important matériel. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 30 novembre 1918. )

4° Sous le commandement du lieutenant-colonel Michaud, après avoir, du 1er au 11 août 1918, attaqué et poursuivi sans relâche l'ennemi d'Oulchy-la-Ville jusqu'à la Vesle, a repris les attaques au nord-ouest de Soisson dès le 20 août, combattant sans trêve du 21 au 27 août, enlevant notamment le 26 août, avec ses trois bataillons, plusieurs lignes de tranchées puissamment organisées et âprement défendues par la garde allemande et s'emparant de plusieurs canons. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 9 février 1919. )

173e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 384

1° Sous le commandement du colonel Bizard a atteint d'un seul élan le sommet de la cote du Poivre ( cote 342 ) fortement organisé et tenu par l'ennemi ; son objectif atteint a poursuivi sa marche en avant, nettoyant les abris, détruisant 11 canons, ramenant plus de 600 prisonniers, 10 mitrailleuses et 4 minenwefer. — ( Ordre n° 573 du 5 janvier 1917. )

2° Régiment magnifique de bravoure et d'entrain. Les 20, 21 et 22 août 1917, sous l'énergique impulsion du colonel Bizard, chef de corps, d'une haute valeur morale, a enlevé des positions successives solidement organisées sans se laisser arrêter, ni par un feu nourri de mitrailleuses ni par des réseaux de fils de fer incomplètement démolis, brisant la résistance désespérée de l'ennemi, résistant avec une vigueur sans exemple à toutes les contre-attaques. A capturé de nombreux prisonniers et un important matériel. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

3° Sous l'habile et énergique impulsion du lieutenant-colonel Houssais, chef de corps d'une inlassable activité et d'un admirable esprit de sacrifice, a fourni, du 8 au 31 août 1918, un effort soutenu et prolongé, exigeant les qualités morales, l'esprit de sacrifice et d'abnégation, le mépris du danger et la résistance à toutes les fatigues, dont ce magnifique régiment n'a jamais cesse de faire preuve et dont il vient de donner un nouvel et admirable exemple. A attaqué et enlevé un village particulièrement fortifié et qui servait de pilier à la résistance ennemie, provoquant ainsi un recul de tout le front allemand ; puis a bousculé et poursuivi l'ennemi sans répit, l'empêchant, malgré plusieurs tentatives, de s'arrêter sur de nouvelles positions et réalisant en trois jours de combats incessants, malgré des pertes douloureuses, une progression de plus de 15 kilomètres. A capturé 8 officiers, dont 1 chef de bataillon et 250 hommes, 2 canons, 2 minenwerfer et un grand nombre de mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

4° Admirable unité de combat. Sous l'impulsion généreuse du lieutenant-colonel Houssais, magnifique soldat tombé au champ d'honneur pendant la préparation d'une attaque, puis du commandant Pattachini, a soutenu, du 7 au 18 octobre 1918, des combats presque journaliers, pendant lesquels il a donné les preuves des plus belles vertus militaires. Forçant le succès par l'opiniâtreté de ses attaques, a enlevé à l'ennemi un important point d'appui très fortement organisé, défendu par une garnison nombreuse et résolue, dont la chute a provoqué le repli de l'ennemi. A poursuivi et bousculé pendant 15 kilomètres, puis attaqué l'adversaire qui se retranchait sur une nouvelle position ; l'en a chassé après quatre jours de lutte acharnée et conservé, malgré les plus violentes contre-attaques, un solide point d'appui chaudement disputé et qui devait servir de base à une importante opération ultérieure. A capturé, pendant cette période, un chef de bataillon, douze officiers, dix aspirants, six cents hommes de troupe, six minenwerfer et plus de quarante mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1918. )

208e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 23 février 1919 - Page 1993

1° Régiment d'élite qui a participé joyeusement à l'offensive du 9 octobre 1917. Sous le commandement du lieutenant-colonel Joly, grâce à l'habileté de ses cadres et à l'esprit de sacrifice et de dévouement de tous, a, malgré des difficultés matérielles extrêmes résultant des intempéries et d'une préparation rapide, réussit, dans un magnifique élan, à forcer sous le feu de l'ennemi le passage d'un cours d'eau marécageux et à enlever, sur une profondeur de 2 kilomètres, tous les objectifs qui lui étaient assignés, malgré la résistance d'un ennemi qui avait ordre de tenir à tout pris. A capturé neuf officiers, cent cinquante prisonniers, trois canons de tranchée, six mitrailleuses et un nombreux matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 décembre 1917. )

2° Régiment possédant les plus belles vertus militaires et animé de l'esprit offensif le plus ardent. Lancé dans la bataille défensive, fin mai 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Joly, a puissamment contribué à l'arrêt de l'ennemi, l'a refoulé en harcelant sans cesse ses avant-postes, par des combats ininterrompus pendant près de deux mois, capturant 274 prisonniers dont trois commandants de compagnie et s'emparant d'une position extrêmement importante : Plateau de Sépulcre, qui a servi d'excellente base de départ pour une nouvelle offensive. A pris part sans désemparer à cette offensive du 18 au 26 juillet, avec une ardeur et une endurance qui ne se sont pas démenties un seul instant. S'est brillamment emparé de trois villages dont une localité très importante âprement défendus pied à pied par l'ennemi, réalisant une avance de 21 kilomètres en profondeur, capturant 425 prisonniers, 15 canons, 52 mitrailleuses, 10 minenverfer avec un très nombreux matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 17 août 1918. )

3° Régiment d'élite, d'une ardeur offensive, d'une ténacité et d'une abnégation au-dessus de tout éloge. Appelé à prendre part à la bataille, sous le commandement du lieutenant-colonel Joly, a, du 21 au 25 août 1918, refoulé l'ennemi sur une profondeur de 9 kilomètres, le pressant avec la plus grande énergie, faisant tomber les lignes de défenses successives où il s'accrochait désespérément, lui capturant de nombreux prisonniers, des canons, dont un 210, 40 mitrailleuses, livrant une série ininterrompue de combats pendant quatre jours de suite, mettant l'ennemi dans l'obligation d'amener à la hâte la 1re division de la garde prussienne pour essayer d'arrêter une avance qui devenait périlleuse pour lui. Bien qu'épuisé par ces journées de durs combats, a réussi, sous le commandement du chef de bataillon Pellissier, commandant provisoirement le régiment, a arrêter une violente attaque ennemie faite par la 1re division de la garde avec des moyens puissants et lui causant des pertes élevées. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

4° Le 203e régiment d'infanterie, sous le commandement du lieutenant-colonel Joly, malgré les tirs violents de l'artillerie ennemie, par un temps défavorable, a organisé et élargi une position nouvellement conquise, et préparé une attaque par ses seuls moyens, faisant preuve d'une très énergique endurance. Les 16 et 17 août 1917, a atteint d'un seul bond tous ses objectifs. A contribué à la capture de nombreux prisonniers, a poussé des reconnaissances hardies dans un ouvrage avancé qu'il occupait. S'est maintenu sur le terrain conquis, y est demeuré cinq jours, l'organisant sous des bombardements de gros calibres et d'obus à gaz. A capturé dix canons de 77, et une mitrailleuse. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 21 décembre 1918. )

224e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 janvier 1919 - Page 731

1° Le général commandant la 5e armée cite à l'ordre de l'armée le 224e régiment d'infanterie pour sa belle conduite au feu. Le 17 septembre, les 224e, 228e et 251e régiments d'infanterie ont repoussé l'attaque fournie par une brigade formée avec le 13e, 16e et 56e régiments actifs allemands contre la Neuville, en leur faisant subir les pertes les plus lourdes et en leur prenant une cinquantaine de prisonniers. — ( Ordre du 24 septembre 1914. )

2° Sous les ordres du colonel Bigeard, le 26 septembre, après avoir effectué un déploiement impeccable, a progressé, sous un feu d'une extrême violence et en terrain découvert jusqu'aux fils de fer des ouvrages ennemis, et s'est cramponné au terrain, maintenant sa position pendant quatre jours et donnant, malgré des pertes sérieuses, les preuves d'une vaillance admirable. — ( Ordre du 21 octobre 1915. )

3° Régiment d'élite, dont les hommes viennent encore de se montrer, sous les ordres du lieutenant-colonel Sabaton, les dignes successeurs de leurs aînés du Labyrinthe de Tahure, d'Estrées, de Laffaux. Pendant huit jours d'opérations offensives dans un terrain très difficile, défendu par un ennemi tenace, et formidablement armé de mitrailleuses, superbe d'élan et d'entrain, a, grâce à la rapidité de sa manœuvre, progressé sans arrêt, atteignant successivement tous les objectifs assignés, capturant plus de 300 prisonniers, 15 canons lourds, 2 canons de campagne, plus de 80 mitrailleuses, 3 grands dépôts de munitions. Malgré les pertes très sévères en officiers et en hommes de troupe, malgré les fatigues de combats incessants, a su conserver un moral admirable, exalté par l'importance des résultats acquis. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

4° Régiment d'élite, remarquable par son mordant, sa ténacité et son ardent désir de vaincre. Au cours des opérations du 14 au 24 octobre 1918, a, sous le commandement du lieutenant-colonel Deschamps, enlevé une série d'organisations formidablement défendues, et poursuivi l'ennemi sans trêve ni repos. Les 22 et 23 octobre, dans une lutte opiniâtre de deux jours et deux nuits, brisant la résistance acharnée des Allemands, a forcé le passage de la Lys fortement tenu, et contribué, grâce à l'habileté et à la hardiesse de sa manœuvre, à établir sur la rive droite de la rivière, une tête de pont profonde de plus de trois kilomètres. Dans cette période de combat, où se sont à nouveau développées ses brillantes qualités offensives, a capturé, au cours d'une victorieuse progression de trente kilomètres, 550 prisonniers, 5 canons, de nombreuses mitrailleuses et un important matériel de guerre. — ( Ordre du 12 décembre 1918. )

251e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2728

1° Le 17 septembre, le 251e régiment d'infanterie et les ..., ont repoussé l'attaque fournie par une brigade formée avec les 13e, 16e et 56e régiments actifs allemands contre la Neuville, en leur faisant subir les pertes les plus lourdes et en leur prenant une cinquantaine de prisonniers. — ( Ordre n° 21 du 24 septembre 1914. )

2° Le 16 avril 1917, sous le commandement du lieutenant-colonel Momenteau, s'est porté, dans un superbe élan, à l'assaut de la cote 108 et du mont de Sapigneul. A réussi à s'emparer de la cote 108 malgré les difficultés d'accès, les pertes subies et l'énergie de la résistance adverse. Organisant ensuite la position conquise, s'y est maintenu définitivement, repoussant plusieurs contre-attaques, harcelant continuellement l'ennemi, lui enlevant du matériel et lui faisant des prisonniers. — ( Ordre n° 5778 du 8 octobre 1917. )

3° Régiment d'élite ; a fait preuve des plus belles qualités d'énergie et d'endurance en travaillant sans trêve pendant quarante-cinq jours sous le bombardement à l'organisation des positions devant lesquelles il avait arrêté offensive ennemie précédente. Du 15 au 18 juillet 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Deville, malgré son état de fatigue, a combattu héroïquement avec une ténacité inébranlable et en donnant l'exemple du plus bel esprit de sacrifice contre un adversaire de beaucoup supérieur en nombre, qu'il a arrêté net, sur les positions à lui confiées, sans en céder la moindre parcelle, infligeant à l'ennemi des pertes considérables. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 août 1918. )

4° Superbe régiment. Sous les ordres du lieutenant-colonel Deville, après six étapes de nuit consécutives, a attaqué avec vigueur les positions organisées par les Allemands à l'est de Vouziers et les a conquises après deux jours de combat acharné. A ensuite poursuivi l'ennemi sans arrêt pendant neuf jours, par la pluie, le froid et la boue, malgré les interruptions systématiques de toutes les communications. A réussi à le rejeter au delà de la Meuse, à plus de 50 kilomètres de sa base de départ, et a pénétrer le premier dans les faubourgs ouest de Sedan. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 31 janvier 1919. )

272e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 6 octobre 1918 - Page 8692

1° Sous les ordres de son chef, le colonel Nerel, s'est porté vigoureusement à l'attaque d'un village fortifié et d'une crête fortement tenus par l'ennemi ; a conquis d'un seul élan les positions où il s'est maintenu et organisé, malgré les contre-attaques ennemies et un violent bombardement d'obus de gros calibre et asphyxiants. — ( Ordre n° 43 du 21 octobre 1915. )

2° Régiment d'élite, dont l'abnégation, l'ardeur offensive, la volonté de vaincre ne se lassent jamais. Le 4 mai 1917, sous l'impulsion énergique et éclairée de son chef, le lieutenant-colonel Vermot, a enlevé de haute lutte, sur une profondeur de mille mètres, quatre lignes de tranchées successives, dont une position des plus solides, pourvue d'abris bétonnés, défendue par de nombreuses mitrailleuses. Dans un violent corps à corps, a capturé neuf officiers, plus de quatre cents hommes, onze mitrailleuses arrachées des mains de leurs servants, quatre lance-bombes et d'autres trophées. — ( Ordre du 1er juillet 1917. )

3° Sous le commandement du lieutenant-colonel Vermot, a donné, une fois de plus, la preuve de son entrain remarquable et de son moral élevé, en conquérant le 24 août 1917, une position de très grande importance ( cote 304 ) et en exploitant le succès sur une profondeur totale de plus de deux kilomètres par une nouvelle attaque au-delà des premiers objectifs fixés. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

4° Après trois mois de séjour dans un secteur qu'il a dû complètement organiser, sous le commandement de son chef le colonel Ruef, s'est magnifiquement porté à l'attaque le .... Ayant encerclé un centre de résistance, a dû livrer de durs combats pour en réduire les défenseurs et s'opposer aux contre-attaques faites par l'ennemi pour le délivrer. A assuré ainsi la progression de la division. A fait plus de 380 prisonniers dont 12 officiers et pris neuf mitrailleuses lourdes. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 septembre 1918. )

287e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 28 novembre 1918 - Page 10268

1° Le général commandant la 5e armée cite à l'ordre de l'armée le 287e régiment d'infanterie pour sa belle conduite au feu. Le 16 septembre, les 287e et ...e régiments d'infanterie ont enlevé de nuit Berry-au-Bac, occupé par trois bataillons allemands ( deux bataillons du 16e régiment d'infanterie allemand et un bataillon du 4e régiment de la garde ). Ils ont fait environ 200 prisonniers. — ( Ordre général n° 21 du 24 septembre 1914. )

2° S'est toujours distingué dans tous les combats auxquels il a pris part, notamment au cours de la bataille de l'Aisne, du 16 avril au 10 mai 1917. Le 20 août 1917, devant Verdun, sous la vigoureuse impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Vary, a conquis une position fortement organisée, grâce à une vigueur magnifique qui lui a permis de réduire successivement de multiples îlots de résistance. Le 26 août, après avoir subi pendant six jours un violent bombardement, s'est emparé de nouvelles positions allemandes puissamment organisées, à travers un terrain des plus difficiles ; a triomphé, dans un corps à corps acharné, d'un ennemi arrivé la veille sur ses positions. A fait de nombreux prisonniers et capturé un important matériel. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

3° Animé par son chef, le lieutenant-colonel de Bouchaud, des plus nobles qualités militaires, a prouvé, une fois de plus, le 11 juin 1918, au cours d'une attaque particulièrement difficile, que rien n'arrête le fantassin français. Malgré les nombreux nids de mitrailleuses allemandes dont la position à enlever était semée, a su trouver dans ses traditions de sacrifice la force nécessaire pour continuer son mouvement en avant. En fin de journée, avait enlevé un village fortement organisé, un bois âprement défendu, fait 200 prisonniers, pris 11 canons dont 5 lourds, 18 mitrailleuses, 1 lance-bombes et un nombreux matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 septembre 1918. )

4° Splendide régiment qui, après s'être déjà illustré antérieurement, vient, sous le commandement énergique de son chef le lieutenant-colonel de Bouchaud de Bussy, de conquérir de nouveaux titres de gloire les 10, 11 et 16 août 1918. Après avoir réalisé une avance de 12 kilomètres de profondeur dans les lignes ennemies, s'est maintenu sous un violent bombardement et d'intenses feux de mitrailleuses ; puis, progressant encore, s'est emparé d'un bois puissamment fortifié, y capturant un important butin, matériel et munitions de toutes sortes. — ( Décision du général commandant en chef, du 11 septembre 1918. )

299e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 23 février 1919 - Page 1993

1° Le 24 octobre 1916, sous les ordres du lieutenant-colonel Vidal, a enlevé par une manœuvre habile et après neuf heures de lutte pied à pied, un point d'appui solidement organisé, y prenant 400 prisonniers, dont 10 officiers, six lance-bombes, trois mitrailleuses et quantité de matériel. — ( Ordre du 19 mars 1917. )

2° Sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel Vidal, qui a su lui communiquer tout son entrain, après 35 jours d'un dur et fatiguant secteur de combat, se lance, le 10 août 1918, à l'attaque des positions allemandes, les enlève dans un élan irrésistible, refoule pied à pied l'ennemi jusqu'au 23 août, luttant jour et nuit toujours en première ligne, brisant les contre-attaques de troupes fraîches. Gagnant 13 kilomètres de terrain en profondeur, emportant tranchées et bois fortifiés, trois villages et le parc d'un château organisés en réduits puissamment défendus, a infligé de grosses pertes à un ennemi décidé à se défendre jusqu'à la mort, lui faisant 145 prisonniers, lui arrachant une à une quarante-deux mitrailleuses, lui capturant enfin un matériel important, dont quatorze canons et quatre minenwerfer. — ( Décision du général commandant en chef, du 28 septembre 1918. )

3° Régiment d'élite qui n'a jamais menti à ses traditions de bravoure, d'entrain et de ténacité. Vient de montrer les plus belles qualités offensives et la plus belle endurance pendant dix-huit jours de lutte, du 26 septembre au 15 octobre, sur un terrain formidablement organisé depuis quatre ans pour l'ennemi. Après avoir rompu le front, le 26 septembre, entraîné par son chef, le lieutenant-colonel Vidal, conquiert une série d'ouvrages, de bois et de villages âprement défendus ( mont Têtu, Tête-de-Vipère, ouvrages des tranchées ardennaises, ouvrage rectangulaire, bois Philippe, bois de Forges, bois Ractez, châteaux des Francs-Fossés et de Montcheutin, villages de Cernay-en-Dormois et de Montcheutin ). Recherchant sans cesse le combat, il inflige à l'ennemi des pertes cruelles lui prenant 294 prisonniers, 65 mitrailleuses, 11 mines et 2 canons de 77.

4° Pendant les combats qui ont abouti à la libération de l'Argonne, le 299e sous les ordres du lieutenant-colonel Vidal, s'est particulièrement distingué, le 1er novembre, au cours d'un passage de vive force de l'Aisne en s'emparant, par une manœuvre hardie, du village de Falaise et des organisations ennemies faisant face à Vouziers dans la région de la Pardonne, le 2 novembre, en conquérant successivement, de haute lutte le hameau de la Hobette et les villages de Longive et de la Croix-au-Bois, faisant ainsi tomber toutes les défenses de cet important défilé. Dans cette manœuvre menée à bien en quarante-huit heures, malgré la résistance acharnée de l'ennemi, a enlevé à ce dernier 280 prisonniers ( dont un officier supérieur et 5 officiers subalternes ), 36 mitrailleuses, 10 minenwerfer ( dont 4 de gros calibre ), 4 pièces de 150, 4 de 105 et 2 de 77. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 3 janvier 1919. )

321e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 7 décembre 1918 - Page 10549

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Picard, s'est porté à l'attaque, le 24 octobre 1916, avec une remarquable énergie. A porté d'un seul élan nos lignes à 2 k. 500 plus en avant, après avoir vaincu les plus grosses difficultés de terrain, s'employant à fond avec un courage et un sang-froid remarquables. A fait 600 prisonniers, pris 15 mitrailleuses et a permis, par son intervention, la conquête d'un très important point d'appui. — ( Ordre général n° 477 du 13 novembre 1916. )

2° Aux attaques du 15 décembre 1916, commandé par le lieutenant-colonel Picard, a porté gaillardement et d'un bel élan sa première ligne de trois kilomètres en avant, triomphant d'une résistance opiniâtre de l'ennemi. Au cours de cette attaque, a enlevé un important butin, dont 20 pièces d'artillerie, 30 minenwerfer et 15 mitrailleuses, et capturé plus de mille prisonniers. — ( Ordre du 5 janvier 1917. )

3° Sous le commandement du colonel Chombart de Lauwe, les 26 et 27 octobre 1917, sous le feu des mitrailleuses et de l'artillerie ennemies, à l'aide de passerelles établies par ses pionniers, travaillant dans l'eau jusqu'aux épaules, a franchi le Saint-Jansbeck débordé ; puis, s'avançant par l'ouest de la forêt d'Houthulst, a conquis, dans un élan superbe, sur trois kilomètres de profondeur, un terrain couvert de marécages et de points d'appui fortifiés. — ( Ordre du 7 décembre 1917. )

4° Régiment d'élite. Sous la haute et calme autorité de son chef, le colonel Chombart de Lauwe, a fourni du 9 au 20 août 1918, de nouvelles et magnifiques preuves de son ardeur guerrière. Dès le 9 août, a coopéré au succès d'une importante opération offensive en enlevant brillamment tous ses objectifs. Du 16 au 20 août, a conquis pied à pied un village puissamment fortifié, forteresse de mitrailleuses sous béton, opiniâtrement défendu par l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 septembre 1918. )

329e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 janvier 1919 - Page 728

1° S'est signalé dans de nombreux combats depuis le début de la campagne, notamment à Berry-au-Bac, en septembre 1914, et au Labyrinthe ( nord d'Arras ), mai et juin 1915 : le 26 septembre, sous le commandement du lieutenant-colonel Ricour, a débouché dans un ordre admirable et avec un élan magnifique contre les positions ennemies sous un bombardement écrasant d'artillerie lourde. Le 27 septembre, le colonel et la plupart des officiers de l'état-major du régiment ayant été tués par une même rafale d'obus qui avait brisé et enfoui le drapeau, a continué sa progression héroïque conduit par le seul officier supérieur survivant ; a relevé son drapeau et est arrivé à 150 mètres du réseau de fils de fer ennemi, s'est, malgré un feu terrible d'artillerie et de mitrailleuses, maintenu sur sa position. — ( Ordre général n° 42 du 21 octobre 1915. )

2° Sous l'impulsion d'un chef, véritable chevalier sans peur et sans reproche, le lieutenant-colonel Puntous, le 329e régiment a enlevé, d'un seul élan, le 4 juillet 1916, un village fortement occupé. Son chef ayant été tué et les deux chefs de bataillon blessés, le 329e soumis à une sérieuse contre-attaque, a du évacuer une partie de la position dans la nuit mais a repris énergiquement l'offensive, le 5 juillet au matin, et a rejeté l'ennemi à la baïonnette hors du village, s'emparant d'une batterie de trois pièces de 105. — ( Ordre du 27 août 1916. )

3° Comprise dans la citation collective ci-après : 329e régiment d'infanterie et le ... : le groupement aux ordres du lieutenant-colonel Boulet-Desbareau, comprenant le 329e régiment d'infanterie et le ..., aux ordres du commandant Devaux, au cours d'une série de luttes incessantes et acharnées, du 18 au 27 juillet 1918, malgré les fatigues antérieures et les pertes subies, a fait preuve des plus hautes qualités combatives, a réalisé des progressions importantes, a repoussé plusieurs contre-attaques et au moment où l'ennemi s'est replié, l'a talonné sans arrêt. A fait environ deux cents prisonniers, pris de nombreuses mitrailleuses et cinq canons. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

4° Comprise dans la citation collective ci-après : 329e régiment d'infanterie et le ... : le 329e régiment d'infanterie aux ordres du lieutenant-colonel Boulet-Desbareau, renforcé du ..., aux ordres du commandant Devaux ( ce dernier grièvement blessé au cours des combats ). Le 30 septembre 1918, chargé d'une manœuvre délicate qui comportait le franchissement de la Vesle dont l'ennemi tenait l'autre rive, l'encerclement d'un massif boisé et l'enlèvement des importantes hauteurs du mont Ferre, s'est brillamment acquitté de sa mission ; a atteint à l'horaire tous ses objectifs, réalisant d'emblée une progression de 4 kilomètres, faisant près de 400 prisonniers et s'emparant de nombreuses mitrailleuses. Au cours de la même journée a repris l'attaque, puis, jusqu'au 4 octobre, a talonné l'adversaire sur près de 20 kilomètres. Remis en ligne trois jours plus tard, a élargi la tête de pont encore précaire de Berry-au-Bac et refoulé l'ennemi jusqu'au camp de Sissonne, faisant de nouveaux prisonniers. Placé en avant-garde de la division, du 7 au 11 novembre, le 329e régiment d'infanterie, réduisant progressivement les lignes de mitrailleuses qui lui étaient opposées, a poursuivi victorieusement les Allemands jusqu'à la Meuse, s'emparant de nombreux trains d'artillerie, de matériel et de vivres. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 11 décembre 1918. )

332e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 1er mars 1919 - Page 2316

1° Sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Hinaux, a, le 16 avril 1917, pris successivement et au prix de pertes sanglantes, quatre lignes de tranchées, fait de nombreux prisonniers, s'est emparé de plusieurs mitrailleuses et a mis hors de service trois pièces de 105, après en avoir tué les servants. Le 18 avril, après s'être fortement organisé sur les positions atteintes, a repoussé toutes les attaques ennemies, malgré un bombardement d'une extrême violence qui a bouleversé ses premières lignes ; a maintenu intégralement le terrain conquis. — ( Ordre général n° 237 du 1er juin 1917. )

2° Pendant la période du 20 au 26 août 1917, a fait preuve sous les ordres du lieutenant-colonel Hinaux, des plus belles qualités de ténacité et d'abnégation. Chargé de tenir les positions sur lesquelles devaient s'étager toutes les attaques de la division, a accompli sa mission avec un esprit de sacrifice au-dessus de tout éloge, s'emparant, sans coup férir, des positions ennemies qui lui avaient été données comme objectif et s'y installant solidement. Soumis à un bombardement continuel d'obus de gros calibre et asphyxiants, à des rafales incessantes de mitrailleuses, a néanmoins réussi à appuyer l'offensive de la division, par des attaques partielles, et a repoussé de violentes et nombreuses contre-attaques ennemies, faisant preuve en toutes circonstances d'un moral inébranlable, malgré de lourdes pertes. A fait cent prisonniers au cours de cette période, conquis sept mitrailleuses et canons de tranchées. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

3° Régiment d'élite. Malgré un long séjour en secteur, a conservé, grâce aux efforts persévérants et à l'ascendant moral de son chef, le colonel Hinaux, ses belles qualités manœuvrières et son brillant esprit offensif. A pris part, le 8 août 1918, à une attaque brusquée de la division, a atteint tous ses objectifs, enlevant de haute lutte les solides points d'appui où l'ennemi se cramponnait désespérément, progressant dans les positions ennemies de plus de 9 kilomètres, participant à la prise de 2,035 prisonniers dont 65 officiers, 70 Pièces d'artillerie de tous calibres, plus de 200 mitrailleuses lourdes et légères et d'un matériel de guerre important. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

4° Magnifique régiment, qui, sous les ordres du colonel Hinaux, a vigoureusement contribué les 1er, 2 et 3 novembre 1918, à chasser l'ennemi de l'Argonne. A, pendant ces trois journées, attaqué avec une opiniâtreté inlassable un ennemi fortement organisé. Par l'habilité de ses manœuvres et la vigueur de ses ripostes, a brisé toutes les résistances et dispersé toutes les contre-attaques. Au cours d'une progression de plus de 8 kilomètres, dans un terrain réputé par sa difficulté, a capturé près de 200 prisonniers, de nombreuses mitrailleuses, une batterie de 150 et un matériel de guerre important. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 9 janvier 1919. )

360e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 janvier 1919 - Page 729

1° Sous les ordres du lieutenant-colonel Piazza : les 27 et 28 mai 1915, a, sous l'habile et énergique impulsion de son chef, enlevé plusieurs tranchées, le cimetière et un village organisé, avec un allant, une fougue, une énergie au-dessus de tout éloge, faisant quatre cents prisonniers. S'est maintenu sur les positions conquises, malgré un bombardement d'une extrême violence et une contre-attaque de l'ennemi. — ( Ordre du 29 juin 1915. )

2° Régiment d'élite, sous le commandement du colonel Piazza : a exécuté, le 28 et le 29 mars 1918, sous un feu violent de mitrailleuses, de brillantes attaques contre des positions ennemies fortement tenues et gagné trois kilomètres de terrain. Attaqué lui-même, le 30 mars, par des forces supérieures, fortement menacé sur son flanc droit, a enrayé l'attaque débordante des Allemands par l'opiniâtreté de sa résistance et l'habileté de sa manœuvre. A enlevé le lendemain, de haute lutte à l'ennemi, un point de terrain d'une grande importance. — ( Ordre du 15 mai 1918. )

3° Régiment d'élite qui a fait preuve d'un esprit offensif remarquable et d'une habileté manœuvrière de tout premier ordre, au cours des combats et de la poursuite du 13 août au 9 septembre 1918. Engagé successivement sans arrêts dans deux secteurs différents, a rompu toutes les résistances d'un ennemi obstiné, a repoussé toutes les contre-attaques les plus résolues, s'efforçant en outre de faciliter la tâche de ses voisins au prix des plus durs sacrifices. A réalisé une progression de 40 kilomètres, enlevant une suite de positions organisées et défendues puissamment par de très nombreuses mitrailleuses. Au cours de cette avance a fait plus de cinquante prisonniers et pris vingt-cinq mitrailleuses. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 23 novembre 1918. )

4° Régiment d'élite, qui, sous le commandement du colonel Kock, a brillamment enlevé une position ennemie organisée de longue date et couverte de défenses accessoires ; a combattu pendant neuf jours consécutifs, du 14 au 23 octobre 1918, avec un mordant et un entrain qui ne se sont jamais démentis, brisant toutes les résistances rencontrées et refoulant l'ennemi sur une profondeur de 40 kilomètres, ne s'est arrêté qu'après avoir atteint une ligne d'eau et rejeté de l'autre côté les derniers éléments adverses. A fait plus de cinq cent vingt prisonniers, pris huit canons de campagne, un grand nombre de mitrailleuses, ainsi qu'un important matériel. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 9 décembre 1918. )

401e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 7 décembre 1918 - Page 10549

1° Chargé, le 21 octobre, d'enlever des positions que l'ennemi avait mis huit mois à conquérir, s'est brillamment porté à l'attaque, sous le commandement du lieutenant-colonel Bouchez, et a atteint, dans les délais prévus, tous les objectifs qui lui étaient assignés, surmontant avec sang-froid et bonne humeur les difficultés d'un terrain particulièrement difficile. A fait plus de 800 prisonniers et enlevé quatre-vingts mitrailleuses. — ( Ordre général n° 477 du 13 novembre 1916. )

2° Sous le commandement du lieutenant-colonel Bouchez, aux attaques du 15 décembre 1916, a enlevé d'un élan magnifique les ouvrages d'Hardaumont et du Muguet, malgré la vigoureuse résistance de l'ennemi et a porté sa première ligne à deux kilomètres en avant, atteignant en moins d'une heure tous ses objectifs. A détruit et capturé un important matériel, dont 15 canons et 26 mitrailleuses et fait 500 prisonniers. — ( Ordre du 5 janvier 1917. )

3° Au cours des opérations qui se sont déroulées du 26 mars au 3 avril 1918, s'est montré d'une ténacité, d'un courage et d'une endurance remarquables. Energiquement commandé par le lieutenant-colonel Bornèque, il a disputé pied à pied le terrain à des attaques ennemies très puissantes, et a donné un bel exemple de sacrifice. — ( Ordre du 31 mai 1918. )

4° Régiment jeune et plein d'ardeur, qui s'est couvert de gloire partout où il a été engagé. Le 9 août 1918, sous l'énergique commandement du lieutenant-colonel Bornèque, placé à l'aile d'une attaque, a enlevé en deux heures par un assaut irrésistible, trois positions ennemies hérissées de mitrailleuses sur une profondeur de 4 kilomètres, faisant 500 prisonniers, s'emparant de 23 canons et d'un matériel considérable. Du 18 au 20 août, jeté dans la lutte acharnée, engagée pour la conquête d'un village, point d'appui fortifié où se cramponnait l'ennemi dans sa retraite, a contribué largement au succès final par son entrain, sa ténacité et son esprit de sacrifice. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 septembre 1918. )

409e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 janvier 1919 - Page 729

1° Superbe régiment d'un courage, d'une ténacité et d'une discipline remarquables, ayant un profond sentiment du devoir. S'était déjà distingué devant Verdun et sur la Somme. Sous l'impulsion énergique du lieutenant-colonel Treillard, chef d'une bravoure admirable, vient, pendant douze jours sans répit, malgré sa fatigue et les réactions violentes de l'ennemi, de poursuivre la conquête de ses objectifs avec une belle ténacité. S'est emparé de trois villages et de bois fortement organisés, capturant deux cents prisonniers, trois minenwerfer et une trentaine de mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 2 juillet 1918. )

2° Superbe régiment d'un mordant et d'une ténacité admirables, d'une endurance sans limite. Pendant cinquante-trois jours, grâce à l'incessante impulsion du lieutenant-colonel Treillard qui, toujours au milieu de ses hommes, avec les fractions les plus avancées, électrise son régiment par son exemple, a battu l'ennemi sans répit, prenant sur lui une supériorité morale évidente ; l'a refoulé sur une profondeur de vingt kilomètres, lui faisant cent cinquante prisonniers, lui enlevant quatre canons et un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

3° Après quarante-deux jours de tranchées, dans un secteur où les coups de main succèdent aux coups de main, où les abris sont insuffisants, où les arrières sont harcelés en permanence, sous l'énergique impulsion de son chef le lieutenant-colonel Treillard, s'est élancé à l'attaque, le 26 septembre 1918, avec un entrain admirable. Malgré le brouillard, les difficultés de la marche dans un terrain bouleversé par quatre années de bombardements et couvert de défenses accessoires, en dépit de la résistance désespérée de l'ennemi, a combattu avec acharnement pendant trois jours sans interruption, s'emparant d'abord de la butte de Souain, au sommet de laquelle il fait flotter et saluer le drapeau du régiment, puis de la deuxième position ennemie sur les rives nord de la Py. Ramené dans la bataille, dans la nuit du 2 au 3 octobre, est reparti à l'attaque avec la même ardeur et s'est emparé de la position de Médéah. Au cours de ces quatre journées de bataille, a progressé de douze kilomètres et capturé 850 prisonniers, dont 12 officiers, 10 canons, 4 minenwerfer, 156 mitrailleuses, 8 fusils contre tanks et un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

4° Du 28 octobre au 4 novembre, devant Banogne, sous la direction du lieutenant-colonel Treillard, a livré une série de combats difficiles et sanglants avec un mordant et un acharnement admirables. A fait tomber la position de Banogne, dans la ligne Hunding, organisée de longue date avec toutes les ressources de l'art de l'ingénieur militaire et défendue désespérément par les meilleures troupes. Ce résultat obtenu, a poursuivi l'ennemi avec entrain et se trouvait à l'extrême pointe d'avant-garde quand la division dût s'arrêter. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 11 décembre 1917. )

411e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 23 janvier 1919 - Page 894

1° Le 20 août 1917, commandé par le lieutenant-colonel Chaillot, s'est porté à l'attaque d'un magnifique élan, et dans un ordre parfait, malgré les barrages allemands et les pertes. A enlevé successivement deux lignes d'ouvrages, atteignant en fin d'attaque, tous ses objectifs de la cote 341. A consolidé ses positions sur lesquelles il a tenu pendant cinq jours, défiant toutes les contre-attaques. A fait plus de 200 prisonniers dont 3 officiers, avec 7 mitrailleuses et un important matériel. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° Admirable régiment, d'un moral et d'un entrain parfait. Sous le commandement du lieutenant-colonel Chaillot, a récemment, dans un coup de main à grande envergure, préparé en moins d'une semaine, exécuté en plein jour, une opération audacieuse et délicate, atteignant tous ses objectifs jusqu'à plus de 2 kilomètres de nos lignes. A opéré d'importantes destructions et ramené 324 prisonniers dont 7 officiers, pris 9 mitrailleuses, beaucoup de matériel et de nombreux documents intéressants. — ( Ordre du 12 avril 1918. )

3° Régiment d'élite qui a fait preuve, en toute occasion, d'un élan, d'un mordant, d'une ardeur offensive hors de pair. A vaillamment et victorieusement combattu au Nord-Ouest de Compiègne, du 10 juin au 21 août 1918. Le 17 octobre, sous les ordres du lieutenant-colonel Chaillot, a remporté un succès décisif, atteignant d'un bond tous ses objectifs, capturant 370 prisonniers, 12 canons, 50 mitrailleuses. A continué à pousser de l'avant, effectuant, au cours de deux journées des 17 et 18, une progression victorieuse de 8 kilomètres en ligne droite. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 27 novembre 1918. )

4° Le 4 novembre 1918, sous les ordres du lieutenant-colonel Chaillot, a forcé d'un seul élan le passage du canal de la Loutre défendu en face de lui par un effectif supérieur au sien, a, sans arrêt, conquis un village important et progressé de 4 kilomètres au-delà, faisant 912 prisonniers dont 18 officiers, enlevant 11 canons, 4 minenwerfer, plusieurs centaines de mitrailleuses et détruisant 15 canons ennemis. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 25 décembre 1918. )

418e RÉGIMENT D'INFANTERIE
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10877

1° Ayant reçu l'ordre de tenir dans les conditions les plus difficiles, une position particulièrement importante, sous les ordres du lieutenant-colonel de Valon, malgré des bombardements prolongés d'une extrême violence et des attaques en masse, n'a pas cédé un pouce de terrain ; a exécuté une contre-attaque énergique, et a fait ainsi échouer complètement les efforts de l'ennemi. Depuis sa formation, a pris une part glorieuse à tous les combats de la campagne. — ( Ordre du 24 mars 1916. )

2° Après avoir, du 15 au 27 juin 1918, sous les ordres du lieutenant-colonel de Valon, mené une série d'actions qui ont eu pour effet la reprise à l'ennemi de positions importantes et le rétablissement de nos lignes, a, le 28 juin, sous le commandement provisoire du commandant Krebs, exécuté avec son ardeur coutumière une brillante attaque, en dépit des difficultés résultant de la possession par l'ennemi sur son flanc droit, d'une position très forte. Grâce à une ténacité et à une endurance admirables, a maintenu ses gains malgré ses pertes et les violentes réactions de l'ennemi, les a élargis dans les journées du 30 juin, du 1er au 2 juillet 1918, en s'emparant d'un village fortement organisé et occupé. A capturé, dans ces diverses actions, près de trois cents prisonniers et un nombreux matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 août 1918. )

3° Héroïque régiment. Le 18 juillet 1918, sous les ordres du colonel de Valon, s'est porté à l'assaut d'importantes positions ennemies, les a enlevées d'un seul élan, sur une profondeur de sept kilomètres. En quelques heures, a fait neuf cent cinq prisonniers et s'est emparé de seize pièces de canon. Les 19, 20 et 21 juillet, soumis à un bombardement incessant et à un feu intense de mitrailleuses, a réussi, malgré ses lourdes pertes, non seulement à maintenir intégralement ses positions, mais à gagner encore du terrain au cours de deux nouvelles attaques. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

4° Superbe régiment. Sous le commandement de son chef, le colonel de Valon, bien qu'ayant déjà subi des pertes sensibles et éprouvé de lourdes fatigues, a fait preuve, jusqu'au dernier moment, d'une élévation morale remarquable et d'un courage indomptable. Après avoir franchi une rivière par des moyens de fortune, a arraché à l'ennemi quatre kilomètres de terrain fortifié, défendu par ses meilleures troupes, a pris sept mitrailleuses, trois mortiers de tranchée, un canon de 105 et fait trente-neuf prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 octobre 1918. )

1er RÉGIMENT DE MARCHE DE ZOUAVES
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10725

1° Le 21 octobre 1916, après avoir tenu plusieurs jours sous un bombardement meurtrier et continu et dans des conditions atmosphériques extrêmement pénibles, a coopéré à l'attaque des bois de Chaulnes avec un allant superbe et dans un ordre parfait, atteignant rapidement l'objectif fixé. Le 7 novembre 1916, chargé, sous les ordres du lieutenant-colonel Rolland, d'enlever le Pressoire, et le bois Kratz, s'est acquitté de la façon la plus brillante de sa mission, après une lutte très dure à la grenade et en dépit d'une violente tempête de vent et de pluie. — ( Ordre du 15 décembre 1916. )

2° Sous l'habile et énergique direction de son chef, le lieutenant-colonel Poirel, le 1er régiment de marche de zouaves, aligné comme à la manœuvre, a enlevé d'un merveilleux élan une position ennemie fort importante et puissamment fortifiée. A su s'y maintenir en repoussant plusieurs contre-attaques et l'organiser malgré les bombardements d'une extrême violence auxquels il a été soumis pendant cinq jours et cinq nuits sans interruption. — ( Ordre du 11 juin 1917. )

3° Sous le commandement du lieutenant-colonel Pompey, après une série de dures actions de détail, exécutées avec succès, du 11 au 18 juillet 1918, et dont la réussite a eu une importance de premier ordre pour les opérations ultérieures, a participé, les 18 et 19 juillet, à l'offensive générale avec une bravoure et un allant admirables, brisant, après des combats acharnés, toutes les résistances ennemies. Au cours de neuf jours de combat, a capturé 550 prisonniers, 13 canons, 130 mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

4° Sous les ordres du lieutenant-colonel Pompey, a, les 20, 21 et 22 août 1918, par des attaques menées avec son entrain et sa bravoure légendaires, refoulé l'ennemi sur une profondeur d'une quinzaine de kilomètres, malgré une chaleur torride et des fatigues extrêmes, réduisant les résistances, soit de front, soit en les manœuvrant, grâce à l'énergie et l'habileté de son chef de corps et des commandants d'unités. Ayant atteint son objectif éloigné, s'y est maintenu pendant six jours sous des bombardements des plus violents d'obus explosifs et toxiques. Le 29 août, a opéré de nuit le passage de deux obstacles dans des conditions particulièrement difficiles, sous le feu d'un intense bombardement et de nombreuses mitrailleuses, rejetant l'ennemi au-delà du deuxième obstacle, s'emparant d'une localité. Au cours de ces diverses opérations, a fait plus de 600 prisonniers dont 21 officiers, pris 32 canons, plus de 200 mitrailleuses et un matériel considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 28 septembre 1918. )

2e RÉGIMENT DE MARCHE DE ZOUAVES
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10878

1° Aux ordres successifs du lieutenant-colonel Decherf et du chef de bataillon de Saint-Maurice, a préparé par un travail acharné, son offensive de Champagne. S'est emparé, le 25 septembre, avec un élan que n'a pu briser le feu meurtrier des mitrailleuses, de trois lignes de tranchées et d'un bois fortement organisé. A poussé, le 26, une nouvelle attaque, prenant à l'ennemi quatre canons et un important matériel. Est resté en ligne jusqu'au 1er octobre sous un feu très dur d'artillerie lourde, organisant énergiquement et solidement le terrain conquis. — ( Ordre général n° 477 du 28 janvier 1916. )

2° Le 15 décembre 1916, sous le commandement du lieutenant-colonel Bonnery, s'est lancé à l'assaut avec la plus belle ardeur, malgré les difficultés du terrain et un violent bombardement. Surmontant les résistances de l'ennemi, a atteint, à l'heure fixée, après une marche de plus de trois kilomètres, l'objectif qui lui était assigné ; s'y est maintenu malgré de violentes contre-attaques, a fait de nombreux prisonniers, capturé dix canons et un matériel de guerre considérable. — ( Ordre du 5 janvier 1917. )

3° Sous les ordres du lieutenant-colonel de Metz, a effectué, en trois jours de combats et de brillantes manœuvres, du 8 au 10 août 1918, une progression de vingt-deux kilomètres dans les lignes ennemies. Véritable régiment d'avant-garde, a poussé, le 10 août, au delà de ses objectifs, pour occuper des points dominants et faciliter ainsi aux régiments voisins le passage de l'Avre. A capturé dans ces trois journées, dix-neuf canons, soixante mitrailleuses et plusieurs centaines de prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

4° Régiment d'élite. Sous le commandement éclairé et froidement résolu de son chef de corps, le lieutenant-colonel de Metz, a franchi de vive force, le 28 août 1918, le canal du Nord aux portes même d'une ville importante que sa brillante manœuvre du lendemain devait faire tomber. Le 23 août 1918, a attaqué sans regarder en arrière, a supporté une contre-attaque violente sur son flanc gauche, s'est cramponné au sol et a conservé la ville reconquise. Le 30 août 1918, a emporté d'assaut un piton âprement défendu, escaladant les pentes sous un feu violent d'artillerie et de mitrailleuses. Les 5, 6 et 7 septembre 1918, a toujours devancé l'heure de l'attaque, menant avec fougue la poursuite d'un ennemi à qui sa vitesse en imposait ; est demeuré trois jours en avant-garde, à quatre mille mètres au delà de toute liaison latérale, obligé, la nuit venue, de faire face dans toutes les directions. Par son acharnement, par son audace, a empêché l'ennemi de se raccrocher aux lignes prévues dans ses ordres et a précipité le mouvement de retraite jusqu'aux inondations de la ligne Siegfried. A fait des prisonniers de trois régiments différents. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 octobre 1918. )

3e RÉGIMENT bis DE ZOUAVES
J.O. du 19 janvier 1919 - Page 729

1° A donné en avril 1917, à Moronvilliers, de nouvelles marques de la valeur dont il a fait preuve depuis le début de la campagne, notamment à Roclincourt, à Ypres, à Verdun et sur la Somme. Pendant la période du 17 au 21 avril, sous le commandement énergique du lieutenant-colonel Trapet, a enlevé deux positions ennemies très fortement organisées sur une profondeur de plus de trois kilomètres. A accompli sa mission avec sa froide bravoure habituelle, faisant cent cinquante prisonniers, capturant trois canons, huit mitrailleuses, trois minenwerfer et un important matériel. — ( Ordre du 10 octobre 1917. )

2° Régiment superbe de fougue et d'allure, qui s'est constamment distingué au cours de la campagne. Vient encore, sous le commandement du lieutenant-colonel Trapet, de prendre la part la plus brillante aux dernières opérations. Chargé d'abord de rétablir la soudure entre deux grandes unités, s'est déployé sur un front de plus de quatre kilomètres et, grâce à des contre-attaques réitérées et incessantes, a enrayé complètement la menace de débordement de l'ennemi. Ayant ensuite reçu la mission de défendre coûte que coûte une ligne très importante de hauteurs, s'en est parfaitement acquitté en devançant chaque fois les intentions de l'ennemi et en le fixant au terrain par de nombreuses contre-attaques. A fait de nombreux prisonniers et pris treize mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

3° Régiment d'une ardeur incomparable. Le 30 septembre 1918, sous l'énergique commandement du lieutenant-colonel Trapet, s'est élancé à l'assaut de positions fortement organisées. A bousculé l'ennemi et l'a poursuivi pendant trois jours, brisant toutes ses tentatives de résistance et lui enlevant, au cours d'une progression de neuf kilomètres, deux cent trente prisonniers, un canon, vingt-sept mitrailleuses lourdes, trente-neuf mitrailleuses légères et huit minenwerfer. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 11 décembre 1918. )

4° Du 11 au 31 octobre 1918, sous l'énergique commandement du lieutenant-colonel Trapet, a poursuivi et harcelé l'ennemi sans relâche, l'obligeant, par une pression opiniâtre de jour et de nuit, à franchir quatre rivières, à abandonner quatre villages, forçant, de haute lutte, une ligne de positions fortement organisée, brisant, au prix d'un effort acharné, toutes ses contre-attaques et lui capturant plus de huit cents prisonniers, six canons et plus de cent mitrailleuses. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 11 décembre 1918. )

1er RÉGIMENT MIXTE DE ZOUAVES TIRAILLEURS
J.O. du 8 décembre 1918 - Page 10566

1° Comprise dans la citation collective ci-après : La 3e brigade marocaine ( 1er régiment mixte de zouaves tirailleurs et ... ) : N'a cessé de se distinguer, depuis le début de la campagne, vient, sous les ordres du général Cherrier, et des lieutenants-colonels Cazenove et Mingasson, de faire preuve d'une persévérance et d'un entrain héroïque, en enlevant à l'ennemi, par une lutte pied à pied qui a duré plus de seize jours, tous les points d'appui fortifiés qu'il tenait à l'ouest du canal de l'Yser, le rejetant définitivement sur la rive orientale, lui infligeant d'énormes pertes et lui faisant de nombreux prisonniers. — ( Ordre du 21 mai 1915. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : La 153e division d'infanterie ( 1er régiment mixte de zouaves tirailleurs et ... ) : Après avoir montré, sous les ordres du général Deligny, un esprit d'offensive très remarquable, les 24, 25 et 26 février 1916, a fait preuve, les jours suivants, d'une ténacité, d'une endurance, d'un entrain, d'une volonté de ne rien céder à l'ennemi, au-dessus de tout éloge. A tenu, pendant onze jours consécutifs, nuit et jour, en terrain découvert, sans relève possible, sous un effroyable bombardement de tous calibres, un secteur dont elle n'a pas perdu un pouce, et dont elle ne sortait que pour tenter des contre-attaques en vue d'arrêter l'offensive ennemie. — ( Ordre du 24 mars 1916. )

3° Régiment délite. Sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel Moreaux, le 1er régiment mixte de zouaves tirailleurs a pris, à la bataille du 18 au 21 juillet 1918, la part la plus glorieuse, s'emparant successivement, sur 7 kilomètres de profondeur, de trois positions fortement défendues, capturant 27 canons, 170 mitrailleuses, 1,100 prisonniers et infligeant à l'ennemi de fortes pertes. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

4° A peine retiré d'une glorieuse bataille à laquelle il avait pris la part la plus active après l'avoir préparée par toute une série de combats préliminaires, insouciant de ses pertes récentes, se jette, sous le commandement du lieutenant-colonel Moreaux, dans une nouvelle bataille avec plus d'ardeur encore, marchant, en dépit des barrages d'artillerie et de mitrailleuses, à une allure d'étapes, brisant les résistances successives sur une profondeur de 20 kilomètres, capturant à l'ennemi défait, 303 prisonniers, un nombreux matériel, et contribuant, par son avance irrésistible, à l'encerclement d'un bien plus grand nombre. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

1er RÉGIMENT DE MARCHE DE TIRAILLEURS
J.O. du 23 février 1919 - Page 1993

1° Le 12 septembre, énergiquement entraîné par son chef, le lieutenant-colonel Caré, s'est jeté dans un élan superbe à l'attaque des positions allemandes et a enlevé brillamment la première ligne ennemie sur un front de 800 mètres, brisant ensuite la résistance acharnée de réduits garnis de mitrailleuses, a atteint les objectifs qui lui avaient été assignés, à plus de 2 kilomètres de sa base de départ en exécutant sous le feu le plus violent, un changement de direction des plus difficiles. A fait plus de six cents prisonniers. — ( Ordre du 21 octobre 1916. )

2° Régiment indigène de haute valeur, dont le loyalisme a toujours égalé la bravoure. Pendant les deux premiers jours d'une récente bataille, sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Pidaut, a résisté avec une héroïque opiniâtré à toutes les attaques d'un ennemi supérieur en nombre appuyé par une artillerie redoutable. A gardé, au prix de sanglants sacrifices, une position importante, opposant à l'ennemi, jusqu'au moment où il reçut l'ordre de se replier, une résistance acharnée que commandait impérieusement la situation tactique. Le troisième jour, alerté quelques heures à peine après son retrait de cette lutte, s'est porté, malgré l'état de fatigue dans lequel il se trouvait, sur de nouveaux emplacements de combat, avec un entrain remarquable. Le lendemain, a repris contact avec l'ennemi dont la progression devenait menaçante. Combattant avec sa vaillance coutumière et disputant le terrain pied à pied, a réussi à enrayer l'avance allemande. Enfin pendant les trois jours suivants, a maintenu intégralement toutes ses positions, malgré les violentes tentatives faites par l'ennemi pour l'en chasser. Malgré ses lourdes pertes, a conservé un moral très élevé, s'est toujours montré animé du même esprit de sacrifice et, en toutes circonstances, n'a cessé de manifester la même inébranlable confiance dans le succès final. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

3° Régiment indigène animé du plus bel esprit offensif : le 30 septembre 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Pidaut, a enlevé de haute lutte les positions ennemies fortement défendues. Poursuivant l'adversaire sur un terrain accidenté et couvert, a atteint rapidement ses objectifs, réalisant ainsi une progression de 9 kilomètres et capturant de nombreux prisonniers et un matériel important. S'était déjà distingué les 15, 16 et 17 juillet 1918, devant Prunay, en brisant de puissantes attaques ennemies et en reprenant l'ascendant sur l'adversaire par de vigoureuses contre-attaques. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 11 décembre 1918. )

4° Régiment indigène qui joint à un moral élevé les plus belles qualités manœuvrières : du 16 au 31 octobre 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Pidaut, a, par des attaques incessantes, menées avec une inlassable ardeur, brisé toutes les résistances d'un ennemi appuyé par une artillerie puissante et de nombreuses mitrailleuses. Passant quatre rivières, emportant deux villages de haute lutte, a surmonté toutes les difficultés et toutes les fatigues, faisant plus de 400 prisonniers, capturant 2 canons et un important matériel. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 3 janvier 1919. )

8e RÉGIMENT DE MARCHE DE TIRAILLEURS
J.O. du 23 juin 1918 - Page 5406

1° A enlevé, en moins de quatre heures, sous l'énergique commandement de son chef, le lieutenant-colonel Dufoulon, deux puissantes lignes successives ennemies, contre lesquelles de nombreuses attaques antérieures s'étaient brisées, faisant 1,285 prisonniers, 30 officiers, dont 3 officiers supérieurs. A soutenu, avec un moral qui a fait l'admiration de tous, des bombardements ininterrompus pendant plusieurs jours, résistant à deux contre-attaques particulièrement violentes, sans abandonner la moindre partie du terrain conquis. — ( Ordre général n° 477 du 13 novembre 1916. )

2° Régiment indigène d'élite, modèle de courage, de dévouement et de loyalisme, énergiquement commandé par son chef, le lieutenant-colonel Dufoulon. Le 15 décembre 1916, a fait l'admiration de tous par le brio et l'entrain avec lesquels il a enlevé, dans un élan magnifique, tous les objectifs importants qui lui avaient été assignés, arrivant le premier sur la position et favorisant, par ses habiles manœuvres, la progression des régiments voisins. A capturé plus de 1,000 prisonniers, 10 mitrailleuses, un important matériel et, au cours de deux reconnaissances particulièrement audacieuses et périlleuses, a détruit 9 pièces de canon ennemies. — ( Ordre du 5 janvier 1917. )

3° Régiment indigène de grande valeur ; entrainé au moral comme au physique par son chef, le lieutenant-colonel Dufoulon, a, pendant les journées des 23, 24 et 25 octobre 1917, sous l'énergique impulsion des chefs de bataillon Morand, Rothenflue et Pidaut, montré sa fougue habituelle et son mépris absolu du danger. A puissamment contribué à l'enlèvement de la formidable position du fort de la Malmaison, puis des bois de Pilleries et d'Entre-Deux-Monts où il a mis en déroute les bataillons de contre-attaque ennemis. A atteint avec un entrain admirable, tous ses objectifs poursuivant l'ennemi au-delà de l'Ailette, lui infligeant de lourdes pertes, faisant de nombreux prisonniers, prenant dix-sept canons et un grand nombre de mitrailleuses. — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

4° Pendant les opérations récentes, sous les ordres du lieutenant-colonel Dufoulon, a combattu sans répit des forces ennemies très supérieures et constamment renouvelées. Malgré la fatigue et les pertes, a mené trois attaques successives avec l'allant et l'héroïsme qui le caractérisent et réussi à arrêter et à refouler l'ennemi, lui faisant des prisonniers et prenant des mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 juin 1918. )

13e RÉGIMENT DE MARCHE DE TIRAILLEURS
J.O. du 23 mars 1919 - Page 3009

1° Sous le commandement du lieutenant-colonel Morin au cours des attaques des 18 et 19 juillet 1918, a fait preuve d'un magnifique élan, surmontant toutes les résistances. A enlevé de haute lutte les objectifs qui lui étaient assignés et notamment un village organisé et opiniâtrement défendu. S'est emparé de 120 prisonniers et de 9 canons. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

2° Sous les ordres du lieutenant-colonel Morin, a, les 20, 21 et 22 août 1918, malgré une chaleur torride, à travers un terrain extrêmement difficile, conquis les objectifs fixés avec un entrain et une allure remarquables, réduisant de nombreux nids de mitrailleuses et capturant les groupes ennemis embusqués dans les creutes. A atteint le premier de toute l'armée l'objectif final, faisant tomber par la manœuvre la résistance d'un village qui arrêtait sa progression. Après avoir pendant six jours et sous les plus violents bombardements toxiques maintenu les positions qu'il venait de conquérir, a franchi de vive force le 29 août, grâce à une habile manœuvre, du lieutenant-colonel Morin, un canal et une rivière, malgré les difficultés qui auraient rebuté un chef de corps moins énergique ; et, malgré des pertes sévères, s'est emparé de deux villages et a réussi à rétablir une tête de pont qu'il a conservée en dépit des bombardements intenses et de trois contre-attaques repoussées à la baïonnette. Au cours de ces deux opérations, a capturé 9 officiers, près de 500 prisonniers, 9 canons, 70 mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 28 septembre 1918. )

3° Sous les ordres du lieutenant-colonel Morin, a pris part avec son élan, sa ténacité et son mépris du danger habituels à une victorieuse offensive pendant la période du 26 septembre au 15 octobre 1918. Très habilement conduit par son colonel, excellent manœuvrier, il a dans une première période brisé les résistances de l'ennemi ; en particulier, a pris de haute lutte un point d'appui très fortement défendu et a fait tomber par encerclement la résistance des boqueteaux remplis de mitrailleuses. Dans une seconde période, a poursuivi l'ennemi en retraite avec une activité infatigable, bousculant ses arrière-gardes malgré la fatigue de nombreuses nuits sans sommeil et de marche ininterrompues, laissant derrière lui le champ de bataille couvert des morts de l'ennemi, capturant 11 canons et une centaine de prisonniers et réalisant une avance de 30 kilomètres. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

4° Sous la dénomination « 2e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs ». Régiment d'élite qui a fait preuve toutes les fois qu'il a été engagé des plus belles qualités d'entrain et de dévouement. Appelé, les 11, 12 et 13 juin 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Morin, a participer à une contre-offensive générale, a exécuté pendant deux jours consécutifs une série d'attaques sur des positions fortement occupées ; a arrêté ainsi une attaque ennemie importante en préparation, atteint ses objectifs et capturé sept canons, des mitrailleuses, des prisonniers, dont un état-major de bataillon, et un important matériel. — ( Décision du maréchal commandant en chef, du 15 février 1919. )

1er RÉGIMENT DE TIRAILLEURS MAROCAINS
J.O. du 2 décembre 1918 - Page 10359

1° Sous le commandement de son chef, le lieutenant-colonel Auroux, a enlevé, le 6 octobre 1915, au petit jour, sur un front de plusieurs centaines de mètres, la deuxième position allemande ; s'est porté d'un seul bond à plus d'un kilomètre au-delà, a foncé sur l'ennemi surpris dans ses bivouacs, lui faisant subir à la baïonnette des pertes considérables. — ( Ordre n° 39 du 16 octobre 1915. )

2° Sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Cimetière, a emporté d'un élan les trois lignes de tranchées de la première position allemande ; puis a franchi successivement deux ravins profonds, le premier battu par un feu violent de mitrailleuses, le second abrupt, boisé et énergiquement défendu par un ennemi disposant d'abris profonds, auquel il a fait plus de 500 prisonniers. Malgré les pertes subies, a abordé sans désemparer, la deuxième position allemande, enlevant plusieurs lignes de tranchées et ne s'arrêtant que par ordre, pour permettre l'arrivés à sa hauteur de troupes voisines qu'il avait dépassées dans son élan. — ( Ordre du 4 mai 1917. )

3° Sous le commandement du lieutenant-colonel Cimetière, a mené, le 28 juin 1918, malgré les plus grandes difficultés, une attaque extrêmement brillante couronnée de succès. A eu successivement à réduire la résistance de nombreux ennemis dans une région tourmentée et boisée, à manœuvrer pour encercler un village organisé et pourvu d'une garnison nombreuse et à réduire cette dernière. N'a pu remplir cette tâche multiple que grâce à un entraînement, une vigueur et un esprit de discipline incomparables. A fait plus de cinq cents prisonniers, capturé dix-huit mitrailleuses et un nombreux matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 août 1918. )

4° Régiment d'élite, qui, sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel Cimetière, s'est élancé le 18 juillet 1918, dans la bataille avec sa fougue et sa vigueur coutumières. A réalisé une progression de plus de 9 kilomètres pour atteindre au-delà du ravin de Saconin-Breuil et des hauteurs de Berzy-le-Sec, l'objectif assigné, du ravin de la Crise, obtenant pour parfaire son œuvre, un jour de combat supplémentaire avant le repos que les ordres lui imposaient. A capturé plusieurs centaines de prisonniers, de nombreux canons et mitrailleuses et infligé à l'ennemi des pertes considérables. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

1er BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 223

1° Sous le commandement du commandant Tabouis, a brillamment contribué, le 14 août 1914, au succès du combat de Plaine-Saint-Blaise, au cours duquel il a enlevé à l'ennemi le premier drapeau, ce qui a valu au drapeau des chasseurs l'attribution de la Médaille militaire. — ( Ordre du 23 juillet 1915. )

2° Commandé et entraîné par son chef de bataillon, le commandant Somon, avec une admirable maîtrise, s'est emparé, le 25 mai, d'un ouvrage allemand très fortement organisé et très vaillamment défendu. S'y est maintenu trois jours, malgré un bombardement intense et des contre-attaques incessantes. Attaqué de trois côtés par des forces supérieures, a défendu le terrain pied à pied et est arrivé, malgré des pertes sensibles, à se maintenir au saillant de l'ouvrage. — ( Ordre du 25 juin 1915. )

3° Corps d'attaque qui vient de montrer à nouveau sa bravoure et ses qualités manœuvrières. Le 23 octobre 1917, sous les ordres du commandant Le Bleu, a enlevé successivement tous les objectifs qui lui étaient assignés, comprenant une carrière fortement occupée, un bois garni d'artillerie, où l'ennemi a résisté énergiquement, enfin un village. S'est maintenu sur les positions conquises, malgré les contre-attaques. Au cours de cette journée, a fait prisonniers 7 officiers et plus de 700 hommes appartenant à trois divisions différentes, dont une de la garde, pris 18 canons de campagne dont 4 lourds, 65 mitrailleuses et énorme matériel de un guerre. — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

4° Bataillon d'élite. Exalté par l'ardeur méthodique, l'enthousiasme et l'indomptable ténacité de son chef, le commandant Le Bleu, a rompu, les 26, 27 et 28 septembre 1918, le front ennemi en Champagne, et réalisé avec un entrain splendide une avance de 8 kilomètres. Le 26 septembre, placé au centre de la ligne d'attaque, s'est engagé à fond, et, dépassant les unités qui l'encadraient, surprenant l'ennemi par son élan, manœuvrant sous le feu comme à l'exercice, a triomphé superbement des résistances les plus énergiques. Au cours de son avance, une déchirure du brouillard ayant découvert devant les chasseurs le sommet d'une des positions dominantes, connue parmi les plus formidablement organisées du front, le bataillon, galvanisé, s'est jeté à l'assaut, baïonnette haute, et a enlevé la position d'un seul élan, faisant prisonnier le bataillon ennemi qui la défendait et forçant l'admiration de l'adversaire lui-même. Les 27 et 28 septembre, a continué à combattre avec la même ardeur, enlevant tous ses objectifs, capturant en ces trois jours d'assauts plus de 700 prisonniers dont un chef de bataillon et 14 officiers, 10 canons de 77, plusieurs minenwerfer, plus de 100 mitrailleuses, ainsi qu'un matériel considérable, munitions, armes, voitures, attelages, etc.

2e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10725

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 20e corps d'armée, comprenant le 2e bataillon de chasseurs à pied et les ... : Pendant les journées des 26 et 27 septembre 1914, sur toutes les parties du front où il a été employé, le 20e corps a toujours su progresser et entraîner la progression de ses voisins. Le 28, il a résisté aux attaques les plus furieuses et il a trouvé dans son ardeur assez de ressources pour passer à son tour à l'offensive, le 29 au matin. Le général commandant l'armée est heureux de féliciter le 20e corps. Dans l'Ouest, comme précédemment dans l'Est, ce corps ne cesse de montrer les plus hautes qualités manœuvrières, une endurance qui ne se dément pas, une vigueur et un entrain que rien ne saurait abattre. — ( Ordre du 29 septembre 1914. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : La 153e division d'infanterie, le 2e bataillon de chasseurs à pied et les ... : Après avoir montré, sous les ordres du général Deligny, un esprit d'offensive très remarquable, les 24, 25 et 26 février 1916, a fait preuve, les jours suivants, d'une ténacité, d'une endurance, d'un entrain, d'une volonté de ne rien céder à l'ennemi, au-dessus de tout éloge. A tenu, pendant onze jours consécutifs, nuit et jour, en terrain découvert, sans relève possible, sous un effroyable bombardement de tous calibres, un secteur dont elle n'a pas perdu un pouce, et dont elle ne sortait que pour tenter des contre-attaques en vue d'arrêter l'offensive ennemie. — ( Ordre du 24 mars 1916. )

3° Bataillon d'avant-garde ayant eu au plus haut degré l'esprit d'offensive, la résolution indomptable, la ténacité et toutes les vertus guerrières. Le 18 juillet 1918, en liaison étroite avec les autres corps de la division, sous l'impulsion ardente et habile de son chef, le commandant Mellier, s'est élancé sur l'ennemi et a contribué notamment à la réduction rapide d'une position importante située à la charnière de la bataille, puissamment organisée et âprement détendue, Pendant les journées qui ont suivi, a maintenu sans relâche avec l'ennemi le contact le plus étroit et le plus pressant. A vu ses efforts couronnés, le 2 août, en entrant victorieusement dans Soissons reconquis, sur les talons des arrière-gardes allemandes. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

4° Le 20 août 1918, sous les ordres du chef de bataillon Mellier, après avoir progressé dans le plus bel ordre pendant plus de trois heures sous un feu très violent d'artillerie ennemie, a exécuté un dépassement de ligne à l'heure fixée, s'est élancé à l'attaque sans se soucier de ses lourdes pertes, a conquis, dans un élan superbe, l'objectif qui lui avait été assigné, faisant de nombreux prisonniers, s'emparant de dix canons et d'une vingtaine de mitrailleuses, ainsi que d'un armement et d'un matériel considérables. Violemment contre-attaqué, à six reprises différentes, par une division de chasseurs prussienne, a conservé, sans se laisser entamer, le terrain qu'il avait conquis. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

4e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10725

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 20e corps d'armée, comprenant le 4e bataillon de chasseurs à pied et les ... : Pendant les journées des 26 et 27 septembre 1914, sur toutes les parties du front où il a été employé, le 20e corps a toujours su progresser et entraîner la progression de ses voisins. Le 28, il a résisté aux attaques les plus furieuses et il a trouvé dans son ardeur assez de ressources pour passer à son tour à l'offensive, le 29 au matin. Le général commandant l'armée est heureux de féliciter le 20e corps. Dans l'Ouest, comme précédemment dans l'Est, ce corps ne cesse de montrer les plus hautes qualités manœuvrières, une endurance qui ne se dément pas, une vigueur et un entrain que rien ne saurait abattre. — ( Ordre du 29 septembre 1914. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : La 153e division d'infanterie, le 4e bataillon de chasseurs à pied et les ... : Après avoir montré, sous les ordres du général Deligny, un esprit d'offensive très remarquable, les 24, 25 et 26 février 1916, a fait preuve, les jours suivants, d'une ténacité, d'une endurance, d'un entrain, d'une volonté de ne rien céder à l'ennemi, au-dessus de tout éloge. A tenu, pendant onze jours consécutifs, nuit et jour, en terrain découvert, sans relève possible, sous un effroyable bombardement de tous calibres, un secteur dont elle n'a pas perdu un pouce, et dont elle ne sortait que pour tenter des contre-attaques en vue d'arrêter l'offensive ennemie. — ( Ordre du 24 mars 1916. )

3° Corps d'élite, au moral magnifique, partout égal à lui-même, toujours capable de se donner tout entier pour la victoire comme pour le sacrifice. Le 10 juin 1918, par la reprise d'un point d'appui des plus importants, pour le succès de la contre-offensive du lendemain, avait montré ce que l'on pouvait attendre de sa légendaire vaillance. Le 18 juillet, sous la conduite du commandant de La Guillonnière, a aidé à la progression d'un régiment d'infanterie, pénétrant de plus de quatre kilomètres dans l'intérieur des lignes ennemies. A ensuite tenu un secteur constamment battu par des feux de face et de flanc. Le 2 août enfin, est entré dans Soissons, poussant jusqu'à l'Aisne, sur les pas de l'ennemi en retraite, après avoir brisé ses dernières résistances aux abords de la ville délivrée et reprenant huit canons, 10 caissons et une quantité considérable de munitions. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

4° Le 20 août 1918, sous les ordres du chef de bataillon de La Guillonnière, s'est élancé à l'attaque avec une fougue irrésistible et un ordre admirable, a gagné en deux heures et demie, quatre kilomètres de terrain, faisant environ quatre cents prisonniers, s'emparant de sept canons, cinquante mitrailleuses, ainsi que d'un armement et d'un matériel considérables. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

5e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 19 janvier 1919 - Page 729

1° Sous le commandement du chef de bataillon Barberot et des capitaines Marion et Muller, a brillamment enlevé une position ennemie formidablement organisée, a réussi, malgré de lourds sacrifices occasionnés par un bombardement d'une intensité exceptionnelle, à repousser les nombreuses contre-attaques et à maintenir intacts ses gains des jours précédents, tout en infligeant à l'ennemi des pertes considérables. — ( Ordre n° 66 du 14 septembre 1915. )

2° Sous les ordres du commandant Delacroix, puis du capitaine Danjean, adjudant-major, a enlevé, le 23 octobre 1917, après un combat acharné, les positions bétonnées, couvrant le ravin des Bovettes. Malgré les pertes sensibles et la fatigue des quarante-huit heures de combat, a repris l'attaque du 25 octobre, contre un ennemi renforcé de troupes fraîches et l'a culbuté. A progressé de plus de 1,500 mètres, enlevant trois lignes de tranchées, capturant 210 prisonniers, 16 mitrailleuses, 7 minenwerfer de 240 et un nombreux matériel. — ( Ordre du 24 novembre 1917. )

3° Sous les ordres du commandant Michel, a attaqué avec vigueur, le 31 août 1918, enlevant d'un seul élan ses objectifs et capturant six pièces de canon. Avec des compagnies réduites à moins de cinquante hommes et privées de leurs chefs, a de nouveau attaqué les 2, 11 et 15 septembre et s'est établi sur la ligne Hindenburg, réalisant ainsi en vingt journées consécutives de lutte une progression de quatre kilomètres cinq cents, faisant cent quatre-vingt-cinq prisonniers et capturant un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 12 octobre 1918. )

4° Comprise dans la citation collective ci-après : le 9e groupe de bataillon de chasseurs à pied, magnifique faisceau de bataillon de chasseurs à pied comprenant : le 5e bataillon de chasseurs à pied aux ordres du commandant Michel et les ... qui constitue une puissante unité de guerre maniée avec autant de vigueur que de précision et d'habileté et un chef de premier ordre, le lieutenant-colonel Langlois. Après avoir atteint le canal de la Sambre au cours d'une poursuite heureusement menée, les 18 et 19 octobre 1918, a dégagé complètement la rive Ouest du canal par une série d'attaques judicieusement et vigoureusement conduites ; a préparé ensuite et a exécuté, le 4 novembre, un franchissement très réussi, malgré le difficultés de toute nature a entamé aussitôt une exploitation du succès qui lui a permis d'occuper le soir même le bourg de Bergues, réalisant ainsi une avance de trois kilomètres et capturant trois cent huit prisonniers, cinq canons, trente-neuf mitrailleuses, douze minenwerfer, sept fusils antitanks, huit lance-grenades. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 9 décembre 1918. )

11e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 20 avril 1919 - Page 4157

1° A fait preuve d'une vaillance et d'une énergie au-dessus de tout éloge en enlevant une position, très solidement organisée dans laquelle l'ennemi se considérait inexpugnable, d'après les déclarations mêmes des officiers prisonniers. Lui a fait subir des pertes considérables et malgré un bombardement des plus violents n'a cessé de progresser pendant plusieurs journées consécutives poux élargir sa conquête. — ( Ordre du 9 juillet 1915. )

2° Lancé le 20 juillet 1918 à l'attaque sous les ordres du commandant Doyen, accroche l'ennemi avec une violence particulière. Gêné dans sa progression par un village dont les défenseurs le prennent de flanc, s'y porte résolument, bien qu'il ne soit pas dans sa zone d'action, l'enlève, et reprend sa progression malgré des tirs de barrage denses ; continue le combat le lendemain avec la même énergie, malgré l'absence de son chef de bataillon gravement blessé. Remis en ligne deux jours après, sous les ordres du capitaine adjudant-major Paraire, pénètre dans un bois où les mitrailleuses ennemies se cachent et gênent la progression de la division, réduit ces nids de résistance successivement dans un combat acharné à la grenade V.B. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

3° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 4e groupe de bataillons de chasseurs à pied, sous les ordres du lieutenant-colonel Quinat comprenant : le 11e bataillon de chasseurs ( commandant Ciambelli ) et les .... Engagé du 28 septembre au 8 octobre 1918, dans un combat de rupture contre les positions puissamment organisées de la ligne Hindenburg, a poursuivi sans arrêt les attaques avec une opiniâtreté qui a mis en relief les qualités de son chef et la valeur remarquable de ses bataillons qui, certains jours, ont renouvelé trois fois leurs attaques. Grâce au dévouement et à l'esprit de sacrifice de tous, a pu enlever les lignes successives où l'ennemi résistait avec acharnement, rompre la position le 8 octobre et atteindre finalement le village qui constituait le dernier réduit de la défense. A fait au cours de ces attaques 675 prisonniers dont 9 officiers, a pris 5 canons, 10 minenwerfer, 125 mitrailleuses et une grande quantité de matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1918. )

4° Sous les ordres du commandant Ciambelli, a attaqué, le 20 août 1918, devant Roye, malgré de violents tirs de mitrailleuses et barrage un d'artillerie très dense. A enlevé d'un seul élan son objectif. Contre-attaqué violemment par des forces supérieures, s'est cramponné au terrain, couvrant une unité voisine chassant d'un mouvement offensif les éléments ennemis qui avaient pénétré dans nos positions. — ( Ordre du 14 février 1919. )

12e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 385

1° Sous le commandement du chef de bataillon Ardisson. Malgré les lourdes pertes causées par les mitrailleuses adverses a superbement gravi au chant de la Marseillaise les pentes dénudées d'un piton, s'est emparé des tranchées de l'ennemi dont il a su maintenir la possession, malgré les contre-attaques et les bombardements violents. Trois semaines plus tard, en dépit des tirs de barrage d'une exceptionnelle intensité, a brillamment enlevé un sommet qu'il a su conserver. — ( Ordre du 18 octobre 1915. )

2° Sous les ordres du commandant Nabias, après avoir conquis, le 6 juin 1918, deux ponts que l'ennemi tenait à conserver, s'est emparé pendant les journées des 19, 20 et 23 juillet, où il a combattu en tête de sa division, de deux villages ; a continué ensuite sa progression sous des rafales ininterrompues de mitrailleuses, arrachant le terrain à l'ennemi mètre par mètre, malgré un bombardement d'une violence inouïe. A capturé une centaine de prisonniers, cinq canons, vingt-cinq mitrailleuses et trois minen. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

3° Au cours des combats journaliers du 15 au 20 août 1918, sous les ordres du capitaine Desforgés, gagnant toujours de l'avant dans une progression énergique et continue, enlevait 5 kilomètres d'organisations défensives anciennes, défendues pied à pied avec l'acharnement du désespoir. Menaçant, poursuivant l'ennemi jour et nuit, attaquant sans nul répit, cette belle unité, indifférente à la chaleur torride, soutenait sa vieille réputation en obtenant un magnifique succès, faisant quatre-vingt-onze prisonniers dont deux officiers, capturant dix-neuf mitrailleuses lourdes, quinze mitrailleuses légères, cent quatre-vingts fusils et un matériel important. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

4° Compris dans la citation collective ci-après : Le 12e bataillon de chasseurs ( commandant Nabias ), et les ... : Engagés du 28 septembre au 8 octobre 1918, dans un combat de rupture contre les positions puissamment organisées de la ligne Hindenburg, a poursuivi sans arrêt les attaques avec une opiniâtreté qui a mis en relief les qualités de son chef et la valeur remarquable de ses bataillons, qui, certains jours, ont renouvelé trois fois leurs attaques. Grâce au dévouement et à l'esprit de sacrifice de tous, a pu enlever les lignes successives où l'ennemi résistait avec acharnement, rompre la position le 8 octobre, et atteindre finalement le village qui constituait le dernier réduit de la défense. A fait, au cours de ces attaques, 675 prisonniers dont 9 officiers, a pris 3 canons, 10 minenmerfer, 125 mitrailleuses et une grande quantité de matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1918. )

13e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 23 janvier 1919 - Page 894

1° Avec les ..., a rivalisé d'énergie et de courage, sous la direction du lieutenant-colonel Tabouis, commandant la première brigade de chasseurs, pour se rendre maître, après plusieurs semaines de lutte pied à pied et une série d'assauts à la baïonnette, de tous les retranchements occupés par l'ennemi sur la position de l'Hartmannswillerkopf. — ( Ordre du 3 avril 1915. )

2° Le 3 septembre 1916, sous l'ardente impulsion de son chef le commandant Serdet, est sorti de ses positions de départ, malgré un tir violent de l'artillerie ennemie. Arrêté par des feux de mitrailleuses devant de solides obstacles fortement occupés, a manœuvré avec le plus grand calme pour briser la résistance acharnée de l'adversaire ; a réussi, grâce aux habiles dispositions prises, à ouvrir le chemin aux autres fractions de la brigade, s'emparant de plus de 200 prisonniers, d'une vingtaine de mitrailleuses et de 10 canons. Le 20 septembre, a donné une nouvelle preuve de nos belles qualités militaires, en repoussant, avec des effectifs très réduits, une attaque vigoureuse de l'ennemi, auquel il a fait de nombreux prisonniers et infligé de lourdes pertes. — ( Ordre du 21 octobre 1916. )

3° Bataillon réputé pour la spontanéité, la vigueur de ses attaques et l'acharnement de sa résistance. Aussi bien en Alsace qu'en Belgique et que sur nombreux points du front français, s'est toujours montré au-dessus de sa valeur légendaire. Les 6 et 7 octobre 1918, sous le commandement du capitaine Regaud, s'est encore surpassé. Enlevant d'un élan splendide, dans deux attaques successives, des tranchées et chemins creux défendus avec acharnement, a couronné son œuvre par la prise de la ferme de Tilloy et a maintenu intégralement ses gains malgré les contre-attaques les plus sanglantes. A fait plus de deux cents prisonniers, s'est emparé de nombreuses mitrailleuses et d'un butin considérable. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

4° Comprise dans la citation collective suivante : Groupe de bataillons de chasseurs alpins, comprenant le 13e bataillon de chasseurs alpins et les .... Le 1er groupe de chasseurs, commandé par le lieutenant-colonelBeauser et comprenant : le 13e bataillon ( commandant Cornier ) et les ... : a résisté en 1917, sans lâcher un pouce de terrain et malgré des pertes considérables, à de nombreuses attaques allemandes dans le secteur de Courcy et sur les plateaux de Craonne. Jeté, le 27 mai 1918, dans la bataille devant Ypres a, par une contre-attaque fougueuse, en pleine nuit, dans un terrain inconnu, arrêté une offensive allemande, puis, par d'incessants efforts, dégagé en quinze jours le flanc droit de l'armée anglaise. A ainsi contribué puissamment à sauver Ypres. Le 26 juillet, en Champagne, engagé par bataillons séparés, a repris à l'ennemi une partie des points d'appui volontairement abandonnés le 15. Au mois d'août, a enlevé Tilloloy, entamé la puissante position allemande de Crapeaumesnil, harcelé l'ennemi dans une poursuite victorieuse jusqu'au canal du Nord. En octobre, a percé la position Hindenburg. A terminé la guerre à l'avant-garde de la poursuite, bousculant les mitrailleuses ennemies et gagnant 11 kilomètres en quatre heures. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 25 décembre 1918. )

14e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 385

1° Le 14e bataillon de chasseurs, sous le commandement du chef de bataillon Reynies, s'est affirmé une fois de plus comme une troupe d'élite dans une région montagneuse très difficile. A enlevé sous le feu de l'infanterie et de l'artillerie ennemie, d'une violence extrême, et après plusieurs vigoureux assauts sous bois, une position organisée de longue date par l'ennemi, s'y est maintenu malgré les attaques réitérées de troupes fraîches précédées par des bombardements d'artillerie d'une intensité peu commune, a infligé de lourdes pertes à l'ennemi. — ( Ordre général n° 56 du 4 septembre 1915. )

2° En campagne depuis quatre ans ( campagne du Maroc ). Déjà cité à l'ordre de l'armée et du 20e corps d'armée. A fait preuve, pendant près de quatre mois de bataille sur la Somme, des qualités militaires les plus brillantes, notamment le 20 juillet où, malgré la mort de son chef de bataillon, le commandant Meleu, il a atteint sur une profondeur de 1,500 mètres tous ses objectifs, capturant 150 prisonniers, 3 mitrailleuses et un important matériel. — ( Ordre du 26 novembre 1916. )

3° Sous les ordres du commandant Gœtschy, après s'être emparé, le 8 juin 1918, d'un bois fortement occupé, a coopéré, le 18 juillet 1918, à la prise d'un premier village, s'est emparé d'un second et a progressé ensuite dans une zone violemment battue, par les mitrailleuses, où son chef a trouvé une fin glorieuse. Deux jours après, sous les ordres du capitaine adjudant-major Vichier Guerre, est reparti en tête de la division, a conquis un bois énergiquement défendu, puis pris pied dans un autre. A capturé 11 prisonniers, 8 canons et 40 mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

4° Sous les ordres du commandant Humbel, engagé pendant cinq jours dans la bataille pour la conquête des positions fortifiées au nord de Saint-Quentin, a largement contribué par la pression ininterrompue qu'il n'a cessé d'exercer sur le front et sur le flanc de l'adversaire, à l'enlèvement d'un point d'appui défendu par l'ennemi avec l'énergie du désespoir, profitant de toutes les occasions pour gagner du terrain et resserrer davantage son étreinte, en dépit des pertes très lourdes, faisant à chaque pas des prisonniers et capturant du matériel. A contribué, le 8 octobre 1918, en participant à l'action d'un groupe de la division, à l'enlèvement définitif de la position ennemie. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1918. )

17e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 19 janvier 1919 - Page 729

1° Corps d'élite, remarquable par sa discipline et sa valeur guerrière. Après plus de trois années de luttes glorieuses en Lorraine, à la bataille de la Marne, à Lille, en Artois, à Verdun, sur la Somme et au Chemin des Dames, a attaqué, le 7 novembre 1917, une position ennemie considérée comme particulièrement difficile et, après avoir subi dans ses tranchées de départ un bombardement meurtrier, s'est lancé à l'assaut derrière son héroïque chef le commandant Marchant, a enlevé quatre lignes de tranchées, trois fortins bétonnés, conquis plus de cinq-cents mètres de terrain en profondeur, des prisonniers, du matériel, a maintenu sans faiblir sa conquête pendant les deux journées suivantes, sous un feu violent d'artillerie et de mitrailleuses. — ( Ordre du 3 février 1918. )

2° Bataillon d'élite, qui ne cesse de donner des preuves de sa maîtrise dans l'attaque et la manœuvre. Après le brillant fait d'armes du 14 mai 1918, vient de se signaler à nouveau en exécutant, à partir du 27 juin, sous la conduite de son chef, le commandant Marchant, une série d'opérations qui ont définitivement dégagé un bois, brisant de violentes contre-attaques ennemies ; opérations qui se sont terminées magnifiquement, le 2 juillet, par l'enlèvement, en plein jour, des deux derniers postes allemands existant encore en vue de la lisière. — ( Décision du général commandant en chef, du 31 juillet 1918. )

3° Superbe bataillon qui, sous les ordres du commandant Marchant, blessé et resté à son poste, a fait preuve une fois de plus d'une ténacité, d'un mordant remarquables. Au cours d'une lutte acharnée contre les meilleures troupes allemandes, a constamment poussé de l'avant, entraînant toute une ligne de bataille. A conquis de haute lutte tous les objectifs qui lui étaient assignés. Après six jours de combats ininterrompus, a enlevé à un ennemi bien décidé à la conserver à tout prix, une position puissamment organisée, s'y est maintenu malgré de nombreuses contre-attaques, infligeant à l'ennemi des pertes considérables. A capturé, du 31 août au 8 septembre 1918, neuf canons, près de cent mitrailleuses, trois cent cinquante prisonniers. — ( Décision du général commandant en chef, du 12 octobre 1918. )

4° Engagé le 17 octobre 1918 dans la bataille sous les ordres du commandant Marchant, a conquis tous ses objectifs malgré la défense acharnée d'un ennemi résolu à se défendre jusqu'au bout. A progressé de 5 kilomètres dans un terrain parsemé de mitrailleuses, contraignant les Allemands à se replier derrière le canal de la Sambre à l'Oise. A capturé 399 prisonniers, 10 canons, 51 mitrailleuses, un important matériel, le 4 novembre, malgré la perte de son malheureux chef, frappé à mort dès le début de l'action, a illustré son fanion d'une gloire nouvelle en franchissant le canal sous un feu très violent d'artillerie et de mitrailleuses a progressé de 3 kilomètres au-delà, contraignant l'ennemi à un sérieux repli. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 9 décembre 1918. )

19e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 387

1° Le 5 mai 1917, sous les ordres du commandant Ducornez, a enlevé, d'un seul élan, plusieurs lignes de tranchées fortement défendues et atteint tous les objectifs qui lui avaient été assigné, s'emparant de plus de 200 prisonniers, de 12 mitrailleuses, d'un minenwerfer et d'un important matériel de guerre. A maintenu ses gains victorieusement les jours suivants, malgré les contre-attaques violentes et réitérées de l'adversaire. — ( Ordre du 11 octobre 1917. )

2° Venant d'un secteur voisin où il avait montré la plus énergique vaillance, a, sous les ordres de son chef, le commandant Ducornez, été engagé le 4 avril à six heures du matin, pour rétablir une situation compromise à la suite de l'enlèvement par l'ennemi d'une position importante menaçant notre gauche. Par une contre-attaque résolue et des plus brillantes, a rétabli la situation, arrêté les progrès de l'ennemi, l'a rejeté en lui faisant des prisonniers et lui enlevant trois mitrailleuses. — ( Ordre du 9 juin 1918. )

3° Magnifique bataillon, ayant au plus haut degré l'ardeur au combat et le sentiment du devoir. Sous le commandement du commandant Ducornez, a fourni, du 8 août au 8 septembre 1918, un effort digne des plus grands éloges, en poursuivant inlassablement un ennemi en retraite sur de très fortes positions préparées d'avance et défendues par une artillerie puissante et de nombreuses mitrailleuses. A enlevé ces positions avec le plus bel élan, les a conservées avec une endurance et une bravoure peu communes, malgré de violentes contre-attaques. Au cours de ces opérations, a pris cent quatre-vingt prisonniers, trois canons de 150, un canon de 105, trois canons de 77 et un important matériel de guerre. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 octobre 1918. )

4° Chargé, le 23 juin 1916, sous les ordres du commandant Ducornez, de reconquérir le terrain qui venait d'être perdu par une unité voisine, a traversé de jour une zone soumise à un bombardement intense, a progressé de nuit par une lutte acharnée, sur un terrain qui lui était inconnu, a, malgré de grosses pertes, rempli sa mission jusqu'au bout, faisant des prisonniers et capturant des mitrailleuses. Les jours suivants, a mis autant de ténacité à conserver le terrain qu'il avait mis d'ardeur à le conquérir. — ( Ordre du 19 novembre 1918. )

20e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 23 mars 1919 - Page 3006

1° Sous le commandement du commandant Richier, a fait preuve, au cours de deux mois de lutte, d'exceptionnelles qualités d'endurance et d'esprit offensif. Appelé à participer successivement aux attaques confiées aux deux brigades de sa division, a exécuté quatre assauts brillants les 8 et 17 septembre et les 10 et 14 octobre ; a toujours atteint et conservé la totalité de ses objectifs, enlevant à l'ennemi au cours de ces combats plus de 300 prisonniers et trois pièces d'artillerie. — ( Ordre du 1er novembre 1917. )

2° Bataillon d'élite au moral élevé, faisant preuve en toutes circonstances de bravoure, d'abnégation et d'héroïsme. A l'attaque du 23 octobre 1917, sous les ordres du chef de bataillon Schaffer, s'est rué à l'assaut des positions ennemies puissamment organisées et défendues par une garnison nombreuse, enlevant un nombreux matériel de tranchées et faisant de haute lutte 400 prisonniers. — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

3° Bataillon toujours superbe, qui a montré en Champagne, sous le commandement du chef de bataillon Schaffer, à la bataille du 15 juillet comme aux journées de septembre 1918, sa ténacité aussi bien que son élan traditionnel. Lancé, les 29 et 30 septembre, sous la conduite directe du capitaine adjudant-major Hugon, contre les organisations formidables et sournoises de l'ennemi, les a enlevées de haute lutte sur une profondeur de plus de 2 kilomètres, faisant une centaine de prisonniers et s'emparant de deux canons. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

4° Brillante unité de combat, qui n'a cessé, pendant toute la durée de la campagne, de se montrer aussi fougueuse dans l'attaque que tenace dans la résistance. En particulier, le 8 septembre 1914, à la ferme des Monts-Marins, alors que des troupes de la garde saxonne venaient de prononcer une attaque victorieuse et d'entrer sur la position de deux batteries, a, malgré un feu intense et malgré de lourdes pertes, contre-attaqué avec tant d'élan et d'adresse manœuvrière, s'avançant comme à la parade, il réussit à dégager les batteries et à bousculer l'ennemi qui reflua en laissant sur le terrain un nombre considérable de blessés et de morts. Pendant la période du 27 mai au 3 juin 1918, notamment lors de la défense du Bois-de-Trotte ( ouest de Chatillon-sur-Marne ), a, sous le commandement du chef de bataillon Schaffer, fait preuve du plus bel esprit du devoir et d'un haut sentiment de camaraderie du champ de bataille en parvenant, malgré les pertes subies et un état de fatigue touchant à l'épuisement, à arrêter la ruée d'un ennemi très supérieur en nombre. — ( Ordre du 9 février 1919. )

21e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 23 août 1918 - Page 7420

1° Troupe de choc et d'avant-garde de premier ordre, qui a fait preuve, dans les combats livrés sur le plateau de Notre-Dame-de-Lorette et devant Souchez, de l'esprit offensif le plus brillant. Dans les combats de mai, sous les ordres du commandant Rauch, a pris d'assaut un réduit ennemi puissamment organisé et énergiquement défendu. Le 25 septembre, sous les ordres du commandant Marquezy, a enlevé d'un seul élan cinq lignes de tranchées successives, malgré les feux d'une violence extrême. — ( Ordre général n° 114 du 11 octobre 1915. )

2° A exécuté, les 13, 15 et 17 septembre, à l'est de Deniécourt, trois attaques aussi brillantes qu'opiniâtres, faisant pied à pied et malgré les pertes, la conquête de positions formidablement organisées et s'emparant de plus de 250 prisonniers, ainsi que d'un matériel important. A peine reconstitué, a été rappelé en secteur et a pris part, le 14 octobre 1916, à l'attaque générale de la division sur la sucrerie de Genermont. Au cours de cette attaque, a atteint d'un seul élan nos objectifs, faisant des prisonniers et s'emparant de mitrailleuses. Dans la nuit du 14 au 15 octobre, a repoussé de violentes contre-attaques sur le flanc droit de nos vagues d'assaut et a ainsi permis d'assurer indiscutablement la possession du terrain conquis. — ( Ordre du 19 novembre 1916. )

3° Bataillon d'élite, au passé hors de pair. Le 23 octobre 1917, sous le commandement du chef de bataillon Arnould, a emporté de haute lutte, avec une fougue, une décision et une bravoure remarquables, les objectifs qui lui étaient assignés. Le 25 octobre, a accompli avec le même entrain la délicate mission qui lui était confiée, faisant en ces deux journées 400 prisonniers, capturant 21 canons dont 12 lourds et de nombreuses mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 novembre 1917. — Ordre du 13 novembre 1917. )

4° Bataillon au moral superbe. Sous les ordres du commandant Rurtaire, après un bombardement ennemi de violence formidable, a pu, grâce à l'esprit d'abnégation poussé jusqu'au sacrifice, par ses éléments avancés, arrêter pour sa large part la puissante offensive ennemie, en la clouant sur place devant sa position de combat, malgré les farouches assauts répétés d'une division de cavalerie à pied de la garde. Par son endurance, son héroïsme et sa ténacité, a repris à l'ennemi, les jours suivants, une partie du terrain volontairement abandonné, montrant ainsi d'une façon incontestable son ascendant moral sur l'adversaire. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 août 1918. )

22e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 385

1° Chargé d'attaquer la tête de Behouille, près de la Croix-aux-Mines, où l'ennemi s'était fortement retranché, ce bataillon montra un entrain et une vigueur remarquables en chargeant à la baïonnette, à trois reprises différentes, il enleva la position et s'y maintint, malgré les pertes qu'il avaient éprouvées et qui l'avaient réduit à 500. — ( Ordre du 6 septembre 1914. )

2° A fait preuve d'une vaillance et d'un énergie au-dessus de tout éloge, en enlevant une position très solidement organisée dans laquelle l'ennemi se considérait comme inexpugnable, d'après les déclarations même des officiers prisonniers. S'est maintenu ensuite sur les positions conquises, malgré un très violent bombardement et, pendant trois nuits, a repoussé victorieusement plusieurs contre-attaques menées par des forces supérieures auxquelles il a infligé de très lourdes pertes. — ( Ordre du 9 juillet 1915. )

3° Malgré un tir de barrage extrêmement violent, sous le commandement du chef de bataillon Quinat, s'est précipité avec un élan admirable sur les tranchées allemandes dont il s'est emparé et qu'il a su conserver malgré plusieurs contre-attaques. — ( Ordre du 14 septembre 1915. )

4° Bataillon d'élite, doué des plus belles qualités militaires, reste fidèle à ses traditions de gloire, d'abnégation et de modestie. Au cours des opérations ayant pour objectif la conquête de la tête de pont à Morcourt, ferme Tilloy, qui durèrent du 1er au 8 octobre 1918 et aboutirent à l'abandon par l'ennemi d'un des plus importants bastions de la ligne Hindenbourg, a, sous les ordres du capitaine Vignat, joué un rôle très important, soit par des actions offensives isolées, soit en appui direct d'autres unités. Est resté engagé pendant toute cette période, refusant d'être relevé avant d'avoir terminé la tâche entreprise, faisant 408 prisonniers, capturant 38 mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

24e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 19 janvier 1919 - Page 730

1° A fait preuve d'une vaillance et d'une énergie au-dessus de tout éloge, en enlevant une position très solidement organisée dans laquelle l'ennemi se considérait comme inexpugnable d'après les déclarations mêmes des officiers prisonniers. Lui a fait subir des pertes considérables et, malgré un bombardement des plus violents, n'a cessé de progresser pendant plusieurs journées consécutives pour élargir sa conquête. — ( Ordre général n° 32 du 9 juillet 1915. )

2° Le 3 septembre 1916, sous le commandement du commandant Meilhan, a atteint, d'un superbe élan tous les objectifs qui lui étaient assignés, malgré un violent tir de barrage ennemi. S'est maintenu énergiquement, sur le terrain conquis, faisant à l'ennemi trois cents prisonniers et capturant sept mitrailleuses. — ( Ordre du 29 septembre 1916. )

3° Superbe bataillon, sous le commandement du commandant Mellier, a attaqué avec vigueur, le 31 août 1918, a atteint ses objectifs après avoir brisé la résistance de l'ennemi par un corps à corps acharné. Les 3 et 4 septembre, a conquis dans des conditions particulièrement difficiles un important point d'appui. Appelé à passer en réserve, a sollicité l'honneur de continuer à combattre en première ligne. Les 5, 6, 7 et 8 septembre, par une action continue, une manœuvre adroite et une volonté tenace, a refoulé l'ennemi sur sa nouvelle ligne de résistance, combattant jour et nuit en dépit de la fatigue et des violentes réactions de l'artillerie ennemie. Au cours de ces actions, a réalisé un gain de terrain de 4 kilomètres 500, a fait cent soixante-dix prisonniers, a capturé cinquante-six mitrailleuses, dont onze lourdes et deux canons de tranchée. — ( Décision du général commandant en chef, du 12 octobre 1918. )

4° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 9e groupe de bataillon de chasseurs à pied. Magnifique faisceau de bataillons de chasseurs à pied comprenant : le 24e bataillon de chasseurs à pied aux ordres du commandant Mellier et les ... qui constitue une puissante unité de guerre maniée avec autant de vigueur que de précision et d'habileté par un chef de premier ordre, le lieutenant-colonel Langlois. Après avoir atteint le canal de la Sambre au cours d'une poursuite heureusement menée les 18 et 19 octobre 1918, a dégagé complètement la rive ouest du canal par une série d'attaques judicieusement et vigoureusement conduites, a préparé ensuite et exécuté, le 4 novembre, un franchissement très réussi, malgré les difficultés de toute nature, a entamé aussitôt une exploitation du succès, qui lui a permis d'occuper le soir même le bourg de Bergues, réalisant ainsi une avance de trois kilomètres, capturant trois cents huit prisonniers, cinq canons, trente-neuf mitrailleuses, douze minenwerfer, sept fusils antitanks, huit lance-grenades. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 9 décembre 1918. )

25e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 15 janvier 1919 - Page 542

1° A donné depuis le début de la campagne de nombreuses marques de haute valeur, qu'il vient encore d'affirmer en s'emparant, après une lutte qui a duré plus d'un mois, de la position fortifiée des Eparges, dont il a complètement chassé l'ennemi. — ( Ordre n° 417 du 11 avril 1915. )

2° Le 16 avril 1917, sous l'énergique impulsion du commandant Lamarche, a emporté, de son premier élan, une position formidable, malgré la défense acharnée de l'ennemi ; a poursuivi ses succès les jours suivants et conservé tout le terrain conquis, en dépit de fréquentes et furieuses contre-attaques. A fait 400 prisonniers, capturé 22 mitrailleuses avec une vingtaine de minenwerfer et un matériel important. — ( Ordre du 12 mai 1917. )

3° Bataillon au moral superbe, qui a été l'un des éléments qui ont le plus contribué à l'arrêt définitif de l'ennemi dans la région où il a été engagé. Le 4 avril 1918, sous les ordres du commandant Lamarche, a magnifiquement résisté à sept assauts de la garde allemande, sans perdre un pouce de terrain, contre-attaquant sans cesse et infligeant à l'ennemi des pertes exceptionnellement fortes. — ( Ordre du 31 mai 1918. )

4° Bataillon ardent et inlassable qui, sous les ordres du commandant Flottes, a, dans une période de quarante jours, maintenu un contact incessant avec un ennemi cherchant à se dérober à notre pression. Le talonnant sans trêve ni repos, a occupé, le 28 septembre 1918, le fort de la Malmaison au moment où il sautait, enlevé, le 12 octobre, les hauteurs au nord de l'Aillette, pénétré, le 13, dans Laon, franchi, le 23, de vive force, le canal de la Souche et enlevé, le 25, à un kilomètre au-delà, une position fortifiée énergiquement défendue. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 30 novembre 1918. )

28e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 19 décembre 1918 - Page 10878

1° Sous les ordres du commandant Coquet, a, le 21 décembre 1915, dans un élan magnifique, enlevé d'un seul bond deux lignes successives de tranchées fortement organisées, en faisant de nombreux prisonniers ; s'est maintenu sur ses positions malgré des bombardements intenses, qui lui occasionnaient de fortes pertes. — ( Ordre général n° 5 du 5 mars 1916. )

2° Sous les ordres du chef de bataillon Coquet, bataillon d'élite, ayant déjà été cité à l'ordre de l'armée. Dans les attaques des 4 et 12 septembre, a, sous les ordres du commandant Coquet, progressé dans les lignes allemandes avec une énergie et une audace dignes d'admiration, réalisant, dans ces deux attaques successives, un gain de terrain de quatre kilomètres, faisant quatre cents Allemands prisonniers, prenant cinq canons et huit mitrailleuses et participant, en fin de combat, à l'enlèvement à la baïonnette d'un village fortement organisé. — ( Ordre du 21 octobre 1916. )

3° Bataillon d'attaque, déjà titulaire de la fourragère qui, sous le commandement d'un chef jeune et énergique, le commandant Prudhomme, n'a cessé de se distinguer au cours de la bataille de l'Aisne ( avril-octobre 1917 ). Amené rapidement, le 3 juin, sous un bombardement intense, a repris d'un seul élan et conservé les positions dominantes du plateau de Californie. Les 30 et 31 juillet, a conquis au Chemin-des-Dames et dépassé ses objectifs ; s'est maintenu dans la tranchée allemande de la Gargousse sans perdre un pouce de terrain, malgré des réactions et des bombardements ennemis continuels, a fait quatre-vingts prisonniers et pris six mitrailleuses. Au cours des opérations du 23 au 26 octobre a, par ses détachements de creutes, décimés par les mitrailleuses et l'artillerie lourde, surpassé encore sa réputation d'héroïsme. Mis à la disposition d'une grande unité voisine, a lutté pendant deux jours, enlevé des carrières et trois lignes de tranchées fortement tenues par la garde prussienne, s'emparant de cent prisonniers, douze mitrailleuses, vingt et un minenwerfer lourds et réalisant une avance de 1,500 mètres. — ( Ordre du 2 décembre 1917. )

4° Bataillon d'élite, qui vient sous les ordres du commandant Prudhomme et du capitaine de Guillebon, remplaçant le chef de bataillon grièvement blessé, d'ajouter une nouvelle page de gloire à ses brillants faits d'armes antérieurs. Par une série de manœuvres aussi habiles qu'audacieuses, grâce à l'énergie et à la bravoure admirables des cadres et de la troupe, a, dans une lutte incessante, constamment imposé sa volonté à des adversaires dignes de lui, les a chassés successivement de toutes ses lignes de défense dans une zone des plus difficiles. Après des combats de six jours, a pris pied, malgré une résistance acharnée, sur une position puissamment organisée. Au cours de ces luttes, a capturé un canon, quatre minenwerfers, cinquante mitrailleuses, trois cent vingt prisonniers dont vingt-trois de la garde prussienne. — ( Décision du général commandant en chef, du 12 octobre 1918. )

29e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 15 janvier 1919 - Page 542

1° Superbe attitude depuis la début de la campagne, et notamment en septembre dernier, où il a montré, à Vaux-Marie, ce qu'un bataillon de chasseurs entrainé et vibrant peut donner lorsqu'il est fait appel à sa résistance, à son énergie et à sa bravoure. — ( Ordre général n° 82 du 30 novembre 1914. )

2° Le 27 septembre 1916, après deux jours de combats des plus durs, sous les ordres du commandant Zerbini, a prévenu l'attaque des vagues d'assaut de l'ennemi, en se jetant au devant d'elles dans un élan superbe, faisant prisonniers un grand nombre des agresseurs et poursuivant les autres jusqu'aux tranchées de départ allemandes, dont l'occupation a été maintenue. Troupe d'élite dont l'énergie et l'entrain ont fait l'admiration de tous. — ( Ordre du 26 octobre 1916. )

3° Le 29e bataillon de chasseurs à pied, sous les ordres du commandant Dumont, débarqué le 30 mars au matin à 40 kilomètres de la ligne de feu, a marché au canon ; contre-attaqué le soir même sur l'initiative de son chef, rejeté l'ennemi et rétabli une situation critique. Pendant les journées du 31 mars au 3 avril, a eu toutes ses unités engagées dans des circonstances difficiles en pleine bataille. Le 4 avril, après un violent bombardement, attaqué à plusieurs reprises par un ennemi décidé à tous les sacrifices et numériquement supérieur, a résisté magnifiquement, malgré les tentatives d'enveloppement, n'a pas cédé un pouce de terrain, harcelant les masses ennemies par des contre-attaques au cours desquelles ses unités ont montré un courage, un esprit de sacrifice superbes, permettant ainsi aux renforts d'intervenir. — ( Ordre du 31 mai 1918. )

4° Unité de combat de première valeur qui, sous les ordres du commandant de Tarle, a, au cours des opérations de septembre-octobre 1918, contribué, par une pression énergique et constante, à déterminer la retraite de l'ennemi. En particulier, les 18, 19 et 20 octobre, dans de hardis coups de main et dans une attaque brillamment menée, s'est emparé d'une position fortifiée âprement défendue, a capturé 300 prisonniers, des canons et un nombreux matériel. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 30 novembre 1918. )

31e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 386

1° Sous le commandement du commandant de Lalène-Laprade, pendant les journées des 3, 4 et 5 mars, s'est couvert de gloire en contre-attaquant à plusieurs reprises l'ennemi qui avait forcé une partie de nos retranchements de Notre-Dame-de-Lorette, leur a repris cinq lignes de tranchées successives et fait de nombreux prisonniers. A été retiré du feu après avoir eu neuf officiers, cinquante-huit sous-officiers, six cent quarante-trois hommes hors de combat. — ( Ordre général n° 55 du 20 mars 1915. )

2° Sous le commandement du capitaine adjudant-major Doudeuil, a fourni, le 4 septembre 1916, un remarquable effort enlevant, dans un superbe élan, toutes les organisations ennemies jusqu'à l'objectif assigné, et prenant de haute lutte à l'adversaire deux canons et dix mitrailleuses. S'est organisé rapidement sur les positions conquises, a repoussé toutes les contre-attaques de l'ennemi, faisant preuve d'une endurance et d'une énergie au-dessus de tout éloge. — ( Ordre du 25 octobre 1916. )

3° Corps d'élite qui vient de donner encore une fois la mesure de sa valeur. Le 23 octobre 1917, sous les ordres du chef de bataillon Clayeux, a enlevé un secteur de la première position ennemie particulièrement bien défendue, réduisant après un corps à corps de trois heures un centre de résistance défendu par un bataillon qui fut entièrement détruit ou fait prisonnier, prenant treize canons, dont dix lourds, et un matériel considérable. A complété son succès, le 25 octobre, en effectuant une nouvelle progression au cours de laquelle il a fait, dans de brillants engagements, plus de cent prisonniers appartenant à quatre corps différents. — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

4° Bataillon de choc, fidèle à ses traditions de bravoure. Engagé en deux fractions les 26, 27 et 28 septembre 1918, en Champagne, a rompu le front ennemi et réalisé une avance de plus de huit kilomètres. Le 26 septembre, triomphant des résistances opposées par l'adversaire sur des lignes successives, s'est emparé, par un effort soutenu, de la deuxième position ennemie. Le 27 et le 28, avec la même ardeur, malgré l'effort fourni la veille, a continué la lutte et atteint tous ses objectifs, capturant plus de trois cent prisonniers, dont treize officiers, prenant treize canons, dont six canons lourds et sept de 77, plus de cent mitrailleuses et un nombreux matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 novembre 1918. )

54e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 8 décembre 1918 - Page 10566

1° Chargé, au début d'octobre 1914, de couvrir des débarquements de troupes, le 54e bataillon de chasseurs, sous les ordres du capitaine Mazoyer, puis du capitaine William Fournier, a résisté sans appui d'artillerie, pendant quatre jours, à des forces six fois supérieures et pourvues de nombreux canons. N'a évacué que sur ordre le village confié à sa garde, après avoir ainsi permis par son héroïque résistance, la réalisation des projets du commandement. — ( Ordre général n° 21 du 23 octobre 1914. )

2° Affecté comme soutien d'un corps de cavalerie, le 54e bataillon de chasseurs, sous les ordres du commandant Sammarcelli, a marché et combattu, pendant quinze jours sans interruption ( 8-22 octobre 1914 ), pour assurer la liaison avec les troupes anglaises. En particulier, le 17 octobre, bien que réduit à quatre officiers et environ quatre cents hommes, a provoqué l'admiration des troupes anglaises et du corps de cavalerie et mérité l'appellation de « Bataillon d'élite », par le courage et l'esprit de sacrifice qu'il a montrés en enlevant et en conservant, pendant cinq jours, malgré un violent bombardement, un village dont la possession était nécessaire pour le succès de nos opérations. — ( Ordre du 14 septembre 1917. )

3° Sous les ordres du commandant Maninacci, après avoir fait tomber par le sud, le 18 juillet 1918, la résistance d'une localité importante, a conquis successivement deux bois et un village énergiquement défendus. Deux jours après, a mené le combat en tête de sa division, prenant pied dans un bois fortement tenu, et s'emparant d'une grande ferme et de deux autres villages. A capturé au total 125 prisonniers, 11 canons, 40 mitrailleuses et 10 minen. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

4° Sous le commandement du chef de bataillon Maninacci, s'est élancé, le 16 août 1918, à l'assaut d'un village, précédé par une forte organisation défensive, ne se laissant arrêter, ni par les tirs de barrage nourris, ni par les nombreux flanquements de mitrailleuses. En dépit de pertes sensibles, a atteint peu après tous ses objectifs et les dépassait, se trouvant très en flèche par rapport aux troupes voisines, capturant plus de 100 prisonniers, 2 canons de campagne, 17 mitrailleuses et 6 minenwerfer ; il résistait ensuite, sans fléchir, aux puissantes contre-attaques déclenchées par l'ennemi, lui faisant de nouveaux prisonniers et lui infligeant des pertes sanglantes. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

60e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 385

1° Engagé en soutien de cavalerie, a apporté aux unités auxquelles il était affecté, l'aide la plus efficace, se montrant en toutes circonstances comme un vivant exemple d'énergie et de vaillance et sauvant à différentes reprises une situation compromise. — ( Ordre n° 27 du 19 avril 1915. )

2° Magnifique bataillon, d'une ardeur guerrière remarquable. Après plus de trois années de luttes glorieuses en Lorraine, en Belgique, en Artois, à Verdun, sur la Somme et au Chemin-des-Dames, a attaqué, le 7 novembre 1917, une position ennemie considérée comme particulièrement difficile, et, après avoir subi dans ses tranchées de départ, un bombardement meurtrier, a, sous le commandement énergique et habile de son chef, le commandant See, enlevé quatre lignes de tranchées, deux fortins bétonnés, conquis en certains points, plus de cinq cents mètres de terrain en profondeur, des prisonniers, du matériel ; a maintenu sans faiblir, sa conquête, pendant les deux journées suivantes sous un feu violent d'artillerie et de mitrailleuses. — ( Ordre du 3 février 1918. )

3° Engagé dans de rudes combats, du 15 au 29 juillet 1918, d'abord au sud de la Marne, où il oppose à l'avance ennemie, qui gagne sans cesse du terrain, une barrière infranchissable puis, ensuite, au nord de la rivière, où il se signale sous l'habile direction de son chef, le commandant Potier, par sa brillante conduite au feu, son mordant irrésistible, affirmant de plus, en liant étroitement son sort à celui des unités qui combattent à ses côtés dans la bataille, son ardent esprit de solidarité. Le 23 juillet, en particulier, s'est emparé d'un parc solidement organisé, en dépit des nids de mitrailleuses qui furent enlevés un à un par l'élan admirable de ses chasseurs que ni les pertes subies, ni les difficultés rencontrées à chaque pas, ne parvinrent à briser, capturant soixante-quinze prisonniers et un nombreux matériel parmi lequel vingt-cinq mitrailleuses. Pendant les cinq jours de combat qui suivirent, continua sa progression victorieuse, contraignant, par son violent désir d'affirmer sa supériorité, l'ennemi à battre précipitamment en retraite. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

4° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 14e groupe de bataillons de chasseurs à pied comprenant le 60e bataillon de chasseurs à pied et les ... : Troupe magnifique, synthétisant par l'influence de son chef les vertus particulières de ses trois bataillons. Le 14 octobre 1918, le groupe enlève la crête d'Hooghede, position principale du champ de bataille, fait 650 prisonniers et prend 8 canons. En tête, entraîné par l'irrésistible bravoure du commandant Wagner, le 56e bataillon de chasseurs à pied, s'avance d'un seul élan à 4 kilomètres à l'intérieur des lignes ennemies, se maintient en flèche dans la situation la plus délicate, permettant ainsi la progression des unités voisines et assurant le succès de la journée. La 22 octobre au matin, le 14e groupe de bataillons de chasseurs à pied franchit la Lys de vive force. Dans une attaque splendide, le 60e bataillon de chasseurs à pied, sous le commandement du commandant Potier et le ..., malgré une résistance acharnée de l'ennemi, conquièrent une tête de pont de 3 kilomètres de profondeur, puis, avec l'appui du ..., brisent des contre-attaques violentes et répétées. Le 23, reprenant l'offensive, les trois bataillons avancent à nouveau, de 1 kilomètre, dans un terrain minutieusement défendu. Le 24 enfin, après avoir continué leur progression, leurs compagnies, très réduites par les pertes, violemment contre-attaquées par deux régiments de la garde amenés en hâte de l'arrière, contiennent l'ennemi, reprennent à la baïonnette tout le terrain momentanément perdu et font des prisonniers dans les journées des 22, 23 et 24 octobre 1918, le 14e groupe de bataillons de chasseurs à pied a fait huit cents prisonniers environ, enlevé cinq canons, dont deux attelés, capturé un matériel considérable, et conquis un terrain précieux pour la suite des opérations. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

68e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 19 janvier 1919 - Page 730

1° Le 3 septembre 1916, sous l'énergique impulsion du commandant Dupont, a enlevé, après une lutte acharnée de deux jours, un village formidablement organisé ; s'est emparé de cent-cinquante prisonniers et de trois mitrailleuses. — ( Ordre n° 399 du 9 octobre 1916. )

2° Après s'être fait remarquer par sa belle conduite à Cléry, vient encore, sous le commandement de son chef le commandant Dupont, de se distinguer lors des attaques des 30 et 31 juillet 1917, en enlevant d'un seul élan, tous ses objectifs, en se maintenant malgré les mitrailleuses, les bombardements et les contre-attaques répétées d'un ennemi tenace. A, au début de sa progression, franchi en rampant, des fils de fer, incomplètement détruits sous le feu du canon ennemi et ne s'est relevé que pour courir à l'assaut sans s'arrêter. A fait quatre-vingt-trois prisonniers dont deux commandants de compagnie et pris six mitrailleuses. — ( Ordre du 28 août 1917. )

3° Sous l'énergique direction du commandant de Verdilhac vient d'illustrer à nouveau la fourragère de son fanion. Amené quarante-huit heures auparavant devant des positions ennemies incomplètement définies mais solidement tenues, s'est précipité à l'assaut, tuant tout ce qui résistait, s'emparant d'une zone de terrain particulièrement importante, sur une profondeur d'un kilomètre et capturant de nombreux prisonniers. A répondu à une contre-attaque ennemie en attaquant de nouveau, faisant des prisonniers et conservant le terrain conquis. — ( Décision du général commandant en chef, du 14 août 1918. )

4° Les 17 et 18 octobre 1918, sous les ordres du commandant de Verdilhac, au cours des combats acharnés où il s'est heurté à des troupes d'élite, s'est emparé de la moitié du village de Petit-Verly, et a rompu le front ennemi capturant 288 prisonniers, 4 canons, 40 mitrailleuses et un matériel important. Le 4 novembre a franchi le canal de la Sambre à l'Oise, sous un feu très violent, s'est emparé de haute lutte des positions de la rive Est, a progressé de 4 kilomètres en capturant 120 prisonniers et s'emparant de 3 canons, 20 mitrailleuses 7 minenwerfer de gros calibre. A de nouveau attaqué en fin de journée et progressé jusqu'au village de Bergues, réalisant la rupture du front ennemi. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 9 décembre 1918. )

102e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 385

1° Chargé d'enlever un objectif distant de deux kilomètres de sa base de départ, a déployé sous le commandement du commandant Florentin, une remarquable intrépidité et une farouche énergie. Au moment où le terrain rendait la progression des plus pénibles, a eu à lutter contre des réserves ennemies importantes sortant brusquement d'abris bien dissimulés. A fait face à cette situation difficile par une vigoureuse attaque à la baïonnette, capturant une compagnie de mitrailleuses ennemies et s'emparant de trois canons de 210 et de deux de 77. — ( Ordre général n° 477 du 13 novembre 1916. )

2° Sous le commandement du chef de bataillon Florentin, aux attaques du 15 décembre 1916, a enlevé successivement, d'un élan superbe, deux ouvrages portant d'un bond sa première ligne à deux kilomètres en avant. Au cours de la nuit suivante, malgré la fatigue de la journée et les pertes subies, a continué son action offensive en enlevant brillamment le village de Bezonvaux. A fait cinq cents prisonniers, pris quatre canons, huit mitrailleuses et un important matériel de guerre. — ( Ordre du 5 janvier 1917. )

3° Bataillon de la plus belle allure, qui a déjà donné de merveilleuses preuves de crânerie, de mordant en Champagne, à Verdun, dans les Flandres et qui, sous les ordres du commandant, vient d'opposer aux formidables attaques de l'ennemi une résistance acharnée, disputant chaque pouce de terrain avec âpreté et énergie. — ( Ordre du 31 mai 1918. )

4° Le 18 septembre 1918, sous le commandement du chef de bataillon Louveau, a pénétré de 2 kilomètres dans les lignes ennemies, atteignant d'un seul élan son objectif, a soutenu, le 24 et le 25, une lutte ininterrompue et acharnée contre un ennemi très supérieur en nombre, dont il a fini par briser la résistance en enlevant un ouvrage puissamment organisé, détruisant ou capturant la garnison et s'emparant d'un important matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

115e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED ( ALPINS )
J.O. du 12 janvier 1919 - Page 420

1° Sous le commandement du commandant Touchon, a organisé son secteur dans des conditions très difficiles, et réussi, contre son adversaire, deux coups de main très audacieux, puis, le 30 décembre 1917, s'est porté à l'assaut des positions ennemies sur un front de 900 mètres ; malgré les pentes très raides du terrain, a atteint du premier coup tous ses objectifs, faisant à l'ennemi cinq cents prisonniers, lui prenant trois canons, deux mortiers et vingt-huit mitrailleuses, ainsi qu'un matériel important. — ( Ordre du 18 janvier 1918. )

2° Compris dans la citation collective ci-après : Le 6e Groupe de chasseurs, comprenant le 115e bataillon de chasseurs et les ... : Sous l'impulsion énergique du lieutenant-colonel Zerbini et le commandement des chefs de bataillon Touchon, Latraré, Masson, après avoir, les 8, 29 et 30 juin 1918, refoulé les lignes ennemies à plus d'un kilomètre, a pris part à la bataille dernière d'une façon particulièrement brillante ; a lutté d'abord sans arrêt les 18, 19 et 20 juillet, pour s'emparer de quatre bois et d'un village, a forcé l'adversaire a abandonner sur place de nombreuses mitrailleuses ainsi que d'importants dépôts de munitions, a repris le combat trois jours après et s'est emparé d'une grosse localité et de ses abords, défendus par des mitrailleuses et des canons qui sont restés entre ses mains. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

3° Compris dans la citation collective ci-après : Le 6e groupe de bataillons de chasseurs à pied, sous les ordres du lieutenant-colonel Zerbini, comprenant : le 115e bataillon de chasseurs à pied, commandant Touchon, et les .... : Engagé, du 30 septembre au 8 octobre 1918, dans un combat de rupture contre les positions puissamment organisées de la ligne Hindenburg, a mené, sans arrêt, ses attaques en progressant d'une façon continue, sans laisser un moment de répit à l'adversaire, malgré sa résistance acharnée. Grâce à la souplesse de ses manœuvres, à la bravoure de ses troupes et à leur esprit de sacrifice, est venu à bout des résistances les plus opiniâtres et a pu enlever de haute lutte, le 3 octobre, une ferme solidement organisée, rompant enfin la ligne ennemie. A fait, au cours de ces attaques, deux cent trente-trois prisonniers valides, dont trente officiers, a pris cinq canons, quatorze minenwerfer, cent trente mitrailleuses et une grande quantité de matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

4° Sous les ordres du commandant de Varax : troupe remarquablement entraînée, connue par son énergie et son allant. Avec l'aide de chars d'assaut, a enlevé, le 26 octobre 1918, la partie Nord du village de Pleine-Selbe, solidement défendu, y a fait cent cinquante prisonniers, pris des mitrailleuses, a poussée son attaque vers le Nord sur 4 kilomètres le jour même. Le lendemain 27, a repris le mouvement en avant, bousculant la résistance ennemi pendant 5 kilomètres. Le 4 novembre, a pris part, en tête, à la poursuite pendant 21 kilomètres, précédant toujours de plusieurs heures les éléments de la division voisine. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 27 novembre 1918. )

116e BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
J.O. du 11 janvier 1919 - Page 386

1° Malgré les pertes subies du fait de la contre-préparation ennemie, s'est élancé, le 25 octobre 1916, à l'assaut des positions ennemies avec un élan magnifique et a atteint tous ses objectifs, malgré les tirs de barrage de l'adversaire, capturant trois cent cinquante prisonniers et seize mitrailleuses. S'est ensuite maintenu, sans défaillance sur la position conquise, malgré les feux de flanc partis d'un ouvrage tenu par l'ennemi. — ( Ordre général n° 477 du 13 novembre 1916. )

2° Sous le commandement du capitaine Debombourg, à l'attaque du 15 décembre 1916, a enlevé brillamment un ouvrage fortifié, protégé par une double ligne de retranchements, précédés de réseaux, malgré la résistance opiniâtre de l'ennemi et le tir d'enfilade des mitrailleuses. A réussi à s'y maintenir la nuit suivante, complètement en flèche, malgré le bombardement violent et la difficulté des liaisons. A capturé un important butin, parmi lesquels 3 canons, 7 mitrailleuses, un gros approvisionnement de munitions et fait 400 prisonniers. — ( Ordre du 5 janvier 1917. )

3° Sous le commandement du chef de bataillon Raoult, le 27 octobre 1917, a traversé dans un ordre impressionnant et malgré un barrage ennemi, la vallée du Saint-Jansbeck, franchissant ensuite notre première ligne, est arrivé à l'attaque avec un entrain magnifique, enlevant dans un vif combat où son chef fut blessé, tout le terrain organisé par l'ennemi, dont la conquête lui avait été assignée à l'ouest de la forêt d'Houthoulst. — ( Ordre du 7 décembre 1917. )

4° Bataillon d'élite qui, sous le commandement du chef de bataillon Raoult, a continué à faire preuve, au cours des combats du 18 au 25 septembre 1918, du plus fougueux entrain, des plus belles qualités manœuvrières et guerrières. S'est résolument élancé à l'assaut, le 18 septembre, et malgré la résistance acharnée de l'ennemi, a réalisé une avance de plus de deux kilomètres dans une zone littéralement balayée par les rafales des mitrailleuses. A continué le combat avec une rare opiniâtreté en multipliant les efforts sans compter, en vue d'atteindre l'objectif final. S'en est emparé de haute lutte le 25 septembre, ayant capturé plus de cent prisonniers et pris un matériel important dont quarante-cinq mitrailleuses. — ( Décision du général commandant en chef, du 8 novembre 1918. )

INFANTERIE LÉGÈRE D'AFRIQUE – 1er BATAILLON DE MARCHE
J.O. du 19 janvier 1919 - Page 730

1° Les 1er et ... bataillons de marche d'infanterie légère d'Afrique, sous les ordres du chef de bataillon de Guiny ( Henri-Louis ), chef d'une bravoure au-dessus de tout éloge, entrant dans un secteur en plein combat, sur un terrain inconnu et bouleversé par un bombardement presque continu des plus violents, et grâce à l'ardent courage de tous, au sang-froid et à l'habileté personnelle d'un chef inspirant la plus entière confiance, ont repris à l'ennemi le terrain dont il s'est emparé et l'ont rejeté du plateau sur lequel il avait pris pied. Pendant cinq jours, ont maintenu leur position et l'ont organisée malgré les plus pressants efforts d'un adversaire acharné. — ( Ordre n° 216 du 9 juin 1916. )

2° Le 17 avril 1917, sous le commandement du chef de bataillon de Guiny, s'est porté à l'attaque de positions extrêmement fortes, et énergiquement défendues ; a enlevé ces positions et s'est installé d'une façon définitive sur le terrain, repoussant toutes les contre-attaques tentées par l'ennemi. A, par son attitude résolue et agressive, pris l'ascendant sur l'ennemi, et a ainsi facilité la progression des unités voisines qu'il avait devancées de plusieurs centaines de mètres. — ( Ordre du 7 mai 1917. )

3° Tenant une ligne de réduits, lors d'une récente attaque allemande très puissante, a étayé dès la première heure, avec la plus grande solidité, les flancs du bataillon de première ligne en engageant deux de ses compagnies qui ont participé aux contre-attaques obstinées et maintenu l'intégrité du front pendant trente-six heures. Découvert sur sa gauche, a exécuté, sous le feu des mitrailleuses et au contact immédiat de l'ennemi, sous les ordres d'un chef au sens tactique développé, le commandant André, un dangereux changement de front, en faisant preuve d'un complet héroïsme et d'un esprit de sacrifice absolu. Reconstitué à deux compagnies à l'arrière, a, malgré le manque de sommeil depuis cinq jours et de harassantes fatigues, écrit à la défense d'un village, la plus belle page de son histoire de guerre, arrêtant net l'Allemand dans ses poussées et le clouant au sol par ses feux de mitrailleuses, lors de la tentative d'encerclement d'une grande ville convoitée par l'ennemi. — ( Décision du général en chef, du 6 juillet 1918. )

4° Compris dans la citation collective ci-après : Pendant les journées des 30 septembre, 1er et 2 octobre 1918, sous l'impulsion énergique et éclairée du chef de bataillon André, commandant provisoirement le groupe des bataillons d'Afrique, le 1er bataillon de marche d'infanterie légère d'Afrique et les ..., commandés par leurs chefs respectifs, le capitaine Castay et les ..., ont bousculé l'ennemi malgré sa résistance, enlevé de haute lutte le village du Grand-Hameau, le bois de Rouvroy, fortement organisés et ont poursuivi leur progression sur une profondeur de neuf kilomètres, faisant quatre cents prisonniers et s'emparant de quarante mitrailleuses. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 11 décembre 1918. )

43e BATAILLON DE TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS
J.O. du 1er mai 1919 - Page 4519

1° Le régiment colonial du Maroc, le 24 octobre 1916, renforcé du 43e bataillon sénégalais et de deux compagnies somalis, a enlevé, d'un admirable élan, les deux premières tranchées allemandes, à progressé ensuite sous l'énergique commandement du lieutenant-colonel Regnier, brisant les résistances successives de l'ennemi sur une profondeur de 2 kilomètres ; a inscrit une page glorieuse de son histoire, en s'emparant dans un assaut irrésistible du fort de Douaumont, et en conservant sa conquête malgré les contre-attaques répétées de l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1916. )

2° Admirable bataillon indigène, d'un dévouement sans bornes dont le commandant Paulet, son chef, a su faire une unité de combat de premier ordre. Dans un élan irrésistible, le 23 octobre 1917, a enlevé successivement deux positions puissamment fortifiées, garnies d'un grand nombre de défenseurs, faisant de nombreux prisonniers et s'emparant d'un très important matériel d'artillerie. — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

3° Sous la direction du chef de bataillon Paulet, commandant le groupe de deux bataillons de tirailleurs sénégalais et sous le commandement direct et successif des capitaines Mazoyer et André, a franchi, dans la nuit du 28 au 29 août 1918, deux obstacles très difficiles sur des radeaux et des passerelles, sous un intense bombardement et un tir très dense de mitrailleuses ; s'est élancé dans un village fortement occupé par l'ennemi, l'a occupé, tuant ou faisant prisonnier ses défenseurs. A repoussé deux contre-attaques avec succès. — ( Décision du général commandant en chef, du 28 septembre 1918. )

4° Comprise dans la citation ci-après : Le ... d'infanterie. Régiment qui, renforcé du 43e bataillon de tirailleurs sénégalais, s'est de nouveau distingué en octobre 1918, dans les Flandres, par l'énergie, la bravoure et la persévérance déployées au cours d'une lutte pied à pied de quinze jours, contre un adversaire opiniâtre qu'appuyaient de nombreuses mitrailleuses et une puissante artillerie. Malgré la faiblesse de ses effectifs, a réussi, grâce à sa ténacité, à refouler l'adversaire sur plus de 15 kilomètres de profondeur. En dépit des pertes sensibles et de violentes contre-attaques, a franchi de vive force une rivière large, profonde et vigoureusement défendue. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 11 décembre 1918. )

 

 


 

 

INFANTERIE COLONIALE

 

 

2e RÉGIMENT D'INFANTERIE COLONIALE
J.O. du 23 janvier 1919 - Page 894

1° S'est signalé depuis le début de la campagne par sa solidité et son endurance. Le 25 septembre 1915, brillamment enlevé par son chef, le lieutenant-colonel Morel, qui a été grièvement blessé, s'est emparé de cinq lignes de tranchées fortement organisées, se portant d'un seul élan jusqu'à des positions ennemies, faisant de nombreux prisonniers et s'emparant d'un matériel important. A tenu ensuite, solidement, le terrain conquis, sous un bombardement intense et a donné une nouvelle preuve de son allant et de son énergie dans l'attaque du 29 septembre. — ( Ordre n° 477 du 28 janvier 1916. )

2° Régiment d'élite, qui a successivement prouvé ses brillantes qualités offensives et défensives sur la Somme, sur l'Aisne, à Verdun et en Picardie. Sur la Somme, en septembre 1916, a brillamment enlevé tous les objectifs qui lui avaient été assignés et a su les conserver en dépit des violentes réactions de l'ennemi. Sur l'Aisne, en avril 1917, s'est emparé, d'un seul élan, de plusieurs lignes de tranchées allemandes et a montré une ténacité remarquable dans sa résistance aux violentes contre-attaques ennemies. Le 10 octobre 1917, après un bombardement de plusieurs jours d'une violence inusitée, a réussi à enrayer, par sa résistance acharnée et ses contre-attaques, une vigoureuse offensive ennemie, donnant ainsi de nouvelles preuves de son indomptable ténacité et de l'esprit de sacrifice dont il était animé. En dernier lieu, le 23 juillet 1918, sous les ordres de son chef, le colonel Philippe, a enlevé dans un magnifique élan et par une manœuvre audacieuse, de solides positions ennemies. A atteint tous ses objectifs, a fait à l'ennemi plus de trois cents prisonniers, dont neuf officiers, et lui a enlevé quatre canons, six minenwerfers, trente-huit mitrailleuses et un très abondant matériel de guerre. — ( Décision du général commandant en chef, du 3 septembre 1918. )

3° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 2e régiment d'infanterie coloniale, superbe régiment formé des ..., qui a affirmé une fois de plus ses remarquables qualités manœuvrières au cours des opérations du 8 août 1918, sur l'Avre, et, le 12 septembre 1918, aux Eparges. Le 8 août 1918, sous les ordres du commandant Boennec, a réussi à forcer le passage d'une rivière marécageuse et profonde, désespérément défendue par l'ennemi qui la considérait comme infranchissable, et s'est emparé de tous ses objectifs. Le 12 septembre 1918, sous les ordres de son chef, le colonel Philippe, a donné de nouvelles preuves de son abnégation et de son courage en même temps que de son habileté, en enlevant brillamment une forte position ennemie justement réputée. Au cours de ces deux actions, a infligé de lourdes pertes à l'ennemi et lui a enlevé 6 canons de 150, 3 canons de 77, 1 canon de 65, un grand nombre de mitrailleuses lourdes et légères et un très abondant matériel. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 octobre 1918. )

4° Magnifique régiment qui vient d'affirmer à nouveau ses superbes qualités militaires d'esprit et de sacrifice, d'endurance et d'habileté manœuvrières. Pendant la période du 3 au 9 novembre 1918, dans le secteur de Verdun-Nord, sous le commandement d'un chef énergique, le commandant Bonnard, s'est porté dans des conditions extrêmement dures à l'attaque des positions allemandes. A refoulé sans arrêt un adversaire supérieur en nombre, le chassant de positions puissamment organisées, en dépit de contre-attaques acharnées et de bombardements toxiques des plus violents. Fortement éprouvé lui-même, a brisé la résistance opiniâtre de l'ennemi et l'a rejeté définitivement des Hauts-de-Meuse, en lui infligeant de lourdes pertes et en lui capturant des prisonniers, quatre canons, un grand nombre de mitrailleuses et un matériel considérable. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 25 décembre 1918. )

6e RÉGIMENT D'INFANTERIE COLONIALE
J.O. du 23 janvier 1919 - Page 894

1° Le 25 septembre 1915, a enlevé successivement cinq lignes de tranchées sur une profondeur de trois kilomètres, prenant deux batteries à l'ennemi. Puis, pendant les quatre jours qui ont suivi, avec une vigueur remarquable, a poursuivi ses tentatives contre la deuxième position ennemie, donnant le plus bel exemple de l'esprit de sacrifice et des plus belles vertus militaires qui animaient le corps des officiers et les soldats du régiment. — ( Ordre n° 477 du 28 janvier 1916. )

2° Sous l'impulsion énergique de son chef, le lieutenant-colonel Chevalier, a brillamment enlevé cinq lignes de tranchées ennemies très vigoureusement défendues. Se trouvant, à la suite de son avance, complètement en flèche, a su, malgré les efforts réitérés de l'ennemi, maintenir intégralement les positions conquises. A refoulé, au cours des journées du 16 et du 17 avril 1917, huit contre-attaques, infligeant à l'ennemi de lourdes pertes, lui faisant des prisonniers et lui prenant de nombreuses mitrailleuses et engins de tranchée. — ( Ordre du 22 septembre 1917. )

3° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 6e régiment d'infanterie coloniale et le ... : Régiment d'élite formé des ..., qui, sous les ordres de son chef, le colonel Chevalier, a donné une nouvelle preuve de son esprit de sacrifice à Verdun, en 1917, puis a affirmé sa traditionnelle ardeur offensive en même temps que son habileté manœuvrière aux combats des 8 août 1918 sur l'Avre et 12 septembre 1918 aux Eparges. Le 8 août 1918, a forcé le passage d'une vallée marécageuse et inondée, en dépit de la résistance opiniâtre de l'ennemi et s'est emparé d'un point d'appui solidement défendu, que l'ennemi considérait comme inexpugnable. Le 12 septembre, a emporté de vive force une des positions du front allemand les plus fameusement réputées et qui jouait au cours de la bataille de ce jour le pivot sur lequel reposait en partie la défense ennemie. Au cours de ces deux actions, a infligé de lourdes pertes à l'adversaire et lui a pris deux batteries de 210, une batterie de 77, cinq canons de 77 de tranchée, quatre minenwerfer de 240, deux minenwerfer de 150, six minenwerfer légers, vingt-cinq lance-bombes, de très nombreuses mitrailleuses, un abondant matériel de mines et des munitions en grosse quantité. — ( Décision du général commandant en chef, du 20 octobre 1918. )

4° Magnifique régiment qui vient à nouveau d'affirmer brillamment ses belles qualités d'allant, d'endurance et d'habileté manœuvrière. Pendant les opérations du 4 au 11 novembre 1918, dans le secteur de Verdun-Nord, sous le commandement de son chef le colonel Chevalier, s'est porté à l'attaque des positions allemandes avec une ténacité et un courage admirables. Sous un bombardement intense et de violents tirs de mitrailleuses, a refoulé l'ennemi, sans répit, pendant sept jours, le chassant de positions d'une extrême importance et lui capturant des prisonniers et un matériel considérable, dont un parc du génie et un train de munitions. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du 25 décembre 1918. )

21e RÉGIMENT D'INFANTERIE COLONIALE
J.O. du 12 janvier 1919 - Page 420

1° Conduit vaillamment par son chef, le colonel Vanwaertermeulen, s'est porté à l'assaut, le 25 septembre 1915, avec un élan irrésistible. S'est emparé de positions puissamment organisées, a lutté ensuite pied à pied pendant sept jours consécutifs pour élargir et consolider ses gains, faisant de nombreux prisonniers et capturant un important matériel. A donné des preuves splendides de son esprit d'offensive, de son entraînement et de sa ténacité. — ( Ordre général n° 55 du 27 octobre 1915. )

2° Régiment d'élite, déjà cité une première fois à l'ordre de l'armée, à la suite des opérations de 1915 en Champagne. S'est admirablement comporté pendant la bataille de la Somme, du 1er au 5 juillet 1916, où il a enlevé, avec un élan magnifique, la partie Est du village de Dompierre et deux très fortes positions ennemies, refoulant l'adversaire sur une profondeur de plus de 4 kilomètres, jusqu'au delà des bois de Belloy-en-Santerre, prenant treize canons et faisant sept cents prisonniers. Tout récemment, sous l'énergique commandement du colonel Ducarre, a prononcé le 5 mai une offensive contre les positions formidables du plateau de Moisy, qu'il a enlevées à un adversaire tenace. S'est battu avec le plus bel entrain pendant les journées des 5, 6, 7 et 8 mai 1917, résistant comme un roc aux contre-attaques de l'ennemi. A fait plusieurs centaines de prisonniers et pris un important matériel. — ( Ordre du 3 février 1918. )

3° Magnifique régiment, déjà deux fois cité. N'a cessé de faire preuve de la même crânerie et de la même ardeur offensive dans les durs combats du Chemin-des-Dames, de juillet à novembre 1917. Par deux fois, au cours des récentes affaires, a brisé de très puissantes attaques ennemies dont la seconde fortement appuyée par des tanks ; a coopéré, avec un de ses bataillons, à contenir la pression allemande à l'Ouest d'une place dont il a su tenir inviolé un de ses ouvrages. En dernier lieu, sous l'énergique conduite de son chef, le lieutenant-colonel Le Boulanger, a arrêté net et fait refouler en désordre une nouvelle attaque, très fortement préparée, contre ce même ouvrage, maintenant intégralement toutes ses positions. — ( Décision du général commandant en chef, du 13 juillet 1918. )

4° Superbe unité de combat, d'un mordant et d'une ténacité qui font l'admiration de tous. Du 28 septembre au 10 octobre 1918, sous l'ardente impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Le Boulanger, a bousculé et poursuivi sans relâche un ennemi qui lui opposait une vive résistance. Sous un feu terrible d'artillerie et de mitrailleuses, a franchi d'un bel élan un glacis dénudé, forcé le passage d'une rivière, conquis de haute lutte une très importante tête de pont, sur laquelle il s'est cramponné pendant trois jours, supportant stoïquement sans abris, des bombardements d'une violence inouïe et repoussant sept furieuses contre-attaques. Le 19 octobre, a, sous un feu meurtrier, progressé de plus d'un kilomètre, pris pied dans la « Hunding Stellung » et fait cinq cents prisonniers. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 24 novembre 1918. )

23e RÉGIMENT D'INFANTERIE COLONIALE
J.O. du 23 mars 1919 - Page 3007

1° Le 25 septembre 1915, entraîné brillamment à l'assaut par son chef, le lieutenant-colonel Monhoven, a conquis avec une fougue et un élan admirables une position particulièrement défendue. Malgré des pertes sérieuses, a continué à lutter avec une énergie superbe et une vigueur irrésistible, s'emparant de plusieurs canons, faisant de nombreux prisonniers, élargissant la position conquise, en luttant sans arrêt pendant sept jours consécutifs. — ( Ordre du 27 octobre 1915. )

2° Régiment d'élite, déjà cité à l'ordre de l'armée en octobre 1915. S'est encore distingué sur la Somme, en juillet 1916, par l'entrain avec lequel il a enlevé les positions ennemies qu'il a conservé malgré des contre-attaques acharnées. Sous l'énergique commandement du lieutenant-colonel Desclaux, a brillamment participé aux grandes opérations de 1917 et 1918. En mars 1917, après une poursuite ardente sur une profondeur de 35 kilomètres, il force le premier à Saint-Simon le passage fortement disputé du canal Crozat. Sur l'Ailette, d'avril à mai 1917, il enlève et conserve ses objectifs sur la position Hindenburg. Au Chemin-des-Dames, de juillet à novembre 1917, n'a cessé de faire preuve, au cours de luttes particulièrement sévères, d'une résistance et d'un mordant au-dessus de tout éloge, Lors des récentes affaires, dans une des parties les plus délicates du front de bataille, a de nouveau affirmé ses belles qualités de ténacité et de bravoure en arrêtant net de puissantes attaques ennemies et en maintenant intégralement toutes ses positions. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

3° Sous les ordres du lieutenant-colonel Desclaux, vient, du 15 au 28 juillet 1918, d'affirmer ses belles qualités de vaillance dans l'attaque et de ténacité dans la défense. Après huit jours de fatigue et de combat continuels, est parti à l'assaut, le 23 juillet, avec un élan irrésistible. Le 25 juillet, a contribué par de brillantes contre-attaques à repousser une puissante attaque ennemie, et à rétablir la situation sur une position très importante. — ( Ordre du 23 décembre 1918. )

4° Energiquement commandé par le lieutenant-colonel Desclaux, s'est particulièrement distingué pendant le mois d'octobre 1918. Après avoir brisé, au cours d'une poursuite ardemment menée jour et nuit, la résistance des arrière-gardes ennemies sur la Suippe et la Retourne, a franchi de haute lutte l'Aisne et son canal, grâce à une manœuvre des plus audacieuses et très habilement coordonnée. A participé ensuite avec une ténacité admirable aux attaques successives des diverses positions de la Hinding-Stellung, du 19 au 20 octobre, puis du 26 octobre au 1er novembre 1918, s'emparant de 252 prisonniers, 28 mitrailleuses et 5 minenwerfer. — ( Ordre du 9 février 1919. )

 

 


 

 

CAVALERIE

 

 

LE RÉGIMENT DE MARCHE DE SPAHIS MAROCAINS
J.O. du 24 janvier 1919 - Page 923

1° Entraîné par son chef, le colonel Dupertuis, a, au cours de quatre jours et quatre nuits de combats ininterrompus, forcé le passage du Devoli, bousculé dans un terrain montagneux et difficile des bandes d'irréguliers, enlevé de haute lutte sur une profondeur de dix-huit kilomètres, des ouvrages défendus par des troupes autrichiennes, pénétré à la baïonnette dans le village de Progradec tenu par des contingents allemands, les refoulant au nord du village et assurant ainsi brillamment le plein succès de la manœuvre débordante qui lui était assignée. A donné un superbe exemple d'énergie et d'audace, s'est emparé de plusieurs canons, de mitrailleuses, de nombreux prisonniers et d'un important matériel. — ( Ordre du 21 septembre 1917. )

2° Sous le commandement d'un véritable chef, le colonel Dupertuis, vient à nouveau de remplir et au delà, la mission qui lui avait été confiée, en escaladant falaises et montagnes défendues par des forces autrichiennes et en leur infligeant des échecs successifs et sanglants, bien que seul contre plusieurs bataillons. — ( Ordre du 16 novembre 1917. )

3° Sous le commandement du lieutenant-colonel Guespereau, vient une fois encore d'affirmer sa bravoure, son esprit offensif et sa force de résistance, en juillet, août 1918, au cours des opérations exécutées en Albanie. A, sans trêve, combattu pendant près de quarante jours, un ennemi toujours supérieur en nombre et retranché dans de très fortes positions. Malgré la résistance opiniâtre et les contre-attaques répétées de l'ennemi, malgré les difficultés du terrain, malgré une chaleur accablante, a conservé constamment le même entrain, le même esprit de sacrifice, brisé toutes les résistances, dépassant de près de 50 kilomètres le premier objectif qui lui avait été assigné, faisant plusieurs centaines de prisonniers et s'emparant de matériel et d'approvisionnements très importants. — ( Ordre du 17 août 1918. )

4° Unité d'élite, apte à toutes les missions et dépassant par son audace et son entrain les espérances du commandement. Le 29 septembre 1918, après une marche longue et difficile à travers un massif montagneux élevé, a, sous le commandement du lieutenant-colonel Guespereau, enlevé successivement dans un combat à pied très mordant, toutes les hauteurs dominant Uskub vers l'Ouest et tenues par un ennemi retranché. Puis, débordant la ville, s'est porté immédiatement sur les colonnes en fuite, bousculant leurs arrière-gardes, leur enlevant cinq pièces d'artillerie lourde, mille têtes de bétail, plus de cent voitures et capturant de très nombreux prisonniers. — ( Ordre du 11 novembre 1918. )

 

 


 

 

CHARS DE COMBAT

 

 

COMPAGNIE 307 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 1er mai 1919 - Page 4519

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Au cours des opérations offensives à l'est de la forêt de Retz, du 19 au 24 juillet 1918, le 3e bataillon de chars légers ( compagnie 307 et les ... ), sous l'impulsion éclairée et énergique de son chef, le commandant Peraldi, a participé à toutes les attaques exécutées par plusieurs divisions d'infanterie. Malgré ses pertes, la fatigue de ses équipages et l'usure de son matériel, a toujours réclamé son poste d'honneur auprès de l'infanterie qu'il a puissamment aidée à la conquête d'objectifs opiniâtrement défendus par l'ennemi. A fait preuve d'un cran, d'une initiative manœuvrière, d'un mépris du danger et d'un esprit de sacrifice qui ont définitivement réalisé sur le champ de bataille la liaison morale et l'estime réciproque des deux armes. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 septembre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : La compagnie de chars légers 307 et les ..., énergiquement conduites par les capitaines de Guiroye, Bertrand et Clermont, ont pris une part brillante et efficace à l'attaque du 28 juin 1918, malgré les plus grandes difficultés : franchissement de ruisseau, terrain abrupt, tir précis et réglé de l'ennemi sur les chars. Malgré des pertes sévères en personnel et matériel, ont conservé jusqu'au bout leur ardeur combative et fait preuve des plus belles qualités guerrières. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 octobre 1918. )

3° Comprise dans la citation ci-après : Le 3e bataillon du 501e régiment d'artillerie d'assaut comprenant la compagnie 307 et les ... : Magnifique unité de combat qui, sous l'énergique impulsion de son chef, le commandant Fischbach, a pris une part glorieuse aux journées des 26 au 30 septembre 1918, frayant le chemin sur plus de 6 kilomètres de profondeur à l'infanterie de deux divisions successives, malgré l'âpre résistance de l'ennemi et de nombreuses contre-attaques. Après l'épreuve de ces dures premières journées de lutte, a reconstitué avec des cadres improvisés ses unités de combat et, le 3 octobre, a repris sa place dans la bataille, pour entraîner à l'attaque pendant plus de 3 kilomètres, l'infanterie d'une nouvelle division, par une action brillante qui lui a mérité les remerciements élogieux de cette grande unité. Oubliant ses fatigues et ses pertes, a, le 8 octobre, repris une fois encore le combat avec les troupes d'une quatrième division, se donnant tout entière avec un admirable esprit de bravoure et d'abnégation. — ( Décision du maréchal, commandant en chef les armées de l'Est, du 13 janvier 1919. )

4° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 3e bataillon du 501e régiment d'artillerie d'assaut ( compagnie 307 et les ... ) ; sous le commandement supérieur du commandant Velpry, ont mené au cours du mois de juin dernier, 12 attaques qui, après avoir brisé les tentatives d'un ennemi nombreux et enhardi par de récents succès, ont entraîné maintes fois notre infanterie au cœur des lignes ennemies. — ( Ordre du 21 mars 1919. )

COMPAGNIE 308 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 1er mai 1919 - Page 4518

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Au cours des opérations offensives à l'est de la forêt de Retz, du 19 au 24 juillet 1918, le 3e bataillon de chars légers ( compagnie 308 et les ... ), sous l'impulsion éclairée et énergique de son chef, le commandant Peraldi, a participé à toutes les attaques exécutées par plusieurs divisions d'infanterie. Malgré ses pertes, la fatigue de ses équipages et l'usure de son matériel, a toujours réclamé son poste d'honneur auprès de l'infanterie qu'il a puissamment aidée à la conquête d'objectifs opiniâtrement défendus par l'ennemi. A fait preuve d'un cran, d'une initiative manœuvrière, d'un mépris du danger et d'un esprit de sacrifice qui ont définitivement réalisé sur le champ de bataille la liaison morale et l'estime réciproque des deux armes. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 septembre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : La compagnie de chars légers 308 et les ..., énergiquement conduites par les capitaines de Guiroye, Bertrand et Clermont, ont pris une part brillante et efficace à l'attaque du 28 juin 1918, malgré les plus grandes difficultés : franchissement de ruisseau, terrain abrupt, tir précis et réglé de l'ennemi sur les chars. Malgré des pertes sévères en personnel et matériel, ont conservé jusqu'au bout leur ardeur combative et fait preuve des plus belles qualités guerrières. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 octobre 1918. )

3° Comprise dans la citation ci-après : Le 3e bataillon du 501e régiment d'artillerie d'assaut comprenant la compagnie 308 et les ... : Magnifique unité de combat qui, sous l'énergique impulsion de son chef, le commandant Fischbach, a pris une part glorieuse aux journées des 26 au 30 septembre 1918, frayant le chemin sur plus de 6 kilomètres de profondeur à l'infanterie de deux divisions successives, malgré l'âpre résistance de l'ennemi et de nombreuses contre-attaques. Après l'épreuve de ces dures premières journées de lutte, a reconstitué avec des cadres improvisés ses unités de combat et, le 3 octobre, a repris sa place dans la bataille, pour entraîner à l'attaque pendant plus de 3 kilomètres, l'infanterie d'une nouvelle division, par une action brillante qui lui a mérité les remerciements élogieux de cette grande unité. Oubliant ses fatigues et ses pertes, a, le 8 octobre, repris une fois encore le combat avec les troupes d'une quatrième division, se donnant tout entière avec un admirable esprit de bravoure et d'abnégation. — ( Décision du maréchal, commandant en chef les armées de l'Est, du 13 janvier 1919. )

4° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 3e bataillon du 501e régiment d'artillerie d'assaut, compagnie 308 et les ... ; sous le commandement supérieur du commandant Velpry, ont mené au cours du mois de juin dernier, 12 attaques qui, après avoir brisé les tentatives d'un ennemi nombreux et enhardi par de récents succès, ont entraîné maintes fois notre infanterie au cœur des lignes ennemies. — ( Ordre du 21 mars 1919. )

COMPAGNIE 309 DE CHARS LÉGERS
J.O. du 1er mai 1919 - Page 4518

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Au cours des opérations offensives à l'est de la forêt de Retz, du 19 au 24 juillet 1918, le 3e bataillon de chars légers ( compagnie 309 et les ... ), sous l'impulsion éclairée et énergique de son chef, le commandant Peraldi, a participé à toutes les attaques exécutées par plusieurs divisions d'infanterie. Malgré ses pertes, la fatigue de ses équipages et l'usure de son matériel, a toujours réclamé son poste d'honneur auprès de l'infanterie qu'il a puissamment aidée à la conquête d'objectifs opiniâtrement défendus par l'ennemi. A fait preuve d'un cran, d'une initiative manœuvrière, d'un mépris du danger et d'un esprit de sacrifice qui ont définitivement réalisé sur le champ de bataille la liaison morale et l'estime réciproque des deux armes. — ( Décision du général commandant en chef, du 19 septembre 1918. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : La compagnie de chars légers 309 et les ..., énergiquement conduites par les capitaines de Guiroye, Bertrand et Clermont, ont pris une part brillante et efficace à l'attaque du 28 juin 1918, malgré les plus grandes difficultés : franchissement de ruisseau, terrain abrupt, tir précis et réglé de l'ennemi sur les chars. Malgré des pertes sévères en personnel et matériel, ont conservé jusqu'au bout leur ardeur combative et fait preuve des plus belles qualités guerrières. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 octobre 1918. )

3° Comprise dans la citation ci-après : Le 3e bataillon du 501e régiment d'artillerie d'assaut comprenant la compagnie 309 et les ... : Magnifique unité de combat qui, sous l'énergique impulsion de son chef, le commandant Fischbach, a pris une part glorieuse aux journées des 26 au 30 septembre 1918, frayant le chemin sur plus de 6 kilomètres de profondeur à l'infanterie de deux divisions successives, malgré l'âpre résistance de l'ennemi et de nombreuses contre-attaques. Après l'épreuve de ces dures premières journées de lutte, a reconstitué avec des cadres improvisés ses unités de combat et, le 3 octobre, a repris sa place dans la bataille, pour entraîner à l'attaque pendant plus de 3 kilomètres, l'infanterie d'une nouvelle division, par une action brillante qui lui a mérité les remerciements élogieux de cette grande unité. Oubliant ses fatigues et ses pertes, a, le 8 octobre, repris une fois encore le combat avec les troupes d'une quatrième division, se donnant tout entière avec un admirable esprit de bravoure et d'abnégation. — ( Décision du maréchal, commandant en chef les armées de l'Est, du 13 janvier 1919. )

4° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 3e bataillon du 501e régiment d'artillerie d'assaut ( compagnie 309 et les ... ), sous le commandement supérieur du commandant Velpry, ont mené au cours du mois de juin dernier, 12 attaques qui, après avoir brisé les tentatives d'un ennemi nombreux et enhardi par de récents succès, ont entraîné maintes fois notre infanterie au cœur des lignes ennemies. — ( Ordre du 21 mars 1919. )

 

 


 

 

ARTILLERIE

 

 

12e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 23 janvier 1919 - Page 895

1° Sous le commandement du chef d'escadron Berniolle, a soutenu l'infanterie sous un bombardement des plus violents et, en dépit de pertes très sérieuses, a rempli sa mission jusqu'au bout et a largement contribué au succès de nos armes. A été en butte, du 7 au 17 mars 1916, à un bombardement très précis d'obus de gros calibres. Tous, officiers et canonniers, ont rempli leur devoir et fait preuve du plus beau courage. — ( Ordre n° 118 du 21 avril 1916. )

2° Après avoir tenu pendant plusieurs mois un secteur très actif et avoir été soumis quotidiennement à des tirs réglés, a apporté dans l'exécution des combats d'octobre 1917 une vigueur et un entrain remarquables grâce à la haute valeur militaire et à l'énergie de son chef, le lieutenant-colonel Leroy et de ses commandants de groupe, ainsi qu'à l'endurance, au dévouement absolu, au moral élevé de tous. A réalisé une préparation aussi complète que possible et accompagné ensuite d'une façon brillante les troupes d'attaque pendant la progression avec une exactitude et une précision parfaites. A ainsi aidé puissamment l'infanterie à conquérir les objectifs assignés. — ( Ordre du 13 novembre 1918. )

3° Sous les ordres du lieutenant-colonel Charleux, a fait preuve des plus belles qualités de bravoure et d'endurance au cours des combats qui ont fait tomber entre nos mains les positions formidablement organisées du front de Champagne. Le 26 septembre 1918, ces positions étant à peine en notre possession, s'est porté rapidement et résolument en avant sur le terrain conquis, traversant, grâce à l'énergie de tous, un sol bouleversé par nos tirs et hérissé d'obstacles presque infranchissables, a pris position au plus près de son infanterie, malgré les feux de flanc de mitrailleuses ennemies qui résistaient encore à moins de 1,000 mètres de ses batteries et a assuré à l'infanterie tout l'appui moral et matériel que peut lui donner une artillerie mordante et manœuvrière. Dans les journées suivantes, a continué à manifester son audace et son entrain dans les changements de position successifs par lesquels il a accompagné, sur une profondeur de plus de douze kilomètres, l'avance victorieuse de l'infanterie. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

4° Engagé brusquement dans la bataille du 28 mai au 7 juin, sous les ordres de son chef valeureux et ardent, le lieutenant-colonel Charleux, a fait preuve d'une énergie extraordinaire, de la plus grande audace et d'une extrême habileté manœuvrière, soutenant sur chaque position, jusqu'au dernier moment, notre infanterie et ralentissant sans cesse la progression de l'ennemi en lui faisant éprouver des pertes sévères, même aux instants les plus critiques et ayant ses batteries jusqu'au contact immédiat de l'ennemi ; a su ramener dans nos lignes la totalité de ses canons. Puis, prenant un secteur, a fourni un effort considérable pour l'organisation de la défense avant le déclenchement d'une nouvelle offensive ennemie. Cette offensive, prononcée le 15 juillet 1918, a témoigné sous un feu continu et violent d'un moral splendide et d'une endurance et d'une ténacité remarquables, dominant toutes les difficultés et remplissant toutes les missions avec précision, contribuant ainsi pour une part importante à briser l'attaque de l'ennemi et à assurer l'inviolabilité de la position sur laquelle la division avait l'obligation de résister.

32e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 19 janvier 1919 - Page 731

1° Régiment d'artillerie divisionnaire remarquable par son entrain, son endurance, ses belles qualités militaires techniques et tactiques. Sous la violente impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Béranger, a glorieusement contribué aux succès de l'infanterie qu'il avait pour mission d'appuyer ; l'a aidée à briser les attaques ennemies de juin et juillet 1916, lui a ouvert la voie lorsque celle-ci a pu enfin se porter à l'attaque, les 17 août 24 octobre et 15 décembre 1916. — ( Ordre n° 573 du 5 janvier 1917. )

2° Régiment d'élite, ayant fait preuve depuis le début de la campagne, des plus belles qualités militaires et réalisé, en toutes circonstances, la liaison la plus intime avec son infanterie. Lors des opérations d'octobre 1917, sous le commandement du chef d'escadron de Préval, a puissamment contribué à l'enlèvement du plateau et du fort de la Malmaison, grâce à la compétence technique et à la crânerie de ses officiers, à l'endurance, la bravoure et l'esprit de sacrifice de ses sous-officiers et canonniers. — ( Ordre du 13 novembre 1917. )

3° Sous le commandement du chef d'escadron Sutterlin, s'est montré pendant les mois de juin et de juillet 1918, à hauteur de ses belles traditions de bravoure et d'entrain ; dans la défensive, a maintenu inviolé le front de son infanterie en dépit des plus violentes attaques et a réussi admirablement un mouvement de repli délicat ; dans l'offensive, tirant jour et nuit, suivant pas à pas son infanterie dans sa progression, a appuyé successivement les attaques de sa division, puis celle d'une division britannique, attaques qui ont toutes été couronnées de succès et dont la dernière a déterminé la retraite de l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

4° Sous le commandement du chef d'escadron Sutterlin, et grâce à l'habileté et au sang-froid des trois chefs d'escadron commandant les groupes : Buchalet, Rochet et Mirouel, et de tous, officiers et troupe, a pu remplir sa mission jusqu'au bout, arrêter l'ennemi aux lisières de Rollot, se dégager sous les feux d'artillerie et d'infanterie et occuper aussitôt de nouvelles positions en éprouvant le minimum de pertes. — ( Ordre du 12 décembre 1918. )

35e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 23 mars 1919 - Page 3009

1° Comprise, dans la citation collective ci-après : La 22e division d'infanterie, comprenant le 35e régiment d'artillerie et les .... A, le 25 septembre 1915, sous la vigoureuse impulsion de son chef, le général Bouyssou, enlevé dans un superbe élan les positions ennemies fortement organisées sur une profondeur de quatre kilomètres, en s'emparant de plusieurs batteries. Pendant deux semaines, au prix d'efforts soutenus et énergiques, n'a cessé de lutter contre l'ennemi qui se défendait pied à pied, le refoulant sans cesse et faisant chaque jour de nombreux prisonniers. — ( Ordre du 25 octobre 1915. )

2° Régiment d'élite, dont les récents combats ont affirmé à nouveau le sentiment du devoir et l'esprit de sacrifice. Engagé dans la bataille, après deux journées de marche forcée, a donné, sous les ordres du lieutenant-colonel Julliard, à l'infanterie de sa division d'infanterie un concours ardent de tous les instants. A retardé l'avance de l'ennemi dont il a décimé les colonnes serrées, s'est replié par échelons dans un ordre parfait et, grâce au sang-froid de ses canonniers, avec tout son matériel. Après cinq jour de lutte violente en couverture, s'est déployé en terrain découvert, a subi stoïquement de violents tirs de contre-batterie et brisé par ses barrages les assauts de l'ennemi. — ( Ordre du 15 mai 1918. )

3° Sous les ordres du lieutenant-colonel Julliard, a affirmé de nouveau, dans la période des durs combats du 26 septembre au 13 octobre 1918, ses belles qualités d'entrain, d'endurance et d'habileté manœuvrière. Mis en position au dernier moment en des emplacements de fortune avancés, a assuré, dans d'excellentes conditions, les missions de tir qui lui avaient été confiées pour la préparation de l'attaque et l'exécution. Suivant dès le premier jour l'infanterie dans sa progression, constamment sur la brèche, sans un instant de repos pendant cette période de dix-huit jours, a réussi, grâce à l'énergie et l'entrain déployés par tous, officiers, sous-officiers et canonniers, à surmonter les difficultés d'une avance rapide en terrain bouleversé, soumis au feu de l'artillerie ennemie, et à donner, en toutes circonstances, à son infanterie, un appui efficace. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

4° Vaillant régiment qui s'est signalé depuis le début de la campagne par son allant, sa ténacité et sa bravoure, notamment à Verdun, à Laffaux et à Hurtebise. S'est distingué une fois de plus à l'attaque de la Malmaison ( 23 octobre 1917 ) sous les ordres du lieutenant-colonel Julliard. Occupant des positions fréquemment contre-battues par l'ennemi, a remarquablement exécuté le travail de préparation et de destruction dans un secteur difficile. Frayant ensuite le chemin à l'infanterie par un tir de précision parfait, a permis à celle-ci d'enlever en moins d'une demi-heure les carrières de Boherx, et le fort de la Malmaison, défendus par la garde, et d'atteindre tous ses objectifs sur plus de trois kilomètres de profondeur. A supporté avec abnégation des pertes sérieuses et est resté fidèle à sa devise : « Mourir en chantant ». — ( Ordre du 7 février 1919. )

39e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 28 novembre 1918 - Page 10267

1° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 20e corps d'armée, comprenant le 39e régiment d'artillerie et les ... : Pendant les journées des 26 et 27 septembre 1914, sur toutes les parties du front où il a été employé, le 20e corps a toujours su progresser et entraîner la progression de ses voisins. Le 28, il a résisté aux attaques les plus furieuses et il a trouvé dans son ardeur assez de ressources pour passer à son tour à l'offensive, le 29 au matin. Le général commandant l'armée est heureux de féliciter le 20e corps. Dans l'Ouest, comme précédemment dans l'Est, ce corps ne cesse de montrer les plus hautes qualités manœuvrières, une endurance qui ne se dément pas, une vigueur et un entrain que rien ne saurait abattre. — ( Ordre du 29 septembre 1914. )

2° Comprise dans la citation collective ci-après : La 153e division d'infanterie ( 39e régiment d'artillerie et ... ) : Après avoir montré, sous les ordres du général Deligny, un esprit d'offensive très remarquable, les 24, 25 et 26 février 1916, a fait preuve, les jours suivants, d'une ténacité, d'une endurance, d'un entrain, d'une volonté de ne rien céder à l'ennemi, au-dessus de tout éloge. A tenu, pendant onze jours consécutifs, nuit et jour, en terrain découvert, sans relève possible, sous un effroyable bombardement de tous calibres, un secteur dont elle n'a pas perdu un pouce, et dont elle ne sortait que pour tenter des contre-attaques en vue d'arrêter l'offensive ennemie. — ( Ordre du 24 mars 1916. )

3° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 39e régiment d'artillerie, sous le commandement du commandant Chapat, et le ... : Retirés d'un secteur légendaire où ils avaient subi des pertes sévères sous le bombardement, et recomplétés en quelques jours avec de jeunes recrues auxquelles ils ont su imposer de suite leur moral et leurs traditions, se sont signalés au cours des dernières opérations par un allant exceptionnel qui a provoqué l'admiration et leur a acquis l'entière confiance de l'infanterie. Lancés en pleine mêlée, ils ont contribué, par des tirs ininterrompus de jour et de nuit, malgré des pertes sévères et des fatigues écrasantes, à rétablir une situation difficile, à contenir des forces très supérieures et à reprendre à l'ennemi une partie de terrain perdu. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 juin 1918. )

4° Comprise dans la citation collective ci-après : L'artillerie de la 39e division, comprenant le 39e régiment d'artillerie de campagne, sous le commandement du chef d'escadron Evrard, puis du lieutenant-colonel Chappat, et les ... : Au cours des opérations ayant amené l'arrêt de l'offensive allemande, s'est surpassé, en aidant son infanterie à contenir pied à pied, la ruée des masses ennemies. A montré, en rase campagne, une aptitude manœuvrière égale aux qualités exceptionnelles qu'elle avait révélées dans la guerre de position. Toujours attentive à suivre de près son infanterie, n'a déplacé ses batteries qu'à la dernière extrémité, ne se résignant au repli qu'à la demande des fractions qui les protégeaient, se dégageant à la mitrailleuse, et amenant fréquemment les canons à bras. Au cours de très nombreux changements de position, a réussi à remplir chaque fois jusqu'au bout sa périlleuse mission, malgré des pertes sévères et une extrême pénurie de cadres, grâce à de nombreuses initiatives individuelles, véritables traits d'héroïsme et de dévouement. Pendant les opérations offensives entre la Marne et l'Ourcq, a appuyé merveilleusement la progression de la division puis d'une division alliée, dont elle s'est attiré les remerciements les plus élogieux, et a montré dans la poursuite de l'ennemi un mordant égal à sa ténacité et à sa souplesse manœuvrières. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

40e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 28 novembre 1918 - Page 10267

1° Artillerie du 32e corps d'armée, sous l'habile direction du général Franiatte, a, par des tirs bien appropriés, exécutés sans relâche, depuis le 15 mars 1916, de nuit comme de jour, sans souci de la fatigue, ni des pertes, contribué tout d'abord à briser l'offensive allemande dans le secteur du Mort-Homme et de Cumières, préparé et appuyé ensuite les attaques, infligeant à l'ennemi de lourdes pertes en hommes et en matériel et donnant à notre infanterie la plus belle confiance et la certitude du succès. Les canonniers des 40e régiment d'artillerie de campagne et les ... se sont montrés dignes de leurs camarades de l'infanterie. — ( Ordre n° 174 du 16 mai 1916. )

2° Régiment d'élite, hautement apprécié depuis le début de la campagne. S'est particulièrement distingué au cours de la bataille de l'Aisne, par sa belle tenue au feu, son ardeur inlassable et la précision de ses tirs. Pendant les dernières opérations au nord de Verdun, vient à nouveau de se signaler sous la direction du lieutenant-colonel Keller, par l'habileté avec laquelle il a préparé et accompagné les attaques de l'infanterie, par le zèle vigilant avec lequel il a protégé les positions conquises malgré les plus violents bombardements. A très largement contribué aux succès remportés. — ( Ordre n° 5778 du 8 octobre 1917. )

3° Magnifique régiment qui, sous les ordres du lieutenant-colonel Keller, vient de donner de nouvelles preuves de sa grande valeur en contribuant pour une large part à l'arrêt de puissantes attaques ennemies. Au cours d'une attaque particulièrement violente, appuyée de feux très vifs de mitrailleuses, a porté ses pièces à bras sur les crêtes pour tirer à vue directe sur les troupes ennemies passées dans les angles morts, les artilleurs, mitrailleurs se mettant à la disposition de l'infanterie et réussissant, grâce à cette intime collaboration des armes, à rejeter les assaillants avec des pertes extrêmement élevées. — ( Décision du général commandant en chef, du 6 juillet 1918. )

4° Comprise dans la citation collective ci-après : L'artillerie de la 40e division : Sous l'énergique commandement du colonel Berge, le 40e régiment d'artillerie de campagne et les ... ravitaillés par le P.A.D. 40, ont supporté avec un héroïsme splendide, le bombardement infernal de l'ennemi, dans la matinée du 15 juillet 1918, tirant sans arrêt jusqu'à la consommation de toutes les munitions, décrochant leurs batteries successivement, avec un calme superbe et à la dernière extrémité, malgré de violentes rafales de mitrailleuses ennemies. Installés sur de nouvelles positions, ont tiré pendant trois jours sans arrêt, ravitaillant à plein collier, sans aveu de fatigue, prêtant à l'infanterie un appui efficace et contribuant, pour une bonne part, à l'arrêt de l'ennemi. — ( Décision du général commandant en chef, du 10 septembre 1918. )

47e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 223

1° Sous les ordres du colonel Lucotte, a puissamment facilité la progression de la 14e division dans l'offensive de septembre. A toujours suivi de très près le mouvement en avant de l'infanterie, même sous le feu le plus violent ; lui a permis, par son aide constante de progresser de 4 kilomètres, de s'avancer jusqu'au contact de la deuxième position allemande, de prendre pied dans une partie de cette position et de maintenir intégralement le terrain conquis malgré de violentes contre-attaques de ennemi. — ( Ordre du 28 janvier 1916. )

2° Régiment de tout premier ordre, toujours sur la brèche. A montré en toutes circonstances ses belles qualités d'audace, d'énergie, conservant malgré des fatigues extrêmes et des pertes sévères, toute sa valeur technique, tout son allant, toute sa souplesse. Hautement pénétré du souci d'appuyer toujours au plus près son infanterie, lui a permis de barrer la route à l'ennemi à Verdun, en février 1916, de le refouler sur la Somme, en septembre, au delà de Bouchavesnes. Enfin, en Champagne, le 16 avril 1917, sous le commandement du lieutenant-colonel Roussel, a ouvert le chemin à la division par des feux puissants et précis, dans une progression de 3 kilomètres jusqu'à Bermericourt. — ( Ordre du 31 juillet 1917. )

3° Régiment d'artillerie d'élite animé de l'esprit le plus mordant. Pendant la période du 16 juillet au 4 août 1918, en Champagne, a fait preuve, sous le vigoureux commandement de son chef, le colonel Lips, d'une superbe tenue au feu, de l'endurance la plus tenace et des plus belles qualités manœuvrières. A puissamment contribué, par sa parfaite et intime union avec l'infanterie, ses occupations de positions rapides, ses tirs précis et efficaces et ses changements de positions très vivement et très opportunément exécutés, aux opérations qui ont arrêté l'ennemi dans sa marche sur Epernay et l'ont refoulé au nord de la Vesle. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 octobre 1918. )

4° Superbe régiment d'artillerie divisionnaire qui vient une fois de plus de faire preuve des plus belles qualités d'offensive. Sous les ordres du colonel Lips, énergiquement secondé par les chefs d'escadron Masson, Astier et Buzon, a pris la part la plus active et la plus efficace aux combats qui se sont déroulés, du 26 septembre au 10 octobre 1918, dans la région de Tahure. Par sa liaison toujours étroite avec l'infanterie, par sa progression rapide, malgré les difficultés d'un terrain chaotique, par la précision et l'efficacité de ses tirs, il a appuyé constamment l'infanterie, l'aidant à enlever de haute lutte tout un système fortifié, à pénétrer de plus de 10 kilomètres à l'intérieur des lignes ennemies et à déterminer sa retraite au delà de sa dernière ligne de résistance. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 octobre 1918. )

61e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
J.O. du 13 décembre 1918 - Page 10726

1° Brillant régiment dès le temps de paix, n'a cessé de s'affirmer depuis le début de la campagne comme un puissant outil de guerre. Sous l'impulsion d'un chef de premier ordre, grâce à la science technique et tactique, à la bravoure et à la hardiesse de ses officiers, au remarquable esprit de discipline et à la superbe tenue au feu de ses cadres et de ses canonniers, ne craignant pas de pousser et de maintenir ses pièces au plus près de l'ennemi, portant ses observations sur la ligne même du feu, n'a cessé, dans une liaison intime et constante avec son infanterie, de prêter en toutes circonstances le plus sûr et le plus utile concours à la division dont il fait partie. — ( Ordre 23 février 1915. )

2° Artillerie du 32e corps d'armée, comprenant le 61e régiment artillerie et les ... : Sous l'habile direction du général Franiatte, a, par des tirs bien appropriés, exécutés sans relâche, depuis le 15 mars 1916, de nuit comme de jour, sans souci de la fatigue ni des pertes, contribué tout d'abord à briser l'offensive allemande dans le secteur du Mort-Homme et de Cumières, préparé et appuyé ensuite les attaques, infligeant à l'ennemi de lourdes pertes en hommes et en matériel et donnant à notre infanterie la plus belle confiance et la certitude du succès. Les canonniers du 61e régiment d'artillerie et des ... du groupement comprenant les groupes suivants ... se sont montrés dignes de leurs camarades de l'infanterie. — ( Ordre du 16 mai 1916. )

3° Régiment d'élite qui a pris part aux offensives de la Somme ( septembre-octobre-novembre 1916 ) et de l'Aisne ( avril-mai 1917 ), ainsi qu'aux récentes attaques devant Verdun. S'est, pendant toute cette dernière période, sous le commandement du lieutenant-colonel de La Boussinière, signalé de nouveau par son esprit guerrier, son endurance, sa magnifique tenue sous le feu, la hardiesse de ses observateurs, enfin, par l'ardeur de tous ses officiers à chercher la liaison. A su inspirer à l'infanterie de sa division une confiance absolue, réalisant ainsi l'unité d'arme. — ( Ordre du 27 octobre 1917. )

4° Magnifique régiment qui vient de fournir, sous le commandement du lieutenant-colonel Faure, de nouvelles preuves de sa valeur et de ses qualités guerrières au cours de la préparation et de l'exécution de l'attaque du 8 août 1918. Par la précision de ses feux, la rapidité et la sûreté de ses déplacements dès l'enlèvement des objectifs successifs, a constamment aidé et suivi la progression de l'infanterie, maintenant un contact intime et permanent, grâce à la hardiesse, au courage et au dévouement de ses détachements de liaison. A puissamment contribué à la victoire de sa division, à la prise de trois villages, ainsi qu'à la capture de 2,035 hommes, dont 65 officiers, 70 canons de tous calibres et d'un important butin. — ( Décision du général commandant en chef, du 30 septembre 1918. )

276e RÉGIMENT D'ARTILLERIE
( anciennement artillerie de campagne d'Afrique, 5e groupe )
J.O. du 7 janvier 1919 - Page 223

1° Sous les ordres du chef d'escadron Leclercq, a montré pendant les récentes attaques de la division une endurance et une énergie à toute épreuve, tirant de jour et de nuit, sans trêve ni repos, violemment pris à partie, le 20 mai, par un tir réglé de gros calibre, ayant eu le quart du personnel de ses batteries de tir hors de combat et cinq de ses canons mis hors de service, n'en a pas moins continué son tir avec acharnement, allant jusqu'au bout de sa mission. — ( Ordre du 18 juin 1916. )

2° Amené dans le secteur d'attaque peu de jours avant l'offensive de Verdun, le 5e groupe d'Afrique, sous les ordres du lieutenant-colonel Strickler, a pris des positions avancées non préparées, à peine défilées aux vues des observatoires terrestres, dans un terrain déjà bouleversé et continuellement bombardé. A préparé et exécuté des destructions complètes, malgré de grandes difficultés de liaison et d'observation, malgré ses pertes, grâce au courage et à l'abnégation de son personnel, tirant en permanence à découvert de jour sous des rafales d'obus de gros calibre, de nuit sous de violents bombardements d'obus toxiques. A maintenu pendant toute la conquête des différents objectifs par l'infanterie un barrage précis et une liaison permanente avec les premières vagues. A puissamment contribué ainsi à éviter des pertes à l'infanterie, et le terrain conquis, a empêché, par des tirs de destruction rapides et précis, toute réaction de l'ennemi. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

3° Sous l'énergique impulsion du lieutenant-colonel Strickler, s'est prodigué sans compter dans les nombreuses affaires auxquelles il a pris part depuis quatre mois. A puissamment contribué à enrayer les attaques ennemies du 30 mai 1918 devant Soissons, ne se repliant qu'à la dernière minute, sans laisser un obus aux mains de l'ennemi. Le 12 juin, soumis à un bombardement intense, n'a cessé d'appuyer l'infanterie avec tant d'efficacité que la violente attaque ennemie sur Ambleny a été brisée net. Au cours de l'offensive du 18 au 22 juillet, a rivalisé d'ardeur avec l'infanterie pour assurer le succès. Suivant au plus près les vagues d'assaut, en contact étroit avec une troupe, s'est mis en position dans des zones encore violemment battues par les mitrailleuses ennemies. Soumis à de violents bombardements dans la matinée du 20 juillet, a fait, par sa crânerie sous le feu, l'admiration des plus héroïques de nos fantassins. — ( Décision du général commandant en chef, du 27 août 1918. )

4° Magnifique régiment, digne des héroïques régiments d'infanterie de la 1re division marocaine. Sous les ordres du lieutenant-colonel Strickler, s'est une fois de plus dépensé sans compter au cours des opérations du 1er au 20 septembre 1918 dans le Soissonnais. Poussant hardiment ses batteries en avant, a puissamment contribué à forcer l'ennemi à la retraite, tant par l'appui efficace prêté à notre infanterie aux heures d'attaque que par la désorganisation provoquée chez l'adversaire par les tirs de harcèlement ininterrompus. Le 14 septembre 1918, par la précision et l'efficacité de son tir, a largement participé au succès de l'attaque de la 1re brigade marocaine, lui permettant de franchir avec des pertes minimes les formidables organisations ennemies de la ligne Hindenbourg, de s'emparer du village d'Allemant et de faire un millier de prisonniers. Malgré une réaction extrêmement violente de l'artillerie allemande, a maintenu jusqu'au moment de sa relève, un groupe à moins de 1,300 mètres des premières lignes. Grâce au bon fonctionnement de ses liaisons, a toujours, et quel que soit le bombardement subi, donné à notre infanterie l'appui le plus complet et lui a grandement aidé à repousser les nombreuses et violentes contre-attaques de la garde prussienne. — ( Décision du général commandant en chef, du 4 novembre 1918. )

60e RÉGIMENT D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE
J.O. du 13 janvier 1918 - Page 514

1° Grâce à son excellente préparation technique et tactique, à la bravoure de tous ses officiers et de tout son personnel, n'a cessé depuis le début de la campagne de prêter l'appui le plus efficace à l'infanterie. Au cours des durs combats livrés au mois de mai, a obtenu sur le champ de bataille les applaudissements de nos fantassins pour la hardiesse avec laquelle ses batteries se sont portées en avant dès que les tranchées ennemies furent enlevées. — ( Ordre n° 76 du 10 juin 1915. )

2° Régiment d'artillerie qui a affirmé la supériorité de sa valeur dans toutes les opérations du 20e corps d'armée. En dernier lieu, sur l'Aisne, en toute première ligne, a su, grâce à l'énergie de ses chefs, au travail et au dévouement de tous, se soustraire pendant toute la durée des opérations aux tirs de destruction ennemis, tout en donnant au contraire, à ses propres tirs, une précision remarquée, apportant ainsi un appoint décisif à l'infanterie. — ( Décision du général commandant en chef, du 15 septembre 1917. )

3° Comprise dans la citation collective ci-après : Le 20e corps d'armée, comprenant le 60e régiment d'artillerie de campagne et les ... : Pendant les journées des 26 et 27 septembre 1914, sur toutes les parties du front où il a été employé, le 20e corps a toujours su progresser et entraîner la progression de ses voisins. Le 28, il a résisté aux attaques les plus furieuses et il a trouvé dans son ardeur assez de ressources pour passer à son tour à l'offensive, le 29 au matin. Le général commandant l'armée est heureux de féliciter le 20e corps. Dans l'Ouest, comme précédemment dans l'Est, ce corps ne cesse de montrer les plus hautes qualités manœuvrières, une endurance qui ne se dément pas, une vigueur et un entrain que rien ne saurait abattre. — ( Ordre général n° 110 du 29 septembre 1914, complété par décision du général commandant en chef, du 30 décembre 1917. )

4° Comprise dans la citation collective ci-après : La 153e division d'infanterie, le 60e régiment d'artillerie de campagne et les ... : Après avoir montré, sous les ordres du général Deligny, un esprit d'offensive très remarquable, les 24, 25 et 26 février 1916, a fait preuve, les jours suivants, d'une ténacité, d'une endurance, d'un entrain, d'une volonté de ne rien céder à l'ennemi, au-dessus de tout éloge. A tenu, pendant onze jours consécutifs, nuit et jour, en terrain découvert, sans relève possible, sous un effroyable bombardement de tous calibres, un secteur dont elle n'a pas perdu un pouce, et dont elle ne sortait que pour tenter des contre-attaques en vue d'arrêter l'offensive ennemie. — ( Ordre général n° 55, du 24 mars 1916, complété par décision du général commandant en chef, du 30 décembre 1917. )

1er GROUPE D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE D'AFRIQUE
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2728

1° Comprise, dans la citation collective ci-après : Le 1er groupe, sous les ordres du chef d'escadron Larregain, et les .... En septembre 1915, en Champagne, après avoir assuré avec une grande habileté technique la préparation de l'attaque, se sont portés en avant sur la position conquise avec un entrain et une intrépidité admirables. Ont appuyé de la manière la plus efficace l'action de l'infanterie, réalisant avec cette arme la liaison la plus étroite et contribuant ainsi pour une large part au succès de l'opération. — ( Ordre général n° 481 du 1er février l916. )

2° Comprise, dans la citation collective ci-après : Le 1er groupe d'Afrique, sous les ordres du commandant Bourgois, et les .... Le 8 août 1918, après une préparation et un accompagnement d'attaque très brillamment exécutés et qui ont permis à l'infanterie d'atteindre dans le temps prévu ses premiers objectifs, se sont successivement portés en avant avec un entrain remarquable et, dans le minimum de temps, ont franchi une rivière malgré un barrage d'obus explosifs et d'obus à gaz en poussant leurs canons à bras sur des passerelles de fortune et ont exécuté dans la même journée plusieurs déplacements pour se tenir au contact de l'infanterie, au cours d'une progression de plus de dix kilomètres ; ont continué leur même admirable effort dans les journées du 9 et du 10 et ont réalisé ainsi en trois jours une avance totale de près de vingt-cinq kilomètres. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

3° Comprise, dans la citation collective ci-après : Le 1er groupe d'artillerie de campagne d'Afrique et les ..., sous le commandement du lieutenant-colonel Peig. Appelés à exécuter une relève la veille même de l'attaque qu'ils devaient préparer et appuyer, ont, par la précision et l'efficacité de leurs tirs, pris une large part dans les succès de l'opération. Ont, les jours suivants, contribué à l'enlèvement de haute lutte d'une ville et d'une position très fortement organisées et assuré une intime liaison avec l'infanterie, multipliant leurs déplacements pour l'appuyer toujours de très près et la soutenant sans cesse durant une marche victorieuse de plus de trente kilomètres. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 octobre 1918. )

4° Le 1er groupe avec les ..., sous le commandement du commandant Bourgois, du 28 septembre au 17 octobre 1918, ont pris part à tous les combats livrés au sud de Saint-Quentin. Retirés du front et réengagés aussitôt dans les attaques du 22 octobre au 11 novembre, qui ont brisé définitivement la résistance ennemie, ont, en appuyant l'infanterie au plus près, au cours de la progression rapide qui a suivi, pris une large part au succès des opérations. Ont franchi la frontière en avant-gardes après la traversée dangereuse et difficile d'une forêt à peine évacuée par l'ennemi. Ont allié ainsi à de très belles qualités manœuvrières une endurance et un esprit de sacrifice remarquables, qui leur ont permis, malgré des pertes sensibles en hommes et en chevaux, d'accomplir toutes les missions qui leur ont été demandées et de surmonter les fatigues accumulées au cours de plus de trois mois de combats interrompus. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 3 février 1919. )

2e GROUPE D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE D'AFRIQUE
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2728

1° Comprise, dans la citation collective ci-après : Le 2e groupe, sous les ordres du chef d'escadron Jeanne, et les .... En septembre 1915, en Champagne, après avoir assuré avec une grande habileté technique la préparation de l'attaque, se sont portés en avant sur la position conquise avec un entrain et une intrépidité admirables. Ont appuyé de la manière la plus efficace l'action de l'infanterie, réalisant avec cette arme la liaison la plus étroite et contribuant ainsi pour une large part au succès de l'opération. — ( Ordre général n° 481 du 1er février l916. )

2° Comprise, dans la citation collective ci-après : Le 2e groupe d'Afrique, sous les ordres du commandant Desportes, et les .... Le 8 août 1918, après une préparation et un accompagnement d'attaque très brillamment exécutés et qui ont permis à l'infanterie d'atteindre dans le temps prévu ses premiers objectifs, se sont successivement portés en avant avec un entrain remarquable et, dans le minimum de temps, ont franchi une rivière malgré un barrage d'obus explosifs et d'obus à gaz en poussant leurs canons à bras sur des passerelles de fortune et ont exécuté dans la même journée plusieurs déplacements pour se tenir au contact de l'infanterie, au cours d'une progression de plus de dix kilomètres ; ont continué leur même admirable effort dans les journées du 9 et du 10 et ont réalisé ainsi en trois jours une avance totale de près de vingt-cinq kilomètres. — ( Décision du général commandant en chef, du 23 septembre 1918. )

3° Comprise, dans la citation collective ci-après : Le 2e groupe d'artillerie de campagne d'Afrique et les ..., sous le commandement du lieutenant-colonel Peig. Appelés à exécuter une relève la veille même de l'attaque qu'ils devaient préparer et appuyer, ont, par la précision et l'efficacité de leurs tirs, pris une large part dans les succès de l'opération. Ont, les jours suivants, contribué à l'enlèvement de haute lutte d'une ville et d'une position très fortement organisées et assuré une intime liaison avec l'infanterie, multipliant leurs déplacements pour l'appuyer toujours de très près et la soutenant sans cesse durant une marche victorieuse de plus de trente kilomètres. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 octobre 1918. )

4° Le 2e groupe avec les ..., sous le commandement du commandant Bourgois, du 28 septembre au 17 octobre 1918, ont pris part à tous les combats livrés au sud de Saint-Quentin. Retirés du front et réengagés aussitôt dans les attaques du 22 octobre au 11 novembre, qui ont brisé définitivement la résistance ennemie, ont, en appuyant l'infanterie au plus près, au cours de la progression rapide qui a suivi, pris une large part au succès des opérations. Ont franchi la frontière en avant-gardes après la traversée dangereuse et difficile d'une forêt à peine évacuée par l'ennemi. Ont allié ainsi à de très belles qualités manœuvrières une endurance et un esprit de sacrifice remarquables, qui leur ont permis, malgré des pertes sensibles en hommes et en chevaux, d'accomplir toutes les missions qui leur ont été demandées et de surmonter les fatigues accumulées au cours de plus de trois mois de combats interrompus. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 3 février 1919. )

3e GROUPE D'ARTILLERIE DE CAMPAGNE D'AFRIQUE
J.O. du 15 mars 1919 - Page 2729

1° Comprise, dans la citation collective ci-après : Le 3e groupe, sous les ordres du chef d'escadron Maloigne, et les .... En septembre 1915, en Champagne, après avoir assuré avec une grande habileté technique la préparation de l'attaque, se sont portés en avant sur la position conquise avec un entrain et une intrépidité admirables. Ont appuyé de la manière la plus efficace l'action de l'infanterie, réalisant avec cette arme la liaison la plus étroite et contribuant ainsi pour une large part au succès de l'opération. — ( Ordre général n° 481 du 1er février l916. )

2° Le 15 décembre 1916, sous les ordres du chef d'escadron Vernier, après avoir préparé et appuyé l'action de infanterie, a reçu l'ordre de se porter en avant pour accompagner cette dernière. Malgré un bombardement violent et des difficultés de terrains extrêmes, a réussi à amener ses pièces sur les emplacements assignés et ouvert le feu à l'heure fixée. — ( Ordre du 5 janvier 1917. )

3° Comprise, dans la citation collective ci-après : Le 3e groupe et les ..., sous le commandement du lieutenant-colonel Peig. Appelés à exécuter une relève la veille même de l'attaque qu'ils devaient préparer et appuyer, ont, par la précision et l'efficacité de leurs tirs, pris une large part dans les succès de l'opération. Ont, les jours suivants, contribué à l'enlèvement de haute lutte d'une ville et d'une position très fortement organisées et assuré une intime liaison avec l'infanterie, multipliant leurs déplacements pour l'appuyer toujours de très près et la soutenant sans cesse durant une marche victorieuse de plus de trente kilomètres. — ( Décision du général commandant en chef, du 9 octobre 1918. )

4° Le 3e groupe avec les ..., sous le commandement du commandant Bourgois, du 28 septembre au 17 octobre 1918, ont pris part à tous les combats livrés au sud de Saint-Quentin. Retirés du front et réengagés aussitôt dans les attaques du 22 octobre au 11 novembre, qui ont brisé définitivement la résistance ennemie, ont, en appuyant l'infanterie au plus près, au cours de la progression rapide qui a suivi, pris une large part au succès des opérations. Ont franchi la frontière en avant-gardes après la traversée dangereuse et difficile d'une forêt à peine évacuée par l'ennemi. Ont allié ainsi à de très belles qualités manœuvrières une endurance et un esprit de sacrifice remarquables, qui leur ont permis, malgré des pertes sensibles en hommes et en chevaux, d'accomplir toutes les missions qui leur ont été demandées et de surmonter les fatigues accumulées au cours de plus de trois mois de combats interrompus. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 3 février 1919. )

 

 


 

 

GÉNIE

 

 

7e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 15/12
J.O. du 16 août 1917 - Page 6460

1° A pu assurer, du 4 au 13 janvier 1915, par un travail constant et des plus pénibles, nécessitant souvent l'immersion des sapeurs jusqu'à la ceinture en raison d'une crue exceptionnelle et persistante de l'Aisne, la conservation des ponts et passerelles sur supports flottants ; a lancé, le 13, une passerelle sous un feu violent d'artillerie. — ( Ordre n° 105 du 10 février 1915. )

2° Sous le commandement de ses chefs, le capitaine Antoine et le sous-lieutenant Chabas, a fourni un travail ininterrompu pendant quatre-vingts jours, construisant près de 7,000 mètres de sape ou parallèles en première ligne et 3,000 mètres de réseaux de fil de fer sous un feu violent. A contribué et dirigé l'organisation d'un secteur important conquis à l'ennemi. Dans les circonstances les plus difficiles, et malgré des pertes continuelles, est restée toujours dans la main de ses chefs en conservant un moral parfait. — ( Ordre n° 91 du 23 juillet 1915. )

3° A construit, à moins de 150 mètres d'une mitrailleuse ennemie, une portière de bateaux armée de 2 mitrailleuses et d'un canon de 37 ; s'est portée audacieusement sur la rive ennemie, permettant aux mitrailleurs de balayer pendant l'action de l'infanterie les communications de l'ennemi et au canon de 37 d'aveugler les mitrailleuses qui se démasquaient. Ne s'est retirée qu'au moment de couler et a sauvé la majeure partie de son matériel.

4° Ayant comme mission de collaborer à l'enlèvement d'une position ennemie très importante ; se porte à l'assaut avec l'infanterie, détruit par explosifs les galeries et les blockhaus défensifs et se maintient, malgré un bombardement intense, sur la position qu'elle contribue à organiser, faisant par son esprit offensif et sa bonne humeur, dans une situation difficile, l'admiration de tous. — ( Ordre n° 891 du 11 juin 1917. )

9e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 6/3
J.O. du 23 mars 1919 - Page 3007

1° Compagnie de premier ordre qui a toujours fait preuve du plus haut moral et du plus bel esprit d'abnégation. S'est distinguée dans toutes les opérations de la division sur l'Yser, en Argonne, en Champagne, à Verdun et sur l'Aisne. Pendant les attaques des 20 et 26 août 1917, sous le commandement du capitaine Casal, a procédé, en liaison intime avec l'infanterie et dès l'arrivée des vagues d'assaut, à l'organisation des nouvelles premières lignes ; a réussi à créer, dans des conditions particulièrement difficiles, les cheminements permettant l'accès aux positions conquises. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° Compagnie d'élite qui a montré, depuis le début de la campagne, les plus brillantes qualités techniques et militaires. A pris une part très active et très appréciée aux opérations de sa division, sur l'Yser, en Argonne, en Champagne à Verdun, sur la Somme et sur l'Aisne. Dans la guerre de mines comme dans la guerre de tranchées, a toujours fait preuve d'un bel esprit de sacrifice, d'un héroïsme modeste, d'une endurance au travail remarquable et d'une belle crânerie. — ( Ordre n° 6034 D du 25 novembre 1917. )

3° Compagnie qui continue à suivre les traditions les plus glorieuses. Sous le commandement du capitaine Casal, vient de témoigner de ses hautes qualités de devoir et de sacrifice dans la construction de passerelles sur l'Aisne, au cours de la préparation de l'offensive du 1er novembre 1918. A exécuté avec le plus bel entrain, pendant trois nuits consécutives, un travail pénible sous le feu des mitrailleuses ennemies qui dominaient la rivière, et malgré les bombardements incessants et violents par obus toxiques. Au jour de l'attaque, est parti avec élan derrière les lignes d'assaut et, sous des tirs de barrages sévères, a rétabli les pistes et chemins dans la zone d'attaque, permettant ainsi la progression immédiate de notre artillerie. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 11 décembre 1918. )

4° Comprise dans la citation collective ci-après : La 42e division d'infanterie. Division d'élite qui a pris la part la plus glorieuse à toutes les opérations les plus importantes de cette campagne : la Marne, l'Yser, l'Argonne, la Champagne, Verdun. Sous la direction énergique du général Deville, vient de donner, en septembre 1916, de nouvelles preuves de son esprit d'offensive et de ses brillantes qualités manœuvrières sur la Somme, en enlevant des positions fortement organisées et âprement défendues. La compagnie 6/3 et les ... se sont ainsi acquis de nouveaux titres de gloire. — ( Ordre du 11 janvier 1917. )

9e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 6/53
J.O. du 23 mars 1919 - Page 3007

1° Sous le commandement du capitaine Metz, a pris une part brillante aux attaques de la division à Verdun, sur la Somme et sur l'Aisne. S'est encore fait remarquer pendant les attaques des 20 et 26 août 1917, en effectuant le jalonnement des premières lignes aussitôt après la conquête de la position ennemie et en créant des communications avec la base de départ, sous un feu violent d'artillerie. — ( Ordre du 20 septembre 1917. )

2° Constituée pendant la campagne, a acquis rapidement une excellente cohésion et de solides qualités techniques qui, jointes à un bel esprit d'abnégation et de sacrifice, ont permis au commandement de compter sur elle en toutes circonstances. S'est particulièrement fait remarquer pendant les offensives de Verdun, de la Somme et de l'Aisne par sa persistance dans l'effort, son activité et son endurance au travail dans des conditions excessivement pénibles et périlleuses. — ( Ordre n° 6034 D du 25 novembre 1917. )

3° Compagnie animée du plus bel esprit de sacrifice. Sous le commandement du lieutenant Humbert, a fourni pour la préparation de l'offensive du 1er novembre 1918, à Vouziers un travail acharné, malgré les bombardement très violents, les inondations et l'ypérite. A réussi à rétablir en quelques nuits les passages pour poids lourds, qui ont permis à quatre divisions de poursuivre immédiatement l'ennemi dans sa retraite. — ( Décision du maréchal de France, commandant en chef, du 11 décembre 1918. )

4° Comprise dans la citation collective ci-après : La 42e division d'infanterie. Division d'élite qui a pris la part la plus glorieuse à toutes les opérations les plus importantes de cette campagne : la Marne, l'Yser, l'Argonne, la Champagne, Verdun. Sous la direction énergique du général Deville, vient de donner, en septembre 1916, de nouvelles preuves de son esprit d'offensive et de ses brillantes qualités manœuvrières sur la Somme, en enlevant des positions fortement organisées et âprement défendues. La compagnie 6/53 du 9e régiment du génie et les ... se sont ainsi acquis de nouveaux titres de gloire. — ( Ordre du 11 janvier 1917. )

28e RÉGIMENT DU GÉNIE – COMPAGNIE 28/4
J.O. du 14 décembre 1917 - Page 10150

1° Marchant avec les troupes de première ligne, sous le commandement du capitaine Guery, s'est distingué d'une manière particulière, au cours de l'attaque du 24 octobre, dans l'organisation de points essentiels de la position conquise. — ( Ordre n° 477 du 13 novembre 1916. )

2° Bien qu'ayant eu à supporter une longue période de fatigues, dues aux travaux d'aménagement, s'est brillamment conduite au cours de l'attaque du 15 décembre 1916, sous le commandement du capitaine Guery. Marchant avec les troupes de première ligne, a combattu avec elles et coopéré, sous un feu des plus violents, à l'enlèvement d'ouvrages puissamment fortifiés. Au cours des reconnaissances qui suivirent l'enlèvement de l'objectif, s'est particulièrement distinguée dans le nettoyage des camps ennemis et la destruction du matériel. — ( Ordre n° 573 du 5 janvier 1917. )

3° Les ...es compagnies et la compagnie 28-4 ont, sous l'habile et énergique direction des chefs de chantiers, les capitaines Divisia et Guery, construit deux ponts lourds dans des conditions particulièrement difficiles. Malgré les bombardements incessants, un temps particulièrement défavorable et les pertes subies, n'ont cessé de montrer le plus bel entrain et le plus absolu dévouement, les plus vieux territoriaux rivalisant de courage et d'ardeur avec leurs camarades plus jeunes. — ( Décision du général commandant en chef, du 5 octobre 1917. )

4° Sous le commandement du lieutenant Andral, venant de supporter de grandes fatigues, a, avec un dévouement admirable, du 24 au 29 octobre 1917, de jour et de nuit, sous le feu de l'ennemi, dans l'eau et la boue, préparé, de concert avec l'infanterie, des passages sur le Sint-Jansbeck et le Corverbeck, créé des pistes dans un terrain marécageux et contribué ainsi puissamment au succès obtenu. — ( Décision du général commandant en chef, du ? décembre 1917. )

 

 


 

 

DÉCISION du 28 avril 1919
conférant la Croix de guerre avec quatre palmes
et la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire
au drapeau du 1er régiment de tirailleurs sénégalais

J.O. du 5 mai 1919 - Page 4645

 

 

Paris, le 28 avril 1919.

Les troupes sénégalaises ont participé d'une façon particulièrement brillante aux opérations de la grande guerre. En plus des Sénégalais qui servaient sous nos drapeaux au 2 août 1914, il n'a pas été recruté, de 1914 à 1918, moins de 180,000 militaires indigènes dans l'Ouest-Africain, sur lesquels 135,000 ont été transportés dans la métropole.

Nombreux sont les bataillons sénégalais qui ont été l'objet de citations collectives. Certains de ces bataillons ont été ou seront supprimés. Il importe que le souvenir des hauts faits d'armes accomplis par nos sujets africains soit perpétué de façon concrète.

De même que le drapeau des chasseurs à pied, confié à la garde du bataillon qui a reçu les plus hautes récompenses collectives, porte la Croix de guerre avec un nombre de palmes égal à celui des citations obtenues par le corps et la fourragère de la couleur de celle accordée à la troupe, le drapeau du 1er régiment de tirailleurs sénégalais pourrait porter la Croix de guerre avec quatre palmes et la fourragère aux couleurs du ruban de Médaille militaire, distinctions conférées au 43e bataillon de tirailleurs sénégalais, unité indigène à laquelle ont été attribuées les plus hautes récompenses.

La Légion d'honneur a été décernée, le 14 juillet 1913, au drapeau du 1er régiment de tirailleurs sénégalais pour reconnaître et récompenser les services rendus par les Sénégalais, pendant la période d'expansion coloniale succédant à la guerre de 1870-1871.

La Croix de guerre et la fourragère viendront reconnaitre et récompenser les troupes sénégalaises pendant la guerre actuelle. Elles symboliseront le loyalisme et le courage militaire de nos sujets africains.

Après avis favorable du maréchal de France, commandant en chef les armées du Nord et du Nord-Est ( lettre 23171 du 12 avril 1919 ci-jointe ), on propose en conséquence à l'approbation du président du conseil, ministre de la guerre, la décision suivante :

La Croix de guerre, avec quatre palmes, et la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire sont conférées au drapeau du 1er régiment de tirailleurs sénégalais.

Le président du conseil, ministre de la guerre, Georges Clémenceau.

 

 

 

 

 

 

 

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